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Publié par Dreuz Info le 17 février 2010
  
  
  

  
  
  
Michel Garroté
  
Mercredi 17 février 2010 – 3 Adarl 5770

  
En janvier, le général américain David Petraeus a déclaré sur CNN qu’en plus de la diplomatie et des sanctions, les USA ont élaboré l’éventualité de plans militaires pour faire face aux installations nucléaires de l’Iran. « Il serait complètement irresponsable que le Centcom (le commandement de l’armée américaine en charge de la région) n’ait pas envisagé plusieurs scénarii et fait des plans pour toute une série d’éventualités différentes », a dit le général Petraeus sur CNN. Lorsqu’on questionne Petraeus sur la vulnérabilité des installations, il répond que l’Iran a renforcé ses matériels militaires et a renforcé les tunnels souterrains. Pourtant, ses installations ne sont pas à l’abri des bombes. « Eh bien, elles peuvent certainement être bombardées », a dit le général Petraeus sur CNN.

Début février, le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a évoqué la possibilité d’un recours à la force pour empêcher l’Iran de parvenir à l’arme nucléaire.

Hier soir sur RIA Novosti on pouvait lire :  « ‘Une frappe israélo-américaine contre l’Iran est actuellement très probable, mais beaucoup dépend de la position de la Russie et de la Chine’, a déclaré mardi aux journalistes le président de ‘l’Académie des problèmes géopolitiques’, le général Leonid Ivachov. « Une frappe contre l’Iran est actuellement à l’ordre du jour, elle sera très probablement portée par les Etats-Unis et Israël, mais beaucoup de choses dépendront de la position de la Russie et de la Chine », a annoncé le général russe. Selon lui, la frappe sera portée au moyen d’armes conventionnelles. « Si Israël se décide à l’usage d’arme nucléaire, si limité soit-il, il déliera les mains à tous les pays solidaires de l’Iran condamnant le dictat israélo-américain », a indiqué l’expert militaire. Ces pays pourront riposter en recourant aux armes de destruction massive, notamment à l’arme biologique et en organisant des attentats terroristes. Selon l’expert russe, l’Iran se trouve aujourd’hui encerclé par des bases militaires et des navires américains et otaniens. « L’Iran se trouve en état de vulnérabilité totale face à une éventuelle agression et entreprend des démarches politiques, économiques et militaires afin de pouvoir survivre et de protéger sa souveraineté », a conclu l’expert » (Fin de la dépêche RIA Novosti).
  

  
De son côté, Aldo-Michel Mungo, analyste en géostratégie et Directeur de la rédaction du magazine militaire Carnets de Vol écrit :  Contrairement à ce qu’a affirmé, il y a quelques jours, un chercheur de l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques) à Paris (dépêche AFP du 13/02/2010), l’Iran ne bluffe pas et a bien les capacités d’enrichir de l’uranium à 20% dans un premier temps et à 95% et plus dans un second temps. En fait le processus est identique à celui utilisé pour obtenir de l’uranium faiblement enrichi à 3,5%. Tout est une question de temps et de patience. Le matériel industriel est le même et le processus identique. D’ailleurs les experts de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) de Vienne, qui possèdent des compétences bien plus affirmées que ce chercheur parisien, ont non seulement assisté au lancement du premier lot d’uranium à enrichir à 20% mais en avaient déjà relevé des traces dans le passé, confirmant les doutes que l’Iran avait déjà franchi la ligne rouge précédemment.L’uranium naturel contient deux isotopes, en proportions très inégales, 99% d’U238, qui n’a pas d’utilité immédiate, et moins de 1% d’U235 qui est fissile. Une des méthodes pour concentrer cette infime fraction consiste à gazéifier l’uranium naturel, à l’aide d’acide fluorhydrique qui donne de l’hexafluorure d’uranium, et à le faire passer successivement dans des centaines de centrifugeuses qui tournent à 60.000 tours par minute. La force centrifuge entraîne les atomes les plus lourds (U238) vers la périphérie, permettant de récupérer de l’U235, à une concentration de plus en plus élevée, à chaque étape, pour atteindre 95%. Des manipulations qui ne sont pas dangereuses, l’U235 n’étant pas très radioactif.

