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Publié par Dreuz Info le 26 août 2009

  

  

Le ramadan en Afghanistan, en Irak, au Nord Pakistan….
  

Michel Garroté

Mercredi 26 août 2009  –  6 Elul 5769

  

  

  
En Europe,  les journalistes non musulmans sont anti-judéochrétiens,  mais en revanche,  ils sont ramadanophiles. Dès le premier jour du ramadan,  en Europe,  les journalistes non musulmans anti-judéochrétiens ont commenté avec émotion l’entrée dans,  je cite,  le saint mois du ramadan.  Je note en passant que les changements de rythme alimentaire chez les Juifs et chez les Chrétiens en fonction de leurs calendriers respectifs,  non seulement ne soulèvent pas chez ces journalistes le même enthousiasme que le ramadan,  mais bien au contraire,  ces changements de rythme alimentaire sont tantôt passés sous silence,  tantôt tournés en dérision et assimilés à des imbécillités bibliques d’un autre âge.  Voilà pour les journalistes non musulmans anti-judéochrétiens en Europe.
  

  

  

  
A l’inverse,  les musulmans,  eux,  ne sont pas tous en extase à l’idée de dormir toute la journée et manger toute la nuit pendant un mois.  C’est par exemple le cas de Abdelwahab Meddeb qui enseigne la littérature comparée à l’université Paris-X-Nanterre. En 2002,   Abdelwahab Meddeb reçoit le Prix François-Mauriac pour ‘La maladie de l’islam’ et le Prix Max-Jacob pour son recueil de poésies ‘Matière des oiseaux’.  En 2007,  il reçoit le Prix international de littérature francophone Benjamin-Fondane pour ‘Contre-prêches’. Et que dit Abdelwahab Meddeb aujourd’hui ?  Il s’insurge contre le ramadan obligatoire :   » [A]ujourd’hui,  le jeûne est essentiellement un phénomène social.  Que les gens jeûnent ou pas ne regarde qu’eux.  Mais si c’est un jeûne coercitif,  violent,  et que celui qui jeûne méprise celui qui dé-jeune,  voire exerce sur lui une forme de police des mœurs,  il faut dire stop.  […]  Dans l’islam,  il y a un dit du prophète selon lequel si vous ne respectez pas la pratique,  faites-le en secret ».
  

  

  

  
« Cet aspect de la tradition est un peu hypocrite,  c’est l’esprit Tartuffe.  Or,  la modernité,  c’est de pouvoir dire «non».  Il faut que les gens puissent dire :  « C’est ma conviction et je la montre par un acte,  celui de jeûner ou non ».  La liberté de l’individu est le préalable à la liberté politique.  […]  Ce retour vers la pratique religieuse est le reflet d’une panique sur la question de l’identité,  de l’origine.  […]  L’air du temps en France comme ailleurs est au repli communautaire.  […]  J’ai une position très ferme sur le voile,  je ne le supporte pas,  mais j’essaie de comprendre.  Quand on me dit que le voile est parfois un choix,  je dis « certes »,  mais je continue de me méfier car ce que l’on croit être un choix peut être en réalité une servitude inconsciente.  Quand je discute avec certaines filles voilées,  je découvre parfois qu’il y a derrière une pression tue,  cachée,  et c’est cette pression-là qu’il ne faut pas accepter », conclut Abdelwahab Meddeb.
  

   

  

  

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