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Publié par Dreuz Info le 9 février 2010
 
 
 

 
 
 
2010 Année Jubilaire de l’Iran
 
 
Michel Garroté
 
 
Mardi 9 février 2010 – 25 Shevat 5770
 
 
Sylvan Shalom, qui est à la fois suppléant du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ministre du Développement régional exhorte, aujourd’hui mardi 9 février 2010, la communauté internationale à prendre des sanctions douloureuses contre l’Iran en raison de son programme nucléaire offensif, même si la Russie et la Chine plaident aujourd’hui mardi la poursuite des discussions et refusent d’adopter ces sanctions. Ainsi, Sylvan Shalom déclare ce matin à la radio publique israélienne :  « Le mois qui vient est décisif. Il est temps pour la communauté internationale d’imposer des sanctions douloureuses à l’Iran, même si la Russie et la Chine ne s’y associent pas. La communauté internationale doit décider si elle continue à se bercer d’illusions sur une soi-disant coopération de l’Iran ou si elle impose de véritables sanctions contre l’Iran et son programme nucléaire. Toute hésitation supplémentaire permettrait à l’Iran de se doter de la capacité de production d’armes nucléaires ».
 
De son côté, le ministre israélien de l’Industrie et du Commerce, Binyamin Ben Eliezer, lance un appel aux USA pour qu’ils agissent :  « Les USA devraient comprendre l’énormité de la catastrophe qui va se produire au Moyen Orient et ce d’autant plus qu’ils seront les premiers à en payer les conséquences ».
 
La semaine dernière, le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a évoqué la possibilité d’un recours à la force pour empêcher l’Iran de parvenir à l’arme nucléaire.
 
Le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei a affirmé avant-hier dimanche que la destruction d’Israël est imminente.
 

 
A propos de l’Iran, Khaled Asmar, depuis Beyrouth, écrit, pour MediArabeInfo (extraits) :  « De ce fait, et à ce stade, les Iraniens pensent avoir franchi un point de non-retour, et préparent leur entrée dans le club des puissances nucléaires. Ce qui peut être légitime. Cependant, plusieurs questions restent sans réponses : l’Iran se contentera-t-il de cet équilibre de la terreur ?  Ou au contraire, usera-t-il de sa supériorité pour poursuivre son hégémonie sur la région ?  Ces questions s’imposent d’autant plus que Téhéran n’a jamais caché ses ambitions. Politiquement, l’Iran cherche toujours à exporter sa Révolution et répandre le chiisme ; idéologiquement, le président Ahmadinedjad est adepte de l’école selon laquelle le chaos accélère le retour de l’imam Al-Mahdi (ndmg : depuis 2005, Ahmadinejad a maintes fois prophétisé le retour de l’imam Al-Mahdi, tout en annonçant que l’Iran va « rayer Israël de la carte » et que l’Iran va « effacer Israël de la page du temps »).
 
De ce fait, la surpuissance conventionnelle et nucléaire de la République islamique pourrait lui servir de levier pour parvenir à ce chaos. (…) L’Occident est condamné à s’adapter à cette nouvelle donne et ses réactions, déjà en ordre dispersé, semblent tardives et inefficaces. (…) Toutes les mises en garde et les avertissements de ces dernières années sont restés vains. Face aux Occidentaux qui manquent cruellement de courage, l’Iran va finalement parvenir à réaliser son Empire perse depuis l’Asie jusqu’à la Méditerranée (…) et une extension vers le Liban et Gaza » (fin des extraits de l’analyse de Khaled Asmar, depuis Beyrouth, pour MediArabeInfo).
 
Dans ce contexte, signalons que la centrale nucléaire de Bouchehr, construite par la Russie, sera mise en service au printemps, selon une déclaration faite aujourd’hui mardi à l’agence de presse Fars par le Dr. Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique et donc de la bombe iranienne.
 
De plus, L’Iran lance aujourd’hui mardi le processus d’enrichissement d’uranium à 20% sur le site de Natanz. Ce processus d’enrichissement d’uranium à 20% suscite un tollé dans la communauté internationale, notamment parmi les grandes puissances qui soupçonnent fortement l’Iran de pouvoir se doter dès cette année de l’arme nucléaire.
 

 
A cet égard, Stéphane Juffa, pour Metula News Agency, écrit (extraits) :  « De la même manière que l’énonciation redondante des préoccupations des uns, les sempiternels appels aux sanctions et à l’unité des autres fatiguent les analystes stratégiques, qui les interprètent comme des encouragements à Téhéran. Preuve en est qu’Ahmadinejad réclame, depuis hier, que l’échange de combustible proposé par les Six soit « inconditionnel ». Traduit du persan, c’est à Téhéran de décider des (petites) quantités qui seraient échangées – non plus de l’exportation en un bloc de la quasi-totalité de l’uranium iranien faiblement enrichi -. Ahmadinejad veut aussi que l’échange soit simultané, ou même que les Européens lui livrent du carburant concentré à 20% avant de leur transférer son minerai à 2%. Au cas où les Six se plieraient à cette tragi-comédie, ils ne freineraient pas le développement de la Bombe des ayatollahs mais ils le précipiteraient. Le Dr. Ali Akhbar Salehi, le chef du projet de la Bombe chiite, a précisé, hier également, qu’ « il ne reste pas beaucoup de temps » pour que les Six acceptent les conditions iraniennes d’un échange.
 
« Pas beaucoup de temps » avant quoi, devraient se demander les responsables politiques du monde libre (…). Le monde est mal pris face à la menace perse de plus en plus tangible. Ahmadinejad, qui l’a parfaitement saisi, se permet d’en rajouter. Il a ainsi fait savoir que son pays allait immédiatement mettre en chantier dix nouveaux sites d’enrichissement. Sur le plan militaire, il a annoncé la mise au point de missiles antichars et antiaériens aussi performants que ceux que les Russes refusent de lui livrer. Et le monde, de se montrer même incapable de s’entendre, en réponse à ces provocations, sur un train de sanctions déterminantes : les Russes souhaitent qu’un tel train ne concerne que le nucléaire stricto-sensu, et les Chinois ne veulent toujours pas en entendre parler. Les Six sont incapables de s’accorder sur l’embargo des exportations de brut (ndmg : exportations de pétrole brut iranien) et les importations de pétrole raffiné (ndmg :  importations, par l’Iran, de pétrole raffiné), la seule pénalité qui gênerait véritablement le pouvoir islamiste (ndmg :  pouvoir islamiste iranien qui ne raffine toujours pas son propre pétrole brut et qui de ce fait importe de l’essence, mais pouvoir islamiste iranien qui en revanche investit des sommes colossales dans le nucléaire…).
 
Pour être cohérent – nous en sommes loin ! – il est impérativement nécessaire de conditionner la levée de ces sanctions au renoncement des théocrates iraniens à leur programme de nucléaire militaire, ainsi qu’à la destruction, documentée et observée, de tous les sites participant à ce projet (ndmg :  destruction au sens démantèlement sous contrôle international). Il n’y a qu’ainsi qu’il est encore possible de sauver la planète d’une menace qu’elle ne peut supporter, sans avoir recours à la force (…). En fait, les cartes sont sur le tapis, celles d’Ahmadinejad, celles de Poutine et celles des Chinois. La conjoncture s’est matérialisée ; elle ne change pas depuis un moment, tout ce qui bouge, dans ce dossier, ce sont les centrifugeuses des mollahs » (fin des extraits de l’article de
Stéphane Juffa pour Metula News Agency).
 
 
(Sources : 
Michel Garroté, Metula News Agency, MediArabeInfo et agences)
 
 

 
 
 
 
 
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