Cet enrichissement est complexe, mais les installations nécessaires sont plus faciles à dissimuler sous la forme d’usines ordinaires que les unités de retraitement, qui produisent des isotopes dont la présence trahit immédiatement les vraies finalités de l’usine. Le 3 décembre 2007, la Direction du renseignement national américain rendait publique une estimation affirmant que l’Iran avait arrêté son programme nucléaire militaire à la fin 2003 en raison des pressions internationales. En plus d’interceptions de communications entre différents responsables iraniens se plaignant de l’arrêt de l’effort militaire dans le domaine nucléaire (des communications effectuées par les Iraniens dans le but d’être interceptées), les renseignements ayant permis la rédaction de ce National Intelligence Estimate (NIE) étaient basés sur le fait que l’Iran avait détruit le complexe de Lavizan-Shian. Connues sous le nom de «Centre de préparation sur la technologie de défense avancée», ces installations centralisaient les recherches militaires dans le domaine nucléaire. Des scientifiques iraniens travaillaient sur ce site sur des problèmes de miniaturisation et d’amorçage de charges nucléaires. L’AIEA devait inspecter les installations de Lavizan-Shian en juin 2004. Les autorités iraniennes, prévenues officiellement six mois à l’avance de cette démarche, commencèrent à détruire ce site en décembre 2003, ces opérations durant 3 mois. A leur arrivée, les inspecteurs constatèrent que la terre avait été retournée sur quatre mètres de profondeur à l’aide de bulldozers.

Cependant, les prélèvements révélèrent des traces d’uranium enrichi à 20%, indice probant que des recherches à caractère militaire avaient bien eu lieu sur ce site. Le complexe de Lavizan-Shian dépendait du Centre de recherche de physique appliqué (PHRC), un organisme subordonné au ministère de la Défense et non à l’Agence iranienne de l’énergie atomique (AIEO) qui a en charge le programme nucléaire civil. Ces installations ont tout simplement été déménagées et dispersées sur plusieurs autres sites. Les services de renseignements estiment qu’il faudrait probablement 18 mois à l’Iran pour fabriquer une bombe atomique, si Téhéran choisit cette option et pour autant que le processus n’ait pas déjà été lancé. Pendant des années, la CIA, le M16, le Mossad et d’autres services d’espionnage ont souvent été en désaccord sur le temps qu’il puisse falloir à l’Iran pour se doter de l’arme nucléaire. Il faudrait au moins six mois à Téhéran pour porter ses stocks d’uranium à un degré d’enrichissement permettant la fabrication d’armes et 12 mois supplémentaires pour fabriquer la bombe. Les services secrets reconnaissent qu’il y a beaucoup de choses concernant le programme nucléaire iranien qu’ils ne connaissent pas en raison du secret dont Téhéran a enveloppé ses activités. « Nous gardons tous en mémoire ce qui s’est passé en Irak. Il y a tant de choses que nous ne connaissons pas ». Puisque 428kg est la quantité d’uranium enrichi à 3,5% qui est nécessaire pour une unique bombe nucléaire, l’Iran, avec son stock de presque 2.200kg en ce mois de février 2010, a donc la quantité suffisante pour se lancer dans la dernière étape et posséder un nombre significatif d’engins de destruction massive.

Pour fabriquer une bombe atomique il faut de la matière fissile la plus pure possible, donc sous forme métal. Cette matière peut être de l’uranium 235 hautement enrichi pour pouvoir déclencher une explosion nucléaire suffisante. L’autre filière est celle du plutonium 239 (PU239), obtenu par retraitement à partir du combustible usagé de certaines centrales de production d’électricité ou des réacteurs de recherche. Aujourd’hui, les principales puissances nucléaires ont opté pour la filière plutonium car elle permet de construire des armes moins volumineuses. Bien que la plupart des armes nucléaires modernes soient à base de plutonium, des bombes peuvent fonctionner à l’uranium très enrichi. Mieux encore, leur construction est plus simple et ne nécessite pas d’usine de retraitement pour séparer le plutonium produit par un réacteur.

L’arme en elle-même, dans laquelle va être introduite la matière fissile, et qui commandera, au moment voulu, le début de la réaction en chaîne est le deuxième élément du triptyque matière, arme, vecteur. Inutile de préciser que sa conception nécessite des connaissances et compétences pointues en ingénierie, le plan d’une arme valant très cher sur le marché noir de la prolifération. Pour obtenir une explosion nucléaire, il est nécessaire de déclencher une réaction en chaîne. Pour cela, il faut avoir une quantité suffisante de matière fissile, c’est la masse critique. La masse critique d’une sphère de matériau, qui varie suivant sa pureté, est d’environ 50kg pour l’U235 et de 10kg pour le PU239 car la fission du plutonium produit un peu plus de neutrons. Cependant, cette masse critique diminue quand le matériau est entouré de réflecteurs neutroniques ou quand sa densité est fortement augmentée par une explosion conventionnelle.

