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Publié par Dreuz Info le 17 septembre 2009

   
  
  

  
  
Michel Garroté
  
  
Jeudi 17 septembre 2009  – 28 Elul 5769

  
  

Dans un sondage publié lundi 14 septembre 2009,  on apprend que – sous Sarkozy – 91% des Français estiment que rien ou presque n’a changé après un an de crise ;  et que 58% des Français tiennent le bilan global de Sarkozy pour négatif.  Les pourcentages précités ne varient guère selon qu’il s’agisse de Français de droite ou de Français de gauche.  Petit retour en arrière.

  
  

  
  

Il y a quelques petites années en arrière, le Cardinal Tauran avait rencontré Sarkozy lorsque celui-ci était venu au Vatican pour présenter son livre sur la laïcité. Le Cardinal Tauran avait alors rencontré Sarkozy, avec le Cardinal Secrétaire d’Etat de l’époque, le cardinal Angelo Sodano et avec l’Archevêque Giovanni Lajolo. Pendant cet entretien à quatre, ils avaient discuté de cette phrase d’Alexis de Tocqueville qui se trouve, en exergue, de le livre de Sarkozy : « C’est le despotisme qui peut se passer de la foi, pas la liberté ». Et ils étaient tombés d’accord – nous disait-on à l’époque – sur le fait qu’il s’agissait d’une phrase vraie qui vaut aussi pour la France et pour le monde d’aujourd’hui.

   
  

  
  

Dans son livre, Sarkozy avait écrit que les chrétiens ne devaient pas avoir honte de leur foi ;  et ne devaient pas avoir de complexe d’infériorité. Intéressante, aussi, la définition de la laïcité selon Sarkozy à l’époque :  « Je crois dans une laïcité positive, c’est-à-dire dans une laïcité qui garantit le droit de vivre sa propre religion comme un droit fondamental de la personne. La laïcité n’est pas l’ennemie des religions, au contraire, la laïcité est la garantie pour chacun de nous de croire et de vivre sa propre foi ». Pour les Catholiques pratiquants et pour les Juifs pieux,  et même pour les Catholiques de droite et pour les Juifs de droite en général, pratiquants ou non, pieux ou non, le discours sarkozique – de ce temps aujourd’hui revoulu – semblait plutôt séduisant.  Selon les analyses des sondages de l’époque, je veux parler de la période janvier – mai 2007, Sarkozy avait conquis la majorité des voix des Catholiques conservateurs et des Juifs conservateurs. Sarkozy, s’était déclaré, ouvertement, pour l’ordre et le respect de l’autorité. Il avait rappelé, que les citoyens, ont des droits, mais aussi des devoirs ; les Catholiques et les Juifs s’étaient manifestés particulièrement sensibles à ces deux points.

  
  

  
  

Concernant les USA et Israël, Sarkozy, à la même époque, faisait mine de se rendre compte (ou donnait l’impression de se rendre compte) que lorsqu’on voulait affronter des problèmes géopolitiques importants et délicats, comme ceux du Moyen Orient et de l’Asie centrale par exemple, il était préférable d’agir avec les USA et avec Israël. A écouter le Sarkozy de l’époque, c’était un bien que la France et l’Europe travaillent – tout en conservant leurs caractéristiques – en harmonie avec les USA et avec Israël. La France et l’Europe avaient une histoire, une identité propre ; mais elles ne devaient pas isoler les USA et Israël ;  voilà ce que semblait penser le candidat Sarkozy à L’Elysée. Et ce n’était pas un mystère, en 2007, que la France présidée par Jacques Chirac figurait parmi les plus grands opposants à la simple mention du fait chrétien dans la Constitution européenne. Dans son livre, Sarkozy semblait être favorable à la reconnaissance publique que l’Europe avait effectivement des racines chrétiennes.

   
  

  
  

On pouvait même penser qu’avec Sarkozy, la France cesserait d’oublier ou d’ignorer les nombreuses choses que l’Europe doit à l’Eglise :  les écoles,  les universités ;  et même la démocratie. Avec Sarkozy président,  la France cesserait d’oublier que le premier exercice de la démocratie directe était, et reste, l’élection du Père Abbé dans les monastères bénédictins, avec un vote secret. Voilà pour les fausses illusions de la campagne présidentielle de 2007 (j’admets très volontiers,  que face à Régolène Soyal,  nous n’avions guère le choix).

   
  

  
  

Quant à la suite,  tout le monde la connaît.  Le candidat,  devenu président,  pratiqua,  et pratique encore,  l’ouverture à gauche ;  mais sans véritable ouverture à droite (je veux ici parler des formations et mouvements de droite type CNI ou Révolution bleue ;  et non pas du Front Neandertal & Consorts).  Sarkozy nomma,  et nomme encore,  toute une série de reliquats de la gauche,  aux postes de Chargés de Mission,  et même,  de Ministres.  A l’automne 2007,  il invita,  pour 15 jours de vacances et de clowneries,  le dictateur bouffon libyen.  L’été 2008,  il invita le dictateur moustachu syrien à la Fête Nationale du 14 Juillet.  Dans une déclaration stupéfiante,  il plaça l’islamophobie (la peur du danger islamique radical et la peur des lois islamiques radicales) sur le même plan que l’antisémitisme (la haine du judaïsme).

  
  

  
  

Mais concernant les innombrables profanations,  passées et présentes,  de cimetières et de lieux de cultes juifs et chrétiens,  Sarkozy ne pipa (et ne pipe) mot,  ou presque.  Dans ses déclarations en présence de dignitaires saoudiens à Paris,  Sarkozy dépassa très largement le cadre de l’amitié protocolaire,  pour faire acte d’allégeance aux lois islamiques découlant de l’islam.  Il ne fit pas comme Chirac. Il fit pire que Chirac.  Sarkozy s’est dès le début ouvertement – et résolument – déclaré favorable au candidat illusionniste Barack Hussein.  Sarkozy a fait,  et il fait encore,  une fixette obsessionnelle sur la création urgentissime – et à n’importe quel prix – d’un « Etat palestinien » gouverné par les maffieux du Fatah.  Comme si la France actuelle – déficitaire et endettée jusqu’au cou – était en mesure de jouer dans la Cour des Grands,  et de faire ainsi partie des acteurs majeurs de la destinée d’Israël.

  
  

  
  

Et enfin,  cerise sur le gâteau,  Sarkozy a épousé une millionnaire gauchiste qui,  sur l’oreiller,  lui indique le people qu’il doit fréquenter.  En France,  comme ailleurs,  nous sommes habitués au fait qu’il y a une différence de degré entre,  d’une part,  le discours du candidat présidentiel ;   et d’autre part,  l’action de ce même candidat,  une fois qu’il a été élu.  Mais en l’espèce,  il s’agit d’une différence,  non pas de degré,  mais de nature.  Au lieu d’être portés au pinacle annoncé,  nous voici au fond des abysses de l’étatisme ruineux et du blabla fanfaron.  Hors de France,  à New York,  Londres,  Francfort et ailleurs,  les médias raillent sans retenue les Français et leur adolescent de président.  La grandeur retrouvée de la France,  ce n’est pas pour demain.

  
  

  
   
   
  

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