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Publié par Dreuz Info le 15 décembre 2009

Dans le cadre des vieilles traditions antisémites de l’université française, l’Université Paris 1–Panthéon Sorbonne accueillait le Samedi 12 décembre, une conférence du Mouvement des Indigènes de la République sur le thème « Gaza, un an après : les nouveaux risques d’agression dans la région ».

 

Un débat sur le conflit au Proche-Orient n’a pourtant aucunement sa place au sein de l’Université, dont la seule vocation, qu’elle a, il est vrai, depuis longtemps oubliée est la diffusion du savoir.

 

Aucune protestation des enseignants n’a toutefois altérée cette charmante réunion de famille, organisée comme le dit le Mouvement des Indigènes de la République « avec le soutien de notre ami Jean Salem, philosophe et professeur à la Sorbonne.»  Qu’il en soit remercié… Comme doit être remercié le Président, Monsieur Jean-Claude Colliard, ancien Secrétaire général de l’Elysée sous François Mitterrand,  qui soutenait cette rencontre qui fait honte à la vocation de l’Université française.

 

Un des vice-président de Paris 1 Monsieur Adrien Péchanski, élu au titre de l’UNEF, n’a émis aucune protestation, pas plus que son père Monsieur Denis Péchanski, éminent historien (promotion 1968) qui à écrit sur les étrangers dans la résistance (probablement les marocains et les bosniaques?), et est pourtant également « conseiller scientifique » d’un certain nombre d’associations d’anciens déportés juifs et de défense de la mémoire de la déportation qui le payent pour cela.

 

Père et fils furent d’ardents militants des grèves universitaires tout comme Monsieur Patrick Weill, auteur des mémorables lois sur l’immigration qui portent le nom de leur commanditaire, un ancien ministre qui se prétendait républicain et est aujourd’hui sénateur islamophile du territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement.

 

Les orateurs étaient chauffés à blanc. Parmi eux, Richard Labéviaire, ineffable journaliste, obsédé par l’occupation sioniste et qui ne manque pas une occasion de fustiger Israël. Les autres invités brillaient par l’unanimité de leurs opinions. A la Sorbonne, en effet, on aime la contestation, l’échange des idées et des concepts et surtout la remise en question à condition que cela reste « dans la ligne». Walid Charara, un supposé politologue libanais, Alima Boumédiène-Thiéry, la fameuse sénatrice des Verts évidemment pro-hezbollah et une “sommité” belge connue surtout de son voisinage, Nadine Rosa-Rosso, qui se présente comme enseignante et auteur (elle a écrit un article pour une revue) qui fit enfin parler d’elle en organisant en 2008 un « Appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes ». Cette ancienne secrétaire générale d’un parti marxiste-léniniste, le PTB-PVDA, dont elle a été exclue, ne recule devant rien pour retrouver un podium.

 

Etait également présent Ali Fayad, membre du Bureau politique du Hezbollah, député au parlement libanais et grand admirateur d’Ahmadinejad. Pour lui le Hezbollah et ses soldats sont les « meilleurs alliés de l’Iran. car celui-ci est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination sioniste ».

 

Pour ce brave homme, le Hezbollah est « un mouvement de libération et de résistance nationales avec une dimension humaniste d’abord, nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande “ouma islamique” et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé ».

 

Et, cerise sur le gâteau, était également de la petite sauterie Madame Houria Bouteldja, égérie des Indigènes de la République qui souligne chacune de ses phrases du remarquable néologisme qu’elle à inventé pour intituler les français blancs et non arabes: « sous-chiens ».

 

Catherine Germain, directrice de cabinet du président de la Sorbonne, n’avait sans doute pas de collaborateur  pour pianoter 5 secondes sur Internet. Mais les réseaux informatiques de l’Université n’ont peut-être pas un débit suffisant…

 

Des militants antifascistes et des membres de l’Union des Etudiants Juifs de France ont vainement tenté d’apporter la contradiction. Ils ont été insultés et expulsés.

 

L’expulsion de ce haut lieu de la connaissance et de l’érudition française, désormais vitrine du courage du monde universitaire, ne s’est pas effectuée sans coups, agressions physiques par le service d’ordre du Mouvement des Indigènes de la République, retrouvant 80 ans aprés, les bons vieux réflexes des fascistes français expulsant les juifs du quartier latin.

