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Publié par Dreuz Info le 13 juillet 2009



Michel Garroté

Lundi 13 juillet 2009 – 21 Tammuz 5769

Le Hamastan exporte le coran     Mise en bouche :  le Conseil des Relations Américano-Islamiques fondé par le Hamas distribue 100.000 corans ( voir http://www.fr.danielpipes.org ).  Merci Obama.  Et ci-dessous, les plats principaux, bien gratinés, ainsi qu’un bon dessert. Bon appétit.


 

En France, la société multiculturelle est (presque) une réussite     Lu sur LSB :  80 gendarmes ont été mobilisés dès dimanche dans le secteur de Louviers à la suite de dégradations volontaires par incendie dans la nuit de vendredi à samedi et du décès vendredi soir d’un jeune à un barrage de gendarmerie. Des jets de bouteilles incendiaires ont entraîné des dégâts sur un bâtiment de la gare et la façade de la mairie de Saint-Pierre-du-Vauvray, ainsi que sur la porte de la gendarmerie à Louviers. (…) Le maire Bernard Aubril et son équipe ont décidé de prendre un arrêté municipal instaurant un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés d’un majeur, entre 23 heures et 6 heures du matin. (…) Un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé d’une balle dans la tête cette nuit à Saint-Ouen, en banlieue parisienne, lors d’une rixe avec armes à feu entre bandes rivales. Une trentaine de jeunes s’affrontaient sur la voie publique. (…)Trois policiers ont été agressés à Saint-Benoît-de-Carmaux (Tarn) et six personnes ont été placées en garde à vue.



La Turquie islamique soutient le futur Califat d’Ouïghouristan     Le Premier ministre islamique turc Recep Tayyip Erdogan a invité samedi 11 juillet la Chine à mettre un terme à l’assimilation des Ouïghours turcophones et musulmans et a réitéré la solidarité de la Turquie avec les Ouïghours du Xinjiang : « Nous demandons au gouvernement de Chine de renoncer à une assimilation (…) La souffrance des Ouïghours est la nôtre ».  De son côté, l’Ouïghoure Rebiya Kadeer, qui vit en exil aux USA depuis 2005, a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Focus :  « Washington pourrait par exemple ouvrir un consulat à Urumqi (Chef-lieu du Xinjiang). Ce serait un signal clair à l’adresse de la Chine pour montrer que les USA ne sont pas indifférents à l’oppression de mon peuple ». Pas la peine d’ouvrir un consulat américain à Urumqi. Il y en a déjà un dans la capitale turque, Ankara.



Entre l’aveugle South Stream et le borgne Nabucco    Dans un article intitulé « Étape décisive pour le gazoduc européen Nabucco », Maurin Picard, depuis Vienne (Autriche), pour Le Figaro, le lundi 13 juillet 2009, écrit notamment (extraits) : « Le gazoduc doit réduire la dépendance européenne au gaz russe. (…) La participation de la Turquie au futur gazoduc européen Nabucco doit être entérinée aujourd’hui à Ankara. (…) Des représentants des cinq pays – Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Turquie – à l’origine de Nabucco, qui doit relier l’Asie centrale à l’Europe de l’Ouest via la Turquie sur 3 300 km de long, signeront l’accord. (…) Face à Nabucco se dresse le gazoduc concurrent South Stream, porté sur les fonds baptismaux par le géant gazier russe Gazprom et développé en collaboration avec l’italien ENI. (…) Reste à boucler le financement de 7,9 milliards d’euros du gazoduc, qui devrait entrer en service en 2014 et acheminer jusqu’à 31 milliards de mètres cubes par an en Europe. (…) ».

« L’Azerbaïdjan a infligé une sévère déconvenue aux promoteurs de Nabucco en décidant début juillet d’accorder à Gazprom un accès prioritaire au plus grand gisement du pays, Shah Deniz (500 millions de mètres cubes par an à partir de 2010). Le président de la compagnie pétrolière d’État azerbaïdjanaise Socar, s’est employé à rassurer ses interlocuteurs européens en affirmant le 10 juillet que son pays continuerait d’approvisionner Nabucco à hauteur des volumes promis, soit 4 milliards de mètres cubes par an. Le même jour, un autre pays producteur de la mer Caspienne, le Turkménistan, a confirmé sa participation au gazoduc. Bruxelles espère décrocher la même promesse du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan, lorgnant à plus long terme sur les réserves en gaz d’Égypte, d’Irak et d’Iran » (fin des extraits de l’article « Étape décisive pour le gazoduc européen Nabucco » de Maurin Picard pour Le Figaro).


