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Publié par Guy Millière le 1 mai 2010

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J Call, l’appel de juifs européens à la déraison qui doit être lancé le 3 mai à Bruxelles a ses idiots utiles européens, son cortège d’ennemis d’Israël en tous genres posant aux « amis d’Israël », mais il a aussi son grand frère, comme on disait au temps où l’Union Soviétique veillait sur ses satellites. Ce grand frère s’appelle J Street et se trouve présenté de tous côté en Europe comme le « nouveau lobby pro-israélien » à Washington.


Pour savoir un peu mieux ce qu’est J Call, il serait utile de savoir mieux ce qu’est J Street. Si c’est effectivement un lobby, le qualifier de « pro-israélien » relève de la publicité mensongère. L’appeler lobby anti-israélien comme l’a fait récemment Alan Dershowitz permettrait de se rapprocher de la réalité. Le nommer lobby chargé de contribuer fortement à la délégitimation et à la diffamation d’Israël aux Etats-Unis serait plus exact encore.

 

Il y a des juifs dans J Street, mais Norman Finkelstein, Noam Chomsky et Shlomo Sand sont juifs aussi. La haine de soi et l’égarement  idéologique existent chez tous les groupes d’êtres humains.

 

 

J Street a été fondé en avril 2008, aux fins de tenter de détériorer les capacités d’action de l’AIPAC et des autres grandes organisations juives américaines, et a été l’une des organisations conçues pour accompagner et soutenir la candidature de Barack Obama. Depuis qu’Obama est Président, elle colle de très près à la politique menée par celui-ci, jusque dans ses plus délétères égarements.

 

 

Adepte de l’hypocrisie sinueuse, J Street a, lors de la guerre de Gaza publié un communiqué reconnaissant le « droit d’Israël de se défendre contre les menaces », mais ajoutant aussitôt que l’action israélienne serait « contre productive », « aggraverait le cycle de la violence dans la région », et  accroîtrait « l’animosité séparant les Israéliens et les Palestiniens », ce qui équivalait à soutenir Israël dans la première partie de la phrase, et à porter sur Israël un regard condescendant et négatif à même d’alimenter tous les discours anti-israéliens dans la deuxième partie.

 

Après qu’au cours des deux dernières semaines, divers membres de l’administration Obama aient laissé entendre à haute et intelligible voix que « l’intransigeance d’Israël » et le refus de la paix par le gouvernement israélien mettait en danger la vie des soldats américains sur tous les théâtres d’opération, Jeremy Ben Ami, directeur exécutif de J Street, a publié dans le New York Times un texte reliant  les dangers auxquels font face des soldats américains dans la région à la politique d’Israël, et laissant entendre, comme l’administration Obama, qu’Israël faisait courir des risques accrus à l‘armée américaine : ce qui avait pour finalité à peine dissimulée de faire pression sur Israël et de tenter de pousser la population américaine, qui est la seule au sein du monde occidental à réagir de façon éthique et à soutenir Israël, à prendre ses distances avec Israël. J Street n’a cessé depuis le début d’appeler à négocier avec l’Iran en reprenant des relations diplomatiques avec les autorités du pays, et propose aujourd’hui de « faire comprendre au gouvernement iranien qu’il fait face à un choix : ou bien prendre le chemin de l’isolement, ou bien prendre un chemin qui conduira à la réintégration dans la communauté internationale et à la possibilité de développer son économie ».  

 

J Street, depuis sa création, parle globalement du retour aux « frontières de 1967 » qui ne sont pas des frontières, mais des lignes de cessez le feu après des agressions répétées subies par Israël. J Street parle aussi régulièrement de « continuité territoriale » de l’Etat palestinien à créer en Judée-Samarie et à Gaza, ce qui impliquerait de couper Israël en deux, et équivaudrait à confier un Etat « à côté d’Israël » au Hamas, car toutes les données disponibles montrent que ce qui s’est passé à Gaza se répéterait en Judée-Samarie si cette région voyait Israël se retirer complètement. Ce scénario ne poserait aucun problème à J Street, qui n’a cessé de dire que des négociations incluant le Hamas s’imposaient, et que celui-ci devait être reconnu comme un partenaire : « nous ne serions pas opposés à une décision de la part du gouvernement israélien, des Etats-Unis ou d’autres pays de trouver des façons indirectes d’engager des négociations avec le Hamas ». Le Hamas se trouve décrit par J Street comme le « gouvernement fournissant la loi et l’ordre et les services à Gaza depuis qu’il a gagné les élections en janvier 2006, et particulièrement depuis qu’il a pris le contrôle des choses en juin 2007 ». La référence de base de J Street est le « plan de paix arabe », évoqué de nombreuses fois dans les documents  mis en ligne par J Street : en fait, le plan de paix saoudien.

 

J Street explique le conflit israélo-arabe de manière très simple : « Les colonies israéliennes dans les territoires occupés constituent depuis quarante ans un obstacle pour la paix et ont conduit les Palestiniens à douter des motifs et de la sincérité d’Israël ».  Si la présence de juifs en Judée-Samarie semble scandaleuse à J Street, et à même de faire douter des « motifs et de la sincérité d’Israël », la présence d’un million d’arabes en Israël n’est jamais mentionnée. On ajoutera pour finir que Jeremy Ben Ami et J Street lorsqu’ils parlent d’Israël ne parlent jamais d’Etat juif ou d’Etat du peuple juif, mais d’Israël tout court, ou de Jewish home in the state of Israël, foyer juif dans l’Etat d’Israël.

 

 

J Street est née de fonds venus de George Soros, qu’on ne présente plus. Nombre de ses donateurs sont anonymes, mais les plus importants d’entre eux après George Soros sont néanmoins connus : Richard Abdoo, longtemps membre de l’Arab American Institute, entrepreneur américano-libanais, Genevieve Lynch, membre du bureau du National Iranian American Council, Nancy Dutton, avocat qui a longtemps représenté l’ambassade saoudienne à Washington. S’ajoute à la liste le National Iranian American qui, en l’absence de relations diplomatiques représente les intérêts iraniens aux Etats-Unis.  

 

 

Michael Oren, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis a parlé, de J Street en décembre 2009, comme d’un « problème unique », en ce que c’est un groupe qui « s’oppose non seulement à la politique d’un gouvernement israélien, mais à la politique qui a été celle de tous les gouvernements israéliens ».

 

 

On peut souhaiter que l’appel à la déraison lancé sous le nom de J Call ne fasse pas que ce problème unique qu’incarne J Street ne devienne aussi un problème européen. Il faut œuvrer pour que ce souhait se concrétise. Il faut dénoncer l’imposture lorsqu’elle est flagrante. Il y a imposture. Et elle est flagrante.

 

Guy Millière

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