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Publié par Dreuz Info le 6 juillet 2009

Cet article de Caroline Glick soulève une des problématiques les plus récurrentes de la Société Israélienne.

Mme Glick s´interroge sur la place occupée par le Pouvoir Judiciaire en Israel et plus précisément par la vision sociétale de Ah’aron Barak , Ancien Président de la Cour Suprême. 


Au delà de l´opinion de Mme Glick qu´elle alimente pour partie d´un certain nombre de faits , les questions que posent cet article sont des questions légitimes et interessantes qui, selon moi participent du débat sur la démocratie en général et la démocratie israélienne en particulier, d´autant plus que la réflexion est étendue au pouvoir des Médias et de la liberté de l´Information.

A Vous,

Fraternellement,

Rachel Franco

Le défi démocratique d’Israël


Il s’avère que Ah’aron Barak, président à la retraite de la Cour Suprême, l’homme qui a forgé le système judiciaire d’Israël à son image, ne se soucie pas beaucoup des Juifs. Lors d’un discours jeudi dernier, parrainé par le fond post-sioniste du ‘Nouvel Israël’, Barak a déclaré : « Si vous demandez à un juif s’il soutient l’égalité avec les Arabes, il répondra : ‘certainement’. Et si vous demandez s’il est d’accord pour chasser les Arabes d’ici, il répondra : ‘certainement’. Il ne voit pas de contradiction entre les deux positions ».

 

Après avoir dénoncé les Juifs comme des stupides racistes, Barak a continué en expliquant que pendant ses années de magistrature, pendant que ses opinions antijuives se développaient, il abandonna graduellement sa mission légale fondant ses jugements sur la loi israélienne. En lieu et place, il s’est engagé dans un exercice de la justice en roue libre, en accord avec ses opinions politiques radicales.


Comme il l’a déclaré : “Je me souviens des questions qui m’étaient soumises pendant les vingt ans où j’étais juge, quand ma ligne de pensée était toujours administrative : quel niveau de pouvoir les corps administratifs ont-ils dans les territoires ? Avec le temps, tandis que ma connaissance de la loi internationale augmentait, ma conception a commencé à changer. Au lieu de parler de ce qui est permis et de ce qui est interdit aux forces israéliennes, j’ai pensé aux droits des gens sur place : quels droits ils méritent. »


Ainsi, de son propre aveu, pendant ses années à la Cour, Barak a déterminé quels « droits » les Palestiniens « méritaient », nullement arrêté par des embarras agaçants comme sous prétexte de loi ou bien des limites légales normales qui régissent les décisions d’un Etat dirigé selon le respect de la loi. C’est du fait de son mépris déclaré pour la démocratie israélienne que, sous sa direction juridique, le pays est effectivement passé d’une démocratie parlementaire gouvernée par la loi à une tyrannie judiciaire gouvernée par les préférences et les préjugés d’une fraternité d’avocats au pouvoir, renforcée par Barak, pour se prononcer sur le comportement autorisé, fondée sur leurs préférences politiques radicales partagées.


La critique sévère et intolérante des Juifs dans son discours a soulevé une tempête de protestation publique. Malheureusement, le plus grand danger dévoilé par l’élucidation de sa philosophie juridique non légale a été largement ignoré. Ceci est troublant parce qu’au niveau national, il est bien plus important pour Israël de faire reculer la révolution judiciaire antidémocratique de Barak que de condamner son intolérance personnelle.


Nos responsables élus ont pris une importante première mesure dans cette direction le mois dernier en élisant le député [MK] Uri Ariel avec pour mission d’être responsable du Comité de Sélection Judiciaire pour nommer les juges. L’élection d’Ariel par ses collègues de la Knesset a marqué pour la première fois une génération où les activistes judiciaires radicaux fidèles à Barak, étaient la minorité des membres du comité. C’est-à-dire que l’élection d’Ariel a ouvert la porte à la nomination de juges non radicaux qui considèrent que les jugements d’une Cour doivent être fondés sur la loi, et pas sur les agendas politiques et sociaux.


Aujourd’hui, après le discours de Barak, le gouvernement de Netanyahu et la Knesset doivent présenter l’élection d’Ariel comme la première étape d’une politique globale de réforme judiciaire et du ministère public de l’Etat. En particulier, la Knesset doit adopter une loi instituant des contrôles et des équilibres sur la Cour Suprême, que Barak avait supprimés par décrets judiciaires comme président de la Cour. Ces contrôles et équilibres doivent empêcher la Cour d’annuler des lois légalement promulguées, et l’empêcher d’utiliser sa fonction de Haute Cour de Justice pour dicter la politique gouvernementale.


