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Publié par Dreuz Info le 22 octobre 2009

  
   
  

   
  
  
Michel Garroté
  
  
Jeudi 22 octobre 2009 – 4 Heshvan 5770
  
  
J’ai déjà expliqué plusieurs fois, par écrit, les raisons pour lesquelles je ne soutiens pas – actuellement – Sarkozy. Depuis peu, j’ai trois raisons supplémentaires, de ne pas le soutenir. La première raison, c’est que Sarkozy a confié notre culture à un pédophile. La seconde raison, c’est qu’il veut confier une fonction économique importante à un jeune blanc bec qui ne cesse de rater ses études, je veux parler de Sarkozy Fils, prénommé Jean. La troisième raison, c’est que Sarkozy a instauré, notamment au plan médiatique, un régime que les politologues avertis qualifient, à juste titre, de népotisme.
  
  
A ce propos, je viens de lire sur webtelelibre.levillage.org :
« Pour se faire une idée de l’impartialité du monde médiatique à l’égard de Nicolas Sarkozy, il suffit de consulter le bottin : Martin Bouygues (TF1, LCI, Metro, TMC, RTL 9, NT1…), Arnaud Lagardère (Europe 1, BFM, MCM, Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Le Monde, Le Parisien), Vincent Bolloré (Direct Soir, Matin Plus, Direct 8), Bernard Arnault (Les Echos, Investir, Radio Classique…), Serge Dassault (Le Figaro, Valeurs Actuelles), Alain Weill (RMC, BFM, BFM TV, La Tribune), François Pinault (Le Point, Companynews…). Tous ceux-là sont proches, voire très proches, de Nicolas Sarkozy. Concernant l’audiovisuel public ? Pas mieux, depuis que le président s’est accordé le pouvoir de vie et de mort sur les présidents de France Télévisions et de Radio France, allant jusqu’à nommer lui-même le président des chaînes (cf Philippe Val à France Inter), ce qui lui est légalement impossible ».
  
  
« Comme si cela n’y suffisait pas, le gouvernement a sorti le carnet de chèques.
600 millions d’euros sur trois ans pour « aider » la presse papier, et ses patrons, un peu. Clap-clap-clap, tout le monde applaudit. Car qui pourrait penser une seconde que Nicolas Sarkozy a une idée derrière la tête, hein qui ? Pas son genre… Pas son genre non plus de vouloir bâillonner l’AFP, en entrant à son capital, alors que l’agence était jusqu’à présent protégée (sur le papier tout du moins) par un statut unique en son genre. Et ceux qui l’accusent d’avoir fait virer Genestar de Paris-Match, Espérandieu du JDD, d’avoir censuré un bouquin brisant le mythe « Cécilia », de vouloir éjecter la direction de France 3, de Radio France, de France Inter, de souhaiter reprendre la main sur l’AFP … sont certainement des jaloux », conclut webtelelibre.levillage.org.
  
  
Au vu de ce qui précède, on serait tenté de sombrer dans le désespoir, tout au moins pour ce qui concerne l’avenir de la France. Et cependant, en ce qui me concerne, il n’est pas question de désespoir. Car dans mon cas particulier, il s’agit d’abord du travail des idées. Et ensuite seulement, des questions politiques. Or précisément, en matière de travail des idées, je n’ai aucune raison de désespérer, bien au contraire.
  
  

  
  
Ainsi, ai-je lu, pas plus tard que ce matin, dans un article intitulé « La grandeur d’Irving Kristol », Guy Millière qui, sur Metula News Agency, hier mercredi 21 octobre, écrit notamment ceci (extraits) : « Le 18 septembre dernier a disparu l’un des penseurs les plus importants de la deuxième moitié du vingtième siècle. (…) Irving Kristol est venu de la gauche, à laquelle il a appartenu, dans sa jeunesse, par esprit de générosité et par la volonté que le monde devienne meilleur. Il s’est éloigné d’elle, parce qu’il a compris que la générosité telle que proclamée par la gauche n’était qu’un mot vide de sens, et que la seule possibilité de voir émerger un monde meilleur était de combattre la perversité qui se cachait sous le vide d’idées, par lesquelles il a été lui-même, un temps, trompé. Il n’a pas forgé le mot « néo-conservatisme » (celui-ci est dû à la plume du socialiste Michael Harrington), mais, dès lors que celui-ci se trouva mis en circulation, il le reprit à son compte, lui donna du corps, notant que les néo-conservateurs étaient des « gens de gauche qui s’étaient fait agresser par la réalité », et il mena, avec plus d’ardeur et de détermination encore, ce qui fut le combat de toute une vie ».
  
