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Publié par Dreuz Info le 27 janvier 2010
  
  
  
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Auschwitz et révisionnisme en 2010
  
  
Michel Garroté
  
  
Mercredi 27 janvier 2010 – 12 Shevat 5770
  
  
Aujourd’hui 27 janvier, le monde libre commémore la libération du camps d’Auschwitz.  Que puis-je bien écrire en un tel jour ?
  
Tout récemment, un évêque britannique sans incardination diocésaine, et un évêque polonais à la retraite ont anticipé cette commémoration, à leur façon, en y allant de leurs petits couplets révisionnistes.
  
Dans certaines écoles britanniques à forte fréquentation mahométane, la commémoration a été annullée parce que, paraît-il, les musulmans ne croient pas à la Shoah et qu’il faut, dans ce cadre, ne pas heurter leur sensibilité.
  
Lors d’une récente Marche pour la Vie, un moine a fait un jeu de mot crétin avec le silence passé de Pie XII et le silence présent concernant l’avortement.
  
Il n’y a pas si longtemps que cela, l’inscription « Arbeit macht frei » à l’entrée du camps d’Auschwitz a été volée, dans la quasi indifférence générale, puis retrouvée, dans la quasi indifférence générale aussi.
  
Le monde libre commémore aujourd’hui la libération du camps d’Auschwitz. Mais ce même monde libre a fait, et fait encore, grande publicité à un clown halluciné selon lequel les attentats du 11 septembre 2001 furent l’oeuvre des Juifs.
  
Le monde libre commémore aujourd’hui la libération du camps d’Auschwitz. Mais ce même monde libre fait une fixation obsessionnelle sur la soi-disant urgence de créer un Etat palestinien.
  
Le monde libre harcèle Israël à ce propos, alors que ce monde libre est incapable de donner une définition réaliste du mot « Palestinien »; et alors qu’il n’existe toujours pas, à ce jour, un interlocuteur crédible côté palestinien.
  
Le monde libre commémore aujourd’hui la libération du camps d’Auschwitz. Mais le monde libre ne proteste pas contre le fait que « Mein Kampf » est un bestseller dans le monde arabe.
  
Au fond, le monde libre se sent beaucoup plus à l’aise pour commémorer les Juifs  une fois qu’ils sont morts que pour aimer les Juifs tant qu’ils sont vivants.
  
C’est pourquoi, ce que diront aujourd’hui Obama et Sarkozy à propos de la Shoah et à propos d’Israël ne m’intéresse pas. Car de toute façon, dès demain, ils recommenceront avec leur fixation obsessionnelle sur un Etat palestinien dont ils ignorent s’il sera gouverné par les terroristes du Hamas ou par ceux du Fatah et cela ne les empêche apparemment pas de dormir.
  
Fort heureusement, il se trouve encore quelques personnes – c’est assez rare pour être signalé – qui démasquent cette judéophobie qui semble prendre le relais de l’antisémitisme et qui se manifeste dans le révisionnisme et dans le conspirationnisme.
  
  
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Ainsi, sur lefigaro.fr, dans un article intitulé « L’Amérique, cible de choix du révisionnisme »,
Isabelle Lasserre, le 25 janvier 2010, écrit (extraits) :  « …depuis le 11 septembre 2001, une chose n’a guère changé : la persistance des thèses révisionnistes qui contredisent la version officielle des événements. Plus solides qu’al-Qaida et plus immuables que Ben Laden, elles se sont transformées en une croyance collective qui atteint tous les continents et résiste, comme les mauvaises herbes, à tous les traitements. Pour les tenants des thèses conspirationnistes, la CIA, les Juifs et les compagnies pétrolières seraient à l’origine des attentats. Au mieux, l’Administration américaine aurait été au courant des attaques mais aurait laissé faire, pour justifier son projet de s’emparer du Moyen-Orient. Les idées qui veulent que les Twin Towers se seraient effondrées sous l’effet d’explosifs, qu’un missile américain et non un avion aurait frappé le Pentagone et qu’aucun appareil ne se serait jamais écrasé en Pennsylvanie se portent toujours très bien.
  