Au-delà de cela, le gouvernement et la Knesset doivent adopter une loi mettant fin à la situation intenable actuellement, dans laquelle le gouvernement et la Knesset se voient refuser un Conseil juridique parce qu’ils sont devenus les serviteurs plutôt que les maîtres d’autres conseillers juridiques. Au cours de la décennie passée, forcé par la Cour et ses media serviles, le gouvernement et la Knesset ont été empêchés de nommer l’Avocat Général et le conseiller juridique de la Knesset. Au lieu de cela, ces officiels sont nommés par des commissions de fonctionnaires contrôlées par des juges à la Cour Suprême en retraite, et par conséquent, ils sont de façon informelle, soumis à la Cour Suprême plutôt qu’aux officiels élus qu’ils sont supposés servir. Cela doit prendre fin.


Pendant le règne de Barak comme président de la Cour Suprême, il a bénéficié du soutien inconditionnel des media. Les journalistes à la Cour d’Israël et leurs patrons ont renoncé à leur premier devoir journalistique d’agir comme des chiens de garde de la démocratie, pour se comporter comme les chiens de garde de Barak contre tout individu qui aurait mis en question les fondements démocratiques, normatifs et légaux de ses actes à la Cour. Pendant plus d’une décennie, presque quotidiennement, les serviteurs de Barak dans les media ont fustigé les critiques de ses décisions, les qualifiant « d’antidémocrates, de racistes, ou encore d’opposés aux droits de l’homme, ou de motivés politiquement ». Plutôt que de faciliter le débat public, ces chefs de media serviles ont empêché la discussion des actions de Barak et ce faisant, l’ont aidé à affaiblir les fondements de la démocratie israélienne encore davantage.


Maintenant, suite à son attaque antisémite cinglante, certaines personnalités de ces media sont contrariées par Barak. Mais même quand elles le condamnent pour son antisémitisme, ces mêmes chiens de salon continuent de préserver son passé judiciaire de tout examen. Tel est le cas de l’ancien rédacteur en chef de ‘Haaretz’ et de ‘Globes’ Mati Golan. Dans une page ‘opinion’ publiée dans Globes, « pamphlet contre Ah’aron Barak », Golan a condamné Barak pour ses opinions sur les Juifs. Mais les questions sur les déclarations de Barak en montrent davantage sur la question du type de journalisme de Golan que sur le problème du passé professionnel de Barak.


Golan prévient qu’en abandonnant le secret proverbial et en se révélant lui-même antisémite, Barak a commis l’impensable. Il a entraîné « les gens à commencer de se demander : est-ce cet homme, le génie, le prodige dont les jugements sont une lumière éclairant les voies de toutes les Cours ? Cette lumière doit-elle continuer de guider les jugements légaux ou doit-elle être éteinte ?


Golan conclut que dans le futur, Barak devrait garder sa grande gueule fermée.

L’égratignement de Barak par Golan était hautement manipulateur. Il a utilisé la critique d’un aspect du discours de Barak pour évacuer la discussion sur un aspect plus troublant de celui-ci. Cette démarche en deux étapes est la spécialité de l’élite des media d’Israël, qui comme le système de la Cour de Barak, est un cercle fermé de frères auto-promus marqués par une uniformité idéologique et un radicalisme antidémocratique.


Bien que Golan ne fasse plus partie des chefs de cette fraternité des media – qui depuis les années 1980 s’est développée parallèlement à la fraternité juridique de Barak – son passé est remarquable de par sa volonté de révéler ses préjugés, autant que Barak a révélé la motivation de son héritage de non légalité jeudi dernier.


Ce que le passé de Golan démontre entre autres choses, c’est que la source de sa colère envers l’antisémitisme de Barak provient du manque de discrimination de Barak entre les « bons Juifs et les mauvais Juifs ». Golan a montré clairement son propre antisémitisme – plus sélectif – dans un article qu’il a publié dans le ‘Jerusalem Post’ en mars 2005. Il y expliquait que de son point de vue, les Juifs religieux ne peuvent raisonnablement pas se voir accorder les protections des autres citoyens d’une démocratie, parce qu’ils sont des Juifs religieux.


Comme il l’a dit : « La religion et la démocratie ne vont tout simplement pas ensemble. La démocratie nécessite un esprit ouvert, la liberté de choix, la possibilité de critiquer. De l’autre côté la religion est fondée sur une obéissance quasi aveugle à ses prêtres. Ce que certains dans la population des pionniers religieux veulent est de manger leur gâteau démocratique, et en tant que croyants, avoir aussi leur part antidémocratique ».


