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Publié par Dreuz Info le 6 juillet 2009

Chaque année, les Palestiniens célèbrent le Jour de la Nakba, la catastrophe qu’ils prétendent mensongèrement  avoir subie lors de la création de l’État d’Israël. Mais les Juifs ressortissant des pays arabes ont eux  subi une vraie catastrophe, et de loin plus grave.

 

Par : Ben Dror Yemini

 

 

 

 

On raconte que sa beauté était sublime. Sol (Sulika) Hatuel avait 17 ans lorsqu’elle fut décapitée. Une amie musulmane a prétendu avoir réussi à la convertir à l’Islam. Lorsque Sol le nia, elle fut accusée d’hérésie et condamnée à mort. Son affaire arriva jusqu’au Sultan.

Pour éviter sa mort, les notables de la communauté tentèrent de la convaincre à vivre en tant que musulmane. Elle refusa en disant : ‘Je suis née en tant que juive et mourrait en tant que juive’. Son destin fut scellé. Cette histoire eut lieu en 1834.

 

Elle vivait à Tanger et fut exécutée à Fès. De nombreuses personnes viennent en pèlerinage sur sa tombe. Bien que l’événement ait été documenté par de nombreux témoignages, par un célèbre tableau et par une pièce de théâtre – son histoire a été oubliée. L’article qui suit lui est dédié, ainsi qu’aux autres victimes de la Nakba juive.

 

Comme chaque année, le 15 mai, les Palestiniens, et d’autres dans le monde, ‘célèbrent’ la ‘Journée de la Nakba’. C’est la journée qui, de leur point de vue, commémore la grande catastrophe qu’ils ont subie du fait de la création de l’État d’Israël. Des centaines de milliers d’Arabes sont devenus des réfugiés. Certains ont pris la fuite, d’autres ont été expulsés. La ‘Nakba’ a pris une si grande importance qu’elle empêche la résolution du conflit.



Dans les années 1940, souvenons-nous, les échanges de populations et les actes de déportation pour créer des états-nations étaient chose commune. Des dizaines de millions de personnes en ont subi l’expérience. Et seuls les Palestiniens font ‘mousser’ le mythe de la ‘Nakba.

 

 

Sauf qu’une autre Nakba existe aussi : la ‘Nakba’ juive. A l’époque, une longue série de massacres, de pogroms, d’expropriations de biens et d’expulsions a été perpétrée contre les Juifs des pays musulmans. Cette histoire est restée dans l’ombre. La Nakba juive a été bien plus grave que la Nakba palestinienne. La seule différence est que les Juifs ne l’ont pas transformée en un éthos fondamental. Bien au contraire.

 

 

Comme des dizaines de millions d’autres réfugiés dans le monde, ils ont préféré guérir la plaie. Pas l’écorcher, ni l’ouvrir pour ne pas créer d’hémorragie. Par contre, les Palestiniens ont préféré l’hémorragie à la réhabilitation. Et ils en paient le prix.

 

 

 

L’industrie du mensonge a augmenté le volume du mythe de la Nakba pour le transformer en crime ultime. La Nakba a droit à un nombre infini de publications et de congrès, au point de déformer complètement le véritable déroulement de l’histoire. Les événements  de Dir Yassin sont devenus un des principaux jalons de la Nakba palestinienne. Il est inutile d’en cacher les faits (même s’ils sont sujets à controverse). Des personnes innocentes ont été tuées. Il y a eu d’autres cas, peu nombreux, d’un comportement que l’on doit divulguer et méritant d’être condamné.

 

 

Les Juifs ont été assassinés et dépossédés et ont souffert beaucoup plus

 

 

 

Les Juifs des pays arabes ont subi une longue série de massacres. Ils n’ont pas déclaré la guerre aux pays dans lesquels ils vivaient. Ils y étaient de loyaux citoyens. Mais ce fait ne leur est pas venu en aide. Leurs souffrances ont été effacées. Leur histoire n’est pas racontée. Le récit palestinien domine le discours historique. La confrontation entre récit sioniste et récit palestinien est inutile. Il convient de se débarrasser de ces récits pour mieux entendre la vérité. Et la vérité est que les Juifs ont subi plus d’assassinats, plus de spoliations et plus de souffrances.

 

 

Un témoignage étonnant de l’époque, qui nous vient du côté arabe, éclaircit les choses. En 1936, six personnalités Alawites de Syrie envoyèrent une lettre au Ministre française des Affaires Étrangères, dans laquelle elles exprimaient leurs craintes quant à l’avenir de la région.

