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Publié par Guy Millière le 2 juillet 2010

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Le journal La libre Belgique a publié un article informant qu’un film sur la jeunesse indonésienne de Barack Obama avait été réalisé et sortirait bientôt en salle. Le film, Jeune Obama, couvrira les quatre années où l’Elu a vécu à Jakarta, et la bande annonce est prometteuse. Ce sera, nous dit-on, une histoire de bravoure, d’humanité, de dignité, d’amitié. Aux fins de ne pas montrer d’images qui pourraient être utilisées de manière négative, le réalisateur a fait savoir qu’il avait délibérément laissé de côté les passages du jeune Barack à la mosquée et à l’école coranique. Et je comprends le réalisateur : nul ne dispose d’images montrant le jeune Barack en pieux musulman. Et nul image, même de fiction, ne doit montrer une chose pareille. Des gens mal intentionnés pourraient penser que Barack Hussein Obama  est né musulman, de père musulman, a été nommé Barack Hussein Obama Junior par un père musulman nommé Barack Hussein Obama Senior, et ils pourraient même, documents à l’appui, se dire que ce qu’ils pensent est exact. Les mêmes gens mal intentionnés pourraient se dire que le jeune Barack est effectivement allé à la mosquée et à l’école coranique pendant qu’il vivait en Indonésie, et ils pourraient disposer de documents montrant, là encore que ce sont là de simples faits. Les gens mal intentionnés, diriez-vous, n’auraient plus qu’à se taire si Barack devenu grand disait la vérité, faisait preuve de transparence, ne tenait pas un triple ou un quadruple discours, n’avait pas écrit ses mémoires à trente quatre ans en racontant sa vie sur un mode qui mêle la réalité à la fiction. Mais, je sais, quelle idée saugrenue : demander la vérité et la transparence à un homme qui est devenu Président des Etats-Unis ! Quelle idée ! On pouvait demander ce genre de choses aux quarante-trois personnes qui ont occupé la position jusqu’en 2008, mais désormais, c’est très différent. C’est Barack. Le monde est passé de l’obscurité à la lumière des sunlights. Je ne doute pas que ce film sera le premier d’une longue série. Nous aurons sans doute dans les années à venir Barack au Kenya, une superproduction montrant Barack père  dans la position du vieux sage, Barack à Hawaii avec l’oncle Frank Marshall Davis, Barack à Los Angeles lorsqu’il découvre Che Guevara et Franz Fanon à l’Occidental College, Barack à New York, Barack en excursion au Pakistan sans les scènes dans les madrassas bien sûr, Barack dans les bas-fonds de Chicago, Barack et le révérend Wright, Barack et Louis Farrakhan, Barack et Bill Ayers, qui sera alors présenté comme un saint homme, Barack et Tony Rezko, et, pour finir Barack à la Maison Blanche. Il faudra que les réalisateurs se dépêchent, car, aux Etats-Unis, l’étoile de Barack pâlit à vue d’œil. Mais, même si le public américain devait se détourner, il resterait la planète entière, et tout particulièrement la France où si Barack pouvait se présenter, il obtiendrait des scores dignes de ceux de Joseph Staline au temps du Parti unique en Union Soviétique.


Ceux qui brûlent d’impatience et sont frustrés de n’avoir pu voir encore le film Jeune Obama peuvent compenser en se rendant sur le site barackobama.com, puis en allant sur la case permettant de visionner toutes les vidéos de Barack, sauf, bien sûr, celles où son téléprompteur se brise et où il bafouille, celles où il déclare que les Etats-Unis ont cinquante sept Etats, celle où il dit que les Autrichiens parlent l’autrichien, celle où il prête à son grand-père des actes de bravoure à la guerre qu’il n’a jamais commis, et quelques autres du même style. Ceux à qui les vidéos ne suffiraient pas peuvent télécharger sur leur téléphone portable mybarackobama pour ne jamais être seuls sans Barack. Ils peuvent aussi acheter sur amazon.com la vie du petit Barack en bande-dessinée, jusqu’à l’image de fin où le petit Barack a une auréole sur la tête, comme le petit Jésus, ou, pour poser à côté de leur lit, une poupée Barack en superhéros. Elle coûte moins de vingt dollars. Elle devrait être en solde prochainement, et il serait idiot de ne pas en profiter. De plus, on peut la donner aux bébés et jeunes enfants, et on peut même l’embrasser goulûment, elles est garantie par le fabricant sans bisphénol : c’est écrit sur l’étiquette.

 

J’avertis néanmoins tous les amoureux de Barack aux fins qu’ils ne soient pas déçus : ils pourront aimer Barack aussi intensément qu’ils le peuvent, ils ne parviendront jamais à l’aimer autant que la personne au monde qui aime le plus Barack : Barack lui-même.

 

Je les avertis aussi : le livre que j’ai consacré à Barack et qui sortira à la fin de l’été pourrait les décevoir et leur infliger une profonde tristesse  que je ne veux pas qu’on me reproche. J’avertis donc : je parlerai du vrai Barack, pas du Barack de cinéma ou du Barack de bande dessinée. Et le vrai Barack est très différent de ce que ceux qui l’idolâtrent imaginent. Vraiment très différent.  Je ne parviendrai décidément jamais à être dans le sens du vent. Allez, je m’arrête là et je ne veux empêcher ceux qui ont besoin d’idolâtrer de se livrer à leur activité favorite. Je leur dirai même : il est beau Barack. Il a de la prestance. Il sait bien dire son texte quand le téléprompteur marche. Il aurait dû faire du cinéma. D’ailleurs, il en fait déjà. Beaucoup. Beaucoup trop, rétorqueront certains dont je fais partie.


Guy Millière

 

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