  
« Dans un livre appelé Two Cheers for Capitalism, paru en 1978, Kristol souligne la valeur fondamentale du capitalisme, car celui-ci fonctionne très simplement et permet de créer de la richesse. Kristol y souligne aussi que le capitalisme est indissociable de la liberté personnelle. (…) « L’analyse économique », conclura-t-il, doit aller de pair « avec une philosophie politique et morale, et avec une pensée religieuse ». La philosophie politique et morale qui devra se trouver affirmée pour se garder des us et abus devra être celle du libéralisme classique, du conservatisme au sens que le mot prend dans le contexte anglais et américain, où il renvoie à un vaste corpus où coexistent John Locke et Edmund Burke, Friedrich Hayek et Leo Strauss. La pensée religieuse sera celle de l’héritage juif et chrétien, qui forme l’humus de la civilisation occidentale. Dans d’innombrables articles qu’il écrira lui-même (…) Kristol élaborera, avec une précision et une rigueur toujours plus aiguës, une critique des ennemis de cette philosophie politique et morale. A partir des années soixante, il y associera sa pensée religieuse. Il sera l’un des ennemis les plus résolus de l’instillation de fragments de socialisme dans la société américaine et de la prétention récurrente, par les adeptes de ces fragments de socialisme, d’utiliser leur accession au pouvoir politique pour procéder à cette instillation ».
  
  
« Il sera l’un des premiers à combattre ce qui s’appellera, aux États-Unis, la « nouvelle classe », celle constituée de ces intellectuels prétendant faire avancer une « contre-culture ». (…) Irving Kristol contribuera très largement à modeler le visage du conservatisme moderne américain. Il sera pour beaucoup dans la victoire de Ronald Reagan en 1980 et dans la « révolution reaganienne », qui marquera les États-Unis et le monde dans les années 1980. Ses idées imprégneront le conservatisme des années où George Walker Bush sera à la Maison Blanche. Elles placeront la gauche américaine sur la défensive pendant plusieurs décennies et contribueront à l’éloigner du pouvoir, de la fin de la présidence de Lyndon Johnson, en 1964, au commencement de la présidence Obama en 2009. La présidence Carter fut une forme d’accident de l’histoire, suite au Watergate et à la débâcle vietnamienne ; quant à Bill Clinton, il s’est vite éloigné des tentations de glisser dans une direction qui lui semblera suicidaire et devra, de toute façon, gouverner avec un Congrès à majorité républicaine, pendant six années sur les huit qu’a duré sa présidence. Irving Kristol ne cessera de rappeler que le néo-conservatisme n’est pas un dogme, mais au contraire l’ennemi de tous les dogmes et n’est qu’une mouvance constituée de penseurs libres, indépendants, souverains sur leurs propres réflexions ».
  
  
« Se concevant lui-même comme un entrepreneur dans le domaine des idées, tout autant que comme un penseur, Irving Kristol permettra que bien d’autres que lui élaborent et énoncent leur pensée. La mouvance néo-conservatriceeeee verra ainsi s’agréger à elle Daniel Bell et Nathan Glazer, co-fondateurs de The Public Interest. Elle assistera au ralliement de Norman Podhoretz, mais aussi à ceux de James Q. Wilson, Seymour Martin Lipset, Charles Murray, Thomas Sowell, Stephan et Abigail Thernstrom. (…) Dans les années 1970, le néo-conservatisme s’est intéressé à la politique étrangère. Défendre le capitalisme démocratique et la liberté dans les sociétés libres est apparu à un nombre croissant de membres de la mouvance comme indissociable d’un combat plus large contre les ennemis du capitalisme démocratique et de la liberté sur la planète. L’idée qu’il était possible que coexistent durablement des sociétés libres et des sociétés soumises au joug totalitaire est apparue sans fondement à ses membres, dès lors que, par définition, les totalitaristes veulent tout et sont expansionnistes et bellicistes. Le « réalisme », défendu par des hommes tels qu’Henry Kissinger à l’époque, leur a semblé devoir être défini comme immoral et, à terme, suicidaire ».
  
  
« La nécessité de repenser le monde à la lumière des principes éthiques qui imprégnaient leur vision des sociétés libres s’est imposée à eux. Leur objectif a été, à partir de là, non pas d’épandre la démocratie par la guerre, comme le disent des diffamateurs simplistes, mais de lutter contre toute forme de totalitarisme, de refuser activement les avancées totalitaires, de réfuter les discours qui les sous-tendent, et de contribuer, de toutes les façons possibles, à l’avancée de la liberté sur la terre. Ont rejoint le néo-conservatisme sur ces bases Paul Wolfowitz, Douglas Feith, Richard Perle, eux-mêmes venus de la gauche et qui ont suivi, génériquement, la même trajectoire qu’Irving Kristol. Puis Elliott Abrams, John Bolton, Robert Kagan. L’effondrement de l’empire soviétique, en 1991, peut être considéré comme ayant été leur œuvre, tout autant que celle de Ronald Reagan, car, n’en déplaise là encore aux diffamateurs simplistes ou aux vecteurs d’analyses non-dégrossies, l’empire soviétique ne s’est pas effondré tout seul, et il y avait, sous l’administration Reagan, une stratégie, magistralement exposée dans le livre de Martin Anderson, Revolution ».
  