 

 

La lettre parle de la Question Juive : «  Les Juifs ont amené avec eux la paix et le développement et ont distribué or et prospérité en Palestine, sans déposséder quiconque. Malgré cela, les Musulmans ont déclaré à leur encontre la Guerre Sainte, n’ont pas hésité à massacrer femmes et enfants, et ce, malgré les yeux grand ouverts des autorités du Mandat. Un horrible destin attend les Juifs au cas où le Mandat viendrait à son terme et où les Musulmans s’uniraient ». Ce qui est intéressant est qu’un des signataires n’est autre que le bisaïeul de Bachar Assad, l’actuel Président de la Syrie.

 

 

Le Jour de la Nakba, rappelons-le, est la date de la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël, le 15 mai. Il faut se souvenir de ce qui s’est passé quelques heures après cette déclaration. Le Secrétaire de la Ligue arabe, Abdel Azzam Pacha, déclarait la guerre à Israël. «  Ce sera une guerre de destruction, et sur le massacre qui se déroulera, on parlera comme des expéditions mongoles et des croisades ».

 

 

 

Le Mufti, Haj Amin ElHusseini, un proche d’Hitler pendant la Deuxième Guerre mondiale, ajouta : « Je déclare la Guerre Sainte, mes chers frères musulmans !  Massacrez les Juifs ! Tuez-les tous ! »

 

 

Déclaration de guerre contre les Juifs

 

 

 

 

Divers documents, certains découverts seulement récemment, nous démontrent que la déclaration de guerre était beaucoup plus vaste. En fait, il s’agissait d’une déclaration de guerre contre les Juifs du monde entier.

 

Une étude réalisée par le Prof. Erwin Kotler(entre autres), ancien Ministre de la Justice du Canada, démontre que la Ligue arabe avait rédigé une motion de loi qui imposait une série de sanctions contre les Juifs, dont la confiscation de leurs biens, la saisie de leur comptes en banque, etc. L’introduction à ce projet de loi déclare que « tous les Juifs seront considérés comme faisant partie de la minorité juive de l’État de Palestine ». Et si le destin des Juifs de Palestine est scellé, celui des Juifs des pays arabes est tout aussi clair.

 

 

 

Cette motion de loi était le fond de toile des sanctions infligées contre les Juifs des pays arabes – parfois par la voie législative, comme en Irak, et par la suite en Égypte, et parfois en appliquant les mêmes moyens mais sans aucune législation. Selon l’industrie du mensonge, les Juifs des pays arabes vivaient en paix avec leur voisinage et bénéficiaient de la protection des autorités. Et ce serait uniquement à cause du mouvement sioniste et du préjudice causé aux Arabes de Palestine que les Juifs auraient commencé à souffrir.

 

 

Ce mensonge a eu droit à de nombreux refrains, et doit lui aussi être réfuté. En effet, la plupart des Juifs des pays arabes n’ont pas subi les atrocités de la Choa. Mais cela ne rend pas leur situation bien meilleure, même avant le sionisme. A certaines périodes les Juifs bénéficiaient d’un calme relatif sous les auspices du régime musulman. Mais ces périodes sont l’exception à la règle. Pendant toute l’histoire des Juifs dans les pays arabes, ces Juifs ont subi des actes d’humiliation, de déportation, des pogroms et de déni systématique de leurs droits.

 

Au programme : convertir tous les Juifs à l’Islam

 

 

 

On peut bien sûr commencer par le conflit entre Mohamed et les Juifs. Dans le cadre de la réforme sociale introduite par Mohamed et du retrait des Arabes du droit du Jahaliya, Mohamed s’est fondé sur l’idée monothéiste tirée de la religion Juive en particulier. De nombreux motifs de la religion juive apparaissent dans le Coran. Citons, par exemple, l’interdiction de manger du porc et la circoncision. Mais Mohamed voulait aussi convertir les Juifs à l’Islam. Ce qu’ils refusèrent. Le résultat fut un conflit qui se termina par l’expulsion et le massacre de centaines de Juifs.

 

 

 

Aux Juifs, en leur qualité de ‘Peuple de la Bible’, fut accordé le droit de vivre sous la protection de l’Islam, dans le respect de leur religion ancestrale. De temps en temps, d’une génération à l’autre, les conditions évoluèrent. Dans de nombreux cas les Juifs vivaient dans le cadre des règles du Khalife Omar.

