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Publié par Dreuz Info le 6 avril 2010

 

 

 

 

 

   

Michel Garroté

   

Mardi 6 avril 2010 – 22 Nisan 5770

   

Attendu aujourd’hui mardi en France, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a tenu un langage étrange dans une interview avec le Figaro. Un langage étrange s’adressant au public occidental. Un langage étrange qui est aux antipodes de ce que déclare Erdogan lorsqu’il s’adresse au public mahométan (voir nos articles concernant la Turquie publiés sur ce blog). Je reproduis ci-dessous des extraits de ce langage étrange avec mes commentaires entre parenthèses.

   

Erdogan déclare au Figaro (extraits) :  « Nos deux pays (la France et la Turquie) entretiennent des relations culturelles anciennes, visibles en Turquie notamment dans l’enseignement. À Istanbul, les lycées Galatasaray, Saint-Joseph, Saint-Benoît ou Notre-Dame-de-Sion en témoignent (Note de Michel Garroté :  l’église Sainte Sophie à Istanbul, transformée en mosquée, la non-reconnaissance de la liberté religieuse des Juifs Turcs et des Chrétiens Turcs, cela aussi est visible). Quant au système démocratique et laïque en Turquie, nous pouvons constater la forte influence de la France (Note de Michel Garroté :  en effet, l’allahïcité française favorise l’exception mahométane, comme le fait également le régime turc actuel). Lors de ma visite en France, je vais dire au président Sarkozy que nous l’attendons très prochainement en Turquie. Il faut se rendre sur place pour constater que la Turquie devance de nombreux pays de l’Union européenne dans plusieurs domaines (Note de Michel Garroté :  la Turquie devance l’UE notamment dans l’accroissement constant des minarets, c’est vrai, du moins pour l’instant ;  mais certains pays européens pourraient un jour devancer la Turquie). Non seulement une Turquie dans l’UE ne sera pas une charge pour l’Europe, mais elle contribuera à la soulager (Note de Michel Garroté :  mdr). L’Union européenne a accepté de nouveaux membres qui constituent un fardeau (Note de Michel Garroté :  ça commence bien, avec de l’hellènophobie, de la roumanophobie et de la bulgarophobie ;  imaginons ce que dirait Erdogan si son pays était déjà membre de l’UE). Ces pays ont été admis pour des raisons politiques et l’Union européenne en paye aujourd’hui le prix (Note de Michel Garroté :  non mais de quoi il se mêle Erdogan à la fin ?). Elle (l’UE) investit lourdement pour essayer de faire évoluer ces derniers arrivants (Note de Michel Garroté :  justement, c’est entre autre pour cela que plus de 60% des Européens ne veulent pas qu’un pays mahométan d’Asie mineure, la Turquie, adhère à l’UE ;  que Erdogan laisse donc l’UE se débrouiller avec les « derniers arrivants » au lieu d’ajouter son grain de sel). La Turquie, elle, est parvenue au même niveau par ses propres moyens.

   

Depuis notre arrivée au gouvernement, toutes nos démarches sont guidées par le même principe : celui de n’avoir aucun ennemi (Note de Michel Garroté :  mdr). Et nous commençons à l’appliquer avec nos voisins (Note de Michel Garroté :  « nos voisins », c’est l’Iran…). À chaque entretien avec mon cher ami Ahmadinejad, nous avons insisté et répété que nous ne voulons pas d’arme nucléaire dans la région. Pouvons-nous convaincre l’Iran ? Quand nous parlons avec eux de cette affaire, ils répondent qu’ils ne conçoivent pas d’arme nucléaire mais qu’ils produisent de l’énergie nucléaire. Et l’Agence internationale de l’énergie atomique n’est pas parvenue à prouver qu’il existe bel et bien une arme nucléaire (Note de Michel Garroté :  donc le parti islamique turc de Erdogan ne veut « aucun ennemi » ;  mais Ahmadinejad est, je cite, le « cher ami » de Erdogan ;  et Erdogan n’a pas lu les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui s’inquiètent du programme nucléaire de son cher ami Ahmadinejad).

   