 

Certains, délaissant pour une fois Nike et blousons coûteux, ont pour l’occasion revétu des Tee-shirts célébrant Al Qods (le nom de Jérusalem dans la langue vernaculaire et néologique des jeunes de banlieue). Ils étaient ainsi plus à l’aise pour agresser ceux qui, garçons comme filles, membres de l’union des étudiants juifs de France, tentaient vainement d’exprimer démocratiquement leur désaccord avec les intervenants.

 

Pas un vigile de l’université, pas un policier n’est intervenu, le président Colliard n’ayant, il est vrai, pas prévu leur présence. C’est probablement que son prédécesseur au secrétariat général de l’ Elysée, Monsieur Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, s’était porté garant auprès de lui de l’excellente éducation de ces braves garçons, tous membres d’une religion d’amour, de tolérance et de paix: l’islam.

 

D’ailleurs, courageusement absent, probablement pour cause de week-end, le Président Colliard avait chargé sa directrice de cabinet de le représenter à ce « colloque ». Après les lynchages perpétrés à l’encontre des opposants à cette réunion, elle déclarera regretter d’avoir laissé faire sans « réaliser la portée de l’événement et la nature des intervenants ».

 

Ah les braves gens, les braves dirigeants universitaires, qui aiment tellement les juifs que comme à Saint-Denis ils laissent intactes les inscriptions telles que « A mort les Juifs », probablement dans le compréhensible soucis, d’éviter à ceux -ci les effets ravageurs de la crise du capitalisme mondial, en envoyant ad patres les 14 millions de juifs présent dans le monde. De la même façon que Monsieur le chancelier Adolphe Hitler, en avait fait exterminer 6 millions pour leur éviter le triste spectacle de la guerre…

 

A leur décharge, il faut reconnaître que ces gens qui ne  lisent que Le Monde et le Nouvel Obs,  sont donc convaincus  que nos braves exogènes de la république sont, en banlieue comme à Gaza, victimes des hordes sionistes, qui leurs vendent de la drogue, les empêche de travailler à l’école et leurs font toutes les misères du monde.

 

Ils ne savent donc pas, dans leur ignorance angélique, que l’importation du conflit du Proche Orient en France a permis que l’antisémitisme latent chez les musulmans explose avec virulence avec un doublement des actes anti jiifs au cours de l’année écoulée comme l’a indiqué dimanche le le ministre de l’Intérieur Brice Horetfeux à l’occasion du colloque organisé par l’ UPJF à l’Espace Cardin.

 

Un antisémitisme encouragé par le soutien du valeureux peuple des universitaires de gauche toujours prêt à pendre la veuve et l’orphelin juifs, en dignes héritiers et épigones qu’ils sont de Jérome Carcopino et d’ Abel Bonnard. Ce sont les mêmes qui ont pétitionné contre Sylvain Gouguenheim parce qu’il à osé dire que les passeurs du savoir grec en occident n’étais pas les arabes.

 

La Sorbonne contrairement aux déclarations de l’union des étudiants juifs de France n’a pas failli à son esprit d’ouverture ; elle n’en n’a quasiment jamais eu et ne fut jamais ce lieu mythique de l’échange, du débat et de l’érudition dont elle se pare.

 

Abélard, Rabelais et François Villon en savent quelque chose. C’est toujours à la Sorbonne, dans l’escalier G, 2ème étage, où sur les portes intérieures de deux toilettes (lieu par excellence de la déjection),  qu’ on trouve trois inscriptions intactes « Gaza le vrai génocide », « Dieudonné reviens », « Rothschild et Rockefeller ont soutenu les nazis et Israël » ; on ne dira jamais assez les méfaits des baisses de crédits qui ne permettent plus d’acheter des éponges pour laver les murs.

 

En accueillant cette manifestation des indigènes de la République, la Sorbonne est enfin redevenue elle-même, c’est à dire accueillante avec le député d’un mouvement islamiste prônant la haine du juif, la destruction d’Israël l’abaissement de la femme et la menée d’un ferme combat contre la démocratie.

 

La Sorbonne et les universitaires sont aujourd’hui les mégaphones de la propagande antisémite la plus éhontée.

 

Par Gérard Lazare, membre du conseil national de l’Alliance pour les libertés

 

http://www.alliancepourleslibertes.com

 

 

 

 

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