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Publié par Dreuz Info le 1 décembre 2009

L’Iran maintient une attitude de défi sur son programme nucléaire controversé, se disant déterminé à poursuivre ses activités d’enrichissement d’uranium, malgré un rapport critique de l’AIEA et l’accumulation des pressions de Washington, mais aussi Pékin et Moscou.


Selon la télévision iranienne, l’agence locale de l’énergie atomique lancera sous deux mois la construction de dix nouvelles usines d’enrichissement d’uranium, « pour assurer les besoins d’électricité du pays ».


A ce jour, l’Iran dispose de deux usines d’enrichissement d’uranium. Une à Natanz, où chaque mois les centrifugeuses iraniennes produisent quelques dizaines de kilos de combustibles, et une à Fordo, près de la ville sainte de Qom, un site en chantier dont l’existence n’a été révélée qu’en septembre dernier. Des inspecteurs de l’ONU ont visité le site le mois dernier après que l’Iran a reconnu son existence en septembre.

 

Le gouvernement du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a ordonné ce dimanche 29 novembre  à l’Agence iranienne de l’énergie atomique de lancer les travaux de construction sur cinq sites déjà choisis pour des usines d’enrichissement d’uranium et de commencer à chercher des sites pour cinq autres usines, selon la télévision.


L’Iran projette de produire 20.000 mégawatts d’énergie nucléaire générée grâce à ces nouvelles usines, qui seraient de la même taille que celle de Natanz (centre).


« Pour produire 20.000 mégawatts nous aurions besoin de 500.000 centrifugeuses avec la capacité actuelle. Mais nous avons conçu de nouvelles centrifugeuses d’une capacité supérieure », a dit M. Ahmadinejad.


« Nous devons atteindre le niveau pour produire entre 250 et 300 tonnes de combustible par an dans le pays », a-t-il ajouté.


Le chef de l’Agence iranienne de l’énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a indiqué que cette décision était « une réponse ferme à la mesure scandaleuse du 5+1 (six grandes puissances) lors de la dernière réunion de l’AIEA ».


Nous sommes attachés à nos droits comme à nos obligations internationales », a-t-il affirmé.


Chaque usine pourra « produire du combustible pour une centrale nucléaire comparable à celle de Bouchehr », a-t-il précisé, en référence à la centrale de 1.000 mégawatts en construction dans le sud du pays.


Il a ajouté que ces usines seraient construites « au coeur des montagnes » et « dans plusieurs endroits en Iran (…) pour prendre en compte leur sécurité en cas d’attaque ».


Visé par cinq résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant qu’il suspende l’enrichissement d’uranium, l’Iran lance donc un nouveau défi à la communauté internationale en annonçant la construction de dix usines d’enrichissement supplémentaires. De quoi relancer les inquiétudes de ceux qui, en Occident, soulignent que Téhéran produit du combustible avant même d’avoir construit une seule centrale nucléaire… et qu’on peut donc s’interroger sur la nature réelle de ce programme officiellement civil.


Les États-Unis et ses alliés ne voient pas d’un très bon oeil les nouvelles constructions. Ces derniers pourraient sévir si Téhéran continuait ses activités nucléaires.


Cette annonce intervient également au moment où Mohamed El-Baradei quitte la direction de l’AIEA sur un échec. Il aura passé douze ans à la tête de l’agence pour arriver, de son propre aveu, au point mort. L’AIEA se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de statuer sur la nature pacifique du programme nucléaire iranien.



L’autre annonce fracassante concerne l’enrichissement d’uranium à hauteur de 20%. Le gouvernement iranien va examiner lors de sa réunion mercredi 2  décembre 2009  la possibilité de produire de l’uranium enrichi à 20%, a déclaré le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, cité par le site Internet de la télévision publique.


L’Iran produira lui-même le combustible nucléaire nécessaire au fonctionnement de son réacteur de recherche si la communauté internationale ne lui en procure pas, a affirmé samedi un haut responsable religieux iranien.

Si Téhéran se lançait dans cette opération, afin d’alimenter son réacteur de recherche médical, il enterrerait définitivement la proposition occidentale d’enrichissement à l’étranger de ce matériau, et il accomplirait un nouveau progrès technologique susceptible lui aussi de nourrir les inquiétudes de la communauté internationale



Ces annonces surviennent peu après que le Parlement a exprimé la volonté de voir l’Iran réduire sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, en riposte à la résolution de l’agence onusienne. Au Parlement, 226 députés sur 290 ont cosigné une lettre réclamant du gouvernement « un plan rapide visant à réduire le niveau de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique ».


