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Publié par Dreuz Info le 7 janvier 2010
  
  
  
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IRAN – Déterrer des sites enterrés
  
Michel Garroté
  
Jeudi 7 janvier 2010 – 21 Tevet 5770

  
Dans un article intitulé « Comment l’Iran a enterré ses sites atomiques »,
Maurin Picard, à Vienne, pour Le Figaro du 6 janvier 2010, se livre à l’analyse suivante, qui n’est pas, à mon sens, fiable à cent pour cent et que je commente en bas de page (début de l’article de Maurin Picard) :  « Le 25 octobre 2009, lorsque les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) parviennent sur le site nucléaire iranien de Fordo, dont l’existence avait été dévoilée un mois auparavant, ils découvrent, effarés, des infrastructures sommaires, à moitié enterrées dans la montagne, truffées de batteries de missiles et de nids de mitrailleuses, défendues par des unités peu avenantes de gardiens de la révolution.
  
Drôle d’ambiance pour un site industriel en plein désert, inachevé et censé faire partie d’un programme nucléaire purement civil. Sommé de s’expliquer à Vienne au siège du ‘chien de garde nucléaire’ de l’ONU (ndmg l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), le régime chiite dégaine une explication préparée d’avance :  Fordo pouvant à tout moment être attaquée par l’aviation israélienne, il convenait de protéger le site et d’en dissimuler l’existence, malgré les obligations de transparence auxquelles Téhéran est soumis du fait des accords de garanties nucléaires signés avec l’AIEA. Cette justification, déjà employée dans le cas de Natanz, l’autre site d’enrichissement d’uranium dont l’existence avait été dévoilée en août 2002 et qui abriterait plus de 8 000 centrifugeuses, entre dans le cadre d’une stratégie de ‘défense passive’, qui complique singulièrement la tâche des stratèges occidentaux.
  
Le programme nucléaire iranien,
disséminé aux quatre coins du territoire, a été en grande partie enterré avec ses équipements les plus sophistiqués, notamment les centrifugeuses, qui permettent d’enrichir l’uranium, dissimulées dans de gigantesques souterrains aux entrées bien gardées. À Ispahan, site de conversion de l’uranium, l’étape qui précède l’enrichissement, la montagne a été creusée comme du gruyère, et pas moins de six accès ont été inventoriés par les services secrets occidentaux. L’opposition iranienne en exil, contestée pour ses révélations parfois fantaisistes et sa dépendance vis-à-vis de la CIA, évaluait en 2005 à 14 le nombre de chantiers souterrains liés à des sites militaires ou à la production d’armements. Elle vient en décembre de revoir cette projection à la hausse, la faisant passer à 19.
  
Ces myriades de tunnels constituent probablement l’argument le plus solide dont dispose l’Iran face à la frustration des Occidentaux et la colère d’Israël, intimement persuadé que le régime chiite lui voue une haine mortelle. Pour Washington comme pour Tel-Aviv, la perspective de frappes aériennes revêt un faible intérêt stratégique, en l’absence de missiles de haute précision capables de perforer ces tunnels et y semer la dévastation. Outre leur énorme coût politique supposé, des raids surprises n’endommageraient que légèrement les infrastructures visées. ‘(Les tunnels) compliquent la précision de votre tir, opine Richard Russell, ancien analyste de la CIA cité par le New York Times. Nous avons l’habitude de cibles situées en surface. Lorsqu’elles sont souterraines, elles deviennent de véritables trous noirs. Vous n’êtes jamais sûrs de ce qui peut s’y trouver’.
  
Privée de ce recours virtuel à la force, corollaire indispensable à une politique d’apaisement et un accord commercial espéré sur la fourniture d’uranium à l’Iran, l’Administration américaine envisage très sérieusement de réduire la voilure si de nouvelles sanctions devaient être promulguées au Conseil de sécurité des Nations unies. Tandis que la contestation du régime se poursuit en Iran, la Maison-Blanche préfère renoncer à endiguer l’importation de pétrole raffiné, pour mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres d’œuvre du programme nucléaire »
(fin de l’article de Maurin Picard).
  