 

 

Ces règles leur permettaient de vivre en qualité de protégés (Dhimis), mais avec un statut inférieur. Mais de nombreuses fois, sous le régime musulman, même ce statut inférieur leur était interdit.

 

 

L’Age d’Or : Un des éléments avancés pour prouver la cohabitation pacifique entre Juifs et Musulmans est la prospérité des Juifs sous le régime musulman d’Espagne, à l’époque dite de ‘l’Age d’Or’. Mais la réalité était différente.

 

 

Elle comprenait une série de complots contre les Juifs. En 1011 à Cordoue en Espagne, sous régime musulman, des émeutes ont donné lieu à un massacre au cours duquel furent assassinés, selon diverses estimations, entre plusieurs centaines et plusieurs milliers de Juifs ; en 1066 à Grenade a été assassiné Yossef Hanagid et avec lui entre 4000 et 6000 Juifs. Une des périodes les plus dures a commencé en 1148, avec la montée au pouvoir de la dynastie Almuhad qui régna en Espagne et en Afrique du Nord aux 12ème et 13ème siècles.


Maroc : des centaines de milliers de Juifs tués


Maroc :Ce pays a souffert d’une longue série d’atroces massacres.Au huitième siècle des communautés entières ont été annihilées par le roi Idris I. En 1033, à Fès, près de 6000 Juifs ont été massacrés par les masses musulmanes. La montée au pouvoir de la dynastie Almuhad a créé des vagues de massacres en masse : selon des témoignages de l’époque, près de 100.000 Juifs furent assassinés à Fès et 120.000 autres à Marrakech. En 1465, il y eut encore un massacre à Fès qui s’étendit à d’autres villes du Maroc.

 

 

A Tétouane, des pogroms ont eut lieu en 1790 et en 1792, y compris des meurtres d’enfants, des actes de pillages et des viols de femmes. Entre 1864 et 1880 une longue série de pogroms a été perpétrée contre les Juifs de Marrakech, faisant des centaines de morts. En 1903 s’est déroulé un pogrom dans les deux villes de Tezza et de Stat, avec plus de 40 Juifs tués.

En 1907, un pogrom a lieu à Casablanca, avec plus de 30 Juifs tués et de nombreuses femmes assassinées. En 1912, encore un pogrom à Fès avec 60 victimes juives et 10.000 demeurées sans abri. En 1948 une nouvelle vague de pogroms est perpétrée contre les Juifs avec 42 morts à Ujda et à Jerda.

 

 

 

Algérie : Série de massacres en 1805, 1815 et 1830. La situation des Juifs s’est améliorée au début de la conquête française, en 1830, ce qui n’a pas évité les émeutes anti-juives des années 1880. La situation a de nouveau empiré sous Vichy. Et même avant, en 1934, des influences nazies étaient apparues en Algérie, et donnèrent lieu au massacre de 25 Juifs dans la ville de Constantine. A l’Indépendance en 1962, des lois furent promulguées pour interdire la naturalisation des non musulmans, et leurs biens ont été confisqués. La plupart des Juifs ont quitté le pays, en général sans rien, avec les Pieds Noirs.

 

 

 

Lybie : En 1785, des milliers de Juifs ont été assassinés par Ali Borazi Pacha. L’influence nazie a aggravé les attaques contre les Juifs. Les biens des Juifs furent pillés à Bengazy, des milliers furent envoyés dans des camps et 500 Juifs furent exterminés. En 1945, à la Libération, un pogrom fut perpétré contre les Juifs et 140 personnes furent tuées. Le ‘New York Times’ a publié un reportage sur cet horrible événement qui relate comment des bébés et de vieillards furent battus à mort. A l’occasion d’émeutes déclenchées en 1948 les Juifs étaient mieux préparés, le nombre de victimes s’éleva donc à 14 personnes seulement. A la suite de la Guerre des Six Jours, des émeutes firent 17 morts parmi les Juifs.

Syrie : des dizaines d’enfants juifs enlevés

 

 

Irak : A Basra, un massacre eut lieu en 1776. La situation des Juifs s’est améliorée sous le régime britannique en 1917, mais cette amélioration prit fin avec l’indépendance de l’Irak en 1932. L’influence allemande prit du volume et culmina avec le célèbre pogrom de Prahud, en 1941, où 182 Juifs furent massacrés (selon l’estimation de l’historien Elie Caddourie, il s’agirait de 600 morts) et des milliers de maisons pillées.


