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Publié par Dreuz Info le 10 août 2009




Michel Garroté

Lundi 10 août 2009 – 20 Av 5769

Voici des années que je mets en garde contre ce qui se cache derrière « L’Autorité Palestinienne » (AP) et son « Président » (Mahmoud Abbas, alias Abu Mazen).  A cet égard,  la Convention du Fatah, la première depuis vingt ans, aura eu, au moins – en tous les cas pour ce qui me concerne -, le mérite de confirmer mes analyses, à savoir que le peuple palestinien vit sous la férule de milices claniques maffieuses qui se moquent éperdument, d’une part, de la paix avec les Israéliens ;  et d’autre part, de la situation socio-économique des Palestiniens.  Dans ce cadre,  je publie,  ci-dessous,  en premier lieu,  des extraits de l’analyse du journaliste palestinien Sami El Soudi.  Et,  en second lieu,  une analyse de Adrien Jaulmes.  Les deux analyses (qui corrobent mes propres analyses) sont accablantes pour les différents chefs de guerre maffieux – et enrichis par nos impôts via l’ONU – du Fatah.



« La tragicomédie de Bethleem », par Sami El Soudi, journaliste palestinien, sur Metula News Agency (extraits) :  « Pour ma part, je suis évidemment moins souple au regard des péripéties qui émaillent et détériorent cette rencontre. Je ne suis pas prêt à admettre que les délégués n’aient reçu strictement aucune indication quant à la gestion financière du parti, et des dizaines de milliards de dollars qu’il a reçu de l’aide internationale depuis vingt ans. Les files de Mercédès avec chauffeurs qui déposent les délégués aux séances n’ont pas été achetées avec les grains de sable du désert. Ceci me paraît terriblement choquant, lorsqu’à moins d’un kilomètre de la plénière, des réfugiés vivent dans des tentes de fortune, sans eau courante ni électricité ».

« Elle a bon dos l’occupation israélienne. Mon opinion déontologique diverge également de celle des collègues dont j’ai parlé, et qui, à mon sens, participent plus à une mise en scène grotesque qu’à effectuer leur travail de journalistes. A nous de rapporter les faits, et au public, en connaissance de cause, de se forger ses convictions. Par exemple, les lecteurs de la Ména sauront que, vendredi dernier, en marge de la conférence, la Garde Présidentielle de Mahmoud Abbas et des éléments de la Sécurité Générale se sont livrés à une véritable bataille à l’arme automatique, qui s’est soldée par deux blessés par balles, dont l’un se trouve dans un état sérieux ».



L’analyse d’Adrien Jaulmes du 10 août, correspondant du Figaro à Jérusalem :  « En quarante ans, les actions violentes de toutes les organisations palestiniennes n’ont réussi qu’à durcir les conditions de vie des Pales­tiniens et empêcher toute construction d’un État. Le Fatah palestinien n’a pas renoncé officiellement à la lutte armée contre Israël. Réunis en congrès à Bethléem sous leur blason représentant deux kalachnikovs entrecroisées, les vieux fedayins se sont opposés à toute modification de ce principe fondateur de leur parti. Mahmoud Abbas, le successeur d’Arafat, est pourtant hostile depuis longtemps au recours à la force. Au détriment de sa popularité, il s’est consacré depuis son accession au pouvoir en 2004 à la recherche d’une solution négociée. Il n’a pas pu, pour des raisons de politique interne, s’opposer à ce principe sacro-saint du droit à la «résistance» palestinienne ».

« Il a cependant laissé clairement entendre dans son discours d’ouverture au congrès du Fatah que cette résistance pouvait prendre d’autres formes que l’action armée. Il a notamment évoqué l’exemple des ma­­­ni­festations non violentes qui se déroulent presque chaque semaine contre l’érection du mur de sécurité à Bilin, en Cisjordanie. Mais cet exemple est isolé. L’une des singularités de la cause palestinienne est de n’avoir jamais, sauf en de très rares exceptions, eu recours à la résistance passive et non violente. La lutte armée, pour le Fatah comme les islamistes du Hamas, reste la ­seule façon de faire entendre les revendications palestiniennes. Du point de vue des résultats, cette méthode est pourtant un échec cuisant. En quarante ans, les actions violentes de toutes les organisations palestiniennes n’ont réussi qu’à durcir les conditions de vie des Pales­tiniens et empêcher toute construction d’un État ».



« L’occupation israélienne de Cisjordanie n’a cessé de se durcir, jusqu’à la construction de la barrière de séparation, et le blocus de Gaza de se renforcer. D’un point de vue moral, la ­cause palestinienne, pourtant largement plaidable, s’est retrouvée associée avec les pires formes de violence moderne. Le recours au terrorisme est toujours condamnable. Il l’est doublement s’il contribue à discréditer une cause et à renforcer les souffrances des populations qu’il prétend défendre. Le calcul cynique des révolutionnaires et des insurgés du XXe siècle, qui recouraient à la violence et au terrorisme pour contraindre leur adversaire à la répression, souder contre lui la population et l’obliger, pour finir, à la négociation, n’a jamais fonctionné pour les Palestiniens. Les Israéliens opposés à toute négociation n’ont jamais eu de meil­leurs alliés que les activistes de l’OLP d’abord, du Hamas ensuite ».

« De dé­tournement d’avions en attentats suicides, ces mouvements leur ont régulièrement fourni sur un plateau les arguments nécessaires pour fermer la porte au dialogue. La violence discrédite la cause palestinienne :  Militairement, la lutte armée palestinienne n’a jamais ne serait-ce qu’embarrassé son adversaire israélien. Quelques combats mis à part, comme la «bataille» de Karameh, dans la vallée du Jourdain en 1968, des accrochages au Liban-Sud en 1978 ou dans les faubourgs de Beyrouth en 1982, les fedayins ne se sont pratiquement jamais battus contre l’armée israélienne. Ils se sont beaucoup plus souvent affrontés à d’autres Arabes, que ce soit contre la Légion arabe jordanienne en 1970, ou l’armée syrienne et les milices chrétiennes pendant la guerre civile libanaise. Pour le reste, les faits d’armes de la lutte palestinienne ont surtout été des actions terroristes contre des civils ».

« De Munich en 1972 aux sui­cide bombers des années 2000, le principal résultat de cette «lutte armée» a été de discréditer la cause palestinienne, de renforcer le soutien international à ses adversaires, de faire disparaître presque entièrement le camp de la paix en Israël et de rendre plus difficiles les conditions de vie de la population palestinienne. Mahmoud Abbas a compris l’im­passe dans laquelle la «lutte armée» a conduit la cause palestinienne. En appelant les délégués du Fatah à reconnaître les erreurs commises en quarante ans d’existence de leur parti, il leur a aussi indiqué que d’autres méthodes de protestation que la lutte armée existaient. Sans avoir le charisme d’un Gandhi, ni l’éloquence d’un Martin Luther King, il doit convaincre les Palestiniens que ces méthodes pacifiques peuvent se montrer bien plus efficaces ».


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