 

Le Califat du Somalistan     Sur fr.euronews.net, le dimanche 12 juillet, à propos de la terreur islamique en Somalie, on peut lire :  « Les forces gouvernementales, soutenues par l’Amisom, la force de maintien de la paix de l’Union africaine, ont lancé une offensive pour repousser les activistes (ndmg :  « activistes » ;  terme politiquement correct pour dire « terroriste islamique voulant imposer la charia par la force armée ») islamistes qui s’approchaient du palais présidentiel. Ces violents affrontements ont fait une quarantaine de morts ce dimanche.  Jusqu‘à présent, les 4.300 hommes de l’Amisom, des ougandais et des burundais étaient restés confinés dans leurs bases. Leur mission se bornait à protéger des points stratégiques comme le palais présidentiel, l’aéroport et le port de la capitale ».

« Ce regain de violence inquiète les pays voisins qui souhaitent être autorisés à intervenir militairement aux côtés du gouvernement de transition somalien.  Depuis 2006, l’instabilité est chronique en Somalie. Les islamistes radicaux contrôlent une grande partie du sud et du centre du pays où ils ont commencé à appliquer une forme très stricte de charia.  Au moins 18.000 personnes ont été tuées dans les violences.  700.000 civils ont par ailleurs dû fuir Mogadiscio selon Amnesty International provoquant une grave crise humanitaire qui concernerait entre 1,5 et 2,5 millions de personnes » (fin de la dépêche fr.euronews.net).  A force de se concentrer – sans succès – sur les pirates somaliens, la conscience universelle a oublié les victimes somaliennes des islamistes somaliens al-quaïdiques.


 

Gag du jour     L’ineffable Javier Solana, Haut Représentant de l’Union Européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune (rien que ça), qui est sur le point de prendre sa retraite (ça c’est la bonne nouvelle), propose de faire reconnaître par l’ONU l’existence d’un Etat palestinien même en l’absence de résultat de négociations.  Concrètement,  Solana propose de fixer un terme pour les négociations israélo-palestiniennes, terme qui, une fois échu, permettra au Conseil de sécurité de déterminer lui-même les conditions du règlement et de reconnaître l’Etat palestinien comme membre de plein droit de l’ONU. Aucun doute, le départ à la retraite s’impose. Vite.



Barack Hussein ne bougera pas     Lundi 13 juillet, dans un article intitulé « Carter en infiniment pire », le professeur Guy Millière, pour Metula News Agency écrit notamment (extraits) :  « …En Iran, si le calme n’est pas entièrement revenu, les patrons de la dictature théocratique ont néanmoins pu disposer de la confirmation de ce qu’ils savaient déjà :  ils peuvent écraser la population, faire tirer dans la foule, Barack Hussein ne bougera pas, et les tyrans risqueront, au pire, une vague réprobation. Ils peuvent aussi poursuivre leur avancée vers l’arme nucléaire :  Barack Hussein, et ceux qui œuvrent pour lui, ne feront rien pour que des sanctions efficaces soient adoptées, on vient de l’apprendre au sommet du G 8 ; ils feront, en revanche, tout leur possible pour qu’Israël ne puisse pas intervenir. En Irak, une recrudescence des attentats s’opère, et cela ne change strictement rien à la politique de retrait programmée par Barack Hussein, qui ignore la flexibilité et la nécessité de s’adapter aux situations de terrain. Les terroristes et tous ceux qui voudraient déstabiliser le pays peuvent reprendre espoir. (…) ».

« A Damas, Bechar El Assad est plus cassant que jamais, qui vient de déclarer qu’il n’y a ‘aucun partenaire’ israélien avec qui il pourrait négocier quoi que ce soit. Et pourquoi se priverait-il de tenir ce genre de propos, dès lors que Barack Hussein a choisi d’envoyer un ambassadeur lui présenter ses lettres de créances, au moment précis où lui, Bechar El Assad, venait de féliciter Ahmadinejad pour sa ‘réélection’ et où le sang innocent coulait à flots à Téhéran. A Ramallah, les dirigeants de l’Autorité Palestinienne campent sur une position hautaine d’intransigeance absolue, sachant que ce qui inquiète Barack Hussein, ce sont les ‘implantations’ israéliennes qui empêchent la Judée-Samarie d’être judenrein. Et pas du tout la corruption autour de Mahmoud Abbas, par qui se poursuit la tradition de détournement de fonds pratiquée sous Arafat. Pas du tout, non plus, les incitations à la violence et au meurtre dont regorgent les media palestiniens ».

