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Publié par Dreuz Info le 8 avril 2010

 

 

  

 

 

   

Michel Garroté

   

Jeudi 8 avril 2010 – 24 Nisan 5770

   

LEXPRESS.fr a relevé plusieurs incohérences dans l’interview que Carla Bruni-Sarkozy a accordé à Europe1 sur « l’affaire de la rumeur ». Les hussards de la Sarkozie, Luc Chatel et Nadine Morano en tête, ont décrété qu’il était temps de clore le chapitre sur les rumeurs autour du couple présidentiel, avec son corollaire Rachida Dati. Selon eux, l’intervention Bisounours de Carla Bruni-Sarkozy mercredi soir sur Europe 1 aurait mis un terme à toutes les interrogations.

   

LEXPRESS.fr a, malgré tout, relevé plusieurs points qui mériteraient quelques éclaircissements :  Y a eu une enquête de police sur cette affaire?  Carla Bruni-Sarkozy l’a affirmé avec force : « Il n’y a eu aucune enquête de police (…) On ne fait pas une enquête sur des commérages ».

   

Problème, dans une interview accordée à Mediapart, Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), affirme le contraire. « J’ai été saisi courant mars par le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, afin d’essayer de déterminer si les rumeurs visant le couple présidentiel ne cachaient pas une éventuelle tentative de déstabilisation », explique-t-il. Et d’ajouter: « Nous avons mené des investigations techniques, notamment informatiques, afin d’essayer de déterminer d’où étaient parties ces rumeurs. ».

   

  

La justice ayant été saisie par le Journal du Dimanche, c’est, selon lui, désormais à la police judiciaire parisienne de déterminer s’il s’agissait d’un acte isolé ou non.-De même, l’entourage du Président, notamment son conseiller Pierre Charon, a indiqué avoir en sa possession des éléments prouvant l’implication de Rachida Dati dans cette affaire. S’agit-il d’éléments informatiques (mails, SMS…) ?  L’ancienne garde des Sceaux a dit craindre avoir été mise sur écoute. Sur ce point, Squarcini est formel: « La DCRI n’a procédé à aucune écoute téléphonique dans ce dossier, ni à aucune enquête visant de près ou de loin Mme Rachida Dati ».

   

Pourquoi Rachida Dati s’est-elle retrouvée au centre de cette polémique ?  « Tout cette histoire est insignifiante (…) Rachida Dati reste tout à fait notre amie », a insisté la première dame. Mais alors diable pourquoi avoir laissé un proche conseiller, comme Charon, se répandre sur sa supposée implication dans la propagation de la rumeur?

   

  

De même, pourquoi Nicolas Sarkozy est-il furieux contre son ex-protégée au point de ne plus vouloir la voir, selon le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, qui se ravisera douze heures plus tard? L’affaire de la rumeur ne serait-elle qu’un prétexte pour régler d’autres comptes, comme celui des régionales où Dati aurait fait défaut à son camp, ou calmer ses ambitions parisiennes?

  

Pourquoi cette volte-face de la présidence ?  Lundi matin, Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy, est interrogé par RTL. « La justice souhaite établir si ceux qui ont fait paraître ces rumeurs sur ces blogs l’ont fait pour eux-mêmes ou l’ont fait étant instrumentalisés, soit par des officines, soit des particuliers qui auraient souhaité déstabiliser la vie du couple Sarkozy », explique l’avocat, qui soupçonne une « machination ». Bigre !  Venant de quelqu’un qui a été au cœur de l’affaire Clearstream, ces mots sont à prendre au sérieux. Deux jours plus tard, patatras, Carla Bruni-Sarkozy estime que « c’est une page tournée depuis bien longtemps », que Me Herzog – qui passait sans doute là par hasard – a simplement répondu à la question d’un journaliste. Surtout, elle explique que Pierre Charon et Thierry Herzog ne sont ni [elle], ni [son] mari ». On a connu avocat et clients plus proches…

   

   

   

  

  

  

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