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Publié par Dreuz Info le 19 février 2010
  
  
  

  
  
  
Feu vert américain aux frappes contre l’Iran
  
Michel Garroté
  
Vendredi 19 février 2010 – 5 Adarl 5770
  
A vrai dire, ni moi, ni mes sources, n’avons jamais eu « la preuve » que les USA et/ou Israël frapperaient, un jour, l’Iran islamo-fasciste et son arsenal nucléaire offensif. Et par conséquent, ni moi, ni mes sources, n’avons maintenant « la preuve » que les USA ont donné leur feu vert à des frappes contre l’Iran. En revanche, j’ai « la preuve », depuis quelques semaines, que les USA incluent, aussi, dans leur stratégie globale, une option militaire. J’en ai la preuve pour deux raisons. D’abord, le déploiement massif de la flotte de guerre américaine sur les eaux du Moyen Orient depuis janvier. Ensuite, depuis quelques semaines, le nombre toujours plus levé de hauts responsables américains, civils et militaires, qui interviennent, publiquement, sur le dossier iranien. Toutefois, il manquait, jusqu’au mercredi 10 février, le feu vert de la caste politico-médiatique.
  
Aux USA, comme en France, en Israël et ailleurs, la caste politico-médiatique jouit d’un poids énorme. Il est extrêmement difficile, pour un chef d’Etat ou un chef de Gouvernement, de lancer une opération militaire, sans la bénédiction urbi et orbi de la caste politico-médiatique. Or, il se trouve que le mercredi 10 février, le quotidien de gauche New York Times, de façon assez explicite, a donné sa bénédiction anticipée à d’éventuelles frappes contre le nucléaire offensif iranien. Et généralement, lorsque le gauchisant New York Times fait un choix stratégique, ses cousins européens, tel par exemple le quotidien français de gauche Le Monde, ont tendance à suivre le courant, à prendre le plis. Le choix du New York Times méritait donc qu’on s’y arrête. C’est ce qu’a fait, avec son brio habituel, Michel Gurfinkiel.
  

  
Ainsi, Michel Gurfinkiel, pour http://hamodia.fr/, dans un article intitulé « La Vieille Lady grise, Quand le  » New York Times  » fait la leçon à Barack Obama… », écrit :  « Le 10 février, le grand quotidien américain The New York Times a publié un éditorial enjoignant au président Barack Obama de passer à l’action contre l’Iran. Le ton est sévère, presque cinglant… Le journal new-yorkais commence par affirmer que le chef de l’Exécutif a eu raison d’ouvrir un dialogue, l’année dernière, avec Téhéran. Mais il ajoute :  ‘Trop, c’est trop. Il faut que l’Iran comprenne que ses ambitions nucléaires vont lui coûter très cher’. Or selon lui, la stratégie qu’Obama semble appliquer actuellement est trop lente :  ‘Le président a dit (…) que les États-Unis et leurs alliés voulaient mettre au point ‘assez vite’ une résolution internationale imposant de nouvelles sanctions. Il a ajouté que cela pouvait prendre plusieurs semaines… Ce n’est pas rassurant. Une fois qu’une résolution a été rédigée, le processus de négociation [en vue de son adoption] s’étire en général sur des semaines, sinon des mois’. Le New York Times souligne en particulier que deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine, ne sont pas disposés à soutenir des sanctions ‘qui mordraient’, c’est à dire susceptibles d’un effet réel.
  