Haj Amin El Husseini   était alors de séjour sur place, et incitait à perpétrer des pogroms contre les Juifs. Après la création de l’État d’Israël, en 1950, le parlement irakien a agi selon le projet de loi de la Ligue arabe et a gelé les biens juifs. Les Juifs demeurés en Irak ont subi de graves limitations. Le massacre de Prahud et les attaques contre les Juifs en 1946-1949 ont transformé les Juifs d’Irak en véritables réfugiés. Les quelques milliers restés en Irak ont subi de graves sanctions. En 1967, 14 personnes ont été condamnées à mort pour la fausse accusation d’espionnage. 11 de ces personnes étaient juives. La radio irakienne fit appel aux masses pour venir voir le spectacle de leur pendaison.

 

 

Syrie : La première rumeur calomnieuse dans un pays musulman, en 1840, eut pour résultat l’enlèvement de dizaines d’enfants juifs, des tortures, parfois jusqu’à la mort, et un pogrom perpétré contre les Juifs. En 1986, le Ministre syrien de la Défense, Mustafa Tlass, a publié un livre intitulé ‘la Matzah de Sion’, où l’auteur prétend que les Juifs ont réellement utilisé du sang chrétien pour préparer des matzot. Le même antisémitisme, version moderne. D’autres progroms furent perpétrés à Haleb en 1850 et 1875, à Damas en 1848 et 1890, à Beyrouth en 1862 et 1874 ; à Dir El Kamar, une autre rumeur fut répandue, qui fut l’origine d’un pogrom en 1847. La même année les Juifs de Jérusalem étaient touchés par un pogrom, résultat de ces fausses rumeurs. En 1945 la communauté de Haleb subissait le supplice : 75 Juifs étaient assassinés et la communauté détruite. Les attaques se renouvelèrent en 1947 et la majeure partie des Juifs de Syrie sont devenus des réfugiés. Ceux qui restèrent vécurent en otages pendant de nombreuses années.

 

Yémen : des orphelins forcés à se convertir à l’Islam

 

 

 

Iran : Un pogrom contre les Juifs eut lieu à Mashad en 1839. Une foule haineuse prit les Juifs d’assaut et en tua une quarantaine. Les autres furent contraints à se convertir à l’Islam. C’est ainsi que fut créée la communauté des ‘Marannes’ de Mashad. En 1910, une fausse rumeur circula à Shiraz, Iran, et par la suite 3 Juifs furent assassinés et tous les foyers juifs pillés.

 

 

Yemen :La relation entre Juifs et Arabes alterne entre tolérance d’un statut inférieur et attaques et pogroms. La ‘Lettre du Yémen’ (Igeret Teiman) du Maïmonide fut envoyée à la suite d’un courrier parvenu du dirigeant de la communauté juive du Yémen, où étaient décrites de graves tentatives d’assimilation forcée des Juifs (1173). Par la suite, d’autres vagues d’assimilation forcée eurent lieu, mais la place manque pour les décrire toutes.


Un des pires événements fut celui de l’exil de Muza. Trois ans après la montée au pouvoir de l’Imam El-Mahadi, en 1676, il expulsa tous les Juifs vers une des régions les plus désertiques du Yémen. Selon diverses estimations, entre 60 et 75% des Juifs périrent lors de cet exil. Les Juifs souffrirent d’autres sanctions, la différence entre celles-ci étant leur gravité. Une des pires fut le ‘Décret des orphelins’, qui contraignait les orphelins à se convertir à l’Islam. A Aden, qui était sous contrôle britannique, des émeutes eurent lieu en 1947, qui coûtèrent la vie à 82 Juifs. 106 des 170 commerces juifs de la ville furent entièrement détruits. Des centaines de maisons et tous les établissements communautaires furent incendiés.

 

Égypte : Comme dans les autres pays arabes, les Juifs d’Égypte avaient eux aussi un statut inférieur pendant des siècles. Leur situation s’est considérablement améliorée à la montée au pouvoir de Muhamad Ali (1805). Mais le témoignage d’un diplomate français, Edmond Combe, ne laisse pas planer le doute : « Pour les Musulmans, il n’y a pas de race plus méprisable que la race juive ». Et un autre diplomate d’ajouter : « Les Musulmans ne haïssent pas d’autre religion comme ils haïssent la religion juive ».

Suite aux rumeurs de Damas, des rumeurs similaires ont commencé à se répandre en Égypte et ont donné lieu à une série d’attaques perpétrées par des masses déchaînées : au Caire en 1844, 1890 et 1901-1902, à Alexandrie en 1870, 1882, 1901 et 1907. d’autres attaques similaires eurent lieu à Port Saïd et à Damanhur.


