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Publié par Dreuz Info le 20 avril 2010

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De visite à Tremblay-la-France – pardon, Tremblay-en-France, le président promet « une fermeté absolue contre le trafic de drogue »

 

Ah bon ? Donc jusque là l’état ne faisait pas preuve de fermeté absolue. Mauvaise nouvelle. Et qu’est ce qu’il faisait, jusque là, du tricot ?

 

Sarkozy promet « une action en profondeur ».

 

Ah bon ? Donc jusque là, l’état n’avait que des actions superficielles. C’est quoi une action en profondeur, et une action superficielle, en matière de lutte contre la drogue. On attrape le dealer, on lui fait pan pan cucul, on lui dit de ne pas recommencer, et on le relâche au bout de 24 heures parce que sinon sa bande va mettre le feu à toute la cité ? Ou on attrape le petit consommateur, en prenant bien soin de ne pas irriter le dealer, qui est copain avec les groupuscules islamistes de la cité, armés jusqu’aux dents, prêts à mettre le feu à toute la cité ?

 

Donc les dealers de Tremblay vont trembler. Dont acte. On en reparle dans six mois.

 

« Tous les jours il y aura des actions de police contre les trafics et les trafiquants »

 

Autrement dit, il y a tous les jours des trafics de drogue, et la police, jusqu’à aujourd’hui, avait ordre de ne pas bouger. Qui leur a donné l’ordre ? Pourquoi ? Qui profite du crime ?

 

« La république ne reculera pas d’un millimètre ».

Ca, j’en suis sûr, mais là n’est pas le problème. Le problème, c’est : est ce que la république va AVANCER d’un millimètre !

 Ca fait combien de temps que nos gouvernements affirment que certaines banlieues sont des zones de non droits et que ça va changer ? Ils n’ont pas reculé d’un millimètre sur ce coup là. Les zones de non droits non plus.

« il y aura dans chaque bus une liaison directe avec la police, de façon à pouvoir localiser le bus pour ne pas perdre de temps »

 

Comment, c’est pas encore fait ça ? Sur mon iPhone, j’ai téléchargé un programme GPS gratuit du nom de Waze. Si je touche une icône avec ma position, tous les utilisateurs savent instantanément ce qui se passe là où je suis. Il faut une réunion ministérielle pour ça ?

 

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« Aucune commune, aucun quartier, aucun hall d’immeuble de Seine-Saint-Denis n’échappera à l’autorité de la loi »

 

Avec tout le respect qu’on doit à un Président de la République, vous n’êtes pas crédible, Monsieur le Président de la République.

 

La police se plaint de manquer d’effectifs. Au lieu de les mobiliser pour faire régner la loi sur les quartiers et les halls d’immeubles, leurs supérieurs les envoient faire le planton, à trois ou quatre – un policier ne suffit pas – à tous les grands carrefours pour traquer le grand banditisme, c’est-à-dire ceux dont la carte d’assurance est périmée ou qui oublient d’attacher leur ceinture.

 

Les halls d’immeuble appartiennent aux bandes, c’est leur territoire, personne n’a le droit d’y entrer, personne n’y entre. Qu’est ce qui va changer ? Pourquoi la police qui ne pouvait pas entrer dans leurs territoires hier, demain le pourra ? (tiens, les bandes n’ont pas encore demandé la création d’un état palestinien sur le département de la Seine Saint Denis ?)

 

Tout sonne tellement faux, tellement réchauffé entre la gauche mollasse qui défend le tout prévention, dénonce la démagogie et l’inefficacité de la répression, mais n’a choisi ni l’un, ni l’autre quand elle en a eu l’occasion, et la droite frileuse qui blablatise (Sarkozy promet  une fermeté absolue)

 

En 1979, le sociologue, professeur à Harvard, Nathan Glazer dénonçait les graffitis du métro de New York en ces termes : « l’incapacité du gouvernement à prévenir des actes aussi mineurs que les graffitis, montre aux citoyens qu’il n’est certainement pas capable de régler des problèmes plus sérieux. »

 

En 1982, James Q. Wilson, professeur de Science Politique à Harvard, et George L. Kelling, professeur de Justice Criminelle à la Rutgers Université, Newark, publiaient dans la revue Atlantic la maintenant célèbre théorie du carreau cassé (de fil en aiguille, si ceux qui ont en charge de faire respecter l’ordre tolèrent un carreau cassé –dans le cas des banlieues c’est l’entrée d’un immeuble dégradé, ils envoient un message aux délinquants : ici c’est chez vous, et nous ne viendrons pas faire respecter l’ordre. Peu à peu, les délinquants commencent à vendre de la drogue. De la drogue naît la violence entre bandes rivales, la terreur des braves gens qui ne veulent pas d’histoires, et finalement, il y a crimes)

 

On n’a pas de pétrole, mais on a des idées qu’on disait ! Ce n’est pas comme si les idées étaient à trouver. Vingt ans après New York, quelque chose retient nos gouvernements de suivre l’exemple. Cette ville, New York, était rongée par le trafic de drogue, le meurtre, les cambriolages et les vols de voitures. Son maire, Rudy Giuliani, en a fait une des villes les plus sûres des Etats Unis.

 

Sarkozy promet quoi déjà ?

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