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Publié par Dreuz Info le 9 août 2009

 

Par Moshe Dann, journaliste, ancien professeur d’histoire

Jerusalem Post – édition internationale du 31/7-6/8/09

Traduit et aménagé par Albert Soued, écrivain http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com , que nous remercions.

 

En 1967, dans une guerre défensive (1), Israël a conquis les hauteurs du Golan contre la Syrie, la Péninsule du Sinaï et la bande de Gaza contre l’Egypte, Jérusalem, la Judée et la Samarie contre la Jordanie. Israël était menacé d’un 2ème holocauste et, à l’époque, peu de gens avaient mis en question ses conquêtes. Personne ne parlait d’un état Palestinien et il n’y avait pas de « peuple palestinien » (2).


De nombreux experts juridiques ont accepté le droit d’Israël d’occuper la Terre Sainte et de s’installer sur sa terre historique, conquise pour se défendre. Parce que cette terre était elle-même occupée illégalement par les armées arabes qui l’ont envahie en 1948.

Cependant une seule organisation refusa d’accepter cette analyse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR). Réuni secrètement dans les années 70 à Genève, le CICR conclut  qu’Israël avait violé la 4ème Convention de Genève. Basée sur la Convention de la Haye, la 4ème Convention a été conçue après la 2ème Guerre Mondiale pour protéger des civils innocents et pour contenir toute occupation brutale. Unilatéralement, le CICR l’a transformée en une arme pour enlever toute légitimité à Israël et pour faire paraître cet état comme « démoniaque ».


Aussi loin qu’on le sache, le CICR ne s’est basé sur aucun précédent légal pour fabriquer « sa loi ». Juge et jury, la décision ne découlait d’aucun processus, puisque toutes les décisions et protocoles du CICR sont clos et les identités des participants sont tenues secrètes. Et sans appel… Sans transparence, sans éthique juridique, les règles du CICR sont devenues une « loi internationale ». Les condamnations d’Israël sont devenues les bases pour accuser Israël d’occuper illégalement le territoire conquis en 1967.

 

Bien que toute la Communauté internationale, ses ONG et ses institutions acceptent l’autorité du CICR, comme celle de la Cour Internationale de Justice, comme seuls arbitres de ce qui est légal ou non, il est étrange que les politiques et les juristes israéliens ne puissent pas défendre sur le plan légal la revendication israélienne des territoires. Pourtant la position d’Israël est solide.

 

Adoptée en 1945, la Charte de l’Onu dit dans son article 80 « … rien dans ce chapitre ne sera construit de manière à altérer les droits d’aucun état ou aucun peuple ou les termes d’instruments internationaux existants, auxquels appartiendraient les membres des Nations Unies« 


Ceci signifie que la désignation du nom « Palestine » comme « Foyer National Juif » incorporé dans le Mandat Britannique et établi par des accords internationaux, adoptés par la Ligue des Nations et le Congrès américain, garantissent la souveraineté israélienne sur cette région. Toutes les implantation étaient et sont ainsi légales.


Deux années plus tard, en 1947, au milieu d’une guerre civile qui grondait, l’Onu proposa la division de la Palestine entre Juifs et Arabes, modifiant les termes du mandat. Les Juifs ont accepté ce partage, les Arabes ont lancé une guerre d’extermination. Quand, terminant son mandat, la Grande Bretagne quitta les lieux, l’état d’Israël fut proclamé, mais les bandes arabes qui attaquaient les Juifs depuis des années furent rejointes par 5 armées arabes. L’armistice de 1949 – pour les Juifs, il est appelé indépendance, pour les Arabes, tragédie ou « naqba » – ne déboucha pas sur un état palestinien, parce que les Arabes n’en voulaient pas ! Les chefs arabes n’ont jamais accepté le droit d’exister d’Israël comme état juif – et aujourd’hui encore, la plupart d’entre eux lui refusent ce droit.

 

En 1967, sous la pression de l’Urss et des états arabes, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 242 qui parle du retrait militaire israélien de certains territoires conquis – pas tous – dans le contexte d’un accord final de paix. La notion de la souveraineté restait problématique, car non mentionnée.