Des émeutes anti-juives eurent lieu à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (1945) et firent des dizaines de morts et plusieurs centaines de blessés. En 1947, une loi sur les sociétés était promulguée qui porta un grave préjudice aux entreprises juives et donna lieu à la confiscation de leurs biens. En 1948, suite à la décision de partage de la Palestine, des émeutes se déclenchèrent au Caire et à Alexandrie. Le nombre de victimes assassinées est estimé à un chiffre allant de 80 à 180 personnes. De nombreuses personnes prirent la fuite en abandonnant leurs biens. Le destin de ceux qui restèrent ne fut meilleur. En 1956, une loi était promulguée en Égypte, qui annulait de fait la citoyenneté des Juifs et les obligeait à quitter le pays en y laissant tous leurs biens. À l’évidence il s’agissait d’un acte d’expulsion et d’expropriation en masse des biens juifs.

 

 

« Les masses ne pourront pas être maîtrisées »

 

 

Les éléments cités ci-après ne sont qu’un décompte partiel d’une longue série de massacres perpétrés dans des pays musulmans. Tout cela est arrivé avant la naissance du mouvement sioniste et a continué après sa création. Des dizaines de milliers ont été assassinés pour la seule raison qu’ils étaient juifs. La légende de la cohabitation pacifique et l’accusation des sionistes comme quoi ils auraient sapée cette idylle est encore un mythe sans fondement.


Avant le vote à l’ONU sur le partage de la Palestine, en novembre 1947, l’ambassadeur d’Égypte à l’ONU, Heichal Pacha, menaçait : « La vie d’un million de Juifs dans les pays musulmans sera en danger si le partage était décidé…. Si du sang arabe était répandu en Palestine, du sang juif coulera ailleurs dans le monde ».

 

 

Quatre jours plus tard, le Ministre irakien des Affaires Étrangères, Mohamad Fadel El Jamal clarifiait : « Les masses des pays arabes ne pourront être maîtrisées, après l’harmonie dans laquelle Juifs et Arabes vivaient ensemble ». Mais il n’y pas jamais eu d’harmonie. Un massacre de Juifs avait eu lieu quelques années plus tôt. El Jamal mentait. Ce fut le gouvernement irakien qui encouragea les attaques contre les Juifs et qui émit des décrets pour la confiscation de tous les biens juifs.

 

 

Par ailleurs, le leader irakien de l’époque, Nuri Saïd, présenta un plan d’expulsion des Juifs dès 1949, avant même le départ hâté, voire forcé, des Juifs d’Irak. Il déclara aussi que « les Juifs sont la source du malheur de l’Irak. Ils n’ont pas de place parmi nous. Nous devons nous en débarrasser tant que nous pouvons le faire ». Saïd présenta même un plan pour le transfert des Juifs, à travers la Jordanie, pour les obliger à aller en Israël. La Jordanie s’y opposa, mais la déportation eut lieu. Saïd avoua qu’il s’agissait, en fait, d’une sorte d’échange de populations.

 

 

 

Les émeutes, les pogroms et la déportation des Juifs représentaient donc la suite des souffrances subies par les Juifs sous les régimes musulmans. Il y a toujours eu des Musulmans qui prirent la défense des Juifs. Ceux-là méritent bien que l’on s’en souvienne. Certes, il y a eu des périodes prospères. Mais il semble que la majeure partie de cette prospérité juive – par exemple dans l’Égypte des années 1920-1930, dans l’Algérie des 19ème et 20ème siècles, dans l’Irak des années 1920 – soit due au régime colonial. Dans la plupart des cas, la situation des Juifs était mauvaise avant l’invasion européenne et a empiré au terme de l’ère coloniale.

 

 

 

 

 

Tout au long de l’histoire commune des Juifs et des Arabes dans les pays musulmans, y compris depuis les débuts du mouvement sioniste, il n’y a pas eu le moindre cas de pogrom perpétré contre des Musulmans, dans le style des pogroms perpétrés par des Arabes contre des Juifs. Même les cas les plus graves, qui doivent être condamnés, dont celui de Dir Yassin, ont eu lieu dans le cadre d’un conflit militaire.

