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Publié par Guy Millière le 19 juin 2010

 frontière avec le Liban et les territoires du Hezbollah

 

Dans un livre de philosophie que j’ai rédigé il y a une quinzaine d’années, et que je vais réécrire avant de le publier enfin, je m’interrogeais sur ce qui constitue l’horizon de pensée d’une époque et d’une civilisation. Mes analyses étaient générales : elles s’appuyaient néanmoins sur des exemples concrets.  

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Il a existé en Europe, notais-je, un moment totalitaire. La gauche était dominée par le dogme communiste, et la droite par les tentations fascistes, militaristes, nazies. Les défenseurs de la démocratie et de ce que Karl Popper appelle les « sociétés ouvertes » étaient peu nombreux. La voie appelée par Friedrich Hayek « route de la servitude » était très empruntée. L’un de mes maîtres en économie, Ludwig von Mises, juif autrichien, était très solitaire et avait dû s’exiler. L’atmosphère était, de manière générale, imprégnée d’antisémitisme. Israël n’existait pas. Le territoire du Mandat palestinien géré par les Britanniques après la création de la Transjordanie, étaient imprégnés d’une atmosphère de pogrom sur laquelle les gouvernants de Londres fermaient les yeux et par rapport à laquelle ils avaient une attitude très partiale : Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem exerçait ses sournoises activités, les incitations au meurtre excitaient les populations arabes, les populations juives désireuses de fuir le continent européen n’étaient pas les bienvenues.  

 

Sept décennies plus tard, l’Europe est très différente. Mais sous les différences, il y existe des récurrences qui conduisent à craindre le pire. Officiellement, le totalitarisme est honni et relégué dans le révolu, mais on pourrait aisément se demander si toutes les velléités totalitaires ont été abandonnées : le communisme estampillé tel est en déroute, mais s’est acheté des habits neufs sous la défroque des diverses facettes de la nébuleuse altermondialiste, de l’écologisme et de l’anti-capitalisme. Les mouvements d’extrême-droite connaissent des poussées ici ou là sans dépasser nulle part quinze pour cent du corps électoral, mais une forme de fascisme islamique avance sournoisement et trouve des alliés à l’extrême-droite autant qu’à l’extrême-gauche et, parfois, dans une gauche socialiste qui, au nom de l’antiracisme, se fait l’idiote utile de militants d’Allah beaucoup moins idiots qu’elle. La défense de la « société ouverte » est d’autant plus minoritaire que l’Europe s’est construite sur un modèle absolutiste et idéocratique. La « route de la servitude » est empruntée au point qu’il s’y crée des encombrements.

 

Karl Popper, Friedrich Hayek et Ludwig von Mises sont extrêmement peu lus et trouvent des échos essentiellement et presque uniquement aux Etats-Unis : c’est leur pensée entière qui est en exil. Selon les normes en vigueur, l’antisémitisme est combattu, et un juif qui accepte de courber l’échine, de raser les murs, de ne jamais dire qu’il est juif et qui, surtout, ne s’affrichera pas trop ostensiblement comme soutenant l’Etat du peuple juif, sera toléré. Israël existe, mais se trouve traité par les Européens comme les Européens traitaient les Juifs il y a soixante dix ans ; et les accusations portées aujourd’hui comme Israël ne surprendraient pas du tout quiconque a étudié l’antisémitisme des années trente du vingtième siècle, comme l’a magistralement montré, dans plusieurs livres, Pierre-André Taguieff. Une atmosphère de pogrom se trouve entretenue au Proche-Orient par les fils spirituels et sanglants d’Amin Al-Husseini. Une Britannique, Lady Catherine Ashton, est, depuis le 19 novembre 2009 Haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères : ses discours sont aussi philosémites que ceux d’Ernest Bevin, ministre des affaires du gouvernement Attlee de 1945 à 1951, ce qui n’est pas peu dire. Les incitations au meurtre abondent à Gaza et dans les territoires régis par l’Autorité Palestinienne, mais les dirigeants européens dans leur ensemble, et les députés européens à une majorité écrasante semblent soucieux, surtout, de fustiger Israël et d’aider le Hamas. 

 

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On sait comment le moment totalitaire s’est achevé il y a sept décennies. Je me garderai de faire des pronostics trop précis sur la façon dont ce qui se dessine en Europe aujourd’hui s’achèvera. Je dirai juste qu’on peut craindre le pire, oui. Je pense qu’il existe, sur l’horizon de pensée de l’Europe, une forme de syndrome. 

 

Je pense que la liberté  économique est moribonde en Europe pour les raisons indiquées un peu plus haut, mais que la liberté politique est elle-même agonisante, et que la liberté de parole ne se porte pas beaucoup mieux. Je pense que l’antisionisme a remplacé l’antisémitisme et que la haine du peuple juif venant remplacer l’ancienne haine du juif est là pour durer. Je pense que le déclin économique, politique, culturel de l’Europe ne fait que commencer, tout comme l’islamisation de l’Europe.  

 

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Si j’étais juif, j’en tirerais des conclusions. N’étant pas juif, mais étant ami du peuple juif, ami d’Israël, ennemi résolu de toute forme d’antisémitisme, étant situé dans la lignée de réflexion de penseurs dont la pensée est en exil, étant moi-même soumis à des pressions plus ou moins intenses destinées à me conduire à garder le silence ou à emprunter la porte de sortie, j’en tire mes propres conclusions. Comme le dit un poème de Gilbert Keith Chesterton que je cite souvent : « Les hommes sages savent quelles choses funestes sont écrites dans le ciel. Ils portent des lampes tristes, touchent des cordes tristes »….

 

Guy Millière 
 

 

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