« A Gaza, le Hamas refait son stock d’armes, construit une petite ‘république’ islamique, et se prépare pour le prochain épisode sanglant, en attendant une visite supplémentaire de Jimmy Carter ou d’un dignitaire de la très indigne Organisation des Nations Unies. Le Hamas sait que, pour Barack Hussein, ce ne sont pas les activités totalitaires à Gaza qui font problème, mais le fait qu’Israël n’ouvre pas davantage les points de passage et ne laisse pas transiter assez de produits avec lesquels il peut confectionner des roquettes et des explosifs. S’il n’y avait que le Proche-Orient, ce serait déjà très inquiétant, mais il y a davantage. Après avoir montré et dit qu’il ne voyait rien à désapprouver aux propos d’Hugo Chavez et de Daniel Ortega à un sommet des Amériques, voici quelques semaines, Barack Hussein a réagi très vivement à ce qui s’est passé au Honduras ».

« Un dirigeant, ami de Chavez, Manuel Zelaya, entendait y violer (ndmg :  au Honduras) la constitution et prendre le chemin lui permettant de devenir président à vie ; les autorités juridiques du pays ont destitué l’ami de Chavez pour sauver la constitution et le caractère démocratique du régime (ndmg :  je l’ai écrit il y a quelques temps ;  nous sommes donc deux maintenant, en France, à écrire la même chose…). Mais Barack Hussein n’a visiblement pu supporter ces décisions, exigeant le retour de l’ami de Chavez, et envisageant des sanctions financières si les autorités légales du Honduras n’obtempèrent. (…) Après avoir fait savoir et dit à Medvedev et Poutine qu’une nouvelle page s’ouvrait dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis, Barack Hussein s’est rendu à Moscou et a posé les jalons vers un accord de désarmement, que ceux qui œuvrent pour Barack Hussein feront tout pour respecter, tandis que la Russie, elle, ne fera rien du tout » (fin des extraits de l’article « Carter en infiniment pire » du professeur Guy Millière pour Metula News Agency).



Au Soudan il n’y a pas que le Darfour     La situation reste instable, suite à des années de combats entre les tribus Dinka Ngok et les musulmans Messiriya, dans une région riche en pétrole située à cheval sur le sud et le nord du Soudan, concrètement la région d’Abyei. Un accord a mis fin à la guerre entre le nord et le sud,  guerre qui a fait 1,5 million de morts en vingt ans, dans l’indifférence quasi générale. Quelques 50.000 personnes ont fui les violences et…5.000 sont revenues. Le nord et le sud du Soudan ne sont toujours pas d’accord sur le tracé des limites de la région d’Abyei.

Après les affrontements de 2008, le nord et le sud du Soudan ont demandé à la Cour Permanente d’Arbitrage de La Haye de trancher. Cette Cour doit déterminer d’ici le 23 juillet si la commission soudanaise, qui a tracé les frontières de la région d’Abyei a, ou n’a pas, outrepassé son mandat. Si la commission soudanaise l’a outrepassé, la Cour Permanente d’Arbitrage de La Haye peut théoriquement elle-même tracer les frontières d’Abyei. Et donc de son pétrole.  Autrement dit, en 2009, soit au bout de plusieurs décennies (et 1,5 millions de morts), le conflit de l’ Abyei n’est toujours pas résolu par les « instances internationales ». En ira-t-il de même avec le conflit du Darfour ?



Bonnes nouvelles concernant le Fatah     Je ne cesse d’écrire depuis fort longtemps que derrière l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, il y les nervis du Fatah.  Or, voici que sur desinfos, le dimanche 12 juillet, dans un article intitulé « Une implosion en préparation » (Source :  le journal égyptien Al Ahram),  on peut notamment lire (extraits) :  « En dépit d’une forte opposition du Comité Exécutif du Fatah, le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a décidé de réunir le congrès central du Fatah en Cisjordanie la première semaine d’août. La décision, prise sans consultation des plus anciens dirigeants du Fatah, a déjà généré beaucoup de tension et de confusion au sein du mouvement, faisant craindre que le Fatah soit victime de possibles fragmentation et désintégration. Farouk Kaddumi, qui passe pour être le numéro 2 au Fatah, a qualifié la décision d’Abbas de ‘grave et illégale’ ».

