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Publié par Dreuz Info le 19 mars 2010
   
  
  

  
  
  
REPENSER L’ECONOMIE
  
  
CITE DU VATICAN,  MARS 2010  (Vatican Information Service)
  
  
Le Pape a reçu jeudi 18 mars à midi l’Union des industriels et entrepreneurs de Rome, devant lesquels il est revenu sur la crise qui, « au-delà de mettre à rude épreuve le système économique et productif des pays, doit être mise à profit pour revoir les modèles de développement et penser une réorganisation de la finance mondiale. Le moment est venu d’une restructuration en profondeur ». Benoît XVI a rappelé que sa récente encyclique Caritas in Veritate place la personne au centre de l’économie et de la finance, et propose que la politique ne soit pas subordonnée aux mécanismes financiers :  « J’ai suggéré cette réforme et la création d’un ordre juridique et politique international adapté à la structure globale de l’économie et de la finance afin de mieux adhérer aux justes besoins de l’humanité. A la suite de mes prédécesseurs, j’ai redit que l’accroissement du chômage, des jeunes surtout, l’appauvrissement de nombre de catégories sociales actives et l’émergence de nouvelles formes d’esclavage exigent que l’objectif prioritaire soit un emploi digne pour chacun ».

 

   

   

Pour maintenir son entreprise sur le marché, a poursuivi le Saint-Père, la maintenir comme communauté de personnes produisant biens et services, et non comme simple outil de profit, l’entrepreneur est contraint à faire bien des sacrifices. « Il est important d’éradiquer l’individualisme et le matérialisme qui tendent à négliger les investissements de l’économie réelle au profit des investissements de capitaux sur les marchés financiers, en vue de gagner de l’argent plus facilement et plus vite. Je tiens à rappeler que le meilleur moyen de combattre le déclin du système de l’entreprise sur son territoire est la mise en réseau avec d’autres réalités sociales, l’investissement sur la recherche et l’innovation, le respect de la concurrence, des devoirs sociaux et d’une production utile et de qualité ». Puis le Pape a rappelé le caractère vital de l’entreprise comme producteur de richesse sociale :  « Si les entrepreneurs sont inspirés par une vision positive de l’avenir, ils préfèrent investir à long terme plutôt que la spéculation, promouvoir l’innovation plutôt qu’être fixés sur l’accumulation de la richesse pour elle même. L’entrepreneur attentif au bien général doit envisager son activité dans un cadre pluraliste ».

   

   

« Une attitude qui, par le biais de l’engagement personnel et économiquement solidaire, génère des choix constructifs et un marché compétitif et juste, appliqués dans un esprit de service ». Pour conclure il a affirmé que « le développement, quelque soit son champ d’application humaine, implique aussi une ouverture au transcendantal, à la dimension spirituelle de la vie, à la confiance en Dieu, en l’amour et la fraternité, en l’accueil, la justice et la paix » (Fin du document diffusé par Vatican Information Service jeudi 18 mars 2010).

   

   

Je note avec intérêt que Benoît XVI reconnaît le caractère vital de l’entreprise comme producteur de richesse sociale. Or, pour aboutir à la richesse sociale, l’entreprise doit d’abord être productrice de richesse économique. Et par conséquent, le concept d’économie libre de marché (libéralisme économique) et le concept de profit (profit comme contraire de perte, dette et déficit…) sont ici légitimés et non pas condamnés. Je note cela avec intérêt, car en France notamment, le libéralisme et le profit sont considérés, y compris par ceux qui prétendent, en toute modestie, nous expliquer la pensée de Benoît XVI, comme d’horribles péchés.

  

Je note, également avec intérêt, que Benoît XVI recommande aux entrepreneurs d’investir à long terme ce qui implique naturellement une vision positive de l’avenir. Ceci est important, car en période de crise, ce sont les grands groupes industriels qui disposent des moyens nécessaires pour continuer d’investir. En réalité, Benoît XVI défend et valorise un certain nombre de mécanismes économiques libres. Et contrairement à ceux qui prétendent « nous dire à leur façon ce que Benoît XVI a voulu nous dire », le Pape ne met pas tout les aspects du capitalisme dans le même sac. Dans un avenir proche, j’aurais certainement l’occasion de revenir sur ces questions…

   

Michel Garroté

  

   

 

 

 

 

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