Ainsi, pour faire une bombe, il suffit de 15 kilos d’U235 ou de 4,4 kilos de PU239, s’ils sont purs à 100 %. A 80 %, il faut 17 kilos d’U235 (mais au moment de la fabrication, les pertes en uranium peuvent atteindre 20 %, soit 4kg dans ce cas) et 5,6 kilos de PU239. Ce qui représente, étant donné les densités très élevées de ces matériaux, des sphères de la taille d’un pamplemousse pour l’uranium et d’une orange pour le plutonium. Le principe de la bombe A consiste à rapprocher, au moment voulu, deux masses sous-critiques qui étaient isolées l’une de l’autre. C’est l’explosion garantie dans les deux millionièmes de seconde qui suivent.

Outre sa filière d’enrichissement d’uranium, l’Iran a lancé en 2006 la construction d’une usine de fabrication d’eau lourde, à Khondab près d’Arak où se construit une centrale nucléaire expérimentale, sites amplement photographiés par tous les satellites espions de la planète. L’eau lourde est de l’oxyde de deutérium. Chimiquement, elle est identique à l’eau normale (H2O), mais les atomes d’hydrogène dont elle est composée sont des isotopes lourds, du deutérium, dont le noyau contient un neutron en plus du proton présent dans chaque atome d’hydrogène. Elle est utilisée comme modérateur dans le but de ralentir les neutrons issus de réactions de fission nucléaire. L’eau lourde est un élément capital dans l’élaboration d’une bombe A. En effet, les neutrons ralentis ont une probabilité élevée de provoquer de nouvelles fissions de noyaux d’uranium permettant ainsi la réaction en chaîne.
  

  
Le plutonium est un sous-produit normal du fonctionnement d’un réacteur à eau lourde, pouvant permettre, après retraitement, un programme nucléaire militaire, comme le firent l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord. C’est pour s’emparer de son usine d’eau lourde, et de ses secrets de fabrication, qu’Adolf Hitler a envahi en 1941 la Norvège. C’est en effet en 1934 que Norsk Hydro construit à Vemork la première installation de production d’eau lourde, d’une capacité de 12 tonnes par an. Les Alliés ont détruit par bombardement ces installations qui auraient permis à l’Allemagne nazie de développer des armes nucléaires avant les USA, avec les conséquences qu’on peut imaginer pour l’avenir de l’humanité. La France a produit de l’eau lourde dans des proportions très faibles entre 1958 et 1963. La première usine productrice fut celle de Toulouse, un site que les Allemands avaient sélectionné en 1943, en prévision d’une production dès fin 1944. L’installation de production d’eau lourde du comté de Bruce en Ontario (Canada) était la plus grande usine d’eau lourde du monde avec une capacité de 700 tonnes par an. 340.000 tonnes d’eau normale étaient nécessaires pour produire une tonne d’eau lourde.

L’Inde est productrice d’eau lourde avec son Heavy Water Board. L’Argentine est un autre producteur déclaré, ce volet figurant dans le plan de réactivation du programme nucléaire argentin annoncé en août 2006 par le président Nestor Kirchner. La Roumanie est productrice et exportatrice. Le TNP impose aux gouvernements signataires un contrôle volontaire sur la production et l’utilisation, ainsi qu’une protection physique efficace afin de prévenir des vols. Les bombes atomiques à fission furent les premières à être développées et sont communément appelées bombes A. Elles se fondent sur le principe de la fission nucléaire et utilisent des éléments fissiles comme l’U235 et le PU239. Une masse de matériel fissible est qualifiée de critique quand elle devient capable d’entretenir une réaction en chaîne. Pour éviter que la réaction ne se déclenche de manière intempestive, on donne à la matière fissile une forme facilitant l’évasion des neutrons : séparation en deux morceaux ou sphère creuse, donc de plus grande surface. De cette manière la masse critique ne peut pas être atteinte spontanément. Le déclenchement de l’explosion a lieu lorsque toutes les parties de la matière fissile sont brusquement réunies et atteignent ainsi une masse supercritique. Le détonateur est un explosif conventionnel qui va comprimer la matière fissile et augmenter sa densité. Une fois cette masse rassemblée, les noyaux de la matière fissile se scindent et libèrent des neutrons. Ces derniers percutent d’autres noyaux de matière fissile, qui à leur tour libèrent des neutrons et ainsi de suite. La réaction en chaîne est déclenchée et la matière produit une énergie colossale par rapport à ce que produiraient des réactions chimiques dans une même quantité de matière.

