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Publié par Dreuz Info le 2 mars 2010

  

Michel Garroté – Voici le septième épisode de « Faut-il brûler Israël ? ». Je l’ai publié une première fois en janvier 2008. Et rien de tel qu’un recul historique de deux ans (nous sommes en mars 2010) pour évaluer la situation présente à la lumière des événements de début 2008….

  

Mercredi 23 janvier 2008

 

IRAN :  CE QUE NOUS SAVIONS DÉJÀ

 

Le site iranien Tabnak, affilié à Mohsen Rezai, secrétaire du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime et ancien commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique, écrit que dans l’éventualité d’un conflit avec Israël, l’Iran se servirait de son alliance stratégique avec la Syrie pour lancer des missiles vers Israël à partir du territoire syrien. Le site iranien Tabnak sous-entend aussi qu’en plus de l’assistance de la Syrie, toute attaque israélienne provoquerait des réactions du Hamas, du Djihad islamique et du Hezbollah ( http://www.tabnak.eu/ ). Tout cela, nous le savions déjà. Mais il est bon que tout cela nous soit confirmé par le site iranien Tabnak. Depuis Annapolis et la tournée moyen-orientale de Bush, le Hamas, le Djihad islamique, les milices claniques palestiniennes de Cisjordanie, le Hezbollah, la Syrie, l’Iran etc. sont devenu des problèmes que tout le monde laisse entre les mains d’Israël. Le site iranien Tabnak en est visiblement très conscient. La question est donc : Israël doit-il, oui ou non, frapper. Si oui, alors, le plus censé serait de frapper le serpent à la tête. A cet égard, le Massachusetts Institute of Technologie a démontré que techniquement, Israël serait en mesure de frapper les deux principales centrales nucléaires iraniennes.

 

Dans ce cas de figure, Israël devrait simultanément boucler, pour un temps limité, la bande de Gaza et la Cisjordanie ; user de sa protection civile pour mettre à l’abri sa population ; recourir à des hélicoptères, pour neutraliser, les rampes de lancement de mortiers, de roquettes et de missiles, du Hamas et du Hezbollah notamment. L’utilisation d’avions rendrait la chose plus compliquée. Une intervention terrestre simultanée à Gaza, en Cisjordanie et au Liban serait trop hasardeuse. A noter que si les menaces iraniennes sont inquiétantes, il n’en demeure pas moins qu’Israël bénéficie d’une supériorité technologique dans un rayon de 1’500 km.

 

 

Jeudi 24 janvier 2008

 

IRAN :  UN SEUL RAID OU DES MILLIONS DE MORTS ?

 

Dans la revue Commentary, édition à paraître en février, Norman Podhoretz, journaliste, écrivain et philosophe, revient, sur l’option militaire, face à la bombe atomique iranienne : « Quand j’avais prédit il y a environ un an que Monsieur Bush bombarderait les sites nucléaires iraniens, une fois qu’il aurait épuisé toutes les futiles tentatives de la diplomatie, les obstacles qui se dressaient devant lui n’étaient pas insurmontables. Aujourd’hui, à cause, en grande partie, d’un nouveau rapport du NIE (communauté des services secrets américains), ces obstacles sont devenus énormes ». Norman Podhoretz poursuit : « …je m’en tiens à ma ‘prédiction’ concernant Bush, avec une confiance ‘faible à moyenne’. Monsieur Bush a raison de comparer 2008 à 1938. En 1938, comme l’a dit plus tard Winston Churchill, on aurait pu arrêter Hitler à bas prix et on aurait pu sauver de la mort des dizaines de millions de vies, si seulement l’Angleterre et la France ne s’étaient pas fait des illusions à propos de la réalité de leur situation. Mutatis mutandis, en 2008, c’est pareil, alors que l’Iran peut être arrêté dans sa course à la bombe nucléaire ».

 

Et Norman Podhoretz conclut : « Des vies humaines peuvent encore être sauvées, à condition que nous ayons le courage de voir la réalité en face et d’agir en conséquence. Sinon, les forces en marche vont inéluctablement et aveuglément laisser l’Iran obtenir sa bombe et ses forces finiront par avoir raison de la détermination clairvoyante de Georges W. Bush ; de la même façon que les forces d’apaisement ont eu raison de W. Churchill en 1938. Et dans cette alternative, nous devrions tous prier afin que le prochain président ait assez de temps pour assumer la responsabilité que Georges W. Bush a été forcé d’abandonner et afin que ce successeur ait le courage et la vision de l’assumer. Dans le cas contraire – que Dieu nous vienne en aide à nous tous ! – la scène aura été montée pour le déploiement d’une guerre nucléaire, de laquelle on n’échappera pas, alors qu’aujourd’hui on peut l’éviter » (traduction : Albert Soued. Adaptations : Miguel Garroté. Texte original : Norman Podhoretz, editor-at-large, Commentary, February issue, « Stopping Iran : why the case for military action still stands »).

 

Il y a dix jours, le Journal du Dimanche, confirmait, que le « Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a déclaré que l’Etat hébreu n’écartait ‘aucune alternative’ pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Il s’agit de la déclaration la plus explicite du dirigeant israélien de son intention d’user éventuellement de la force militaire si la République islamique venait à se doter de la bombe. ‘Il est hors de question qu’Israël se résigne à avoir un Iran nucléarisé’, a déclaré le Premier ministre israélien devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, ajoutant que toutes les options étaient ‘légitimes’ », concluait le Journal du Dimanche. Le même jour, selon une dépêche Reuters, « le président américain George Bush a déclaré depuis Abou Dhabi que l’Iran menaçait la sécurité partout dans le monde en soutenant les extrémistes et il a exhorté les pays du Golfe à affronter ce danger avant qu’il ne soit trop tard. Le chef de la Maison blanche a aussi accusé Téhéran d’être le premier soutien du terrorisme et de chercher à saper la paix en appuyant le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien ou les activistes chiites en Irak ». Or depuis, les pays du Golfe ont résolument tourné le dos à l’exhortation de Bush.

 

Je note que Norman Podhoretz, tout en écrivant qu’il avait prédit que Bush bombarderait les sites nucléaires iraniens et qu’il s’en tient à sa prédiction avec une confiance faible à moyenne, tout en écrivant cela, Norman Podhoretz écrit, un peu plus loin, dans le même texte, que nous devrions tous prier afin que le prochain président ait assez de temps pour assumer la responsabilité que Georges W. Bush a été forcé d’abandonner. J’en déduis que pour Podhoretz, une frappe américaine contre l’Iran, si elle devait se réaliser, n’aurait pas lieu avant 2009. Je note, aussi, que le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré, devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (Parlement israélien), qu’il est hors de question, qu’Israël se résigne, à avoir un Iran nucléarisé. Enfin, je note que le Président américain Georges W. Bush a exhorté les pays du Golfe à affronter le danger (notamment nucléaire) iranien avant qu’il ne soit trop tard. Or depuis, les pays du Golfe ont résolument tourné le dos à l’exhortation de Bush. Si je relie entre elles, les déclarations de Norman Podhoretz, de Ehud Olmert et de Georges W. Bush, déclarations qui ne sont tout de même pas fortuites et décousues ; et si j’en tire une conclusion de bon sens, cela donne, à peu près, ceci : « Bush a été forcé d’abandonner », dixit Podhoretz. « Il faut affronter le danger iranien avant qu’il ne soit trop tard », dixit Bush. « Il est hors de question qu’Israël se résigne à avoir un Iran nucléarisé », dixit Olmert. Fort bien. En clair, cela signifie donc, que Bush a été forcé d’abandonner ; qu’il faut affronter le danger iranien avant qu’il ne soit trop tard ; et qu’il est hors de question qu’Israël se résigne à avoir un Iran nucléarisé. Je n’invente rien. Je tire une conclusion de bon sens.

