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Publié par Dreuz Info le 21 mai 2010

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« Les tableaux volés sont invendables » titrent Libération et Le Parisien. « Les toiles volées au musée d’Art moderne de Paris sont invendables » commente RTL. « Les œuvres volées sont impossibles à écouler » affirme Me Francis Briest, commissaire priseur à Paris. (Les voleurs) « sont des crétins » ajoute un commissaire priseur sur RTL.

 

« N’existe-t-il pas de marché noir des tableaux dérobés ? » demande Nicolas Begasse sur Libération à Maître Briest. « Non : s’il y avait un véritable marché, il y aurait beaucoup plus de vols dans les musées et les institutions. » (ouf, on a bien de la chance)

 

Stéphane Théfo, officier spécialisé dans le trafic d’œuvres d’art à Interpol rassure le même Nicolas Begasse, qui décidément se montre peu perspicace dans l’exercice de sa profession :

N. Begasse : « Peut-on vendre un tableau volé ? »
S. Théfo : « Si le tableau est connu, c’est compliqué d’en tirer de l’argent. Les voleurs peuvent essayer de le fourguer, mais avec une œuvre d’art célèbre, ils ont toutes les chances de se faire interpeller  » 

N. Begasse: « Alors pourquoi voler un tableau ? »

« Déjà, il faut écarter le fantasme du collectionneur fou qui commanditerait un vol » (commentaire de Jean-Patrick : autrement dit, le collectionneur qui commandite un vol de tableau n’est pas fou du tout)… »Ou, bêtement, les voleurs croient qu’un tableau estimé à 50 millions leur rapportera 50 millions » (oui, ils sont bêtes ces voleurs de tableaux, tellement bêtes que 23.000 tableaux sont recensés dans le fichier d’Interpol et n’ont donc toujours pas retrouvé le chemin des musées). « Ils se rendent vite compte qu’ils ne pourront jamais vendre à plus de 10% de la valeur du marché » (roooohh… faisons nos comptes :  10% de 500 millions d’euros, ça fait toujours 50 millions. De qui se moque t-on ? Loin de moi, très loin même, l’idée de faire l’apologie du crime. Mais admettons tout de même que ces messieurs, qui commentent avec mépris le vol, au nez et à la barbe de l’establishment, de 500 millions d’euros de tableaux de grand maîtres dans la parfaite tradition d’Arsène Lupin, font surtout la preuve de leur triste médiocrité)

 

Alarme hors service. Deux mois sans réaction de la hiérarchie…Y a qu’à se servir !” dit un commentaire à l’article du Monde.fr .

« De plus, une partie des caméras de vidéosurveillance n’était pas en état de marche. Ce qui laisse de sérieux angles morts dans les pièces », conclut une source proche de l’enquête.
Et les caméras qui marchaient ? « Le voleur à été filmé durant son intrusion. Il a opéré à visage découvert, mais la qualité des images n’est pas convaincante. Les images semblent tout simplement inexploitables« , peux on lire sous la plume de Adrien Cadorel pour le quotidien Metro.  

 

« là est le vrai scandale » dit Philippe Rillon qui anime http://rillon.blog.lemonde.fr/, un blog consacré à l’art.

 

Vraiment ?

 

Et il ajoute : « Et puis que penser de cette manière de se dégager de toute responsabilité pour la défaillance du système d’alarme signalée depuis deux mois? Le Maire se décharge sur un prestataire de services qui, en rupture de stock, n’aurait pu fournir les pièces à remplacer… Curieuse et médiocre ligne de défense ! qui masque fort mal qu’avec son adjoint à la Culture, Christophe Girard, le Maire est le premier responsable de ce calamiteux gachis. »

 

Finalement, toutes les conclusions convergent plus ou moins vers la seule explication plausible de cet acte « crétin » : l’escroquerie à l’assurance.

 

Vraiment ?

 

Des fois, on se demande. Le cerveau des journalistes doit drôlement ramollir, à force d’auto censure.

 

La piste de l’assurance.

