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Publié par Dreuz Info le 18 février 2010
  
  
  
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Mon Billet d’Humeur :
  
La France soudain amoureuse de Haïti
  
Michel Garroté
  
Jeudi 18 février 2010 – 4 Adarl 5770
  
Je lis, avec amusement, sur http://courrierinternational.com/ que (extraits) « le journal américain El Nuevo Herald a rapporté dans son édition du 11 février que l’équipe de Barack Obama a discrètement concocté un plan de reconstruction d’Haïti (ndmg :  où est le problème ?). Conçu par le département d’Etat, ce plan aurait été présenté au président René Préval lors de la dernière visite en Haïti de l’ancien président américain Bill Clinton, il y a environ deux semaines. (…) Malgré tout ce qui se dit, la population tant en Haïti que dans la diaspora haïtienne aux Etats-Unis, particulièrement en Floride, voit les choses autrement. Là-bas, des médias haïtiens ont même organisé des sondages relatifs à une mise sous tutelle d’Haïti par les Etats-Unis (ndmg : nous y voilà ; le terme « mise sous tutelle » est une exagération d’origine française…). Les résultats sont favorables entre 60 % à 80 %. Cette diaspora n’hésite pas à prendre position en faveur d’une tutelle américaine en Haïti (ndmg : en fait les Haïtiens souhaitent un contrôle de gestion afin que l’argent ne finisse pas une fois de plus dans les poches des corrompus de service).
 
Dans le sud d’Haïti, un pasteur protestant très écouté et harangueur de foules, a récemment mis en circulation une pétition appelant l’Oncle Sam à placer Haïti sous son protectorat permanent (ndmg :  « harangueur », on va encore nous faire le coup du méchant évangéliste colonisateur). La pétition a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures. Les élites politiques et économiques haïtiennes, à de rares exceptions, semblent être prêtes à s’accommoder également d’une tutelle renforcée et effective du géant nord-américain sur la république caribéenne. La perception (ndmg :  c’est une réalité et non pas une perception) de la corruption qui pèse sur les dirigeants haïtiens, l’incapacité remarquable (ndmg : remarquable ?) de l’équipe en place dans la gestion de l’après-séisme, sont au nombre des facteurs expliquant leur position. Certains ont avancé la question de proximité géographique d’Haïti avec les Etats-Unis (ndmg : ce ne sont pas « certains » qui ont « avancé » ;  c’est une réalité géopolitique).
 
Dans une lettre datée du 9 février 2010, Dumas Simeus, un Haïtien-Américain résidant aux Etats-Unis, multimillionnaire et ex-candidat à l’élection présidentielle de 2006, a ouvertement demandé au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de placer Haïti sous tutelle onusienne pour au moins vingt ans (ndmg : et comme il est multimillionnaire et bi-national il a forcément tort, c’est ça ?). Il faut dire qu’en dépit des apparences, la compétition bat son plein entre Américains, Européens et hauts cadres onusiens à Port-au-Prince en termes de visibilité et d’influence, et sur le leadership international qui pilotera la reconstruction (ndmg : à cette nuance près que sans l’armée américaine et ses bateaux hôpitaux, Haïti serait aujourd’hui dans le chaos et la violence). Si, en privé, les discussions vont bon train sur l’éventualité d’une tutelle américaine ou onusienne déclarée, il n’y a pas encore vraiment en Haïti de grands débats publics sur la question. Entre-temps, les va-et-vient des chefs d’Etat et de gouvernement se poursuivent. Le 15 février, Haïti a reçu la visite du Premier ministre canadien, Stephen Harper. Cette  visite a été suivie par celle de Nicolas Sarkozy, le 17 février.
 
Le président français, a-t-on appris, avait dans ses valises son propre plan de reconstruction d’Haïti qu’il devait soumettre aux officiels haïtiens (ndmg : cette opération de relations publiques a été minutieusement orchestrée par les conseillers de l’Elysée ;  mais elle arrive tout simplement trop tard). Il y a donc le plan Sarkozy et le plan Obama (ndmg :  là ça devient franchouillardement lourd). Le séisme du 12 février semble avoir emporté tout ce qui restait de souveraineté à ce pays dévasté (ndmg : depuis son indépendance, Haïti n’a connu que des dictateurs vaudous et du reste, les indépendantistes avaient conclut un « pacte avec Satan » en 1791 ; 200 ans plus tard, en 1991, les églises haïtiennes rompaient symboliquement ce pacte ; mais les rites vaudous et la corruption ont néanmoins continué).
 
Haïti avait, par le passé, fait souvent les frais des luttes d’influence entre les puissances occidentales, et de leurs visées hégémoniques dans les Amériques (ndmg :  Haïti est près de la Floride et les USA ne peuvent pas se permettre un Etat instable dans cette région ; quant aux Français, n’ayant pas de quoi nourrir les SDF de l’Hexagone, à quoi bon vouloir prendre le leadership dans un Etat caraïbe ?). Dans le malheur, la même dynamique continue. Pour le meilleur ou le pire » (Fin des extraits de l’article repris par Le Courrier International).
  
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