« Kaddumi a prévenu qu’il pourrait organiser un congrès Fatah alternatif à l’étranger (…) les réelles inquiétudes du camp de Kaddumi, c’est qu’Abbas et ses alliés, des gens comme Mohamed Dahlan, essaient de manipuler les listes des membres admis à participer à la conférence, de manière à assurer une majorité de soutien à leur ligne politique, à savoir que le processus de paix en cours avec Israël est la seule option pour les Palestiniens, et que ces derniers doivent faire des concessions douloureuses au nom de leur Etat. (…) Abbas, exaspéré par l’échec du Fatah à tenir sa conférence (le dernier congrès du Fatah s’est tenu à Alger il y a 20 ans), a dit au comité exécutif du Fatah qu’il était insupportable de reporter la réunion de la conférence pour la énième fois parce que ‘nous sommes devenus la risée et notre peuple ne nous prend plus au sérieux’.  ‘C’est maintenant ou jamais’, aurait dit Abbas au comité exécutif du Fatah ».

« En dépit de la décision d’Abbas de réunir la convention du Fatah en Cisjordanie, plusieurs nœuds doivent être dénoués pour que la convention se poursuive sans entrave.  D’abord, les délégués Fatah à la conférence de la Bande de Gaza ne peuvent pas se rendre en Cisjordanie. Pour résoudre ce problème, Abbas a demandé au président syrien Bashar al-Assad, lors de sa récente visite à Damas, de faire pression sur le Hamas pour qu’il autorise les membres Fatah participant à la conférence à pouvoir quitter la Bande.  Toutefois, on ne sait pas encore si le Hamas acceptera, en particulier à cause de l’échec de la dernière session de pourparlers de réconciliation nationale entre le mouvement islamique et le Fatah. (…) Et puis il y a l’énorme tâche de faire venir les centaines de dirigeants Fatah basés en Jordanie, au Liban et en Syrie, en Cisjordanie pour qu’ils participent à la 6e conférence (…) ».

« Abbas a signalé qu’il pourrait ne pas être candidat à la présidence de l’AP aux  élections qui devraient avoir lieu en janvier 2010.  Mais il n’est pas certain que ces élections aient lieu à la date prévue, étant donné la scission toujours irrésolue avec le Hamas, qui contrôle la Bande de Gaza. Sans réconciliation nationale entre le Fatah et le Hamas, aucune élection ne pourra avoir lieu à Gaza.  De même que si le Fatah ne résout pas ses propres problèmes internes, et si Abbas persiste dans la tenue du 6e congrès du Fatah en Cisjordanie sans résoudre au préalable les querelles avec ses opposants, il est tout à fait possible que le Fatah implose » (fin des extraits de l’article paru dans le journal égyptien Al Ahram).


 

Comme un Juif en France     Ruth Halimi, la mère d’Ilan Halimi a déclaré à propos des condamnations prononcées vendredi 10 juillet au procès de Youssouf Fofana et de ses complices pour l’enlèvement, la séquestration et le meurtre de son fils, Ilan :  « Je suis assez déçue, pour ne pas dire effarée ».  Ruth Halimi avait déjà dénoncé les réquisitions trop peu importantes :  « Certains n’auront que quelques mois » à passer en prison « avant de se retrouver dehors » malgré « ce qu’ils ont fait à Ilan ».  Ruth Halimi qui regrette qu’ils ne soient pas « condamnés à la hauteur de ce que Ilan a subi ».  Sur cette affaire on peut lire l’article « France méprisable » de Bernadette Capdevielle paru sur primo-europe.org.

Par ailleurs, les quatre jeunes Juifs présumés « proches » de la Ligue de Défense Juive, et qui auraient légèrement relifté une librairie pro Fatah il y a quelques jours, ont – déjà – écopé de quatre mois avec sursis. La justice française est parfois d’une admirable rapidité.  Je vous l’avais dit :  le menu s’achève avec un bon dessert.

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