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Publié par Dreuz Info le 15 juillet 2009

[LEFIGARO] Le gouvernement français vient d’être happé jusqu’au plus profond de la fosse somalienne. Mardi matin, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, «deux conseillers français en mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien ont été enlevés à Mogadiscio par des hommes armés. Ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président Cheikh Charif.»


Le Quai d’Orsay pas plus que le ministère de la Défense n’ont souhaité préciser si les deux fonctionnaires enlevés sont des civils ou des militaires. Aucune information officielle n’a été fournie sur leur corps d’origine, la raison précise et la durée de leur présence dans la capitale somalienne. L’accord, qui lierait le gouvernement français à son homologue somalien sur des questions de sécurité, est également l’objet de beaucoup de discrétion.


Un haut responsable somalien a indiqué que les deux étrangers enlevés tôt dans la matinée à l’hôtel Sahafi de Mogadiscio travaillaient pour les services de renseignements français. Il a précisé à l’AFP que les otages n’étaient pas des journalistes, contrairement à ce qu’ils avaient, semble-t-il, déclaré sur leur fiche d’hôtel. «Selon toute vraisemblance, indique le blog «
Secret Défense», généralement bien informé dans ce domaine, «il s’agit d’hommes envoyés récemment sur place par la DGSE (les services secrets extérieurs) pour une mission de conseil». Former des services de l’armée ou de la police de Mogadiscio, tel est l’objectif poursuivi par la France qui s’est engagée à former à Djibouti un bataillon de l’armée somalienne, soit 500 hommes.

Depuis le début des années 1990, la Somalie n’est jamais sortie de la guerre civile. Fin 2006, les troupes éthiopiennes sont intervenues pour chasser le régime des Tribunaux islamiques, mais la rébellion n’a pas rendu les armes et contrôle toujours le sud du pays, une partie de l’Ouest et des pans d’une capitale en ruine. Aujourd’hui, le président Cheikh Charif Ahmed, un islamiste «modéré», vit reclus dans quelques quartiers de Mogadiscio, protégé par les soldats de la force de paix africaine (Amisom). À compter de janvier 2009, date du retrait officiel des troupes éthiopiennes, les shebab (les troupes islamistes favorables à la charia) lui ont mené la vie dure, et toutes les offensives de l’armée gouvernementale ont échoué.

Les gouvernements occidentaux, notamment français, craignant que le pays, passant aux mains des islamistes radicaux, ne devienne un havre pour al-Qaida, cherchent à conforter un État en pleine déliquescence depuis 18 ans. Cette descente aux enfers autorise malheureusement tous les scénarios possibles quant à l’identité des ravisseurs des conseillers français. Les kidnappeurs peuvent notamment être des militaires ou des policiers censés être fidèles au gouvernement somalien comme des membres des groupes islamistes. Leurs motivations peuvent être aussi bien financières qu’idéologiques. Deux journalistes, une Canadienne et un Australien, sont détenus depuis août dernier.

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