Vous êtes, comme moi, assurés contre le vol. Vous avez, comme moi hélas, déjà été victime d’un cambriolage. Et vous savez, comme moi, que les assurances cherchent toujours la petite bête pour ne pas rembourser. Vous savez aussi, comme moi, que si votre assurance vous demande une alarme, vous pouvez faire une croix sur le remboursement s’il est établi qu’elle était en panne lors du cambriolage. Vous le savez, je le sais, mais de toutes évidence, les journalistes eux, ne le savent pas, et ils ont rapporté comme des semi demeurés que « le cambriolage était probablement destiné à faire chanter l’assureur ». A mon avis, s’il chante, l’assureur, c’est surtout d’avoir appris par la presse que l’alarme était en panne, et qu’il n’aura pas un sou à débourser.

 

Maintenant si vous travaillez dans une entreprise qui possède du stock, alors l’histoire se complique un peu. Car vous savez combien les contraintes, en matière de protection des marchandises, sont strictes : les matériels d’alarme doivent être agréés, installés par des installateurs eux mêmes agréés, et elles doivent être reliées à un centre de télésurveillance par une ligne téléphonique directe qui est automatiquement testée toutes les heures par le central. A la moindre faille, le centre de télésurveillance prévient l’assuré pour qu’il répare la panne dans les plus brefs délais. Si ce dernier ne fait rien, il prévient immédiatement l’assureur par lettre recommandée avec avis de réception pour dégager sa responsabilité.

 

La piste de l’alarme qui ne fonctionne plus depuis deux mois prend du plomb dans l’aile, et l’on en vient naturellement à se demander si les tableaux du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris étaient tout simplement assurés. (je veux pas dire, mais maintenant que la facilité à dérober des toiles de maîtres a été brillamment démontrée, ça va donner des idées à d’autres, et il pourrait bien y avoir des réveils douloureux)


Assurés vous et moi, notre assureur nous a, lors de l’établissement du contrat, demandé d’installer une porte blindée sans quoi la prime d’assurance serait plus élevée. Le montant de la prime  pour un grand musée doit être très salé. Assez en tous cas pour que son directeur, en bon gestionnaire, prenne toutes les mesures pour renforcer la sécurité, pour réduire les risques de cambriolage, et donc le montant de l’assurance. A moins que ?

A moins que la Ville de Paris n’ait décidé « d’être son propre assureur » apprend on sur le Monde.fr, c’est à dire, quand on retire la crotte de sous la plume de ces journaleux mielleux… de ne pas s’assurer du tout.

 

LES TOILES VOLEES N’ETAIENT PAS ASSUREES

 

Autrement dit c’est vous, chers parisiens, qui payerez la note, dans vos impôts locaux. 500 millions d’euros étalés sur cinq ans et divisés par le million de foyers fiscaux, ça fait 100 euros d’impôts locaux de plus par foyer, pendant cinq ans.

 

Quoi qu’il en soit, le problème ne se pose pas puisque l’alarme ne fonctionnait plus. Autrement dit, même assuré, la compagnie n’aurait rien remboursé. Et puis c’est vous qui allez payer, pourquoi se compliquer la vie et protéger ces tableaux ? Le problème est là : sans garde fou, sans contrainte, sans comptes à rendre, sans responsabilité civile, pénale ou même morale, les gens ont une tendance naturelle à faire n’importe quoi. Belle gestion des « fonds publics » (je mets des guillemets parce que les fonds public, ça n’existe pas, c’est votre argent). Mais tout ceci n’est pas trop grave. La France, et vous même, roulez sur l’or.