L’échelon politique israélien et la Cour Suprême ont évité de s’engager dans la voie de la totale souveraineté sur ces terres conquises, mais en l’absence de tout geste de réciprocité, ils ont accepté le retour des Juifs là où ils habitaient auparavant, c’est-à-dire la vieille ville de Jérusalem et le Goush Etsion, où de florissantes implantations ont été rayées de la carte en 1947. Dans un compromis, ils ont accepté la création de Qiryat Arbaa’ près de Hébron, d’où la Communauté Juive avait été chassée en 1939. Et, pour la 1ère fois en 700 ans, on a autorisé les Juifs à aller prier au caveau de la Makhpélah, ancien édifice abritant les tombeaux des patriarches et des matriarches bibliques.

Bien que libres de quitter les camps de réfugiés de l’UNRWA, avec de nouvelles possibilités de réinsertion, les Palestiniens ont refusé aussi bien la paix avec Israël que de créer leur propre état. L’Olp qui revendiquait la représentation des Palestiniens a choisi le terrorisme au lieu de construire un état.

 

Pour certains, le problème du conflit territorial n’est pas légal, mais moral, les Juifs ne devant pas gouverner des gens qui les refusent. Mais il ne faut perdre de vue qu’Israël s’est retiré de pratiquement tous les villages et villes palestiniens, cédant de très larges territoires à l’AP-OLP, dans le cadre des accords d’Oslo en 1994, puis des accords suivants de Wye Plantation et de Hébron. Quand Israël a quitté la bande Gaza en 2005, celle-ci devint le bastion du Hamas, organisation basée sur la terreur. Ainsi la devise « Territoires pour la paix » a signifié en fait « Territoires pour la terreur ».

Encouragés par le terrorisme qui sévissait contre les Juifs, incités par les Islamistes, encouragés par les concessions et les retraits successifs d’Israël et cherchant à se débarrasser d’Israël en le sapant de l’intérieur, les Arabes israéliens s’identifient comme « Palestiniens » et demandent la fin de l' »occupation juive », la fin de la discrimination et même celle de l’état juif.


D’autres prétendent que le caractère juif et démocratique d’Israël est menacé s’il incluait beaucoup d’Arabes, surtout s’ils ne sont pas loyaux et ne s’identifient pas à l’état. Pourtant la très grande majorité des Palestiniens vit aujourd’hui sous un gouvernement palestinien, pas juif. La querelle concerne en fait un territoire, pas des gens.

Et la prévision d’une « bombe démographique à retardement » n’est ni objective, ni réelle. Alors, pour les quelques centaines de milliers d’arabes « occupés » par Israël — pour la moitié à Jérusalem, capitale d’Israël — ils peuvent obtenir tous les droits humains et civils, et non politiques, comme cela existe dans de nombreux autres pays. Cette solution est possible avec l’installation des « réfugiés » des camps dans les divers pays arabes, là où ils se trouvent déjà depuis 30 à 50 ans, la fin du terrorisme et des incitations antisémites.

 

Il est évident qu’un 2ème ou 3ème état palestinien arabe sera une menace permanente pour l’existence de l’état d’Israël (3). La solution « Territoire pour la paix » a échoué, pourquoi continuer à la promouvoir ?

 

 

Notes de www.nuitdorent.com

(1) L’Egypte venait de bloquer le golfe d’Eilat, interdisant tout commerce avec l’extrême Orient, puisque le Canal de  Suez était déjà interdit à Israël par Nasser, interdiction illégale par ailleurs.

(2) Israël rendit le Sinaï à l’Egypte, dans un traité de paix qui s’avère très froide. La Syrie qui a hérité en 1946 du Golan, selon un partage des lieux entre la France et la Grande Bretagne suite à la chute de l’empire ottoman en 1918. De 1948 à 1967, elle a militarisé le plateau sans le développer et s’en servit comme tremplin pour attaquer Israël à 3 reprises. Aujourd’hui ce plateau peu habité est annexé par Israël.

(3) La Jordanie qui abrité 60% de citoyens d’origine palestinienne peut être considéré comme un état palestinien qui s’ajoute à Gaza gouverné par le Hamas.

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