Dans certains cas, la réaction en chaîne est également dopée par une source de neutrons extérieure à la matière fissile. A priori elles n’existent plus dans l’arsenal des grandes puissances qui leur préfèrent la bombe H plus puissante et moins encombrante. Il s’agit de la bombe à hydrogène (bombe à fusion ou bombe thermonucléaire). Cette dernière, est un engin dont l’énergie principale provient de la fusion de noyaux légers, le deutérium et le tritium qui sont des isotopes de l’hydrogène, des isotopes dits fusibles. Pour réaliser cette fusion, il faut porter ces éléments à une température extrême. Celle-ci est obtenue par l’explosion d’une amorce constituée par une bombe à fission. L’engin thermonucléaire typique comprend donc deux étages, un étage primaire où l’explosion atomique est initiée, et un secondaire constitué des combustibles de fusion, lieu de l’explosion thermonucléaire. Le deutérium s’extrait de l’eau de mer, sous forme D2O plus communément appelé eau lourde ; le tritium est fabriqué à partir du lithium. La fusion engendre une grande quantité de neutrons, lesquels augmentent substantiellement la fission du plutonium ou de l’uranium hautement enrichi présent dans les étages. L’explosion d’une bombe H se déroule sur un intervalle de temps très court : 600 nanosecondes.

Les militaires parlent de bombe H propre lorsque moins de 50% de son énergie totale provient de la réaction de fission. En effet, la fusion seule ne produit directement aucun composé radioactif. L’ionisation de l’air lors de l’explosion crée une décharge qui perturbe tout le spectre électromagnétique et détruit les équipements qui y sont liés.

Les prototypes des missiles iraniens sont le missile tactique soviétique RS-14 (SS-1 Scud) et ses versions nord-coréennes et chinoises modernisées. Les missiles iraniens de ce type sont redésignés Shahab (Météorite). Leur fabrication a débuté au début des années ’90, lorsque ont été développés les Shahab-1 et Shahab-2 sur base du Scud, dont plus de 300 exemplaires ont été achetés à la Corée du Nord. En 1997, la République Islamique lance l’industrialisation du Shahab. Selon certaines données, l’Iran aurait également une chaîne de montage de Shahab-2 en Syrie.

Une nouvelle étape est franchie avec le missile Shahab-3, qui repose sur les missiles nord-coréens Nodong-1/A et Nodong-1/B, conçus et modernisés avec le soutien financier de l’Iran. Le premier lancement réussi d’un Shahab-3, dont la portée est de 1.300 à 2.000km, a lieu en juillet 2000 ; les premiers exemplaires commencent à être assemblés dès 1996. Il permet à l’Iran d’atteindre tous les pays du Proche-Orient, y compris Israël distant de 1.000km. Le 22 septembre 2003, des missiles Shahab-3 installés sur des rampes de lancement mobiles sont présentés lors d’une parade militaire à Téhéran. L’Iran a testé une dizaine de ces missiles, qui a deux dérivés: le Ghadr-1 (Puissance) d’une portée de 1.800 km, et l’Achoura (Deuil chiite), d’une portée de 2.000 km et dont le test a réussi en novembre 2007. Le Shahab-3 a vu des améliorations successives : Shahab-3B, Shahab-3C et Shahab-3D, ce dernier fonctionnant avec un mélange de combustible liquide et solide.

Mais Téhéran voit plus loin. Le 7 février 1999, l’Iran annonce le test du moteur de la fusée Shahab-4, prétendument destinée à devenir un lanceur spatial civil. Mais le Shahab-4 est une arme supplémentaire basée sur le missile nord-coréen Taepodong-1 et le R-12 soviétique (SS-4 Sandal), le premier missile stratégique, à carburant liquide et à guidage inertiel complètement autonome produit par l’URSS. Le Shahab-4 reprend le propulseur RD-214 du R-12, largement modifié avec des technologies iraniennes.
  

  
Le Safir-2 et autres engins iraniens analogues ont un rayon d’action très supérieur au Shahab-4.
  
  
  
  
  

 

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