Cette bonne gestion des fonds publics me rappelle l’anecdote, qui m’avait en son temps beaucoup irritée, des installations de climatisation des commissariats de police de France. Etant à l’époque copropriétaire dans un immeuble neuf ou était installé un commissariat, notre syndic avait à régler un difficile problème de note d’eau qui atteignait des montants stratosphériques. La raison, c’est que le commissariat utilisait une climatisation à boucle d’eau perdue, un procédé qu’aucun particulier n’ose installer tant le coût mensuel est exorbitant, car l’eau courante coule en permanence pour refroidir le circuit. Je me demandais, à l’époque, si tous les commissariats de France étaient climatisés ainsi (et je faisais un rapide calcul mental en multipliant le nombre de commissariats par les dizaines de milliers d’euros que dépensait le notre. Je me demandais aussi quels gaspillages on découvrirait si on se plongeait dans les comptes de toutes les administrations françaises). Je me demande si ce commissariat gaspille toujours ces dizaines de milliers d’euros.

 

Mais pour revenir à mes tableaux volés, le vrai scandale, contrairement à ce qu’affirme Philippe Rillon, se trouve ailleurs. Il se trouve dans l’irresponsabilité totale et de fait des élus, et dans la passivité des victimes.

 

Si le vol de ces toiles fait, et personne n’en doute, partie du patrimoine de la France. Si les Parisiens seront finalement ceux qui paieront la note de ces négligences, que dis je, de ces fautes gravissimes et en cascade, on pourrait s’attendre à ce que les victimes, celles qui sont privées de ces chefs d’oeuvres, et celles qui devront payer de leur poche le rachat aux racketteurs, s’organisent en association et attaquent les fonctionnaires, les élus locaux, les responsables à tous les échelons, afin qu’ils soient sanctionnés pour leurs fautes comme dans toute organisation humaine décente.

 

Hélas il n’en sera rien. Le maire de Paris pourra continuer à dormir sur ses deux oreilles. Il pourra dormir du sommeil du juste car il ne sera pas montré du doigt. Il pourra continuer à vaquer à ses occupations car il ne sera pas défenestré.

 

Pas plus que le directeur du musée.

 

En revanche, comme il faut bien un bouc émissaire, je ne donne pas cher de la peau du dirigeant de l’entreprise privée chargée de la maintenance : les différentes administrations trouvent quelque fois le chemin pour se serrer les coudes au détriment des simples citoyens.

 

Mais je vous disais que les journalistes ne font pas leur travail. Je ne suis pas journaliste.

 


 

« Art Hostage » est le nom de code d’un ex voleur d’œuvres d’art célèbre, un Anglais repenti et reconverti dans le renseignement. En 2008, dans une interview à ForeignPolicy.com, il décrit la filière des œuvres célèbres.

 

FP: qu’advient il, généralement, après qu’un tableau célèbre soit volé?

 

AH: La plupart du temps, ils sont échangés contre de la drogue, qui est à son tour revendue. Ces œuvres sont souvent vendues à ce que j’appelle un « venture capitaliste du crime ». Disons qu’il paye 1 million de dollars pour un tableau, et qu’il existe une récompense de 5 millions pour qui le retrouvera. Même si cela prend cinq ans, c’est un retour de 500% sur son investissement. Maintenant, disons que je suis un importateur de drogue, et que vous venez me voir avec un de ces tableaux et que je vous le paye avec un million de dollars en drogue de première qualité. Je revends ensuite le tableau à un de ces venture capitalistes, ou à quelqu’un d’autre pour rembourser une dette, et c’est ainsi que les tableaux changent de main.

 

Quelques fois, les tableaux sont simplement retirés de la circulation et ils servent plus tard comme monnaie d’échange, ou pour obtenir une sentence plus douce sur un autre dossier.

 

FP : donc les toiles de maîtres sont comme une forme de monnaie ?

 

AH : Exactement. Je veux dire, ces putes des grands médias font toujours les mêmes gros titres : « ils ne pourront jamais les vendre », « il n’y a pas de marché ». Je comprends pourquoi ils font ça, mais ça manque sérieusement d’ingéniosité. Bien entendu que les toiles ne sont pas vendues au prix du marché. Mais si vous prenez quatre homme qui volent quatre tableaux en l’espace d’une demi heure, et que vous ajoutez la préparation du coup, et que vous vendez le tout pour un million, et bien ça fait 250.000 dollars par personne pour pas beaucoup de travail. Les voleurs de banque prennent beaucoup plus de risque car il est très difficile de s’échapper, et les sentences sont bien plus lourdes. Si le même cambrioleur pénètre dans un musée et vole une toile, il obtient à peu près le même butin pour un risque bien plus faible, et s’il se fait prendre, les peines sont à peu près comme une tape sur la main. Les types qui ont volé le tableau « the Scream » en Norvège ont écopé de six et quatre ans. Ce n’est pas très décourageant non ?

