FLASH
Trump annonce qu’il va chercher à faire baisser le prix des médicaments  |  Trump déclare qu’il va demander avis à Obama en raison de son expérience, pour ses futures nominations  |  Sous les pressions des réseaux sociaux, le Premier ministre italien Renzi donnera sa démission ce mercredi 7 décembre  |  Trois jihadistes ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du couple de policiers à Magnanville en juin dernier  |  Le député LR Damien Abad à Ségolène Royal : « La castritude aigüe, ça se soigne ! »  |  Délire de @FranceInter : la radio d’Etat compare Nelson Mandela à un terroriste  |  Sondage : une majorité d’Américains pense que Trump peut conserver ses entreprises – les médias ne veulent pas  |  « Donald Trump personne de l’année » pour Time Magazine  |  Le vol Pakistan Airlines #PK661 a été observé plongeant vers le sol – il y a 47 personnes à bord avec l’équipage  |  Un avion de Pakistan Airlines avec 34 personnes à bord a disparu des radars au dessus d’Abbottabad  |  Votez et faites gagnez Sylvia Pinel à la primaire socialiste: elle est créditée de 0% de votes, elle sera parfaite face à la droite  |  Syrie : énorme explosion d’un dépôt de munitions de l’armée à Damas, frappé par l’aviation israélienne durant la nuit  |  Malawi : des milliers de chrétiens manifestent contre l’avortement et le mariage homo  |  L’armée syrienne contrôle maintenant 100% des vieux quartiers est d’Aleppo  |  Pour être réélue, Merkel veut maintenant préserver la culture allemande contre le mode tribal et la sharia des immigrés  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 13 janvier 2010

www.jssnews.com


Au lendemain d’une explosion ayant causé la mort d’un professeur de physique iranien, les circonstances de cet attentat ciblé font l’objet d’une vive polémique. La radio-télévision d’État, qui s’est empressée de relayer l’information, y voit la main des «agents sionistes et américains». Selon elle, Massoud Ali Mohammadi, «un professeur de l’université de Téhéran engagé et révolutionnaire, est mort en martyr dans un acte terroriste mené par des éléments antirévolutionnaires des puissances arrogantes» (sous-entendu les pays occidentaux). Au cœur d’un bras de fer opposant Téhéran aux puissances occidentales, le programme nucléaire iranien reste un sujet particulièrement sensible, placé sous haute surveillance.

Alimohammadi-corps-1-c680f


Mais voilà… On a  pas pour habitude, en Iran, de relayer fièrement ce genre d’information! Au contraire même. Dès que le point faible des iraniens est touché, les médias doivent s’auto-censurer et ce qu’il s’est passé hier est plutôt chose nouvelle. D’autant plus que l’explosion est attribué au “Mossad ou à la CIA” (selon les iraniens), ce qui signifie que ces deux agences de renseignement opèrent parfaitement et en toute tranquillité depuis Téhéran.


Depuis l’explosion d’hier matin, les choses ont changés et les nouvelles affluent du monde entier. Selon le Washington Post, le professeur Massoud Mohammadi participait au projet international SESAME, auquel prennent aussi part des physiciens israéliens. Le professeur Eliezer Rabinovitch, représentant israélien auprès de SESAME, a indiqué qu’il s’était entretenu avec Mohammadi ”officieusement” à plusieurs reprises. Sans parler politique, ils auraient parler du programme nucléaire iranien…


Autre fait, selon les iraniens de la diaspora en contact permanent avec Téhéran, les autorités ont, entre le moment de l’explosion et le début d’après-midi (quelques heures) tout fait pour maquiller les lieux du crime.


