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Publié par Dreuz Info le 1 octobre 2009

L’Iran  est devenu véritablement dans  l’œil du Cyclone  depuis que les forces armées iraniennes ont réalisé ce lundi avec succès un tir de missile Shahab-3, ayant une portée de 2 000 kilomètres, donc capable d’atteindre Israël, dans le cadre d’un exercice. Cet exercice intervient quelques heures  seulement après que les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime iranien, aient effectué des tirs de missiles à courte et moyenne portée à l’occasion d’exercices militaires appelés «Grand prophète 4»

 

Les forces armées iraniennes ont procédé aussi avec succès au tir d’un missile Sejil à deux étages d’une portée de 2.000 km, dans le cadre d’un exercice militaire. C’est  la première fois d’ailleurs  que les Gardiens de la révolution  testent  un missile à deux étages utilisant du combustible solide lors d’exercices militaires. Ce nouveau tir fait suite à des essais de missiles de courte et moyenne portée durant le week-end.

 

Les tirs de missiles, à longue portée par l’Iran, ont stimulés une large inquiétude au niveau international. Celles-ci interviennent à un moment d’intenses tensions avec l’Occident sur le programme nucléaire de la République islamique. Tout cela va de même avec la découverte que l’Iran cachait une deuxième usine d’enrichissement d’uranium sous une montagne près de Qom .Une découverte qui a suscitée cette semaine un tollé international.

 

Téhéran doit vraisemblablement devoir prendre en considération une possible frappe chirurgicale contre son usine souterraine d’enrichissement comme un coup de semonce si son défit devrait se poursuivre. En particulier, les puissances mondiales ont exigé cette semaine que l’Iran ouvrent tous ses installations nucléaires et programmes à l’inspection internationale intégrale et immédiate. Ne pas le faire pourrait entraîner davantage de colère  contre le régime des mollahs.

 

Les Occidentaux ont sommé l’Iran de faire toute la lumière sur ses activités nucléaires à la réunion du 1er octobre à Genève avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et l’Allemagne), faute de quoi il ne pourra plus échapper à de nouvelles sanctions.

 

Face à cette escalade, Israël et des puissances occidentales n’ont par ailleurs pas exclu l’option militaire face au risque d’un Iran nucléaire. Ils s’inquiètent du programme balistique de l’Iran, accusent aussi Téhéran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

 

La révélation de l’existence d’un second site d’enrichissement d’uranium en Iran a de quoi relancer le débat sur un front unit contre l’Iran, soupçonné depuis  longtemps de développer ses activités nucléaires à des fins militaires. L’Etat hébreu craint  surtout que l’Iran ne puisse, à la faveur d’atermoiements, déménager ses centrifugeuses du site proche de Qom avant une visite sur place des inspecteurs de l’AIEA.

 

La découverte d’un second site d’enrichissement pousse aussi  l’Etat hébreu à envisager de plus en plus sérieusement l’option militaire. Les révélations sur ce second site d’enrichissement nucléaire en Iran prouvent sans le moindre doute que ce pays veut s’équiper de l’arme atomique.

 

Malgré l’opportunité  d’une solution diplomatique  offerte à l’Iran durant la réunion du 1er octobre prochain, Israël n’écarte toutefois pas l’option militaire. Les plus hauts responsables américains se sont récemment succédé à Jérusalem, notamment le secrétaire à la Défense, Robert Gates, le chef d’état-major interarmées, l’amiral Michael Mullen et le chef de la CIA, Léon Panetta.

 

Israël a procédé aussi en mai 2009  à un exercice à grande échelle simulant une attaque de missiles iraniens. Israéliens et Américains doivent mener prochainement des grandes manœuvres. En juin dernier, un sous-marin israélien de la classe Dauphin a, pour la première fois, franchi le canal de Suez pour mouiller en mer Rouge.

 

Une attaque militaire d’Israël contre l’Iran, pour contrecarrer ses velléités à détenir l’arme nucléaire, reste toujours à l’ordre du jour. Si les efforts diplomatiques pour stopper Téhéran échouent, alors il ne reste plus pour lui qu’un obstacle – la menace ouverte par Israël de détruire les sites nucléaires de Téhéran avant qu’il ne puisse parvenir à la bombe atomique.

