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Publié par Dreuz Info le 27 mai 2010

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Souhaitez vous quitter l’islam ? par Jean-Patrick Grumberg.



Depuis le 14 mai dernier, les bus de New York et de trente autres villes de Etats Unis affichent la publicité suivante :


Vous êtes victime d’un Fatwa ?
Votre famille ou votre communauté vous menace ?
Vous avez décidé de quitter l’Islam ?
Refuge-contre-lislam.com a les réponses.



La démarche est intéressante à plus d’un titre.



Au-delà de la querelle évidente qu’elle soulève, les musulmans ayant immédiatement dénoncé qu’il s’agissait d’un nuage de fumée pour cacher une attaque contre l’Islam, et  Pamela Geller, l’auteur de cette campagne à 8000 dollars, payée par les membres de son organisation « stop à l’islamisation de l’Amérique », a immédiatement affirmé qu’elle n’attaque personne, puisqu’elle ne demande pas aux musulmans d’abandonner l’islam, mais qu’elle veut apporter de l’aide à ceux qui désirent en sortir. Il s’agit, dit elle, de la liberté religieuse, et non pas de l’attaque contre une religion. La très prudente Autorité des Transports Métropolitains (MTA) a d’ailleurs fait examiner les textes par ses services juridiques avant de conclure qu’ils n’enfreignaient aucune loi.

 


Ce qui est intéressant dans cette campagne tient au fait que les Etats Unis ne sont pas seulement en avance sur l’Europe pour élire un président noir, mais ils sont également capable, sur un flanc de bus, d’aborder l’un des sujets de société les plus difficiles du vingt et unième siècle, à savoir : que diable viennent faire en occident des musulmans attachés à l’islam, au lieu de s’expatrier de leurs pays pauvres, vers les pays musulmans richissimes et sous peuplés, ou ils pourraient si bien s’épanouir religieusement.

 


Ce qui est intéressant dans cette campagne, c’est qu’elle atteste que là où l’Islam s’installe, il préoccupe, dérange et quelque fois fait peur.

 

 

L’Islam, pour beaucoup d’occidentaux, a une mauvaise image : il a l’air tentaculaire, il semble lutter contre les traditions, la culture. Il donne l’impression d’attaquer des valeurs qui font partie de la vie de tous les jours, et que personne ne pensait avoir un jour à défendre, comme la liberté de manger ce qu’on veut, de dire ce qu’on veut, de penser ce qu’on veut, de s’habiller comme on veut, d’être la femme qu’on veut sans rendre de comptes aux hommes, d’avoir la religion qu’on veut et la pratiquer comme on veut, de ne pas apprécier qu’on crache sur son pays, et plus généralement de faire tout ce qu’on veut dans le respect de la liberté des autres. Quand l’Islam, pour réagir, brandi le spectre de l’islamophobie, les gens font marche arrière et se cherchent des motifs non islamophobes. Ils ont tord, ils ne voient pas que le débat a été censuré. Ceux qui rejettent une forme d’islam qui les menace devraient avoir le droit d’élaborer leurs ressentiments sans se laisser étiqueter extrême droite ou « identitaires ». Cela permettrait de séparer la raison de l’émotion, le rationnel de l’irrationnel. Au lieu de cela, le terrorisme intellectuel du politiquement correct interdit d’employer jusqu’aux mots de la langue française, comme le mot arabe par exemple, en croyant jouer l’apaisement, en croyant même quelque fois que ceux qui dénoncent l’Islam sont les intolérants qui feraient bien de balayer devant leur porte. Ils imaginent que la raison va sortir gagnante, ou que le temps va arrondir les épines, alors que le ressentiment va croitre, et l’apaisement qu’ils souhaitent, se muter en crispation explosive.

 

 

J’entends souvent qualifier les propos anti arabes de xénophobie puante, de fascisme, de vomi d’extrême droite (alors que l’extrême droite ne vomi pas toujours) et de nationalisme nauséabond. C’est une inversion de la réalité dont ceux qui la dénonce sont coupables. Car c’est précisément parce que les gens de droite comme de gauche et du centre se sont cachés derrière la pensée unique, ont menti, ont nié la réalité, ont refusé le débat, ont humilié ceux qui au quotidien sont confrontés à des situations que eux soutiennent qu’elles n’existent pas, que les champions du politiquement incorrect, les fascistes,  xénophobes,  racistes, et les voyous d’extrême droite n’ont pas hésité un seul instant à reprendre. Evidemment, on ne peut pas attendre de ceux qui, à la Caroline Fouquet, sont assez intelligents pour analyser les faits, mais s’arrêtent brutalement lorsque les conclusions risqueraient de remettre en cause l’idéologie dont ils ont fait le remplaçant de leur réflexion propre, on ne peut pas leur demander, donc, de s’apercevoir qu’ils sont responsables de la capture par ces extrêmes, d’idées qui demandaient qu’elles soient développées avec honnêteté par eux même.

 

 

Les musulmans s’interrogent ils du pourquoi de ce rejet, ou se contentent ils de le dénoncer ? Prennent-ils, comme tout individu majeur, une large part de responsabilité dans la haine de l’Islam qu’ils pointent du doigt, ou sont-ils infantiles au point de ne savoir qu’accuser les autres ?