Selon le site
iran-resist qui met photos et vidéos à l’appui, ce physicien était l’auteur de plus de cinquante articles ce très haut niveau international et le traducteur de plusieurs ouvrages très pointus de collègues américains, ce qui ne laisse guère le temps de jouer au milicien ou au babysitter de jeunes étudiants. Il avait même reçu un prix pour ses travaux en recherches nucléaires. Ali Mohammadi avait le profil d’un homme précieux qui doit bénéficier d’une protection rapprochée. Quand un homme qui doit normalement avoir des gardes du corps est abattu, le regard s’oriente naturellement vers ceux qui devaient le protéger.


Alimohammadi-corps-2-58fb7


Comme le soupçonnent les Iraniens, Massoud Alimohammadi a probablement été tué par le régime (qui avait accès à son véhicule à l’université). Une rumeur prétend que la victime était sur le point de quitter l’Iran. On ne peut pas savoir si la rumeur est authentique ou pas, mais on sait que le régime connaît actuellement une importante vague de désertions notamment dans les milices en particulier les bassidjis. Quels que soient les motifs de cette élimination, le régime profite de l’occasion pour accuser les Occidentaux. Il peut aussi lancer une vague de répressions ou justifier des exécutions.


Pour d’autres médias francais, tout ceci est bien étrange également. “Présenté par Téhéran comme «un physicien nucléaire de renom», le professeur ne disposait en fait, selon ses collègues, que d’une connaissance limitée de ce dossier, ne justifiant pas un assassinat commandité de l’extérieur” annonce le Figaro.


Le site Internet de l’université de Téhéran, où il avait sa propre page, le présente comme un spécialiste de la physique quantique. D’après plusieurs sites réformistes – dont Ayandenews et Rahesabz -, c’est, en revanche, son soutien à l’opposition iranienne qui lui aurait coûté la vie. Pendant les élections présidentielles de juin dernier, Massoud Ali Mohammadi aurait, en effet, signé une pétition d’universitaires en faveur de Mir Hossein Moussavi, rival du président Mahmoud Ahmadinejad, et dont il est devenu le principal opposant.


Un Iranien se présentant comme l’un de ses étudiants confirme, également, sur son blog personnel (
ehsan63.blogspot.com) les affinités qu’entretenait son professeur avec la contestation iranienne. Il y relate le souvenir du grand rassemblement du 15 juin dernier où, malgré les appels des leaders de l’opposition à ne pas descendre dans la rue, Massoud Ali Mohammadi avait incité ses élèves à manifester. Il y fait également référence à un meeting politique que le professeur avait tenu à organiser, la semaine dernière, à l’université. Face à l’inquiétude de ses collègues, le scientifique aurait répondu : «Je ne m’arrêterai pas !» Selon une autre étudiante, contactée à Téhéran, et qui préfère garder l’anonymat, «il n’hésitait pas à critiquer ouvertement d’importants officiels du régime pendant ses cours». Pour elle, «il s’agit d’un assassinat politique, à l’instar de celui du neveu de Mir Hossein Moussavi», tué le 27 décembre dernier, lors des grandes manifestations de l’Ashoura.


Ces diverses informations ont rapidement été démenties par le président de la Faculté de Physique de l’université de Téhéran, Ali Moghari, et selon lequel Massoud Ali Mohammadi n’avait «aucune activité politique». Le site conservateur, Tabnak a, quant à lui, mis en cause les Moudjahidins du peuple, mouvement de l’opposition en exil, et des agents israéliens. De son côté, l’agence pro gouvernementale Fars y voit la responsabilité d’une association royaliste.


Alors que les différents scénarios évoqués s’accumulent, les circonstances de la mort du professeur demeurent, elles, troublantes. Selon divers témoins, la déflagration aurait eu lieu à 7 h 30 du matin, dans un quartier calme du nord de Téhéran. Selon certaines sources, l’explosif aurait été camouflé dans une poubelle. Mais d’après le procureur de Téhéran, Fakhreddin Jafarzadeh, «la bombe avait probablement été accrochée sur une moto garée à l’extérieur de la maison de M. Ali Mohammadi, et son explosion aurait été activée à distance».

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz