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Publié par Guy Millière le 6 mai 2010

frontière avec le Liban et les territoires du Hezbollah

 

L’appel nommé J Call et les réponses qui lui ont été faites, dont celles que j’ai rédigées, ont suscité des débats multiples qui ont montré qu’une grande confusion régnait dans de nombreux esprits. J’entends, pour ce qui me concerne, et à toutes fins utiles, souligner un certain nombre de points :

  1. Je me suis impliqué non pas parce que je suis juif (je ne le suis pas) ou parce que je suis citoyen israélien (je ne le suis pas non plus), mais en raison de valeurs éthiques et d’un attachement à certaines idées fondamentales. Je suis et je serai toujours du côté de la démocratie face à la dictature, du côté du droit face à l’arbitraire, du côté des victimes du terrorisme et du droit de se défendre contre lui en mettant les terroristes hors d’état de nuire, et jamais du côté des terroristes et de ceux qui incitent au terrorisme. On pourra m’expliquer ce qu’on veut, de la façon dont on le veut, je n’accorde aucune excuse et aucune circonstance atténuante à quiconque recourt ou incite à recourir aux ceintures d’explosifs. Les images d’enfants palestiniens qu’on forme à devenir shahid sont une horreur injustifiable et barbare. Point final.

  2. Pour ces mêmes raisons, je suis et je serait toujours du côté de la dimension intellectuelle de l’éthique, qui me placera toujours du côté des faits et de la vérité face à la falsification et au mensonge. Je connais en détail l’histoire du Proche-Orient Je sais qui ont été les occupants des terres où Israël existe, et je peux en dresser la liste depuis deux millénaires. Je sais qu’il y a eu un empire arabe pendant un temps donné. Je sais qu’il y a eu l’empire ottoman. Je sais ce qu’ont été les factions et fractures de l’islam. Je sais qu’avant que le sionisme, qui a été un mouvement de libération nationale en un temps où il y avait des mouvements de libération nationale partout sur terre, ne suscite la renaissance d’un foyer national juif, il n’y avait, pour l’essentiel, sur les terres de la région que du désert, et des villages en situation de dénuement. Je sais ce qu’a été le jeu britannique dans la région, comment s’est constitué le Mandat palestinien lors du démantèlement de l’empire ottoman, comment ont été créés les divers pays arabes de la région, comment la Transjordanie, devenue plus tard Jordanie a vu le jour, pourquoi le Royaume Uni a mis en place le mufti Amin al Husseini, comment l’immigration juive a été freinée avant d’être interdite tandis qu’une immigration arabe se trouvait favorisée. Je sais ce qui s’est passé en 1948-49, puis dans les conflits ultérieurs. Je sais comment et pourquoi le peuple palestinien a surgi sur la scène après la guerre des Six Jours et pourquoi on en est venu à appeler la Judée-Samarie Cisjordanie et territoire palestinien et la bande de Gaza territoire palestinien également. Je sais pourquoi le mouvement palestinien a été créé et à quelle fin.

  3. Je n’ai, en ces conditions, aucune opinion, mais un attachement strict à ce qui découle : a) il y a un peuple juif et il y a un Etat du peuple juif qui, selon les termes du Mandat palestinien aurait dû occuper un territoire plus vaste que celui qu’occupe Israël aujourd’hui. b) il y a un Etat arabe palestinien qui s’appelle aujourd’hui Jordanie, et qui a été créé dans une époque où ont été créés aussi la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Arabie Saoudite c) en raison de la politique du fait accompli du Royaume-Uni, un deuxième Etat arabe palestinien devait être créé lors du plan de partition il y a soixante deux ans. Les pays arabes n’ont pas voulu de ce deuxième Etat, et ont déclenché une guerre d’extermination. Ils ont été vaincus et n’ont cessé de l’être dans les guerres ultérieures. Israël est l’agressé, et a, sur ces bases le droit plein et entier d’exiger des garanties, de dessiner des frontières garantissant sa sécurité, de poser ses conditions, et, pour le moins, de ne pas être traité comme l’agresseur qu’il n’est pas et n’a jamais été. D) les populations arabes qui ont quitté le territoire d’Israël pour laisser les armées ennemies agir se sont placées du côté de l’ennemi et ont perdu tout « droit au retour ». Il s’agissait, de surcroît, de population d’immigration souvent récente, comme tous les documents disponibles l’indiquent. Les pays agresseurs auraient dû depuis longtemps les intégrer à leurs populations et non les prendre en otage d’une obsession inadmissible : la nécessité de détruire Israël, e) en 1949, la Judée-Samarie a été annexée par la Jordanie, Gaza l’a été par l’Egypte. La Jordanie et l’Egypte ont perdu la guerre d’agression lancée contre Israël en 1967. Les traités de paix négociés avec la Jordanie et l’Egypte auraient dû régler la situation de ces territoires et de leurs populations. Rien en soi ne justifie la création d’un Etat arabe supplémentaire. L’idée de peuple palestinien est née des services de propagande de Nasser et du KGB. Les divers mouvements palestiniens sont nés pour mener une action insurrectionnelle et terroriste, et pour détruire Israël, pas pour créer un Etat à côté d’Israël, et strictement rien n’indique la volonté de quelque dirigeant palestinien que ce soit de voir naître un Etat à côté d’Israël prêt à vivre en paix en reconnaissant pleinement Israël, f) une exigence préalable à tout règlement de la situation impliquerait que soit reconnu par la partie adverse et tous les pays arabes la légitimité d’Israël en tant qu’Etat du peuple juif, la reconnaissance qu’Israël est, depuis plus de soixante ans, la partie agressée, mais aussi la nécessité, pour que la paix puisse venir, d’une éducation à la paix des populations arabes de Judée-Samarie et de Gaza, et la mise en place de cette éducation. Faute de ces conditions, toute « paix » sera, au mieux, un simulacre, car aucune paix, nulle part sur terre n’a pu exister sans reconnaissance mutuelle des deux parties, sans reconnaissance des torts de l’agresseur et des dommages subis par l’agressé, et sans que les populations concernées ne soient éduquées aux vertus de la paix et aux principes élémentaires du droit.

