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Publié par Dreuz Info le 21 novembre 2009

C’est sur les décombres de leur rêves d’extermination des Juifs en juin 1967 que les nations arabes ont pensé puis fabriqué patiemment le mythe du peuple palestinien avec la complicité de ceux, en Europe surtout, qui méditaient, vingt ans seulement après la création de l’Etat d’Israël, de reprendre aux Juifs la maîtrise de leur destin.

Et depuis plus de quatre décennies, la conscience du monde, inlassablement subvertie pour réparer la prétendue tragédie de ce peuple palestinien fantasmé, est sommée de contraindre Israël à restituer ainsi à l’Islam humilié ses chaussures et son honneur perdus dans les dunes du Sinaï et les quartiers orientaux de Jérusalem comme sur les hauteurs du Golan et les collines de Judée et de Samarie.


Les rêves de revanche misérablement ensablés dans la guerre de Kippour allaient peu après migrer à l’ONU pour y accoucher de la résolution 3379 du 10 novembre 1975 et valider une équation avilissante pour ses auteurs entre sionisme et racisme qui résistera
pourtant seize longues années aux assauts de la décence et de la raison.

Plus tard encore, la Loi de compétence universelle, les Conférences contre le racisme Durban I et Durban II ou la saisine de la Cour internationale de justice à propos de la barrière de protection venaient souligner cette volonté des ennemis de l’Etat d’Israël d’extraire le conflit de son expression militaire dans laquelle ils comprenaient ne pouvoir le vaincre.


Aujourd’hui, c’est la mémorable tripotée infligée aux terroristes du Hamas et à leurs parrains iraniens pendant l’opération Cast Lead en décembre et janvier derniers qui a inspiré à un Conseil des droits de l’homme inféodé à la cause palestinienne, l’ambition de déplacer à nouveau la guerre là seulement où désormais Israël peut ne pas la gagner, les Nations Unies encore et son Conseil de sécurité d’abord, et la Cour pénale internationale ensuite.

Le rapport Goldstone, qui dresse un parallèle infâmant entre des barbares qui s’enorgueillissent de massacrer des enfants et une démocratie qui revendique le droit, accordé à toute autre nation, de s’en défendre, sert l’objectif d’instruire, dans les prétoires mais sur la scène médiatique mondiale surtout, le procès de la légitimité de cet Israël rhabillé en Juif des nations.

C’est pour échapper à la menace de ce rapport et à ses conséquences potentiellement aussi délétères que celles de la résolution 3379, que la diplomatie israélienne s’était, en vain hélas, employée à le confiner dans l’enceinte discréditée de ce Cons ????neil des droits de l’homme où nul auparavant ne s’était ému des milliers d’engins ciblant délibérément depuis Gaza les populations civiles du Néguev occidental.

Certes, le veto américain pour empêcher l’adoption du rapport Goldstone au Conseil de sécurité de l’ONU s’il devait y être débattu, reste encore l’hypothèse la plus vraisemblable, même si Israël pourrait bien devoir payer une administration Obama, notoirement peu en phase avec son homologue israélienne, d’un prix exorbitant.


Si toutefois ce rapport franchissait cet obstacle et pouvait alors remonter jusqu’à la Cour pénale internationale pour y dire, là dans cette Europe où flottent encore les cendres des Juifs abandonnés sans défense à leurs bourreaux dans l’indifférence ou la jubilation, le droit d’Israël à exister et condamner ses enfants pour le crime de se défendre, voilà qui devrait torturer la conscience des nouveaux inquisiteurs, s’ils en ont encore une…

Mais bien avant l’adoption automatique du rapport Goldstone à Genève, plus de mille poursuites avaient déjà été accumulées dans le monde contre les responsables politiques et militaires israéliens en charge des affaires de sécurité.

Si l’Etat d’Israël maîtrise désormais tous les paramètres de sa sécurité « physique », il apparaît qu’il n’a en revanche pas encore élaboré de réponse médiatique et légale appropriée à cette guerre judiciaire qui pervertit le droit pour questionner sa légitimité à être ce qu’il est, là où il est.

Les personnalités israéliennes visées sont dès lors instruites d’éviter certains pays qui, parce qu’ils ne se commandent pas de contrarier efficacement ces actions, contribuent à la mise en œuvre d’un processus de ghettoïsation d’Israël que le rapport Goldstone accentuera d’autant plus vite que trois magistrats seulement composent, à ce jour, le pool chargé à Jérusalem d’en prévenir les effets.

Alors, avant qu’un de ces responsables ne comparaisse un jour devant des juges suédois, norvégiens, espagnols ou britanniques, puissent les voix de la raison dénoncer partout l’humeur de ce temps qui moque aussi impudemment la décence et incline sans vergogne à discriminer une démocratie avant de l’offrir en sacrifice à ses agresseurs.

Isaac Franco, Bruxelles – Novembre 2009/ Primo-info

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