 

FP : quand vous étiez dans le business, vous est il arrivé d’acheter des tableaux de ce prix ?

 

AH : et bien, il y a eu ce tableau qui a été volé et qui était évalué à 5 millions de dollars. Je l’ai payé 20.000 dollars et je l’ai revendu 100.000 dollars deux jours après. J’ai fait 80.000 dollars en deux jours, et je me foutais totalement de savoir qu’il valait 5 millions. Pour être très honnête avec vous, le genre de tableaux dont on parle maintenant, les Vermeer et autres, je les range dans la catégorie des casses têtes. Je préfère dealer une statue en argent qui vaut 100.000 dollars, voire mêmes des pièces qui valent dans les 20.000, mais en grand nombre.

 

FP : selon vous, que devraient faire les musées ou les forces de l’ordre pour dissuader le vol d’œuvres d’art dans le futur ?

 

AH : premièrement, ils devraient imposer des peines de prison minimum de 10 ans. Ca dissuaderait beaucoup de monde. Pas tous, mais beaucoup, à cause du rapport entre le risque et le gain. Aujourd’hui, si vous volez un Rembrandt dans un musée de Washington, vous allez écopez de cinq ans, et vous serez libéré avant de les avoir fait. Si vous volez l’équivalent mais en Dollars, vous risquez entre 25 ans et la perpétuité.

La seconde chose à faire, c’est de refuser toute récompense pour retrouver des tableaux de maître volés dans les musées. Ainsi vous diminuerez immédiatement leur valeur au marché noir.

 

Art Hostage vient de publier, sur son blog, ses conseils pour récupérer les cinq tableaux volés au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris :

 

Message à la Brigade de répression du banditisme : retirez vous du devant de la scène pendant trois ou quatre jours afin de laisser un peu d’espace pour que les tableaux puissent être restitués. Sans condition. Tout ce qu’il faut, c’est le lieu ou les tableaux peuvent être localisés. Pour la Brigade de répression du banditisme encore : ils savent que vous les recherchez, que vous avez des taupes en place un peu partout, donc votre présence retarde et met en danger le retour des tableaux. Retirez vous, et ne faites pas d’arrestation, car cela ne vous garantira pas le retour des œuvres : ils ne tomberont pas dans les mêmes pièges qui ont permis de retrouver les deux Picasso volés en 2007 chez la petite fille du maître. Au passage, Robert Wittman, le célèbre agent du FBI qui a retrouvé les tableaux s’apprête à publier un livre qui révèle comment il a opéré. « Comment je suis devenu un agent infiltré pour retrouver les trésors volés du monde »

Autrement dit, le plan du riche collectionneur est maintenant grillé, les malfrats savent que tous les « riches collectionneurs » sont des agents de la BRB.

Ensuite, les gars, rendez le Picasso, car cela vous donnera l’espace dont vous avez besoin pour négocier. Je sais pourquoi vous l’avez fait, et je sais ce que vous voulez, et vous avez bien entendu marqué un point, mais il faut maintenant se relaxer et prendre une grande bouffée d’air. Art Hostage travaille sans filet, donc je propose que l’on débranche le chat internet.

Les français ne sont pas ennemis à l’idée payer des rançons quand il s’agit de personnes kidnappées par les terroristes islamistes, donc vous n’avez pas trop de souci à vous faire sur ce point : ils paieront une rançon à des voleurs d’art sans grosse difficulté. Mais le monde a les yeux sur vous.

http://arthostage.blogspot.com/

 

 

 

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