FLASH
Egypte : 8 morts dont 4 policiers lors d’une explosion jihadiste au Caire  |  Nouvel effet Trump : Foxconn Taiwan, qui fabrique les iPhone et d’autres smartphones, déclare au WSJ qu’il envisage de se développer aux USA  |  Le géant de l’acier United States Steel annonce : « maintenant que Trump élu, nous allons investir et réembaucher jusqu’à 10 000 personnes »  |  Viola Desmond, activiste noire engagée dans la défense des droits des noirs, va apparaître sur le dollar canadien, première femme sur un billet de banque  |  Les premiers avions de combat F35i sont en route vers Israël, premier Etat au monde à être livré  |  L’espérance de vie a baissé de 78.9 à 78.8 ans aux Etats-Unis en 2015 (mais progresse régulièrement depuis 1990)  |  Australie : les tapis de prière d’un hôpital de Sydney vont être nettoyés après que du bacon ait été posé dessus  |  L’ex-ministre Michèle Alliot-Marie (0 chances d’être élue) annonce sa candidature à la présidentielle  |  Fraude fiscale : Jérôme Cahuzac condamné à trois ans de prison ferme  |  Grèce : la Cour bloque l’extradition de 2 soldats turcs suspectés de complicité du coup d’Etat  |  Les forces israéliennes ont arrêté une cellule du Hamas qui s’apprêtait, depuis la Judée, à commettre attaques et kidnappings  |  Sondage Gallup: 47% des Américains sont pour le droit à l’avortement, 46% sont pro-vie  |  Où l’on apprend que Trump a eu plus de 30 heures de conversations téléphoniques avec Obama depuis son élection  |  Sondage : le taux de popularité de Donald Trump est monté à 50%, celui des médias est tombé à 6%  |  Après l’attentat islamique de l’université, le Sénat de l’Ohio autorise le port d’arme pour les étudiants  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 14 janvier 2010

Elle a trois ans et demi et elle est orpheline de mère. Son père l´a confié à un orphelinat car il ne peut l´élever.

Elle s´appelle Mia.

Toute la journée, j´ai voulu savoir et j´ai cherché sur internet des images de ce qui se passe là-bas, comme on dit.

Toute la journée, j´ai écouté la radio et les reportages sur le séisme qui a frappé Haïti, redoutant d´entendre que des orphelinats aussi s´étaient écroulés.

Plus le temps passait et plus les nouvelles devenaient alarmistes et à l´heure qu´il est, je ne sais si cette petite fille est encore vivante.

Elle s´appelle Mia et je ne la connais pas encore. Elle doit devenir ma nièce le mois prochain. Mon frère a choisi d´adopter une petite fille d´ Haïti, parce que c´est le pays le plus pauvre de la planète. 

Elle se trouvait dans l´orphelinat Numéro 3 qui est à Port au Prince. Nous ne savons rien d´elle et des autres enfants orphelins d´Haïti.

Je suis triste pour ce peuple qui vit tant de catastrophes , triste de tant de malheurs. Mon coeur est là bas avec ceux qui souffrent, avec Mia , seule au monde.

Je vous mets en ligne le dernier article sur ce séisme .

Rachel Franco

13/01/2010 15:07

Après le séisme, Haïti redoute des milliers de morts

Le tremblement de terre de magnitude 7 survenu dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 janvier a plongé Haïti dans le chaos. La solidarité internationale s’organise


Le Palais national d’Haïti, à Port-au-Prince, s’est effondré (Photo AFP/Suero et Morel en page d’accueil).

« Il est 2 heures 30, des dizaines de jeunes essaient de dormir sur le parking. Ca tremblote encore de temps en temps. Le maître des novices de Saint-Viateur a réussi à nous amener ici une camionnette pleine de séminaristes de Cazeau blessés. Pas une place dans les hôpitaux. Nous avons deux blessés sérieux, et un mort qui repose au pied de l’autel de notre chapelle. Les gens dorment partout dans la rue. Des milliers de personnes se sont réfugiées au Champ-de-Mars. Des centaines, sûrement des milliers de maisons écroulées. Et combien de milliers de morts?»

Reçu dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 janvier, après le séisme de magnitude 7 qui a ravagé Haïti en milieu d’après-midi, ce courrier électronique parvenu de Port-au-Prince rend compte des scènes de dévastation visibles mercredi dans l’ancienne colonie française. Alors que les familles, dans l’angoisse, tentaient de surmonter les problèmes de communications – les lignes téléphoniques ont rapidement été coupées après la tragédie, et seuls les échanges par courrier électronique semblaient possibles mercredi – pour prendre des nouvelles de proches, les rares images disponibles confirmaient l’ampleur du drame, laissant présager un bilan effroyable.