Après avoir vendu 200 000 exemplaires de son livre, L’Effroyable Imposture, traduit en vingt-huit langues, le chef de file des révisionnistes français sur le 11 Septembre, Thierry Meyssan, directeur du réseau Voltaire, a écrit une suite, LePentagate. Sur le Net, les associations se multiplient comme des petits pains. Le Mouvement (américain) pour la vérité sur le 11 septembre 2001 fédère aujourd’hui une centaine de sites différents, vend des tee-shirts, édite des DVD, organise des conférences dans le monde entier. Depuis neuf ans, les zones d’influence des thèses négationnistes sont plus ou moins les mêmes : le monde musulman en général, la Russie, d’anciens pays communistes, l’Amérique latine et quelques pays isolés comme la France et l’Allemagne. «La carte des théories révisionnistes épouse parfaitement celle de l’antiaméricanisme dans le monde», explique Claude Moniquet, le président du Centre européen pour l’intelligence stratégique et la sécurité (ESISC), basé à Bruxelles. Ainsi, elles n’ont pas marché en Ukraine et en Géorgie, dont les cœurs sont tournés vers Washington plutôt que vers Moscou.
  
Les présidents iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et vénézuélien, Hugo Chavez, les ont en revanche soutenues dans des discours officiels. Aidées par l’effet amplificateur d’Internet, les thèses révisionnistes sont constamment alimentées par les sympathisants. «Leur popularité est quotidiennement nourrie par de nouveaux arguments», explique le sociologue Gérald Bronner, qui a consacré deux ouvrages à la question. Mais si ces théories marchent si bien, c’est aussi parce qu’elles sont très difficiles à démonter. «Les arguments paraissent toujours convaincants. Il faut être à la fois ingénieur, physicien, pilote… pour pouvoir les anéantir. Fondés sur un effet de dévoilement satisfaisant pour l’esprit, les mythes conspirationnistes répondent en outre à notre soif de comprendre le monde ». Les théories du complot ont toujours existé. Parmi les mythes conspirationnistes les plus connus, on peut citer l’assassinat de John F. Kennedy, en 1963, qui aurait été fomenté par Cuba, par l’URSS ou par la CIA. Et les Protocoles des sages de Sion, faux document censé représenter un plan de conquête du monde par les Juifs, fabriqué par la police secrète du tsar russe Nicolas II.
  
Plus récemment, les théories conspirationnistes se sont emparées du sida, qui aurait été créé par la CIA, et de la mort de Lady Di, qui aurait été assassinée par les services secrets britanniques. «Les thèses conspirationnistes correspondent à des cycles conjoncturels… Aux XIX, XX et XXIe siècles, nous assistons à une véritable culture de l’opposition et du complot», écrit la chercheuse Nathalie Bastin dans une étude réalisée pour l‘ESISC. Mais elles évoluent aussi avec les époques. Longtemps limités à une région ou à un pays, les mythes sont désormais devenus mondiaux et transcendent les frontières. «Auparavant concentrés sur les minorités (Juifs, gitans, francs-maçons), ils se polarisent aujourd’hui sur un nouvel acteur, les États-Unis, qui représentent la force centrale, l’expression du pouvoir occidental», explique Gérald Bronner.
  
Pour le sociologue, l’époque contemporaine est particulièrement favorable à leur développement. «Il y a, dans nos sociétés occidentales, un désaveu de la parole officielle et une suspicion généralisée de l’expertise et de l’innovation scientifique.» Deux particularités auxquelles il faut, selon lui, ajouter le développement des idées «anticapitalistes» et la «libération du marché cognitif» avec l’explosion des radios, des télévisions et la généralisation d’Internet. «Il est de plus en plus difficile de cacher les choses et les complots. Mais paradoxalement, comme tout finit par se savoir, y compris les mensonges, le sentiment que l’on nous ment se développe » (fin des extraits de l’article de
Isabelle Lasserre).
  

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