FLASH
Le double attentat islamiste d’Istanbul a fait 29 morts dont 27 policiers et 166 blessés  |  Turquie : il viendrait de se produire 2 explosions massives à Istanbul  |  Selon des fuites, Rex Tillerson, PDG d’Exxon, futur Secrétaire d’Etat, en tandem avec John Bolton  |  Syrie : ISIS a recapturé une partie de Palmyre et dit avoir piégé des soldats russes et syriens  |  Londres : un musulman suspecté de préparer un attentat terroriste a été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Stansted  |  Ministre de l’Int. Bruno Le Roux a triché dans son CV : il n’est pas 1 ancien HEC et ESSEC – moralité parfaite pour un ministre socialiste  |  Si Trump tient ses promesses, les démocrates risquent fortement de perdre 25 sur 33 sièges au Sénat en 2018 – un tsunami après la défaite présidentielle  |  Lors d’un meeting de Trump, le patron de Dow Chemicals annonce la création d’un centre de R&D dans le Michigan +700 emplois  |  Rotterdam : Le terroriste musulman appréhendé préparait une exécution – saloperie d’islam  |  CNN annonce que 50 000 combattants de l’Etat islamique ont été tués selon l’armée américaine  |  Allemagne : 2 mineurs musulmans suspectés de préparer un attentat ont été arrêtés à #Aschaffenburg  |  Rotterdam : 4 boîtes d’explosifs, 1 drapeau d’ISIS découverts durant l’arrestation de terroristes musulmans  |  Syrie : la coalition occidentale a bombardé et détruit 168 camions-citerne près de Palmyre  |  Nigeria : double attentat « suicide » à #Madagali : 30 morts 57 blessés – saloperie d’islam  |  Geert Wilders jugé coupable de propos de haine par la Cour  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Dreuz Info le 5 mars 2010

  

  

Michel Garroté – Ci-dessous, la huitième partie de « Faut-il brûler Israël ? ».  J’ai publié ces écrits une première fois en janvier et février 2008.  La situation au Proche et au Moyen Orient, aujourd’hui, en mars 2010, s’est-elle améliorée ?….

  

  

Lundi 28 janvier 2008

 

Georges Habache :  un criminel est mort.

 

Le fondateur du mouvement communiste et terroriste ‘Front populaire de libération de la Palestine’ (FPLP), Georges Habache, est décédé, d’une attaque cardiaque, à l’âge de 82 ans, samedi 26 janvier 2008, à Amman, capitale de la Jordanie, annonce l’agence de presse palestinienne Maan (1). Le chef de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décrété trois jours de ‘deuil national’ pour ‘honorer’ le terroriste Habache, qualifié par Abbas de ‘dirigeant historique de la révolution palestinienne’. Une fois de plus, Abbas démontre sa capacité de tenir un double langage. Modéré dans la presse occidentale. Pro-terroriste dans la presse palestinienne. Habache est né dans la ville israélienne de Lod, en 1925, dans une famille de grecs orthodoxes. Il obtint son titre de médecin à l’Université Américaine de Beyrouth en 1951. Habache voulait que les palestiniens adoptent la révolution marxiste-léniniste. De ce fait, Habache fut un acteur clé de la transformation de la ‘cause palestinienne’ en ‘révolution palestinienne’, transformation voulue et orchestrée, à l’époque, par l’URSS. Ainsi, Habache fonda le mouvement communiste et terroriste FPLP en 1967.

 

Pierre Haski, sur Rue89 (2) rappelle qu’avec la mort de Habache, c’est une page d’histoire palestinienne qui s’est tournée mais aussi une page de l’histoire politique française, « avec le scandale qui avait accompagné l’accueil du chef palestinien dans un hôpital parisien en 1992, faisant valser quelques têtes au sommet de l’Etat ». « En 1992 », poursuit Pierre Haski, « victime d’une attaque cérébrale, Georges Habache avait été accueilli et soigné en urgence en France, ce qui avait provoqué un tollé. Israël avait protesté contre l’accueil d’un chef terroriste aussi cruel, et la droite française s’en était prise à Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères, qui avait organisé l’accueil de Georges Habache sans prévenir François Mitterrand alors en déplacement à l’étranger. Le chef de la diplomatie, un proche de Mitterrand, avait sauvé sa tête, mais avait sacrifié le Secrétaire général du Quai d’Orsay, François Scheer, et plusieurs autres hauts fonctionnaires, tandis que Georgina Dufoix, directrice de la Croix Rouge française qui avait organisé le transfert sanitaire, démissionnait, elle aussi, dans la foulée » ajoute Pierre Haski. « Il (ndlr Habache) se fait connaître en lançant (…) la stratégie des détournements d’avion, notamment du vol d’Air France détourné en 1976 sur Entebbe, en Ouganda, épisode célèbre de la guerre larvée israélo-palestinienne (…) Longtemps, les palestiniens des territoires se partageaient entre cette ‘gauche’ incarnée par Habache, portant le keffieh (écharpe) rouge, et le Fatah de Yasser Arafat, au keffieh à damier noir et blanc. L’éventail politique palestinien très morcelé comptait alors de nombreuses autres ‘chapelles’, comme le FDPLP, lui aussi marxiste (…) ou le FPLP-Commandement Général d’Ahmed Jibril, scission du mouvement de Georges Habache » conclut Pierre Haski.

 

J’aimerais, quant à moi, résumer ici l’histoire incroyable du vol d’Air France détourné en 1976 sur Entebbe, en Ouganda. En 1976, un vol Air France, en provenance de Tel-Aviv, transportant 244 passagers, décolle d’Athènes, pour rejoindre Paris. Peu après le décollage, le vol est détourné par des terroristes, notamment palestiniens. Les preneurs d’otages, notamment deux palestiniens du Front populaire de Libération de la Palestine de Georges Habache et deux Allemands de la Fraction armée rouge (Bande à Baader), prennent le commandement de l’avion et le détournent vers Benghazi en Libye, puis font décoller l’avion qui arrive à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda. Le gouvernement israélien décide d’entreprendre une opération de secours pour libérer les otages. Quatre avions de transport Hercules C-130 de l’armée de l’air israélienne décollent d’Israël et atterrissent à l’aéroport d’Entebbe sans être repérés par le contrôle aérien ougandais. Une centaine de soldats israéliens sont ainsi envoyés à Entebbe. Une Mercedes noire et une Land Rover, des modèles identiques à celles utilisés par le président ougandais Amin Dada et ses gardes du corps lorsqu’ils venaient rendre visite aux otages sont employées pour détourner les soupçons. Les responsables ougandais de la tour de contrôle sont confondus par ce stratagème, si bien qu’ils laissent la Mercedes et la Land Rover approcher du terminal. Les otages sont assis dans le hall principal du bâtiment.

 

Les Israéliens sautent alors de leurs véhicules et jaillissent brusquement dans le terminal. Trois pirates de l’air dans le bâtiment visent les troupes israéliennes avec leurs armes et sont abattus. Les soldats israéliens dégoupillent leurs grenades à main, défoncent la porte et lancent les grenades à l’intérieur de la pièce. Après les explosions, des soldats israéliens entrent dans la pièce et tuent les trois autres preneurs d’otages, assommés par l’explosion. Les Israéliens retournent à leurs avions et embarquent les otages à bord. Le monde entier découvre ce que cela veut dire, ne pas céder au terrorisme, à la terreur meurtrière. Samedi 26 janvier, un ‘dirigeant historique de la révolution palestinienne’, un criminel, est mort. Et les détournements d’avion révolutionnaires cèdent aujourd’hui la place aux kamikazes islamiques…

 

www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&ID=27448


(2) http://www.rue89.com/2008/01/26/la-mort-en-exil-de-georges-habache-eternel-rival-darafat

 

 

 

Mardi 12 février 2008

 

ENCORE LA « CAUSE » PALESTINIENNE

 

En 2002, Bush présenta, sa vision, de la paix israélo-palestinienne. Je note, avec intérêt, que dans le Wall Street Journal (1) du lundi 11 février (pour les francophones : adaptation française sur Sentinelle 5768 ©), un Juif Israélien, Natan Sharansky et un Palestinien, Bassem Eid, analysent, ensemble et avec lucidité, d’une part, la vision de Bush en 2002 ; et d’autre part, la réalité présente, en 2008.

 

J’aimerais commencer, le présent article, en reprenant ci-après, de façon non exhaustive, l’essentiel, de l’analyse conjointe, faite par Sharansky et Eid et traduite par Sentinelle 5768. Sharansky, est un ancien dissident soviétique, qui a passé neuf ans au Goulag et qui, après avoir rejoint Jérusalem, a passé une décennie dans la vie politique israélienne, servant comme ministre. Eid est un Palestinien qui a consacré sa vie à dénoncer les violations des droits de l’homme par le gouvernement israélien et par l’autorité palestinienne. Sharansky et Eid, sont pleinement d’accord, sur le fait, que la seule voie vers la paix, repose, sur la construction, d’une société palestinienne libre, la voie que Bush a posée en 2002. Or, encouragée par des dirigeants israéliens et palestiniens à courte vue, l’administration Bush, a ressuscité, la politique qui n’a rien apporté d’autre que le terrorisme, et la guerre. En 2002, la vision de Bush était de faire la paix sous condition d’une transformation de la société palestinienne en une démocratie effective. Mais ce qui a guidé les décideurs politiques, au cours des décennies passées, c’était l’idée, qu’un dirigeant palestinien soi-disant modéré, qui combattrait le terrorisme, pour faire la paix avec Israël, avait besoin, d’être renforcé à n’importe quel prix. Pendant tout ce temps d’illusions, Arafat donna le contrôle de l’économie à des copains corrompus, détourna des milliards de dollars vers ses comptes privés, foula aux pieds les droits de son propre peuple et utilisa, les médias et les écoles, sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne, pour endoctriner une génération dans une culture de haine. Le discours de M. Bush était supposé aider les Palestiniens à construire une société convenable, qui les protègerait et agirait pour la paix avec ses voisins. Le discours de Bush était supposé commencer à aider les Palestiniens dans le dur labeur de reconstruction de leur société civile.

 

Mais les dernières années écoulées ont démontré que quand il s’agit de traiter avec les Israéliens et les Palestiniens, le lien vital entre la liberté et la paix est presque totalement ignoré. Et la phase de construction de la paix actuelle se révèlera désastreuse parce qu’elle ignore le plus important. Plutôt que de commencer le long et difficile processus de transformation de la société palestinienne, l’administration Bush a constamment soutenu des solutions rapides et stupides. Quand Arafat quitta la scène, on a espéré qu’on donnerait sa chance à la vision de Bush. Mais tout ce qui est arrivé, c’est que le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre palestinien Salam Fayad sont devenus les nouveaux soi-disant modérés qui doivent être renforcés à n’importe quel prix. On promet des milliards à Mahmoud Abbas, bien qu’il n’ait rien fait. Avec les médias totalement sous son contrôle, la provocation à la haine continue. Bush devrait consacrer sa dernière année en aidant les Palestiniens à commencer la transformation de leur société. Nous avons perdu trop de temps à renforcer des chefs sans parvenir à rien. Commençons par renforcer la société palestinienne, et lançons un vrai processus de paix une fois pour toutes.

 

Dans le même ordre d’idées et le même lundi 11 février, Gilles William Goldnadel (2), sur blognadel, analyse, à propos des Palestiniens, je synthétise en termes non exhaustifs et condensés, les piliers, les postulats, les principes quasi religieux qui partagent, le privilège insigne, d’être sacrés, indiscutables et faux. Ainsi, dit-on, il faut améliorer les conditions de vie économique de la nation arabe de Palestine. C’est ainsi qu’elle se fera moins désespérée et donc plus modérée. Mais le niveau de vie des Arabes israéliens ne cesse de croître. Il est infiniment supérieur à leurs frères voisins. Et leur nationalisme et leur refus de l’État juif augmentent dans les mêmes proportions. La courbe des attentats terroristes suit de manière assez servile l’augmentation de l’aide internationale à la Palestine, plutôt que de décroître. Les kamikazes de Manhattan, de Londres ou de Madrid étaient d’excellents fils de famille, bien intégrés dans la société occidentale. Il faut qu’Israël fasse preuve de flexibilité et de générosité : c’est ainsi que le monde arabe lui tendra la main. La triste observation des faits infirme, hélas, cruellement ce noble postulat : les accords d’Oslo, l’évacuation du Liban, l’évacuation unilatérale de Gaza ont été considérés par le camp arabe comme autant de signes de faiblesse montrant que l’ennemi détesté pouvait être vaincu par les armes de la terreur.

 

L’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas se caractériserait par la modération et l’esprit de compromis. L’examen factuel objectif oblige à relativiser cette optimiste croyance. Ce sont les ‘Brigades Al Aksa’ membres du Fatah du président palestinien qui commettent actuellement en Cisjordanie la plupart des attentats sans que ce dernier ne dise mais. Ces «modérés» se refusent à reconnaître toute légitimité à l’existence d’un État juif qui vivrait aux côtés de l’État arabe palestinien en gestation. Si un responsable politique israélien adoptait une posture symétrique, il y a fort à parier qu’il ne serait pas étiqueté «modéré» par l’opinion politique et médiatique internationale. La population arabe de Palestine est la victime d’un conflit dont elle ne porte aucune responsabilité. Il s’agit ici du postulat le plus sacré, le discuter équivaut au blasphème suprême. Or, les Arabes de Palestine sont les principaux responsables des maux qu’ils subissent et dont ils ont coutume de se plaindre depuis 60 ans. Pas seulement leur irrédentisme obstiné, pas seulement leur pratique mortifère qui a fait du terrorisme aveugle leur spécificité culturelle. Mais aussi le fait que c’est cette population, et pas une autre, qui a porté au pouvoir un mouvement islamiste au moment même où la population de son ennemi avait donné mandat à un gouvernement élu précisément pour quitter les territoires revendiqués par elle (ndlr après l’évacuation de Gaza par Israël les Palestiniens ne trouvèrent rien de mieux que de voter massivement pour les terroristes du Hamas).

 

Egalement le fait que sur une portion du territoire évacué (ndmg Gaza), cette population, plutôt que de créer un modèle de l’État en devenir, a préféré se transformer docilement en boucliers humains complices de lanceurs de missiles (ndmg Hamas) sur le peuple détesté (ndmg Israël). Le phénomène de victimisation outrancière de cette population constitue l’une des perversions intellectuelles les plus tragiques de notre époque. Ce n’est pas d’aide économique qu’ont besoin les Arabes de Palestine. Mais plutôt d’être enfin placés devant leurs responsabilités. Comme un peuple majeur qu’ils aspirent, paraît-il, à être.

 

Concluons. Il y a, dans les visions, de Sharansky et de Goldnadel, une intéressante complémentarité. Sharansky, en s’appuyant sur les réalités passées et présentes, nous invite à aider les Palestiniens à commencer la transformation de leur société. Sharansky, en s’appuyant sur les réalités passées et présentes, nous invite à renforcer la société palestinienne. Goldnadel, en s’appuyant sur les réalités passées et présentes, écrit tout haut ce que presque tout le monde pense tout bas, à savoir que ce n’est pas d’aide économique qu’ont besoin les Arabes de Palestine. Mais plutôt d’être enfin placés devant leurs responsabilités. Comme un peuple majeur qu’ils aspirent, paraît-il, à être. Sharansky et Goldnadel, sont ainsi complémentaires et aboutissent, de fait, à une même évidence : celle du bon sens au service du bien commun. En soixante ans, les contribuables des démocraties occidentales ont versé des milliards d’euros aux chefs palestiniens. En soixante ans, les diplomates des démocraties occidentales ont consacré des milliers de jours et de nuits à négocier la paix avec des chefs de guerre. Résultat inévitable : un désastre. Si les contribuables des démocraties occidentales étaient des actionnaires. Et si les diplomates des démocraties occidentales étaient des cadres supérieurs d’entreprise. Alors, les contribuables, auraient déjà exigé, que les diplomates, soient fichus à la porte, avec un coup de pied au postérieur et sans indemnités ; et ils auraient exigé, que les Etats, à défaut d’obtenir le remboursement des milliards d’euros gaspillés et des milliers de jours de travail gaspillés, s’engagent, à ne plus investir un seul centime, dans l’entreprise Palestine, du moins aussi longtemps que celle-ci sera dirigée par des guerriers maffieux. A ce propos, on apprécierait que l’omnipotente Arabie saoudite, investisse un peu moins de pétrodollars dans le djihad sunnite ; et un peu plus dans les infrastructures civiles palestiniennes. Sous le contrôle vigilant d’une commission mixte, co-présidée par Natan Sharansky, Bassem Eid et Me Gilles William Goldnadel. A gôche, y’en a qui vont encore péter un câble.

 

(1) http://online.wsj.com/public/article_print/SB120269089266857707.html


(1) http://blognadel.over-blog.com/article-7372405.html

 

 

 

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz