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Publié par Dreuz Info le 28 avril 2010

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La nature, c’est aussi – et peut-être avant tout – le chaos.

 

Par Michel Gurfinkiel.


L’éruption du volcan islandais Eyjafjöll ne bouleverse pas seulement le trafic aérien. Il bouscule aussi les dogmes écologistes. L’opinion avait fini par admettre, au moins dans les pays occidentaux, que les activités humaines perturbaient une nature qui, laissée à elle-même, ou gérée de façon « douce », c’est à dire archaïque, tendait vers l’équilibre et l’harmonie. Elle redécouvre une vérité bien différente, dont les générations précédentes étaient conscientes : la nature, c’est aussi – et peut-être avant tout – le chaos.

 

Rien n’est plus courant, à la surface de la chère planète bleue, que les volcans. Au Japon, le Fuji-Yama est un emblème national. A Naples, le Vésuve est un totem. En Auvergne, les Puys, endormis depuis si longtemps qu’on les tient pour éteints, sont des gages de pureté. Mais une éruption volcanique majeure modifie le climat et par voie de conséquence la biodiversité plus inexorablement que des siècles de pollution industrielle.

 

Deux exemples particulièrement frappants. Voici un peu plus de 60 millions d’années, le Dekkan, au sud de l’actuel sous-continent indien, a connu une activité volcanique intense et répétée, pendant quelque 30 000 années. Cette dernière s’est traduite par la formation d’un bloc de lave d’une superficie égale à celle de la France actuelle : plus de 500 000 kilomètres carrés. Mais aussi des émissions gazeuses, notamment de dioxyde de soufre, qui, en se répandant dans toute l’atmosphère terrestre, auraient provoqué, ou contribué, à l’extinction de nombreuses espèces vivantes à la fin de l’ère mésozoïque, notamment les dinosaures.

 

Le 10 avril 1815, un volcan indonésien, le Tambora, explose dans l’île de Sumbawa, à l’est de Bali. C’est la plus grande catastrophe volcanique ayant fait l’objet d’une observation humaine. En Indonésie même (un pays qu’on appelait alors les Indes néerlandaises), elle tue entre 20 000 et 70 000 personnes. Mais les gaz et les cendres, projetés dans la haute atmosphère, entraînent un « effet de serre » dans tout l’hémisphère nord. L’été 1815 est « pourri » en Europe. En 1816, il n’y a pas d’été du tout. Les hivers sont polaires. L’ensoleillement et la chaleur ne retrouvent un niveau « normal » qu’en 1820. Les conséquences, pour des sociétés qui restent largement agricoles, sont terribles. Misère en Europe, famine dans les pays moins développés.

 

Mais en fait, la première partie des années 1810 avait déjà été marquée par un mauvais temps généralisé dans l’hémisphère nord. C’est ce qui explique la défaite de Napoléon en Russie : en 1812, l’hiver commence six semaines trop tôt, et la retraite que l’Empereur avait organisée dans le moindre détail, en bon stratège qui prévoit toutes les éventualités, tourne au désastre. On vient de découvrir la cause de cette première altération du climat : l’analyse des glaces profondes de la région arctique a révélé qu’une autre explosion volcanique, d’une puissance égale à 50 % de celle de Tambora, avait eu lieu quelque part dans le monde, sans doute dans une région tropicale inaccessible aux observateurs occidentaux, en 1809.

 

La question que personne ne peut trancher pour l’instant, c’est la cause du mauvais temps anormal qui règne en Europe le 18 juin 1815, et qui provoque la défaite ultime de Napoléon à Waterloo, en Belgique. Effet tardif de l’explosion volcanique de 1809 ? Ou effet précoce de l’explosion de 1815 ?

 

Les volcans pourraient également expliquer les deux événements les plus célèbres et les plus étonnants de la Bible : les Dix Plaies qui frappent l’Egypte quand celle-ci refuse de rendre sa liberté aux Hébreux, et l’ouverture des eaux de la mer Rouge. De nombreux historiens ont été frappés par l’analogie entre ces phénomènes et ceux qui entourent une explosion volcanique de grand ampleur : notamment la transformation des eaux en sang – ou en une matière rouge et putride -, le pullulement et l’hyperactivité des insectes et des batraciens, les épidémies, les pluies ou grêles toxiques, l’obscurité.

 

L’hypothèse la plus simple consistait à voir dans l’Exode l’effet de l’explosion de l’île de Santorin, dans les Cyclades. Mais celle-ci se serait produit vers 1600 avant l’ère chrétienne. Donc quatre cents ans au moins avant l’Exode.

 

Une autre hypothèse est apparue depuis peu, à travers les recherches qui ont mis en évidence l’explosion tropicale de 1809. Il a été établi que le volcan Hekla, en Islande, « grand frère » de l’Eyjafjöll, a explosé entre l’an 1200 et l’an 900 avant l’ère chrétienne. Et que ce cataclysme – connu sous le nom scientifique de Hékla 3 – a été le plus violent des dix mille dernières années : à titre de comparaison, il aurait été de 5 à 6 fois plus puissant que l’explosion du Tambora.

 

Si la date de 1200 avant l’ère chrétienne est retenue, on obtient une concordance totale avec les événements relatés par la Bible -et de nombreuses sources extrabibliques.

 

© Michel Gurfinkiel, 2010

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