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Publié par Dreuz Info le 21 mai 2009

AP | 20.05.2009 | 20:44


A affaire exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Un juge des référés parisien a pris mercredi une mesure très rare en France en ordonnant le retrait de la vente du dernier numéro du magazine « Choc » qui publie en couverture une photographie d’Ilan Halimi prise par ses ravisseurs lors de sa séquestration en janvier 2006 par le « gang des barbares », invoquant pour cela « l’atteinte exceptionnelle » aux sentiments de sa famille et à la « dignité humaine » de la victime.


L’avocate du magazine, Me Claire Chaillou, a immédiatement annoncé qu’elle ferait appel de cette ordonnance. « La décision est préoccupante sur le principe. Cela pose la question de la légitimité de l’information et de qui peut l’apprécier », a souligné l’avocate. En l’occurrence, elle juge « l’appréciation dangereuse et lorsqu’on s’aventure sur cette pente, c’est une pente dangereuse ».


Le juge Philippe Jean-Draeher a estimé que « l’atteinte exceptionnelle au sentiment d’affliction » de la mère et des deux soeurs d’Ilan Halimi et « à la dignité de la personne humaine résultant de la publication, spécialement s’agissant de la page de couverture d’un magazine à grand tirage, cause un trouble manifestement illicite » surtout au moment où l’affaire est évoquée par la Cour d’assises de Paris.


l a fixé au 22 mai à 14h, la date et l’heure du retrait. Dépassé cet horaire, une astreinte de 200 euros par infraction constatée a été imposée à « Choc ». Le juge a également alloué 20.000 euros de dommages et intérêts à Ruth Halimi, la mère d’Ilan, et 10.000 euros à chacune de ses soeurs. « Je me réjouis de cette décision qui marque un coup d’arrêt salutaire à ceux qui veulent faire croire qu’ils sont journalistes et qu’ils font de l’information », a réagi Me Francis Szpiner, l’avocat de la famille Halimi.


« Il n’est pas contestable que la publication (…) au moment de l’évocation d’une telle tragédie, particulièrement douloureuse pour la mère et les deux soeurs, de la photographie d’Ilan Halimi (…) -image qui en soi ne s’impose nullement pour rendre compte de l’affaire- était de nature à heurter profondément leurs sentiments », a souligné le magistrat. Pour lui, cette « représentation de l’intéressé » constitue également une « atteinte grave à la dignité humaine » au regard des « conditions de sa séquestration et de son sort tragique ».

M. Jean-Draeher a balayé l’argument de la défense de « Choc » consistant à invoquer le droit à l’information. « Il ne s’agit en l’espèce pas d’une photographie réalisée dans un lieu public, mais qui a été prise par les tortionnaires d’Ilan Halimi durant sa séquestration et adressée à sa famille en vue du versement de la rançon exigée ». « Un tel cliché, qui figure dans la procédure criminelle, et est susceptible dès lors d’être communiqué à la Cour et aux jurés, n’a en revanche aucune vocation à être publié », a-t-il insisté.


La décision est conforme aux réquisitions du parquet qui vont rarement dans ce sens en référé. En février 1997, le ministère public avait demandé, sans être suivi, le retrait de l’affiche française du film « Larry Flint » de Milos Forman.


Samedi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à la suite de la publication de cette photographie prise par les ravisseurs afin de déterminer si elle provient du dossier d’instruction. Ilan Halimi a été enlevé le 20 janvier alors qu’il avait rendez-vous avec une jeune femme de mèche avec le « gang des barbares ». Séquestré et torturé pendant trois semaines, il a été retrouvé, nu et agonisant, le 13 février à proximité de la gare de Sainte-Geneviève des Bois. Il est mort lors de son transfert à l’hôpital.

AP

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe

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