Là, non seulement Golan démontre son ignorance du fondement du judaïsme – religion fondée sur la délibération, le débat, et la rébellion contre le pouvoir arbitraire – mais il a démontré son soutien antilibéral à une gouvernance autoritaire contre ses ennemis politiques. Comme Barak, Golan est à l’aise avec un régime qui abandonne de façon préjudiciable les droits légaux d’un groupe en faveur des droits non légaux et imaginaires d’un autre groupe.


La colère sélective de Golan contre les positions de Barak pour une seconde zone de vie du public israélien dans l’extrême besoin d’une réforme d’expansion : les media. Aujourd’hui, le système de régulation byzantin des media en Israël met des barrières massives, hors du système économique, à l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché électronique des media. Ces obstacles s’opposent à la dissémination fiable d’informations vers le public, et rendent la concurrence pratiquement impossible pour se dresser dans la guerre des idées.


Par exemple, pour obtenir une autorisation de diffuser une radio, des nouvelles stations doivent donner leur accord pour émettre les informations mises à jour toutes les heures, et produites soit par la radio d’Israël idéologiquement uniforme, ou bien par la radio de l’armée idéologiquement formatée. C’est-à-dire que légalement, les opérateurs des radios sont effectivement empêchés de produire leurs propres nouvelles, et contraints de maintenir le monopole de la fraternité des media sur le reportage de nouvelles et la dissémination de l’information.


Au cours des 20 dernières années, l’uniformité idéologique rigide de la fraternité des media a été permise grâce à une sur-régulation, et maintenue par une autopromotion incestueuse et la réplication de nouvelles rassemblant des modèles et des équipes à travers le spectre du journal, de la radio et de la télévision. Comme la fraternité juridique qu’elle protège et qu’elle soutient, la fraternité des media a utilisé son pouvoir pour empêcher avec succès les élus officiels de mettre en place le projet national en ligne avec les vœux du public exprimés dans les urnes.

Par exemple, depuis la mise en place du processus d’Oslo avec l’OLP jusqu’à l’assassinat d’ Yitzhak Rabin, le gouvernement Rabin – Peres n’a jamais obtenu une majorité du soutien public à sa politique controversée de compromis. Mais les media ont bloqué tout débat public en réduisant au silence les critiques d’Oslo comme ennemis de la paix et bellicistes. La situation n’a fait que se détériorer après l’assassinat de Rabin.

Il en a été de même avec les retraits controversés – et désastreux – du Liban et de Gaza. Les media ont de même bloqué tout débat sur la politique de libéralisation économique du gouvernement, et la politique de réforme de l’éducation.


C’est toujours la même histoire. Toute politique qui affaiblit la position d’officiels non élus en faveur d’élus officiels est mauvaise et doit être bloquée. En étouffant le débat et en manipulant le flux de l’information, les media ont depuis des décennies érodé la démocratie israélienne et diminué l’importance de la liberté du public en affaiblissant la capacité de nos dirigeants élus de réaliser nos vœux tels que nous les exprimons par nos votes.


Pendant son premier mandat de Premier Ministre, Binyamin Netanyahu a tenté de déréguler les media électroniques de façon à faciliter la concurrence dans la guerre des idées. Ses efforts ont été bloqués à l’époque de par sa propre faiblesse politique et par une coalition ad hoc de la Droite religieuse et de la Gauche laïque, qui se sont associées pour empêcher le marché libre de mettre en danger leurs propres organes de media existants. Une fois la tentative de Netanyahu sabordée, la Gauche n’a pas perdu de temps pour user de la Cour de Barak et chasser totalement la Droite religieuse des ondes.


Aujourd’hui, Netanyahu est plus fort, et grâce à l’Internet, les media sont notablement affaiblis. Le temps est venu de rétablir les réformes proposées il y a une décennie. Les ondes télévision et radio doivent être dérégulées. Le seul obstacle pour entrer doit être la capacité à payer une licence de diffusion. C’est seulement le succès qui doit déterminer la capacité d’une station à survivre financièrement.


Israël doit aujourd’hui faire face à des menaces massives à sa sécurité, à sa viabilité économique, et à son caractère national. Pour diriger avec succès Israël malgré sa situation difficile actuelle, nos politiciens ont besoin des pouvoirs et des protections d’une démocratie fonctionnant convenablement, dirigée selon le respect de la loi – et non par des avocats et des journalistes radicaux. Il est temps que Netanyahu, son gouvernement et la Knesset saisissent ce moment et rendent sa vigueur à la démocratie israélienne.


http://www.jpost.com

Suprême. 

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