Par ailleurs, il y a un pays dans la région qui dispose de l’arme nucléaire. Je ne vois pas pourquoi personne ne s’attarde sur ce cas. Cette approche n’est pas équitable (Note de Michel Garroté :  personne ne s’attarde sur le nucléaire israélien car celui-ci est défensif et il dissuade le monde mahométan de rayer les Juifs Israéliens de la carte ou de les jeter à la mer). Bien entendu, nous essayons de convaincre l’Iran. Lors des dernières discussions, l’Iran avait accepté de donner aux États-Unis de l’uranium enrichi. Avant qu’il ne quitte ses fonctions à l’AIEA, Mohammed El Baradei avait indiqué qu’Istanbul pouvait servir de lieu d’échange (Note de Michel Garroté :  mdr). Nous considérons que cette affaire doit être résolue par la voie diplomatique. Bien sûr, des sanctions sont d’actualité, mais je ne pense pas que celles évoquées puissent aboutir à des résultats. Des sanctions ont déjà été décidées à deux reprises. Ceux qui ont pris la décision de les appliquer ont été les premiers à les violer. Il y a les Français, les Allemands, les Anglais, les Américains et les Chinois. Ils sont tous impliqués et parviennent encore, par des voies indirectes, à introduire leurs produits en Iran. Nous ne pouvons pas omettre cette réalité (Note de Michel Garroté :  enfin un point sur lequel nous sommes d’accord ;  ce ne sont pas les sanctions qui stopperont le nabot halluciné de Téhéran, ce « cher ami » de Erdogan). Il s’agit de notre deuxième fournisseur en gaz naturel, le volume des échanges commerciaux entre nos deux pays se situe actuellement autour de 10 milliards de dollars. Nous avons une frontière commune et, depuis un accord signé en 1639, la paix perdure (Note de Michel Garroté :  la « paix » perdure depuis 1639 ?  La paix ou la « paix » au sens islamique du terme ?  Demandez aux Chrétiens d’Orient et aux Juifs d’Orient si la « paix » règne depuis 1639…).

   

Je souhaite souligner que nos relations avec Israël ne sont pas interrompues, les échanges continuent. Ensuite, lorsque des erreurs sont commises dans la région, il n’est pas juste de fermer les yeux. Un proverbe turc dit :  ‘Un ami véritable dit peut-être ce qui est douloureux, mais il dit la vérité’. Nous disons donc la vérité (Note de Michel Garroté :  mdr). En ce moment, Israël ne soutient malheureusement pas la paix au Proche-Orient. Prenons l’exemple des constructions en Cisjordanie. Le monde entier réclame qu’elles soient stoppées (Note de Michel Garroté :  le monde entier vous emmerde Monsieur Erdogan). Dernièrement, Barack Obama s’est prononcé clairement sur ce sujet (Note de Michel Garroté :  et alors ?), tout comme Hillary Clinton (Note de Michel Garroté :  et alors ?). Nous connaissons également la position des pays européens (Note de Michel Garroté :  tout le monde s’en fout). Est-ce qu’Israël s’arrête pour autant ?  Non. L’administration israélienne doit contribuer à la paix. Mais celle-ci est composée actuellement de trois têtes. Qui faut-il écouter ? Qui faut-il croire ? (Note de Michel Garroté :  il est diplômé ès sciences administratives Erdogan ?).

   

Nous avons 1’650 soldats sur place (Note de Michel Garroté :  en Afghanistan) et avons assuré à trois reprises le commandement dans la région (Note du Figaro :  de l’ISAF en 2002 et en 2005 et de la région de Kaboul depuis octobre 2009. Note de Michel Garroté :  on ne peut pas dire que cela ait apporté la paix sur place…). Dans la province de Wardak, à l’ouest de Kaboul, nous menons des actions soutenues : nous construisons déjà des écoles, des hôpitaux, des routes, nous creusons des puits… Nous sommes prêts à créer et à prendre en charge sur place deux centres de formation militaire. S’il le faut, il est possible d’établir un autre centre en Turquie. Et cette aide peut aussi se décliner pour les policiers. La situation en Afghanistan est mauvaise. À mon avis, se mettre autour d’une table avec les talibans est obligatoire. Vous devez résoudre le problème en prenant en compte les dynamiques internes, la culture et les traditions des habitants (Note de Michel Garroté :  en résumé, la Turquie devrait se charger des questions militaires afghanes et négocier avec les talibans afghans ;  vaste programme !).

   

En Europe, il existe des partis chrétiens-démocrates (Note de Michel Garroté :  il en existe de moins en moins et ils sont de moins en moins chrétiens…). Mais nous ne pouvons pas définir notre parti (Note de Michel Garroté :  l’AKP islamiste) de cette manière :  personne n’a le droit de facturer à la religion les erreurs commises par les politiciens. C’est pour cette raison que je n’accepte pas non plus le terme d’« islam politique ». D’un côté, il y a l’islam, de l’autre, la politique. Comment cela est-il possible ? En instituant un État laïque. Qu’est-ce que la laïcité ? C’est un système d’administration qui se tient à égale distance de toutes les croyances. Nous sommes des démocrates conservateurs. C’est ainsi que nous avons défini l’identité de notre parti et que nous nous adressons à notre peuple. Pourquoi l’Occident ne nous qualifie-t-il jamais de cette façon et préfère-t-il utiliser ses propres termes ? Les réformes engagées dans le cadre des négociations d’adhésion sont claires. Notre gouvernement a brisé de nombreux tabous que l’on croyait insurmontables en Turquie (Note de Michel Garroté :  le paragraphe ci-dessus est un véritable morceau d’anthologie propagandiste ;  l’AKP, c’est l’islam politique par excellence ;  en poussant aussi profond le mensonge, Erdogan risque de se noyer). Si nos amis européens nous considéraient comme des démocrates conservateurs, je crois que nous pourrions venir à bout de nombreux préjugés » (Fin des extraits du langage étrange tenu par Erdogan dans une interview avec le Figaro).

   

   

  

   

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