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Publié par Dreuz Info le 4 février 2010

  

Michel Garroté – Voici la 4e partie de « Faut-il brûler Israël ? ».  Je l’ai écrite en août et septembre 2007. Certains faits relatés à l’époque sont « amusants » à relire…

  

Jeudi 16 août 2007


Israël aux premières loges


Depuis une dizaine de jours, un nombre impressionnant d’informations contradictoires, nous parviennent, concernant Israël, l’Iran, le Liban, le Pakistan, l’Afghanistan, la Chine et la Russie. Dans la presse écrite, francophone et anglophone, sur Euronews, Arte, CNN et ailleurs, on lit, on entend et on voit tout et le contraire de tout. Ci-après, sans revenir sur chaque pays en particulier, une petite radioscopie, de cette overdose médiatique. Commençons par la Russie.


Le fait est désormais patent, que la Russie, veut retrouver, son rôle ancien, de grande puissance stratégique. En plantant un drapeau russe, dans les fonds marins du Pôle Nord, la Russie veut manifester, au monde entier, que les réserves pétrolières de l’Arctique sont, dans une grande proportion, sa légitime propriété. En laissant ses bombardiers survoler la base militaire américaine de Guam, dans l’océan Pacifique, un acte sans précédent depuis la Guerre froide, la Russie souhaite insinuer à qui de droit son retour stratégique en Asie. En planifiant l’établissement de bases navales militaires sur les côtes syriennes, la Russie nous fait comprendre, qu’elle redevient, un acteur de premier plan, au Proche-Orient et en méditerranée orientale. A cela s’ajoute le Groupe de Shanghai, une entité à travers laquelle la Chine et la Russie, ensemble et contre les USA, avancent leurs pions dans nombre de pays d’Asie centrale. Voyons maintenant l’Iran.


Le président iranien Ahmadinejad vient de limoger ses ministres du pétrole et de l’industrie. L’économie iranienne est dans une situation chaotique. L’inflation réelle gravite autour des vingt pour cent. La partie cachée du programme nucléaire iranien avance à grands pas. Les Gardiens de la révolution iranienne, un groupe armé tout autant terroriste que le Hezbollah et le Hamas, pose ses marques en Irak et en Afghanistan. Autant les opérations de l’armée américaine en Irak commencent à porter du fruit, autant la situation se dégrade en Afghanistan et au Pakistan. Al Qaïda, les taliban afghans et pakistanais, les mollahs iraniens, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien ne se sont jamais sentis aussi forts.


C’est dans ce climat de grande incertitude, que le gouvernement israélien, choisit de faire, au Fatah palestinien, des concessions sans précédent. Cette stratégie est surprenante à plusieurs égards. Tout récemment, un colloque islamique (dont les organisateurs sont interdits dans divers pays arabes) s’est tenu en Cisjordanie, au nez et à la barbe du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. A Gaza, le Hamas prépare une petite flotte de guerre pour compléter ses effectifs terrestres. Au Sud-Liban, il n’est plus possible de circuler, sans un sauf-conduit, délivré par le Hezbollah, ce en dépit de la présence de la Finul.


L’actuel Premier ministre israélien, Ehud Olmert, atteint le score hallucinant de cinq pour cent dans les sondages (à l’heure où Benyamin Netanyahu fait un tabac). Le gouvernement (de cinq pour cent des Israéliens) négocie la création d’un Etat palestinien au moment où Israël est menacé sur son front Nord par le Hezbollah, la Syrie et l’Iran. Sur son front Ouest par le Hamas. En Cisjordanie, par diverses milices armées, tantôt proches du Fatah, tantôt indépendantes, tantôts islamiques.


S’il est vrai que les efforts diplomatiques d’Ehud Olmert lui valent une couronne de lauriers sur la scène onusienne et médiatique, il n’en demeure pas moins qu’il engage son pays sur une voie approuvée par seulement cinq pour cent de ses concitoyens. Si l’actuelle Cisjordanie devenait un Etat mi-islamique, mi-terroriste, le monde arabo-musulman, notamment l’Iran, interprèteraient la naïveté israélienne comme le signe de la naïveté de l’occident tout entier.


En laissant Israël prendre de trop grands risques, ce sont tous les pays libres qui donnent aux islamistes un signe unanime de faiblesse. Cela pourrait se retourner contre nous. Et il pourrait tous nous en cuire plus tôt que nous ne pensons. Car derrière la haine d’Israël, pays situé aux premières loges, se cache la haine de la société libre et judéo-chrétienne tout entière.



Mercredi 22 août 2007


Israël :  ça se complique


Prétextant la situation de deux militants palestiniens, la principale milice armée du Fatah, qui se fait appeler « Brigades des Martyrs d’Al Aqsa », vient d’annoncer qu’elle n’allait plus « honorer » les accords conclus avec Israël. Les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa appellent leurs membres à prendre les armes pour lutter contre l’armée israélienne. A Ramallah (Judée-Samarie), les Brigades ont distribué des tracts indiquant : « Nous appelons nos membres qui ont remis leurs armes aux forces de sécurité palestiniennes d’en référer à leurs commandants de milice afin d’obtenir de nouvelles armes ».


Le mois dernier, Israël avait renoncé à poursuivre 270 fugitifs du Fatah. Le tract des Brigades diffusé à Ramallah porte un sérieux coup aux tentatives menées par Mahmoud Abbas afin de démanteler les diverses milices armées liées au Fatah en Judée-Samarie. Les Brigades ont déclaré qu’elles avaient déjà précédemment mis en garde contre le « complot ourdis » afin de confisquer les armes des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa en Judée-Samarie. « L’ennemi israélien ne respecte pas les engagements pris », ont ajouté les Brigades. De son côté, le Fatah, la composante politique des diverses milices susmentionnées, a critiqué Salaam Fayad, Premier ministre du gouvernement mis sur pied par l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.


