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Publié par Dreuz Info le 18 décembre 2009
  
  
  
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Michel Garroté
   
  
Avec le KGB soviétique et la Stasi est-allemande, la Securitate roumaine faisait partie des trois organes de répression les plus féroces du bloc communiste. Et ces jours-ci, l’on fait mémoire de la chute du régime totalitaire roumain il y a vingt ans. En effet, en décembre 1989, les héros et martyrs de la révolution anticommuniste roumaine versaient le sang et faisaient chuter Helena et Nicolae Ceausescu. S’il est exact que le procès et l’exécution du couple Ceausescu furent sommaires, il n’en demeure pas moins que ce couple fut monstrueux jusqu’au bout, allant jusqu’à enfermer des enfants handicapés dans d’horribles prisons. En ces journées de mémorial, notre blog ce joint de tout cœur à toutes celles et tous ceux qui célèbrent les justes d’il y a vingt ans et à leurs familles qui, à ce jour, n’ont toujours pas obtenu réparation. L’on peut peut-être pardonner, mais oublier, jamais.
   
  
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A cet égard, Alison Mutler, dans Canadian Press, écrit notamment, avec un article intitulé « La Roumanie marque le 20e anniversaire de la révolution anticommuniste » (extraits adaptés) :  « Au son de chants de Noël et de musique populaire, les Roumains ont rendu hommage mercredi (16 décembre 2009) aux habitants qui descendirent dans les rues de Timisoara il y a tout juste 20 ans et lancèrent la révolution qui renversa la dictature la plus répressive d’Europe. L’insurrection commença le 16 décembre 1989 lorsque les autorités tentèrent de déménager par la force le pasteur Laszlo Toekes d’origine hongroise, vers une paroisse rurale éloignée. En signe de défense, des habitants se rassemblèrent devant sa maison, déclenchant rapidement des affrontements avec les forces de police. Le lendemain, des unités de la police, de l’armée et des services secrets commencèrent à tirer sur les protestataires ».
   
  
« Ce fut le début de six jours d’affrontements qui s’étendirent à Bucarest et conduisirent à la chute du dirigeant communiste Nicolae Ceausescu. Plus de 1’000 personnes furent tuées en Roumanie, dont 118 à Timisoara, dans l’unique soulèvement violent des révolutions qui chassèrent le communisme du pouvoir en Europe de l’Est il y a 20 ans. Mercredi (16 décembre 2009), le maire de Timisoara Gheorghe Ciuhandru a estimé devant un groupe d’anciens révolutionnaires (insurgés contre la dictature communiste) que sa ville située en Transylvanie, près de la frontière avec la Hongrie et la Serbie, devait être fière d’avoir été le point de départ de la révolte. « A ceux qui sont nés libres, je dis que cette révolution a changé les choses », a-t-il lancé. « Nous avons la liberté d’expression, la liberté de mouvement, le droit à la propriété privée ». Vingt ans après la chute de Ceausescu et son exécution, la Roumanie demeure cependant marquée par les « mensonges, la manipulation, la haine et une pauvreté généralisée », a déploré M. Ciuhandru, en référence à une profonde récession et à une élection présidentielle contestée. (…) ».
   
  
« L’ancien président Emil Constantinescu, au pouvoir de 1996 à 2000 :  « Je suis ici pour ceux qui ont combattu et sont morts pour les idéaux qui ont changé des vies en Roumanie et ont écrit une page d’héroïsme dans l’histoire » du pays, a déclaré M. Constantinescu. « A Timisoara, il y a eu une révolution (anticommuniste) complète et je demeurerai fidèle à ces principes pour le restant de ma vie ». L’ambassadeur des Etats-Unis en Roumanie Mark H. Gitenstein a de son côté comparé le pasteur Laszlo Toekes aux héros américains de la défense des droits civiques – Martin Luther King Jr. et Rosa Parks – exhortant les Roumains à mettre en oeuvre de nouvelles réformes en faveur de la démocratie et de l’économie de marché ».
   
  
« Nicolae Ceausescu et son épouse Elena furent exécutés après un procès sommaire le jour de Noël. Le règne du dictateur fut soutenu par la Securitate, forte d’une armée de quelque 700’000 informateurs, soit environ un Roumain sur 20, chargés de réprimer la dissidence au cours de 25 années de régime. Vers la fin de l’ère Ceaucescu, les Roumains subirent un rationnement sévère (…) alors que le dictateur tentait de régler la dette étrangère du pays. Aujourd’hui, la Roumanie croule encore sous la dette, avec des obligations étrangères s’élevant à quasiment 78 milliards d’euros. Bien qu’il ait rejoint les rangs de l’Union européenne en 2007, le pays demeure profondément marqué par la corruption, englué dans une récession, et paralysé par des affrontements politiques » (Copyright Canadian Press 2009).
   
  
  
  
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