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Publié par Dreuz Info le 21 décembre 2009

David Headley.jpgAprès le cas Ali Mohamed, que drzz.info avait évoqué le mois dernier, la CIA est à nouveau embarassée par un agent double islamiste. On notera au passage le cynisme terrifiant des services secrets américains qui ont préféré couvrir leur allié pakistanais plutôt que de prévenir les Indiens d’un attentat imminent…

LE FIGARO rapporte :

En Inde, depuis l’arrestation de David Headley, l’idée fait son chemin, les Etats-Unis ont une part de responsabilité dans les attentats du 26 novembre 2008 à Bombay. David Coleman Headley, Daood Gilani de son vrai nom, était un agent double. Il aurait d’abord travaillé pour la CIA américaine et infiltré le Lashkar-e-Taiba (LeT), un groupe djihadiste anti-indien basé au Pakistan et lié à al-Qaïda. Puis il aurait changé de camp et épousé la cause du LeT dont il serait devenu un membre actif. Il aurait participé à la préparation et à la réalisation des attentats de Bombay. Des révélations embarrassantes pour les Américains qui, du coup, restent très discrets sur « le cas Headley ».  

Les Indiens sont furieux. Depuis l’arrestation par le FBI de David Coleman Headley à l’aéroport de Chicago, en Octobre, les Etats-Unis leur refusent tout accès au détenu. Or, les enquêteurs indiens soupçonnent fortement Headley d’avoir orchestré en partie les attentats du 26 novembre 2008 à Bombay, qui ont fait près de 200 morts. Dans une libre-opinion au vitriol publiée par le Hindustan Times,  Vir Sanghvi va jusqu’à avancer que les Américains étaient au courant  des détails de la préparation des attaques de Bombay. Et pour cause. Headley aurait effectué tous les repérages et en auraient communiqué les conclusions à des responsables du LeT. Mais, dans le but de protéger son espion – peut-être espérait-elle encore s’en servir à son insu – la CIA se serait contenté d’informer de manière vague les Indiens d’une « possibilité d’attentat terroriste à l’Hôtel Taj Mahal ». 


Retour sur Daood Gilani, alias
David Coleman Headley, personnage trouble tout droit sorti d’un roman d’espionnage.


Né à Washington il y a 49 ans, d’un père diplomate pakistanais et d’une mère américaine, Headley a fait la majeure partie de ses études au Pakistan. Après le divorce de ses parents, il revient vivre aux Etats-Unis avec sa mère. Ses proches le décrivent comme un adolescent introverti, profondément attaché à l’islam.


Il entame sa carrière d’espion à la fin des années 90. Emprisonné à New York pour trafic de drogue, celui qui est encore Daood Gilani voit sa peine considérablement allégée du jour où il accepte de travailler pour la US Drug Enforcement Agency, le Bureau américain de lutte contre la drogue. Après quoi, il aurait été enrôlé par la Central Intelligence Agency (CIA). « Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis cherchaient désespérément des espions pour les envoyer au Pakistan. Headley a été arraché de sa prison et il lui a été demandé d’infiltrer des groupes terroristes. Avec le soutien du gouvernemet américain (un nouveau passeport etc.), il a travaillé pour le Lashkar-e-Taiba en utilisant son passeport américain pour avoir accès à des endroits où il aurait été regardé avec suspiscion s’il avait révélé ses racines pakistanaises », affirme Vir Sanghvi. Pour l’éditorialiste, les Etats-Unis étaient parfaitement au courant de toutes les allées et venues de leur agent. Ils ne pouvaient donc ignorer qu’à un certain moment, il s’est réellement mis à travailler pour le LeT. « Il est venu à Bombay, pas seulement pour des repérages au Taj, mais aussi à la Nariman House (le centre Loubavitch). Il s’est fait passer pour un Juif américain et a envoyé des rapports détaillés », poursuit Sanghvi. Ajoutant, se fondant sur le fait que Headley jouait encore l’agent double : « En cours de route, il a forcément révélé à ses commanditaires américains tous les déails de l’opération du 26 novembre. Les Etats-Unis se sont alors retrouvés face à un dilemme. S’ils révélaient tout cela, le LeT saurait qui était Headley et sa couverture ne manquerait pas de voler en éclats. Ils ne pouvaient pourtant pas rester les bras croisés. Ils ont donc trouvé un compromis en nous donnant quelques informations sur l’attaque, mais pas assez pour qu’elles permettent de remonter jusqu’à Headley. Et Headley a continué à opérer en tant qu’agent américain au sein du LeT ».


Si le scénario est correct, l’accusation portée à l’encontre des Etats-Unis est grave. Le pire est que l’affaire ne s’arrête pas là.


Plusieurs mois après les attentats de Bombay, alors que les Américains savaient ce dont Headley était capable, pourquoi l’ont-ils laissé voyager de nouveau entre l’Inde, le Pakistan et les Etats-Unis ? En Inde, il effectuait de nouveaux repérages, préparant le terrain pour de nouvelles attaques du Lashkar-e-Taiba. Tous azimuts. Contre des institutions et des lieux de culte indiens; et, à nouveau, contre la douzaine de Chabad Houses (Centres Loubavitch) établies en Inde.


« En Inde, le sentiment qui prévaut est que les Etats-Unis ont totalement manqué de transparence », juge B. Raman, un ancien responsable des Services secrets indiens. Vir Sanghvi va beaucoup plus loin : « Le 26 novembre aurait-il pu être évité ? Si la théorie (exposée) est exacte, alors oui, les Américains auraient pu nous en dire davantage. Et nous aurions pu faire échouer le complot ».

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