  
« Après l’effondrement de l’empire soviétique, certains exprimèrent que le néo-conservatisme, en politique étrangère, avait accompli ce qu’il avait à accomplir et appartenait désormais au révolu. Les néo-conservateurs expliquèrent, pour leur part, que le danger totalitaire avait simplement changé de forme et de visage, mais persistait. Ce danger, ont-ils dit, prend la forme des États voyous, des dictatures plus ou moins imprégnées de dogmes fanatiques, et de l’islam radical. Ils ont rédigé un ouvrage collectif destiné à expliquer ce point de vue, appelé Present Dangers (« Dangers actuels »), publié sous la direction de Robert Kagan et de Bill Kristol, fils d’Irving, et directeur du magazine The Weekly Standard. L’ouvrage porte les signatures, entre autres, de Paul Wolfowitz, Richard Perle, Donald Kagan ou William Bennett. Suite aux attentats du onze septembre 2001, leurs analyses ont constitué l’armature de ce qu’on a appelé la doctrine Bush. Celle-ci, prolongement de la doctrine Reagan des années 1980, a constitué la base de la politique étrangère des États-Unis de 2001 à 2009, quand bien même la défaite républicaine aux élections de 2006 a impliqué des infléchissements. Il se dit à nouveau que le néo-conservatisme en politique étrangère est obsolète, et il s’ajoute qu’il est discrédité ».
  
  
« La gauche américaine, que le néo-conservatisme tel qu’impulsé et promu par Irving Kristol avait placé sur la défensive, est revenue en force avec l’élection de Barack Obama et son entrée à la Maison Blanche. La disparition d’Irving Kristol peut sembler une forme de point final à une trajectoire de plus de cinquante années. Je ne pense pas que ce soit le cas. Malgré un prix Nobel de la paix qui semblera très vite, je le gage, n’être qu’une misérable plaisanterie et une façon très maladroite de faire pression sur le peuple et le gouvernement américains, il commence à devenir flagrant que les fausses naïvetés, le défaitisme actif et les aveuglements dogmatiques de l’administration Obama conduisent vers des impasses et des revers cinglants, voire catastrophiques. Des défaites auxquelles il faudra répondre, et pour lesquelles se contenter du statu quo ne suffira pas, mais qui impliqueront, au contraire, des changements drastiques. Ni la mièvrerie de pacifistes en carton-pâte, ni le cynisme de réalistes néo-kissingériens, ne sont à la hauteur des défis incarnés par l’Iran de Khamenei et Ahmadinejad, par la Russie de Poutine et Medvedev, par le Venezuela d’Hugo Chavez, par l’offensive islamiste en Afghanistan et au Pakistan, par la dissémination persistante de l’islam radical ».
  
  
« Seul le néo-conservatisme fournit des réponses claires, pertinentes et à même d’articuler une stratégie digne de ce nom. Seul, il permettra de surmonter les épreuves qui se profilent ». (Fin des extraits de l’article de Guy Millière sur Metula News Agency).
  
  

  
  
Pour ce qui me concerne, je n’ai pas oublié que si notre communauté de pensée, en 2007, a soutenu Sarkozy, c’est principalement – et précisément – parce que son discours électoral avait, alors, l’apparence, et même le goût, du néo-conservatisme. Sur tout ce qui s’est produit depuis, ou plutôt sur tout ce qui ne s’est pas produit depuis, je ne m’étendrai pas ici et maintenant. En revanche, je réfléchis, déjà, aux présidentielles françaises d’avril et mai 2012. Et donc à la campagne qui débutera, en France, en novembre 2011. Je réfléchis, aussi, aux présidentielles américaines de novembre 2012. Et donc à la campagne qui débutera, aux USA, en janvier 2012.
  
  
Pour les USA, je suis certain à 90% que Obama ne sera pas réélu une deuxième fois. Et je suis certain à 90% que la Républicaine Sarah Palin entrera à la Maison Blanche en janvier 2013. Pour la France, en revanche, je ne suis sûr de rien. Ce qui concrètement signifie que Sarkozy pourrait être élu président une deuxième fois en mai 2012. Sachant que la campagne, en France, débutera en novembre 2011, il nous reste deux ans pour défendre et valoriser le néo-conservatisme à travers l’Hexagone. Je ne pense pas que l’actuel président régent sarkosocialiste deviendra – par magie et non par miracle – sarkonservateur en 2012. Mais je n’exclus pas que d’ici novembre 2011, un homme néo-conservateur ou une femme néo-conservatrice fasse irruption sur la scène électorale française. Sur ce qui motive, en moi, cette pensée, je reviendrai ultérieurement.
  
Michel Garroté
   
   
  
  

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