 

 

Font-ils la démarche de regarder en face que les guerres du monde impliquent des musulmans ? Que la plupart des organisations terroristes dans le monde sont musulmanes ? Que chaque jour de l’année quelque part dans le monde des dizaines de musulmans sont victimes d’attaques suicides commis par d’autres musulmans, au marché, dans les mosquées, dans les rues bondées, et que cela ne passe pas inaperçu ? Songent ils que tous les pays musulmans sont des dictatures plus ou moins violentes, mais des dictatures tout de même, et que les européens et les américains, de dictature ils ne veulent point ? Pensent ils que les européens ne voient pas que dans les pays musulmans une majorité de gens sont très pauvres, sans vraiment de travail, sans beaucoup d’éducation, sans beaucoup de soins médicaux, sans couverture sociale, et que cela dure ainsi depuis des siècles sans qu’ils ne fassent rien pour y remédier, tandis que les européens, eux, ont travaillé dur et ont gagné tout cela ? Voient ils qu’ils n’ont, dans leurs pays musulmans, pas ou peu d’industrie, aucune marque commerciale connue, aucune industrie pharmaceutique innovante, qu’ils ne développent aucun produit high tech, qu’ils ne déposent pas ou peu de brevets d’inventions, qu’ils ne diffusent pas ou peu de livres scientifiques, qu’ils n’ont que huit prix Nobel pour un milliard deux cent millions de musulmans, et que leurs habits traditionnels, parmi des européens soucieux de la mode, du bon goût, des couleurs et des matières de leurs vêtements, évoquent tout cela ?

 

 

Quand Eric Zemmour dit que la majorité des voyous sont noirs et arabes, ça ne fait pas plaisir à tout le monde, mais si l’affaire a fait grand bruit, c’est parce que les français, ceux qui le vivent tous les jours dans leur quartier et ceux qui savent que d’autres le vivent tous les jours, n’ont pas envie qu’il soit interdit d’en parler. Si, dans la rue, les gens agressifs et qui menacent, sont souvent des arabes, ils veulent qu’on le dise à la télé. A l’école, quand les enfants sont rackettés ou détroussés de leurs MP3 par des jeunes arabes, quand les violences et l’irrespect envers les maîtres est le fait de petits arabes, ils veulent que ce soit écrit dans leurs journaux. D’un autre coté, les intellectuels et les gouvernements ne veulent pas mettre le sujet sur la table, car ils pensent que cela attiserait les conflits. C’en est arrivé à un point que le débat est remplacé par la censure et par l’agression. D’après ce que je lis des nombreux emails que je reçois, le mal est déjà fait et les politiques retardent d’un métro. Font-ils quelque chose pour calmer le jeu ? Non. Ils font l’autruche, ils se contentent de donner l’ordre aux journalistes de ne plus prononcer le mot arabe, de ne plus mentionner l’origine des voyous si ce sont des arabes. Ils espèrent que les choses vont se tasser d’elles mêmes ? Ils s’en moquent ? Ils ne pensent qu’à se faire réélire ? Sont-ils bêtes ou lâches ou les deux ? Je me demande.

 

 

La loi contre la Burqa est elle destinée à endormir les gens en leur faisant croire que l’état les protège contre cet envahissement, ou est ce le signe que les politiques ont entendu les journalistes qui ont entendu l’opinion publique ? Si c’est ce dernier cas, ils ont encore des progrès à faire, coté audition. Car il me semble que l’opinion publique réclame plus que l’interdiction de la Burqa. L’opinion publique demande qu’on fasse respecter toutes les lois de la République. Qu’on ne laisse pas les musulmans bloquer les rues pour prier, qu’on ne la force pas à manger Hallal à l’école ou dans les gendarmeries ou au Fast Food. L’opinion publique veut que la banlieue redevienne la France. Elle veut qu’on arrête de huer la Marseillaise, qu’on cesse de chanter « je nique la France » à la radio, qu’on arrête de manifester en hurlant « mort aux juifs » dans l’indifférence des médias et de la police, et pour un groupe étranger, toujours le même, les arabes Palestiniens, et jamais pour les Soudanais ou les Rwandais qu’on extermine, eux, pour de vrai. L’opinion publique ne veut plus qu’on laisse bruler des voitures, que des jeunes beurs ou margarines agressent les pompiers, alors que les pompiers sont le symbole absolu de l’assistance à autrui.

 

 

Partout dans le monde on utilise le mot arabe. Jusqu’à l’institut du même nom, en plein cœur de Paris. En France il a été interdit par la dictature de la pensée. Vous pouvez me dire pour quel bénéfice ? J’en vois le coté tragique, et c’est celui qui découle du refus de regarder les problèmes en face pour les régler. Si des arabes et leur religion, en France, en Europe et aux Etats Unis sont la cause de problèmes, il faut mettre les problèmes sur la table, encourager les discussions publiques, à la télé, à la radio, au café, en débattre honnêtement et sans racisme, et si possible les régler. Au passage, il faut donner un coup de main à ces musulmans modérés dont on ne voit jamais nulle part la preuve qu’ils existent, et s’ils existent vraiment, alors la publicité sur les bus de New York n’est pas inutile, et ce n’est pas une propagande anti islam dissimulée. 

 

 

Pour l’instant, le monde est encore divisé en trois camps qui ne peuvent se parler : les racistes/extrémistes/fachos/xénophobes qui mélangent émotions et réalités, les censeurs qui nient en bloc l’existence des problèmes et traitent de racistes/extrémistes/xénophobes/fachos ceux qui veulent débattre, et les lecteurs de drzz.info.

Jean-Patrick Grumberg

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