 

 

Ce sont là des cas condamnables, mais il faut voir les choses dans leurs proportions réelles. Les Arabes ont massacré des Juifs sans qu’il n’y ait aucun conflit militaire ni excuse de ce genre, pour la seule raison qu’ils étaient juifs. Le petit nombre d’Arabes tués l’ont été dans le cadre d’opérations militaires. Malgré cela, toute atteinte à la population arabe a été citée dans une multitude d’études et de recherches. L’atteinte la plus dure, celle portée par les Arabes contre les Juifs – a été oubliée et dissimulée.

 

 

 

Revenons à Dir Yassin, l’ultime symbole de la Nakba. Nous avons dit que l’acte était condamnable, nous le répétons. Mais rappelons que cet acte a été précédé par une série d’actes terroristes perpétrés contre la population civile. Les émeutes, qui furent en fait de réels pogroms, étaient perpétrées par des masses déchaînées qui s’en prenaient aux populations civiles. Des milliers de Juifs ont été massacrés. Enfants, femmes et vieillards. Les Palestiniens ont même massacré les leurs. Pendant la Grande Rébellion arabe, dans les années 1930, près de 400 Juifs ont été tués et près de 5000 Arabes. La plupart par leurs frères.

 

 

 

Les mois qui ont précédé Dir Yassin furent les plus durs. 39 ouvriers ont été massacrés dans les raffineries de Haïfa, 50 Juifs ont été tués par des voitures piégées à Jérusalem, etc. En tout, au cours des 4 mois qui séparent la décision du partage et la déclaration d’indépendance, 850 Juifs ont été assassinés. La plupart avant Dir Yassin (9.4.1948), une partie après (massacre du convoi vers Hadassah, 79 morts, le 13.4.1948). La plupart étaient des civils. La plupart sont morts dans le cadre de massacres et d’actes terroristes. C’est le vrai fond de l’histoire. Il y a eu plus de morts juifs. Mais ils ont tous été oubliés. Il faut les commémorer. C’est ça, la Nakba juive, dont les victimes, en Israël et à travers le monde, sont de moins en moins citées.

Les Palestiniens ont payé le prix

 

 

 

Près d’un million de Juifs vivaient dans les pays arabes lors de la création de l’État d’Israël. Très peu y vivent aujourd’hui. La plupart sont partis à cause des attaques qu’ils subissaient et du danger de mort. Cette expulsion fut plus cruelle que l’expulsion des Arabes de Palestine, qui payèrent le prix de la déclaration de guerre et de destruction émise par leurs leaders. En outre, la valeur des biens expropriés ou abandonnés du fait de l’expulsion est bien plus élevée que celle des biens arabes laissés en Israël.

 

 

 

De nombreux chercheurs ont tenté d’évaluer les biens juifs expropriés à la suite du départ involontaire des Juifs des pays arabes, par rapport aux biens arabes abandonnés en Israël, suite au départ forcé des Arabes. L’économiste Sidney Zebludoff, un expert mondial, estime la valeur des biens arabes à 3,9 milliards de dollars, par rapport à 6 milliards de dollars pour les biens juifs (en dollars de 2007). Là aussi, donc, les allégations des Palestiniens sont sans fondement. Ils ont entraîné les pays arabes dans la guerre. Ils en ont payé le prix. Et ce sont eux qui ont fait en sorte que les Juifs paient un prix plus élevé. En biens. Et en vies humaines.

 

 

 

Cet article n’est pas destiné à ‘cultiver’ la Nakba juive, elle est loin de décrire la véritable ampleur des pogroms, des expropriations, des décrets de conversion et de toutes les autres attaques perpétrées contre les Juifs. Au contraire. Lorsque dans le monde arabe, en général, et parmi les Palestiniens, en particulier, on comprendra que la souffrance, la déportation, la perte des biens et le prix du sang ne sont pas le monopole d’une seule des parties, on comprendra peut-être que tout cela doit être laissé au jugement des historiens. Car si nous devions passer au règlement des comptes politiques, les Arabes sont en solde débiteur. La Nakba juive a été pire. La souffrance a été immense. Mais ce fut la souffrance de nombreux peuples, dont les Juifs et les Arabes qui en ont fait l’expérience dans le cadre de la création des nouveaux états-nations.

 

 

Il faut absolument faire état de l’histoire de la Nakba juive. Pas pour attiser la haine mais pour faire part de la vérité et pour encourager la réconciliation des peuples. Inch’allah !

 

 Cet article a été traduit du site NRG pour  « le blog en français » de l’Association Mondiale des Israélites Tunisiens ( AMIT.)  cliquez ici pour arriver à l’article complet en hébreu

 

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