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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 juillet 2010

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Le blocus de Gaza est toujours abordé comme un tout par ses défenseurs, et bien entendu par ceux qui le dénoncent.

Pourtant, il n’y a pas UN mais DES blocus de Gaza.


Il faut rappeler, on a tendance à l’oublier, qu’Israël s’est retiré de Gaza en 2005, et que le blocus a commencé en 2007. Pourquoi ? Parce qu’en 2007, Hamas a chassé le Fatah de Gaza par la violence. Et que la charte du Hamas tourne autour d’un sujet central : conquérir et coloniser Israël, et exterminer les juifs.

 


Rappel des faits.

 

En 2005 Ariel Sharon décide du retrait d’Israël de Gaza.

 

En 2006, Hamas gagne les élections contre le Fatah.

 

En 2007, au cours d’un violent coup (on se souvient des vidéos ou l’on voit des cadres du Fatah jetés du haut des immeubles par les bandes du Hamas), Hamas prend possession de la bande de Gaza.


 

Entre 2001 et 2008, les palestiniens de Gaza ont tiré 10389 rockets et obus de mortier sur les populations civiles israéliennes, dont plus de 6500 depuis le retrait de Gaza en 2005, tuant 27 personnes et faisant plus de mille blessés (le très faible nombre de victimes civiles israéliennes, rapporté au nombre de rockets, s’explique en grande partie par la présence de « safe rooms » installées dans chaque immeuble israélien, et accessibles en quelques instants, et de ballons de surveillance stationnaires, dotés de caméras, et placés au dessus de la frontière avec Gaza, qui permettent de détecter les tirs en temps réel, et de déclencher instantanément les sirènes d’alarmes de la région). Pour la seule année 2008, Israël sera la cible de 3200 tirs, ce qui la contraint, fin 2008, usant ainsi de son droit légitime à se défendre, à déclencher l’opération plomb durci. Depuis la fin de l’opération Cast Lead, 242 tirs de rockets et d’obus ont été recensés en un an et demi.

 

 

A qui la faute ?

 

 

Gaza a beau être au bord de la mer, ce n’est pas non plus la cote d’Azur, et vivre là bas, c’est ni une cure, ni une sinécure.


Mais à qui la faute ?

 

Les Etats Unis ont versé 50 millions de dollars à Yasser Arafat, pour son peuple. Quand il est mort, il y avait 50 millions de dollars sur le compte en banque de sa femme, en France. Cet argent devait servir à créer des infrastructures, de l’emploi, des services, et aider le peuple palestinien à sortir progressivement de l’extrême pauvreté. L’argent a été détourné, et le peuple est toujours dans la pauvreté.


Si vous visitez les petits villages d’Egypte alentours, vous ne verrez pas de différence avec Gaza : des gens très pauvres, la majorité, et des très riches, une poignée (comme partout dans le monde arabe)

Les blocus sécuritaires, humanitaires, et économiques, ont également une dimension légale dans le cadre du droit international (et pas selon la propagande pro palestinienne ou la quête du grand Israël)

 

Le Contexte

 


Vous habitez une maison que vos parents ont reçue en 1947 (résolution 181 de l’ONU) car elle n’appartenait plus à personne (chute de l’Empire Ottoman 1922), n’était réclamée par personne, (des travailleurs immigrés se sont certes installés sur le terrain quand vos grands parents leur ont donné du travail lors des premières vagues sionistes 1870/1920, mais justement, c’était des travailleurs immigrés qui n’avaient pas dans l’idée de s’incruster), et parce qu’on a retrouvé de très vielles archives (récits et travaux d’historiens, carnets de voyages, relevés démographiques, articles de « journalistes » de l’ancien temps, recherches universitaires) qui tous indiquent que dans un très lointain passé, vos ancêtres vivaient là.


Hélas, un nouveau voisin arrive (élection du Hamas en 2005) et vous dit qu’il va vous tuer, vous, et toute votre famille (charte du Hamas). Vous déposez plainte auprès de la Police (ONU) qui prend une main courante (résolution), mais rien de plus.


Alors vous rehaussez le mur de séparation (mur de la honte) avec ce voisin, installez des barbelés et une caméra (zone de sécurité), et condamnez la vielle porte (blocus) qui donnait sur le jardin du voisin.


Est ce que vous avez bloqué (blocus) votre voisin pour autant ? Non, car il a une porte qui donne sur le jardin de son autre voisin (l’Egypte)

Hélas pour vous, personne dans le quartier ne peut vous encadrer, et si votre voisin vous tue, vous, et toute votre famille, ils ne vont pas se plaindre, bien au contraire. Pire, eux et leurs complices (les antisémites de l’ultra gauche et les verts), font « semblant » d’oublier que les palestiniens ont toujours une porte qui donne chez le voisin égyptien (le frère pourrait on dire), et vous accusent d’avoir créé une prison à ciel ouvert.

 

 

Le blocus sécuritaire.

 

Le 7 juin dernier, l’Agence Israélienne pour la Sécurité (ISA) publie son rapport sur l’état sécuritaire en Israël. Titre du rapport : Augmentation du nombre d’attaques terroristes en mai 2010.

Selon le rapport, le nombre de tentatives d’attaques terroristes est passé de 56 en avril, à 63 en mai. 6 civils israéliens ont été blessés pendant ces tentatives.

L’augmentation a surtout lieu à Gaza, ou l’agence a recensé 32 tentatives contre 25 en avril. Elle note que les tentatives depuis la Judée Samarie sont, en revanche, en nette baisse (17), le chiffre le plus faible depuis le début de l’année.

 

14 rockets et 7 obus de mortar ont été lancés sur la population israélienne en mai, chiffres qu’il faut comparer à ceux d’avril : respectivement 5 et 18.

 

Le 2 juin 2007, Mousa Abu Marzouq, membre du bureau politique du Hamas, déclare sur le site des frères musulmans, Ikhwan Online « faire des attaques suicides est devenu très difficile à cause du mur de sécurité »

 

Dans les colonnes du quotidien Al-Sharq du Qatar du 23 mars 2008, Ramadan Abdallah Shalh, leader du Jihad Palestinien expliquait que « nous ne pouvons pas nier que les zones de sécurité (israéliennes) limitent nos possibilité de résistance, et nous empêchent d’arriver au cœur du territoire israélien et de commettre des attaques suicides ».

 

En avril 2010, le leader du Hamas déclarait : « nous avons parfaitement le droit d’attaquer Israël ». Si nous ne le faisons pas, ce n’est pas par manque de volonté, c’est parce que chaque centimètre de la bande de sécurité est si surveillée qu’on ne peut pas faire un pas sans être détectés.

 

Obama s’est joint à la communauté internationale pour déclarer que le blocus de Gaza est « insoutenable ». Ça le fait, venant d’un président qui fait la guerre contre la terreur à l’autre bout du monde.

 

Netanyahu, le 2 juin dernier, à l’occasion de l’arraisonnement des flottilles « de la paix », mettait heureusement les points sur les i : « on ne va pas dire pardon parce qu’on se défend »


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63 tentatives d’attaques terroristes en juin. Supprimer le blocus de sécurité, c’est ouvrir le robinet terroriste. 63 tentatives malgré une zone tampon décourageante, ça ferait combien de en plus, si la zone de sécurité était démantelée ? Et combien de morts ?

 

Un ami me disait souvent « les chiffres sont têtus, mais ils parlent »

 

Ceux qui réclament la levée du blocus sont des crapules qui souhaitent que les attaques suicides reprennent. Et qu’on tue du juif.

 

Jean-Patrick Grumberg

 

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