Dans leur lettre, les députés accusent  d’ailleurs l’AIEA de pratiquer une politique « de deux poids, deux mesures » et accusent le président américain Barack Obama de « suivre le même chemin » que son prédécesseur George W. Bush.       

 

Ces mesures viennent  notamment après que l’AIEA a durci sa position envers Téhéran. L’AIEA vient d’adresser ses plus virulentes critiques à l’Iran, accusé d’avoir caché à l’Agence internationale de l’Energie atomique ses installations nucléaires, notamment la construction d’une importante usine d’enrichissement à proximité de la ville sainte de Qum. Celles qui sont situées dans les environs de Qum seraient reliées entre elles par de profonds tunnels où peuvent circuler des véhicules de gros gabarit.



L’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) a appelé l’Iran à suspendre immédiatement la construction d’un site d’enrichissement de l’uranium dont Téhéran a récemment reconnu l’existence, et à coopérer davantage pour résoudre toutes les questions en suspens liées à son programme nucléaire. Jamais, depuis février 2006, l’AIEA n’avait émis de mise en garde aussi sévère contre Téhéran, avec les voix de la Russie, de la Chine et de nombreux autres pays qui ne font pas partie de l’Occident.



Dans une résolution adoptée le 27 novembre 2006 à Vienne, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a appelé  l’Iran à clarifier quel est l’objectif du site d’enrichissement situé à Qom. La résolution intervient un mois après la présentation d’une offre à l’Iran lui proposant d’échanger son uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche médical.  Mais l’Iran a rejeté cette offre, demandant un échange simultané sur son territoire, une contre-proposition refusée par l’AIEA.

 

Le Conseil National de la Résistance Iranienne en exil avait averti l’AIEA des travaux menés clandestinement par l’Iran et affirmé, à maintes reprises, que la République islamique développait son programme nucléaire dans des installations souterraines. La résistance iranienne a regretté, début novembre, que l’AIEA ait toujours refusé de prendre au sérieux ses avertissements, laissant à l’Iran le temps de progresser dans son programme nucléaire.



Depuis le début de la crise, les Etats-Unis et Israël n’ont pas écarté la possibilité d’une action militaire contre Téhéran. Réagissant aux annonces de Téhéran, la Maison Blanche a prévenu dimanche que « le temps presse pour que l’Iran réponde aux inquiétudes grandissantes de la communauté internationale sur son programme nucléaire ». Berlin et Londres, également engagées dans les négociations avec Téhéran, ont aussi fait part de leur « préoccupation » et demandé à l’Iran de remplir ses obligations.


La Grande-Bretagne a déclaré dimanche que les projets de l’Iran de construire de nouvelles usines d’enrichissement d’uranium constituaient un motif de « sérieuse préoccupation » et violeraient les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. « Les informations selon lesquelles l’Iran envisage de construire de nouvelles usines d’enrichissement d’uranium constituent clairement un sujet de sérieuse préoccupation. Ce serait une violation délibérée des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU », a indiqué un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.



Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a lui jugé « très dangereux » que l’Iran « s’entête à ignorer les demandes » de l’AIEA, dans un entretien au Figaro de lundi.


Dans un entretien au Figaro, Bernard Kouchner revient sur l’attitude des Iraniens concernant le dossier nucléaire. Il a estimé que de forts soupçons pèsent sur eux. Le ministre français a expliqué  clairement  la position de la France « Je rappelle que si les Iraniens sont fondés à développer une énergie nucléaire civile, il n’est pas tolérable qu’ils se dotent de la bombe atomique. Ce n’est pas seulement Israël, c’est toute la région du Golfe persique qui redoute l’hégémonie iranienne. Et c’est le monde entier qui pâtirait de la reprise de la prolifération nucléaire. »


Rappelons que plusieurs études des services de renseignements, notamment israéliens et américains, situent la ligne rouge, au-delà de laquelle les Iraniens seront en mesure de fabriquer une bombe nucléaire, à la fin de l’année 2009. L’Iran est désormais très proche d’avoir, ou a déjà, suffisamment d’uranium faiblement enrichi pour produire une bombe nucléaire, si la décision était prise de l’enrichir davantage pour qu’il soit à usage militaire.



Mais pour le moment le danger pour la sécurité et la survie d’Israël n’est pas immédiat. Il le sera le jour où Téhéran possédera un lanceur efficace capable de porter une ogive nucléaire sur quelques milliers de kilomètres. Ce jour n’est pas encore arrivé et le délai nécessaire à sa concrétisation technique permet à Israël de mettre au point les moyens techniques sophistiqués pour détruire en vol tout engin de destruction qui le menacerait.



Ftouh Souhail, Tunis

 

 


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