 

Mais alors, si je décrypte encore un peu plus, tout cela signifie qu’il faut affronter l’Iran, avant qu’il ne soit trop tard, car il est hors de question, que l’Iran soit nucléarisé. Or, Bush a été forcé d’abandonner cet affrontement. Et les pays du Golfe ont tourné le dos à l’option de cet affrontement. Par conséquent, Bush et les pays du Golfe, volontairement ou involontairement, poussent Israël, à affronter le nucléaire iranien, avant qu’il ne soit trop tard. C’est à dire en 2008. Nous ne ferons donc pas de reportages, cette année, dans les régions désertiques de Busher et de Natanz. Dommage. C’est beau, le désert persan. Par temps calme.

 

 

Vendredi 25 janvier 2008


L’HISTOIRE SECRETE DE SABRA ET CHATILA

 

Commençons par revenir à 1982. Elie Hobeïka, en ce temps-là, était le chef du « Deuxième bureau » (service de renseignement) des Forces libanaises chrétiennes, dirigées par Bachir Gemayel, qui lui, venait d’être élu président du Liban et aussitôt assassiné. Dès le début des événements de Sabra et Chatila, toutes les informations indiquaient que le responsable du massacre était Élie Hobeïka, à l’époque pro-israélien. Hobeïka ne fut pas inquiété. En 1990, il retourna sa veste et entra, sans remords ni scrupules, dans le camp pro-syrien, qu’il avait, autrefois, combattu. Comme le « chrétien » Michel Aoun aujourd’hui. Hobeïka fut élu député pro-syrien au Parlement libanais. Enfin, Hobeïka devint ministre dans le gouvernement de Rafic Hariri, libanais sunnite d’origine saoudienne. En juillet 2001, Hobeïka, sorti de politique et reconverti dans les affaires, avait déclaré à la presse qu’il s’apprêtait, soi-disant, à fournir des preuves sur ce qui s’était, selon lui, réellement passé dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila. Sorti de politique et devenu homme d’affaires, Hobeïka est alors une énigme, puisqu’il fut simultanément pro-israélien puis pro-syrien. En sa nouvelle qualité de businessman, pourquoi Hobeïka prétend-il, vouloir fournir des preuves, sur ce qui s’était, selon lui, réellement passé dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila ? En quoi un homme issu des services du renseignement en temps de guerre, devenu successivement pro-israélien, pro-syrien puis businessman pro-argent, les trois fois par pur opportunisme, en quoi les révélations d’un tel homme, auraient-elles eu une quelconque valeur ?

 

Le 24 janvier 2002, à 9h40, la carrière en dents de scie d’Hobeïka, se termine, avec fracas. Sa voiture est pulvérisée, par une bombe télécommandée, placée dans une Mercedes, stationnée dans une rue du quartier de Hazmiéh, à Beyrouth. La bombe explose au moment où Hobeïka, et ses trois assistants, Fares Suweïdan, Mitri Ajram et Walid Zein passent, à bord de leur Range Rover, au niveau de la Mercedes. Les quatre passagers de la Range Rover meurent sur le coup. Bons baisers de Damas. Le fait est que certains vont développer, à partir de 2005, toutes sortes de thèses, plus fumeuses les unes que les autres, sur ce qui se serait, soi-disant, réellement passé à Sabra et Chatila en 1982. Et sur ce que Hobeïka avait, soi-disant à révéler. En 2005, dans certaines mouvances américaines pro-arabes du renseignement et de la presse, quelques fêlés font circuler la légende, selon laquelle Israël aurait, soi-disant, acheminé, par avion, des membres de l’Armée du Sud Liban, l’ASL (une milice chrétienne sous le commandement du major Saad Haddad) ; des membres de l’ASL déposés à l’aéroport de Beyrouth, à bord d’un avion de transport de l’armée de l’air israélienne ; des membres de l’ASL qui auraient alors investit, selon cette nouvelle légende, Sabra et Chatila. Exit la responsabilité des Forces libanaises et d’Elie Hobeïka.