Le patron de la mission de l’ONU aurait péri

Avec, comme symbole fort, le spectacle du Palais national, bâtiment blanc datant de l’époque coloniale dont le toit s’est effondré sur toute la longueur. Il aura fallu plusieurs heures pour avoir la confirmation que la tête de l’État haïtien n’était pas touchée, quand le président René Préval a fait savoir qu’il redoutait « des milliers de morts » dans son pays.


Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir

Pour l’heure, c’est de l’ONU que viennent la majorité des informations : la communauté internationale est très impliquée en Haïti depuis 2004, avec la mise en place d’une mission d’environ 9 000 hommes – la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (Minustah) – présente dans le pays depuis le départ du président Jean-Bertrand Aristide.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dit craindre que le séisme ait fait « des centaines de morts », confirmant que l’ONU avait payé un lourd tribut au séisme : comme de nombreux bâtiments, le QG de la Minustah s’est effondré et le patron de la mission, le Tunisien Hedi Annabi, ainsi que de nombreux collaborateurs auraient péri.

Port-au-Prince est parsemé d’habitations fragiles

Des hôtels – comme le Montana, où 200 personnes seraient portées disparues sous les décombres – des écoles se sont également effondrés, tout comme l’antenne de la mission de l’Organisation internationale de la francophonie, où aucune perte humaine ne serait à déplorer. Des hôpitaux aussi ont été détruits.

L’un des rares établissements de santé encore debout, l’hôpital argentin de Port-au-Prince, construit et contrôlé par le contingent argentin de la Minustah, se trouve dans une situation critique, débordé « en raison de la quantité » de personnes touchées par le séisme. Selon son directeur Daniel Desimone, plus de 800 personnes ont été accueillies, la majorité des femmes et enfants. « Beaucoup d’enfants ont été abandonnés par leurs parents dans l’hôpital, parce qu’ils retournent chez eux pour aller chercher des proches ou par peur des pillages », a-t-il confié à une télévision argentine.

Si Port-au-Prince compte plus de maisons de fortune que d’immeubles élevés, la capitale haïtienne est parsemée d’habitations fragiles à flanc de colline incapables de résister à un séisme de cette ampleur.

Barack Obama promet une intervention «rapide, coordonnée et ferme»

Reste qu’à Port-au-Prince, l’heure n’est pas au bilan, loin s’en faut. Alors que le courant était toujours coupé, l’urgence est d’acheminer l’aide dans un contexte chaotique. La secousse a très fortement perturbé les communications dans un pays aux infrastructures déjà très rudimentaires, rendant quasiment impossible l’acheminement de blessés dans les centres hospitaliers encore debout. L’aéroport de Port-au-Prince – « relativement intact », selon les premières informations – devait rouvrir mercredi, mais plusieurs compagnies américaines avaient préféré annuler leurs vols.

L’heure est à la mobilisation internationale pour venir en aide à ce pays régulièrement touché par des cyclones et les glissements de terrain, mais qui n’a pas l’habitude de devoir affronter les tremblements de terre, n’ayant pas connu de puissant séisme depuis deux siècles. Les secours devaient arriver de la région et des équipes étaient en route hier depuis les États-Unis, le Canada, mais aussi de la Guadeloupe et de la Martinique.

Dès mercredi matin, une réunion de crise était organisée à la Maison-Blanche et Barack Obama promettait une intervention « rapide, coordonnée et ferme ». Mardi soir, il avait reçu les principaux organismes fédéraux chargés d’intervenir en cas de crise humanitaire internationale, comme l’agence d’aide au développement USAID, les garde-côtes et les départements d’État, de la Défense et de la Santé.

«Nous allons avoir besoin de toute votre solidarité»

Washington a en outre annoncé l’envoi d’une première équipe de sauveteurs pour aider à fouiller les décombres à la recherche de survivants du tremblement de terre. L’équipe doit compter 72 personnes, 6 chiens dressés spécialement et 48 tonnes d’équipement de sauvetage, a indiqué dans un communiqué l’USAID.

Haïti risque d’avoir besoin de tout dans les prochains jours : eau, vêtement, couverture, matériel de déblaiement… De nourriture aussi, dans un pays où ce qui est consommé vient essentiellement de l’étranger, via des canaux de distribution aujourd’hui rompus.

« Le pays vit une véritable catastrophe, sans précédent, écrivait mercredi Michel Chancy, secrétaire d’État haïtien à la production animale dans un message adressé au Collectif Haïti de France. Les communications sont très difficiles. Des centaines d’édifices publics, d’écoles, de résidences de tout type se sont effondrées. Dans certains quartiers, c’est une image d’apocalypse. La reconstruction sera longue. Nous allons avoir besoin de toute votre solidarité ».

Gilles BIASSETTE (avec Julia FICATIER et Anna LATRON)

http://www.la-croix.com/Grave-tremblement-de-terre-a-Haiti/article/2410150/4077

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz