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Publié par Dreuz Info le 25 mars 2010
  
  
  

  
  
  
Sarkozy a-t-il pété un plomb ?

  
Michel Garroté
  
Jeudi 25 mars 2010 – 10 Nisan 5770
  
On peut lire – ça et là dans la presse française et étrangère – que Sarkozy aurait pété un plomb. Les médias français n’abordent le sujet (péter un plomb) qu’avec des pincettes. Les médias étrangers, en revanche, traitent la question (péter un plomb) sans pratiquer l’autocensure.
  
Ainsi, ce journal italien qui reproduit les déclarations (d’un homme politique hexagonal…) à propos du locataire de l’Elysée (extraits) :  « Il (Sarkozy) a pris le ton et la posture d’un homme d’action, mais il n’a rien fait pour ramener l’ordre aux frontières, dans les banlieues, dans les écoles. Toute son énergie n’est que verbale, sa frénésie tourne à vide. Il rappelle ces guerriers homériques, qui hurlent les pires insultes et ne se battent jamais. Il se limite à serrer les poings, à tendre le menton. En 2007, la victoire était totale, et il a crée volontairement une cohabitation avec ses adversaires. Le summum a été son mariage avec Carla Bruni, qui venait d’un environnement mondain et gauchiste. Et leur mariage ne va pas bien, même si les journaux français écrivent le contraire. C’est un couple de pouvoir. Quand il n’y aura plus de pouvoir, il n’y aura plus de couple » (on peut aimer ou ne pas aimer l’auteur ;  moi je ne l’aime pas ;  mais sa déclaration reflète l’opinion de nombre de Français ;  et il va bien falloir vivre avec cela…).
  
Toujours à propos de Sarkozy, hier soir,
Bruno Jeudy, sur lefigaro.fr, dans un article intitulé « Les relations se tendent entre Fillon et Sarkozy », écrit (extraits adaptés) :  « À l’Élysée, on a très peu apprécié la séquence parlementaire de mardi :  le déballage des députés et l’ovation réservée au Premier ministre. Le chef de l’État a fait acte d’autorité en demandant à son Premier ministre d’annuler son intervention prévue sur TF1 le soir même. À la sortie du Conseil des ministres, les membres du gouvernement les plus expérimentés ont vite conclu que l’atmosphère était glaciale entre le président et le Premier ministre. ‘Le premier a accaparé la parole, le second a été totalement muet’, relève un participant. Le couac a, en fait, eu lieu juste avant le Conseil des ministres. Lors de leur tête-à-tête hebdomadaire, le chef de l’État a fait acte d’autorité en demandant à son Premier ministre d’annuler son intervention prévue sur TF1 le soir même.
  
De retour à Matignon, François Fillon s’est exécuté. ‘Le Premier ministre est très sport. Nous allons recaler très vite une autre date avec TF1’, ont aussitôt fait savoir ses services. Tandis qu’à l’Élysée, on tentait de minimiser le différend entre les deux têtes de l’exécutif :  ‘Il est préférable d’attendre la semaine prochaine pour intervenir à la télévision afin de répondre à la gauche en cas de motion de censure. Et puis, ce n’est pas la peine que le président et le Premier ministre se marchent sur les pieds’. Voilà pour la version officielle. Car, en fait, le principe de l’intervention du Premier ministre avait été décidé en concertation avec le chef de l’État. Un ministre sarkozyste confirme cette version :  ‘Je ne comprends pas le changement de pied de Nicolas. C’est lui qui lui a dit d’y aller. Et maintenant il lui demande d’annuler. Cela énerve Fillon’.
  
Énerver Fillon ?  Il est rentré du Conseil des ministres sans cacher son désappointement. ‘Il est à cran depuis lundi, confie un de ses amis. On lui refuse sa démission. On ne veut pas de remaniement. On ne lui donne pas un vote de confiance. On lui impose Baroin alors qu’il n’en veut pas. Tout ça va mal finir’, avertit un ami du Premier ministre. À Matignon, les troupes n’ont plus trop le moral. Chacun a compris que Fillon, leur patron, était en sursis. Qu’il avait été reconduit pour six mois maximum. À l’Élysée, on a très peu apprécié la séquence parlementaire de mardi : le déballage des députés et l’ovation réservée au Premier ministre. ‘Nicolas Sarkozy a piqué une crise quand il a vu Fillon se faire applaudir debout à quatre reprises par les députés UMP’, explique un sarkozyste.
  
Il est vrai que la succession de sondages désignant Fillon comme un meilleur candidat en 2012 n’a rien pour arranger le climat entre les deux hommes.
Malgré tout, Matignon préférait mercredi soir calmer le jeu. Loyal, François Fillon s’est mis au travail. Avec en ligne de mire :  la préparation du ‘séminaire’ des députés et sénateurs UMP convoqués lundi prochain, à la Maison de la chimie, par Jean-François Copé et Gérard Longuet. Un séminaire ayant déjà fait l’objet d’une ferme mise au point du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, ami du président, qui a remis les pendules à l’heure sur Europe 1 :  ‘Au lendemain d’un scrutin, toutes les contributions sont naturellement utiles. J’entends bien l’idée de pacte qui est avancée par les uns et les autres, notamment Jean-François Copé. La réalité, c’est qu’il y a un vrai pacte, c’est celui qui a été scellé entre Nicolas Sarkozy et les Français en 2007 et pour cinq ans’. Une manière de remettre à sa place un Copé de plus en plus sûr de lui » (Fin des extraits adaptés de l’article de Bruno Jeudy paru sur lefigaro.fr).
  
Je ne résiste pas à la tentation – ce sera ma conclusion – de rappeler que les dictateurs se reconnaissent d’abord et avant tout à leurs interminables bavardages. Tel fut (et reste, pour certains d’entre eux) le cas de Robespierre, de Lénine, de Hitler, de Fidel Castro et de Ahmadinejad. L’on reconnaît ensuite les dictateurs à leurs tics. Ce fut criant chez Hitler. C’est évident chez Ahmadinejad. Je n’en dirai pas plus…
  

  
  
  
  
  
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