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Publié par Dreuz Info le 14 août 2009

Vous le savez sans doute , Charles Enderlin a reçu officiellement les insignes de chevalier de la Légion d’honneur mercredi à Jérusalem.

Le journaliste, qui dirige depuis 1991 le bureau de France 2 à Jérusalem a fait partie de la promotion de la Légion d’honneur du 14 juillet.

A titre de commentaire, je vous mets en ligne un texte de Menahem Macina :

A propos d’une « légion d’honneur »: réflexions d’un jaloux, Menahem Macina

Certains n’ont pas apprécié que Charles Enderlin figure parmi les nombreux récipiendaires de la Légion d’honneur, au titre de « Chevalier ». Ce qui attend Charles et ce que Charles attend ne me concerne pas. Grand bien lui fasse. Je ne suis pas jaloux.

Non, moi, ce qui me fâche, c’est… d’avoir été laissé pour compte.

Après avoir scruté – sans trop y croire, mais le coeur battant tout de même – la liste des heureux élus, j’ai dû me rendre à l’évidence : mon nom n’y figurait pas.

C’est une énorme injustice, vous en conviendrez, je pense.

On se console comme on peut.

Au risque de tomber sous le coup de la critique adressée au Renard dépité, par La Fontaine (« ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats ! »), je me suis vipéreusement félicité de ne pas faire partie de cette confrérie, décidément si – et pas toujours bien – fréquentée, au point qu’on serait gêné d’en faire partie.

Finalement, j’ai partiellement apaisé mon amertume en pastichant méchamment un quatrain du célèbre « Blason« , du défunt et regretté Georges Brassens.

La malepeste soit de cette homonymie [*]

C’est injuste, Messire, et c’est désobligeant
Que ce morceau de roi de la chevalerie
Porte le même nom qu’une foule de gens… 


[*] Là, « con », ici, « chevalier ».

———————

Un mien ami franco-israélien, qui, lui non plus, n’a pas été admis dans ce gotha de la rosette, m’a recopié, avec une satisfaction à peine dissimulée, la liste de celles et ceux qui pour diverses raisons, ont refusé cette vanité, telle qu’elle figure dans l’article « Légion d’honneur » de Wikipedia.

Refus de la décoration

  • Le Curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, reçut la croix de chevalier de la légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rapporterait pas d’argent pour les pauvres. Malgré ce refus, la chancellerie de la légion d’honneur lui envoya la croix sans demander l’argent. En définitive, il ne la porta jamais mais elle fut posée sur son cercueil.
  • Jean Victor Marie Moreau se moquait de l’institution de la Légion d’honneur. Quelqu’un lui disait qu’on avait dessein de donner la croix, non seulement à ceux qui se seraient distingués par la gloire des armes, encore à ceux qui se seraient fait remarquer par leur mérite et par leur savoir. Il s’écria : « Eh bien ! je vais demander la croix de commandeur de l’Ordre pour mon cuisinier, car il a un mérite supérieur dans l’art de la cuisine. » (O’Meara.)
  • Les collaborateurs du Canard enchaîné se sont donné depuis toujours comme règle de refuser les décorations, au premier rang desquelles la Légion d’honneur (Pierre Scize, journaliste, sera renvoyé du journal en 1933 pour l’avoir acceptée).
  • Ils refusèrent la décoration : le dramaturge Népomucène Lemercier refusant de prêter serment à l’Empereur et à sa dynastie, La Fayette, le poète Jean-François Ducis (qui préférait « porter des haillons que des chaînes »), Mgr Maurice Jean Madeleine de Broglie, Gérard de Nerval, Nadar, George Sand (qui écrivit au ministre qui lui proposait la croix : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l’air d’une vieille cantinière ! »), Honoré Daumier (qui déclara : « Je prie le gouvernement de me laisser tranquille ! »), Littré, Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Maurice Ravel (qui refuse immédiatement cette distinction, sans donner de justification), Pierre et Marie Curie (Pierre, à qui l’on proposait la croix, rétorqua simplement : « Je n’en vois pas la nécessité »), Claude Monet, Georges Bernanos, Eugène Le Roy, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Antoine Pinay, Brigitte Bardot (qui est décorée en 1985 mais refuse d’aller la chercher), Catherine Deneuve, Claudia Cardinale.
  • Hector Berlioz, auquel l’État désargenté voulait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de verser les 3 000 francs promis, s’écria : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! ».
  • Des poètes anarchistes comme Jacques Prévert, Georges Brassens qui en fit une chanson ou Léo Ferré, qui a brocardé « ce ruban malheureux et rouge comme la honte ».
  • Geneviève de Fontenay, la présidente du Comité Miss France, qu’un sénateur de Savoie voulait proposer, l’a aussi refusée pour des raisons inverses : « C’est vraiment désacraliser le ruban que de le distribuer à n’importe qui… comme des médailles en chocolat. »
  • Distingué fin décembre 1997, l’écrivain Bernard Clavel a fait savoir qu’il refusait de recevoir la Légion d’honneur, préférant rester « dans le clan de ceux qui l’ont refusée ». Il a ajouté que son oncle Charles Clavel l’avait reçue parce qu’il avait abondamment versé son sang pour son pays dans une terrible guerre : « Je pense qu’il se retournerait dans sa tombe en me voyant porter le même ruban que lui. » C’est également le cas de Philippe Séguin, dont le père fut décoré de la Légion d’honneur à titre posthume lors de la Seconde guerre mondiale.
  • En 1949, le Ministère de l’Éducation nationale propose la décoration à Marcel Aymé. La réponse donnée par l’écrivain est restée célèbre. Il termine son article par ces mots : « … pour ne plus me trouver dans le cas d’avoir à refuser d’aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu’ils voulussent bien, leur légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens. »
  • Le sculpteur résistant René Iché, décoré comme chevalier pour 1914-1918, refusa la promotion d’officier en 1947 estimant que cette décoration perdait tout sens s’il la recevait en tant qu’artiste ou en tant que résistant pionnier de 1940.
  • Certaines personnes choisissent d’accepter la décoration mais refusent de la porter, par exemple Jean d’Ormesson, de l’Académie française qui déclarait : « Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise ».
  • Erik Satie écrit à propos du refus de la décoration par Maurice Ravel : « Ravel refuse la Légion d’honneur, mais toute sa musique l’accepte ».
  • De même, lorsque Aragon la refuse, Jacques Prévert, feignant la sévérité, lui dit : « C’est très bien de la refuser ; mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méritée ».
  • Edmond Maire la refusa en déclarant « Ce n’est pas à l’État de décider ce qui est honorable ou pas ».
  • Le 16 octobre 2006, le président de l’Organisation d’Éducation supérieure turque et ancien recteur de l’université Galatasaray, le Prof. Erdogan Teziç, a rendu la Légion d’honneur qu’il avait reçue le 17 septembre 2004 pour protester contre l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale française visant à pénaliser la négation du génocide arménien.
  • Le 2 janvier 2009, Michèle Audin, mathématicienne, fille du mathématicien Maurice Audin, refuse le grade de chevalier de la Légion d’honneur au motif de l’absence de réponse du président Sarkozy à la lettre ouverte envoyée par sa mère demandant que soit éclairci le mystère de la disparition de son mari et que la France assume sa responsabilité.
  • Le 5 janvier 2009, les journalistes politiques Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) ont annoncé refuser la décoration. « Rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense, en outre, que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction. »
    © Upjf
    avec Wikipedia

 

Mis en ligne le 14 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-16790-145-7-propos-legion-honneur-reflexions-jaloux-menahem-macina.html

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