 

Le vice-président américain Joe Biden avait déclaré le 6 juillet dernier  que les États-Unis ne feraient pas obstacle à Israël, si l’État hébreu jugeait nécessaire une action militaire en vue d’éliminer la menace nucléaire iranienne. Les États-Unis « ne peuvent pas dicter à un autre pays souverain ce qu’il peut ou ne peut pas faire », avait souligné M. Biden sur la chaîne de télévision ABC. L’État hébreu peut déterminer par lui-même « ce qui est dans son intérêt et ce qu’il décide vis-à-vis de l’Iran ou tout autre pays ».

 

 

Début juillet 2009,  Mike Mullen, Chef de l’état major interarmées s’est exprimé au Centre d’études internationales et stratégiques, lors d’un discours sur les défis militaires rencontrés au Moyen-Orient, en coordination avec l’ambassade des Émirats arabes unis.

 

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré le 15 juillet dernier que les Etats-Unis « protègeront leurs amis ». C’est un message ferme à l’Iran « Vous ne devez pas considérer l’ouverture des Etats-Unis au dialogue comme un signe de faiblesse que vous pourriez exploiter. Si besoin est, nous n’hésiterons pas à protéger nos amis et nous-mêmes grâce à l’armée la plus puissante du monde ».

 

 

Dans son discours, Mme Clinton a lancé un ultimatum sans équivoque aux dirigeants iraniens les appelant à « rejoindre la communauté internationale en devenant un membre responsable ou continuer sur la pente qui mènera l’Iran à l’isolement ». « Ni le président ni moi ne nous faisons d’illusion en pensant que le dialogue direct avec l’Iran est une garantie de réussite. Nous comprenons toutefois l’importance qu’il y à tenter d’établir des contacts avec l’Iran ».

 

Le secrétaire d’Etat à la Défense Robert Gates a déclaré  aussi que les Etats-Unis s’attendaient à recevoir des réponses iraniennes  précises sur les inquiétudes autour  du programme nucléaire. « La proposition du Président Obama à l’Iran pour clarifier sa position  n’est pas illimitée dans le temps », a-t-il déclaré le 28 juillet dernier.

 

 

Il s’est avéré qu’Israël et les Etats-Unis s’étaient largement rapprochés sur la question du nucléaire iranien.  Si au départ les Américains pensaient que seule la diplomatie permettrait de résoudre le problème iranien, maintenant ils comprennent que c’est un peu plus compliqué et qu’il faudrait peut-être chercher une voie différente. Les tirs de missiles, à longue portée par l’Iran et la découverte  d’une deuxième usine d’enrichissement d’uranium sous une montagne près de Qom ont rapprochés les points de vues des israéliens et des américains quant à l’attitude future à adopter face à Téhéran.

 

 

À Washington, l’humeur à l’égard de l’Iran est en train de changer à vive allure. Le président Obama subit chez lui des attaques de plus en plus concentrées, venues d’un Parti républicain prompt à lui reprocher sa « faiblesse » et sa « naïveté » dans le domaine international. «L’ouverture, c’est bien beau, mais il faudrait qu’elle commence à produire des résultats», lui assènent ses opposants.

 

Le régime islamiste de Téhéran n’a rien fait pour saisir la main tendue de Barack Obama, qui proposait la réintégration de l’Iran dans le concert des nations (avec, à la clé, la levée de toutes les sanctions imposées par l’ONU, l’abandon de la doctrine Bush du «changement de régime», et le rétablissement de relations diplomatiques et commerciales normales avec l’Amérique), en échange de garanties iraniennes quant au caractère strictement civil de son programme de recherche.

 

Dès avant les élections présiden­tielles du 12 juin, Ahmadinejad avait déclaré «clos» le dossier nucléaire de son pays, montrant ainsi qu’il n’était pas question d’en négocier les tenants et les aboutissants avec Washington. Sans l’avouer au monde, l’Iran veut la bombe atomique.

 

La révélation de l’existence d’un second site d’enrichissement d’uranium en Iran peut aussi rendre les responsables américains moins virulents dans le dossier des implantations juives en Judée Samarie. L’Administration américaine ne peut pas à la fois exiger du gouvernement israélien le gel de l’expansion naturelle des implantations  et interdire à l’État juif de se préparer à répondre à la menace existentielle contenue dans  les manœuvres  des Gardiens de la révolution et  les propos du président iranien.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pourra ainsi  se consacrer  entièrement aux efforts internationaux pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et il aura moins de pressions exercées sur sa coalition gouvernementale.

 

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

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