  4. Je dis sur ces bases que tout gouvernement israélien qui penserait parvenir à la paix sans que cette exigence préalable soit satisfaire en son intégralité sera condamné à découvrir qu’il parvient non à la paix, mais à une poursuite de la guerre par d’autres moyens. Et ce n’est encore une fois pas une opinion, mais le résultat d’un raisonnement logique.
  5. Les pays d’Europe, en raison de leur passé et de la shoah, qui est un crime commis en commun par les divers pays et peuples d’Europe, avec des degrés et des modalités de participation diverses devraient être particulièrement soucieux du respect de l’éthique, d’idées fondamentales telles que la démocratie, le droit, le refus du terrorisme et de l’incitation au terrorisme. Ils devraient être particulièrement soucieux aussi de la vérité, et pratiquer le refus de la falsification et du mensonge. Ni leurs dirigeants politiques, à de rares exceptions près, ni leurs intellectuels, pour la plupart, ne se montrent soucieux de ce que je viens d’énumérer, et falsification et mensonge s’y épandent comme une grande intoxication mentale. Les causes à cela sont multiples, certaines d’entre elles ont à voir, sans doute, avec le poids du monde musulman sur la planète et avec des intérêts commerciaux, mais cela ne crée en rien une attitude mentale plus honorable.
  6. Les Etats-Unis ont eu, souvent, une attitude plus droite et plus honorable que l’Europe, mais ont parfois cédé à un « réalisme » que je préfèrerais appeler cynisme. L’attitude des Etats-Unis sous l’administration Obama n’est ni droite ni honorable. Ce sont des considérations éthiques qui me conduisent à la condamner, et pas autre chose que des considérations éthiques.
  7. Quand des gens s’aveuglent volontairement sur les différences entre démocratie et dictature, et droit et arbitraire, quand ils mettent entre parenthèse le terrorisme et les incitations au terrorisme, je les accuse de pratiquer des raisonnements intellectuellement faux et de se condamner à un comportement contraire tout à la fois à l’éthique et à ce que j’ai appelé plus haut la dimension intellectuelle de l’éthique. Quand ces gens prétendent faire le métier de penseur, j’en viens à mettre en doute leur façon d’exercer leur métier, voire leur aptitude à l’exercer.
  8. Je n’ai rien à dire, strictement rien à ceux qui me parlent de « droite » et de « gauche ». N’ayant aucune opinion, ces catégories me sont étrangères. Si être de gauche, c’est vouloir une vraie paix, il n’y a rien de plus à gauche à mes yeux que de réunir les conditions d’une vraie paix, et celles-ci ne passent jamais, nulle part, par l’aveuglement volontaire. Si être de gauche, c’est vouloir la liberté la plus vaste pour le plus grand nombre d’hommes possible, il n’y a rien de plus à gauche que la démocratie et le droit se donnant les moyens de durer, ce qui implique aussi de se donner la force de se défendre contre les ennemis de la démocratie et du droit, la possibilité de s’en garder, et s’ils deviennent menaçants, de les mettre hors d’état de nuire. Si être de gauche, c’est vouloir la prospérité la plus vaste pour le plus grand nombre, il n’y a pas eu, dans l’histoire, de fonctionnement plus à gauche que le capitalisme. Les gens qui se prétendent de gauche et qui, par aveuglement forcené, persiste à ne pas comprendre ce que c’est qu’une dictature, ce que c’est que l’arbitraire, ce que c’est que le terrorisme et ce que c’est que l’incitation au terrorisme sont, à mes yeux, des imposteurs, je persiste, je signe. Et je suis prêt à me faire plus précis dans les définitions. Je laisse, bien sûr, les invectives dans le caniveau dont elles n’auraient jamais dû sortir, et où elles sont à leur place. Si ceux qui les utilisent veulent se baisser pour les ramasser ou se vautrer là où elles gisent, je les laisserai faire, sans les accompagner dans leur démarche.

 Guy Millière

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