Maurin Picard allègue :  « Pour Washington comme pour Tel-Aviv, la perspective de frappes aériennes revêt un faible intérêt stratégique, en l’absence de missiles de haute précision capables de perforer ces tunnels et y semer la dévastation. Outre leur énorme coût politique supposé, des raids surprises n’endommageraient que légèrement les infrastructures visées ». Cette allégation nous est servie depuis au moins deux ans par la classe politico-médiatique. Elle part de l’idée que des frappes aériennes n’endommageraient que légèrement les infrastructures visées avec, en plus, un énorme coût politique. Or, des frappes aériennes retarderaient le nucléaire offensif iranien de plusieurs années, ce qui n’est pas négligeable, puisqu’il s’agit de la survie du peuple israélien.
  
Quant au soi-disant « énorme coût politique », c’est un peu comme si Hitler avait détenu l’arme atomique et que l’on avait qualifié « d’énorme coût politique » le courroux de ce même Hitler après que l’on eut réduit en miettes son arsenal nucléaire. Dans le fond, si l’on pousse ce drôle de résonnement jusqu’au bout, cela signifierait que la réaction de l’Iran à des frappes aériennes pèse plus lourd dans la balance que la vitrification nucléaire de six millions de Juifs Israéliens par le régime iranien.
  
Maurin Picard, pour étayer son analyse, cite Richard Russell, ancien analyste de la CIA, lui-même cité par le New York Times :  « Les tunnels compliquent la précision de votre tir. Nous avons l’habitude de cibles situées en surface. Lorsqu’elles sont souterraines, elles deviennent de véritables trous noirs. Vous n’êtes jamais sûrs de ce qui peut s’y trouver ». Cette analyse n’a aucune valeur. Car lorsque la CIA veut faire passer un message, elle organise une fuite, de la part d’un ancien, qui s’exprime dans le New York Times. Or, la CIA n’est pas le service américain de renseignement compétant en matière de frappes aériennes contre des sites nucléaire. Et les allégations publiées dans le New York Times n’ont pas plus de valeur que celles publiées, par exemple, dans Le Monde. On peut aussi voir la chose ainsi :  la CIA fait passer dans le New York Times un message rassurant qui s’adresse aux Iraniens, mais qui cache les vraies intentions des USA et d’Israël.
  
Maurin Picard ajoute que « la Maison-Blanche préfère renoncer à endiguer l’importation de pétrole raffiné (ndmg importation, par l’Iran, de pétrole raffiné, car l’Iran investit dans le nucléaire, mais pas dans le raffinement de son propre pétrole…), pour mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres d’œuvre du programme nucléaire ». On peut comprendre, à la rigueur, que le Figaro, son Conseil d’Administration et les membres de son Conseil d’Administration soient favorables à la continuation de l’exportation, vers l’Iran, de pétrole raffiné, puisque ces exportations génèrent des gains pour les groupes pétroliers occidentaux et participent ainsi au fonctionnement des économies occidentales.
  
Quant à, je cite Maurin Picard, « mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres d’œuvre du programme nucléaire », j’ai très envie d’ajouter :  à propos de « mieux cibler » justement, il serait indispensable, en cas de frappes aériennes contre le nucléaire offensif iranien, de bien cibler, aussi, au même moment, les bâtiments des gardiens de la révolution. Retarder le nucléaire offensif iranien de quelques années par le biais de frappes aériennes, c’est très bien. Mais détruire, par la même occasion, les gardiens de la révolution nazislamiste, c’est encore mieux. A l’heure où le peuple iranien, au péril de sa vie, affronte le régime des ayatollahs intégristes au pouvoir depuis trente ans, la liquidation des gardiens de la révolution serait même un acte humanitaire. Penser cela est hautement incorrect. Le mettre par écrit,  c’est carrément de la provocation.
  
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