 

Toujours en 2005, dans certaines mouvances américaines pro-arabes du renseignement et de la presse, quelques fêlés font circuler la légende, selon laquelle les Sayeret Matkal, une unité secrète de l’armée israélienne, seraient soi-disant entrés les premiers, dans Sabra et Chatila, donc avant les membres de l’Armée du Sud Liban dirigée par le major Saad Haddad. L’avantage de toutes ces légendes, créées, autour d’Hobeïka et autour de Sabra et Chatila, c’est qu’elles blanchissent Hobeïka (dans le massacre de Sabra et Chatila, à l’époque où Hobeïka se disait pro-israélien) et blanchissent la Syrie (dans l’assassinat de Hobeïka à l’époque où celui-ci roulait pour l’argent et en savait trop sur tout le monde, surtout sur les Syriens). A contrario, ces mêmes légendes permettent d’incriminer, à tors et à travers, Israël. Le problème, c’est que ces légendes se contredisent les unes les autres. En 1983, à Beyrouth, un collaborateur direct d’Hobeïka, collaborateur que je connais depuis 1976, m’a certifié, qu’Hobeïka et les Forces libanaises furent les responsables des événements de Sabra et Chatila.

 

Le seul reproche à l’égard d’Israël, semblerait être la responsabilité indirecte, plus morale que juridique, qui mettrait en cause des dirigeants israéliens. Qui mettrait en cause des dirigeants israéliens dont l’erreur serait de n’avoir pas prévu ce qui résulterait de l’entrée des Forces libanaises d’Hobeïka dans Sabra et Chatila. Ou de n’avoir pas eu suffisamment la présence d’esprit, lorsque les premières rumeurs sur le massacre commencèrent à circuler, d’ordonner à Tsahal, d’intervenir, à Sabra et Chatila ; et d’en faire sortir les Forces libanaises. Tout ceci reste assez surréaliste.

 

J’ai visité Sabra et Chatila, lorsque je me trouvais à Beyrouth, en 1983. Sabra et Chatila n’étaient pas des camps de réfugiés palestiniens. Sabra et Chatila était un quartier de Beyrouth. Plus exactement, Sabra et Chatila était une ville dans la ville ; un Etat dans l’Etat. Dans les sous-sols ou plutôt, les galeries souterraines de Sabra et Chatila, l’OLP avait caché, une quantité inouïe, d’armes lourdes et légères. Un aspect de Sabra et Chatila qui n’a jamais intéressé mes confrères. Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu au Liban en 1983. J’ai parcouru le pays dans presque tous les sens. Au vu du nombre invraisemblable de milices armées de toutes sortes et malgré la tentative de Bachir Gemayel d’unifier les éléments armés chrétiens sous le commandement des Forces libanaises, je ne vois pas comment, l’armée israélienne, aurait pu, dans ce chaos généralisé, maîtriser toutes les situations, y compris celle de Sabra et Chatila.

 

Et même quant à supposer, qu’Israël, avec ou sans ses Sayeret Matkal, serait impliqué dans quelque chose, ici ou là, la seule opération qui me paraîtrait imaginable, serait la saisie, des principaux terroristes cachés. Aujourd’hui, les Sayeret Matkal sont intégrés dans la YAMAM, une unité spéciale anti-terroriste sans laquelle des milliers de civils israéliens seraient morts suite à des actes terroristes palestiniens et islamiques. De nos jours, toutes les démocraties occidentales ont leur YAMAM, ce que personne, hormis la gôche alqaïdique et hezbollïaque, ne conteste. Il y a eu, au Liban, des massacres, avant et après Sabra et Chatila. En assassinant le président libanais Bachir Gemayel, le camp arabo-musulman a plongé le Liban dans un tunnel sanglant dont il n’est toujours pas sorti. C’est cela, le seul vrai grand massacre.

 

cf. également :

 

http://arche-infos.blogspot.com/2008/01/les-fausses-accusations-du-monde.html

 

 

 

 

 

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