Si le bras armé du Hamas l’a emporté dans la bande de Gaza, la Judée-Samarie reste, pour l’instant, sous contrôle, relatif certes, du Fatah. Cela dit, depuis plus d’un an, ce sont les clans, notamment les clans familiaux, et leurs milices privées, qui contrôlent le terrain, dans la bande de Gaza surtout, mais également en Judée-Samarie. Ces milices privées, comme au Liban, sont tantôt financées de l’extérieur, par l’Iran, par Al-Qaïda, par l’Arabie Saoudite, etc. ; tantôt financées par le trafic d’armes et de drogues. Vue sous cet angle, la situation dans les territoires disputés de Judée-Samarie, est de plus en plus libanaise.



Mardi 11 septembre 2007
Israël a-t-il bombardé la Syrie ?


Les avions de combat des forces aériennes israéliennes ont-ils tiré des missiles contre des cibles sur sol syrien ?  La semaine dernière, des avions de combat israéliens ont pénétré dans l’espace aérien syrien. Hier lundi, M. Muallem, ministre syrien des affaires étrangères a qualifié l’opération « d’attaque hostile et délibérée ». Le ministre syrien Muallem a en outre déclaré que trois avions israéliens ont tiré quatre missiles contre des cibles au sol dans le district de Dayr al-Zur, dans l’est de la Syrie. Le ministre syrien a encore ajouté que les radars syriens ont détecté les avions israéliens après qu’ils étaient entrés en profondeur à l’intérieur de la Syrie. Le ministre syrien a précisé que les avions israéliens avaient tiré leurs missiles très peu de temps après avoir été détectés.


Israël a gardé le silence sur ces événements. Sauf le politicien israélien Bishara qui a affirmé que l’opération pourrait avoir été dirigée contre des passeurs d’armes, des systèmes anti-aériens ou des rampes de missiles. Autre alternative évoquée par Bishara : Israël aurait testé le système syrien de défense aérienne afin de tracer une voie éventuelle en cas de future frappe aérienne, par Israël, contre l’Iran.


Jean Tsadik, de Metula News Agency, va plus loin : « L’opération qui s’est déroulée fut de l’ampleur de la destruction d’Osirak-Tamouz. Elle met, pour un temps, la population d’Israël à l’abri des armes de destruction massive d’Al Assad. Elle met la région à l’abri d’une guerre dans les mois à venir. Elle permet d’envisager sereinement une solution militaire pour résoudre le problème iranien. La Syrie se tait, pour ne pas avouer sa cuisante défaite. Israël se tait, parce que, lorsqu’à la Roulette vous avez fait sauter la banque, vous n’avez aucun besoin de le crier sur les toits ».


Le fait est que le Hamas continue de pilonner les civils israéliens à coup de roquettes Qassam. Qu’aux dires même de l’ONU, le Hezbollah a été réarmé par l’Iran, avec la complicité active de la Syrie et la complicité passive du Liban. Que l’Iran poursuit sa fabrication d’arsenal nucléaire et – dans ce cadre – ses menaces contre Israël. Que la Syrie a résolument rejoint le camp iranien et qu’elle continue de se pourvoir en armements russes. Que l’Iran – via les gardiens de la révolution iranienne – est un acteur important sur la scène du terrorisme en Irak.


On ne saura peut-être pas avant longtemps ce que l’aviation israélienne a fait ou n’a pas fait en Syrie la semaine dernière. En revanche, avec cet événement récent, il est désormais clair qu’Israël agira de manière préventive – et non pas réactive – en cas de menace grave et imminente pour sa sécurité.



Dimanche 23 septembre 2007
Nucléaire nord-coréen en Syrie
Les deux journalistes d’investigation Uzi Mahnaimi et Sarah Baxter, dans le Sunday Times de Londres, daté d’aujourd’hui dimanche 23 septembre, confirment, sources à l’appui, ce que divers journaux américains, britanniques et israéliens (1), avaient déjà révélé, ces derniers jours, à savoir : des commandos israéliens, infiltrés en Syrie, ont prélevé des échantillons de matériel nucléaire nord-coréen, lors d’une série d’opérations secrètes, aux alentours d’un site militaire syrien. Ces opérations ont été menées avant que le site syrien soit bombardé, ce mois-ci, par l’aviation israélienne. Les commandos israéliens, après plusieurs mois de recherches, ont localisé les composants nucléaires près de Dayr az-Zwar, dans le nord de la Syrie. Lors du bombardement israélien susmentionné, plusieurs experts nord-coréens sont décédés. L’information vient d’être confirmée par des diplomates chinois. En outre, vendredi 21 septembre dernier, à Pyongyang, capitale de la Coré du Nord, des entretiens ont eu lieu suite à l’opération israélienne entre Choe Thae Bok, secrétaire du parti des travailleurs de Corée du Nord et Saaeed Eleia Dawood, directeur au Parti Socialiste Arabe Baath syrien. Selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA (dépêche du 22-9-07), la rencontre a permis de faire le point sur la situation et de renforcer les liens entre les deux pays. On se réjouit de la suite…
(1) Haaretz, Washington Post, The Observer, Newsweek, Yediot Aharonot et Sunday Times.

 



 

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