La procrastination dans laquelle Obama s’enferme constitue donc, pour l’influent quotidien, une double erreur :  d’une part, jamais le régime des mollahs n’a été ‘plus vulnérable à des pressions extérieures’ en raison de ses ‘turbulences économiques et politiques’ ;  d’autre part, Téhéran pourrait tirer profit d’un tel délai pour parachever son programme nucléaire actuel et procéder à l’essai d’une première bombe, même rudimentaire. Dès lors, que faire ?  ‘Si le Conseil de sécurité ne peut pas agir vite, les États-Unis et leurs alliés devront imposer leurs propres sanctions. Il faudrait qu’ils préparent cette option dès maintenant’. Que le New York Times, d’entre tous les journaux américains, endosse cette analyse, cela mérite réflexion. Fondé en 1851, ce ‘quotidien de référence’, souvent qualifié de ‘Vieille Lady Grise’, joue à peu près aux États-Unis le rôle qui a longtemps été dévolu au Times tout court en Grande-Bretagne ou bien au Temps et à son successeur Le Monde en France : un média élitaire, élitiste, mais en même temps ‘éclairé’ ;  l’organe officieux des trois vrais pouvoirs : la politique, l’argent et la culture. Racheté en 1896 par une famille juive d’origine allemande – les Sulzberger -, le New York Times a toujours professé un souci réel des droits de l’homme et une aversion pour toutes les formes de racisme, à commencer par l’antisémitisme.
  
Mais ces engagements l’ont également conduit par la suite à se rapprocher du centre-gauche (ce que l’on appelle en Amérique les ‘libéraux’), puis de la gauche proprement dite (les ‘radicaux’). Depuis la guerre du Vietnam, il a été ainsi le plus souvent hostile à la « politique de puissance » des États-Unis, qu’il s’agisse de combattre les régimes totalitaires communistes ou de résister à l’islamo-fascisme : avec l’ineffable candeur de ces kantiens, dont Jean-Paul Sartre disait qu’ils avaient ‘les mains pures… mais pas de mains’, il préconisait une gouvernance mondiale – gérée par l’Onu ou quelque ‘forum’ informel, Trilatérale ou Davos – réconciliant l’Est avec l’Ouest, le tiers-monde avec les pays riches et l’islam avec la démocratie occidentale. De même, tout en défendant le droit d’Israël à l’existence – ce qui ne va pas nécessairement de soi, pour certains… -, il a soutenu en Israël la gauche contre la droite, et souvent manifesté une extrême compréhension envers toutes les formes de nationalisme arabe ou d’islamisme. Certains de ses éditorialistes, comme le couple infernal Flora et Anthony Lewis, ont fait plus pour légitimer Yasser Arafat en son temps que tous les médias arabes et islamiques réunis !
  
Plus récemment, le New York Times a souvent donné la parole à la minorité qui, dans la communauté juive américaine, prend ses distances avec Israël, notamment l’organisation J Street. Et bien naturellement, il a soutenu en 2008 la candidature de Barack Obama, comme on soutient une sorte de ‘messie’ qui résume tout ce qu’il a fait et ce à quoi il a cru pendant des générations… Or, ce même New York Times critique aujourd’hui Obama, lui recommande d’ignorer l’Onu et d’agir vite, très vite, contre l’Iran, quitte à ressembler de trop près à son prédécesseur honni, George W. Bush !
  
Cela veut dire premièrement que l’élite ‘libérale’ new-yorkaise se réveille, ce qu’elle n’avait même pas réussi à faire entièrement après les attentats du 11 septembre 2001 qui pourtant la visaient directement ; deuxièmement, qu’Obama, abandonné par l’opinion américaine moyenne – comme le montrent à la fois les sondages et les résultats électoraux – l’est aussi par certains de ses alliés idéologiques les plus proches ; et enfin que l’heure est grave au Proche et au Moyen-Orient. Car franchement, les Israéliens Binyamin Netanyahu, Ehoud Barak et Shimon Pérès n’auraient pu obtenir à eux-seuls une telle conversion de la Vieille Lady Grise. Il aura fallu que bon nombre de Musulmans s’y mettent, Égyptiens, Saoudiens et autres, aussi menacés que les Israéliens par les Folamour de Téhéran » (Fin de l’article de Michel Gurfinkiel pour http://hamodia.fr/ intitulé ‘La Vieille Lady grise, Quand le New York Times fait la leçon à Barack Obama…’ »).
  

  
  
  
  
  
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