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Publié par Guy Millière le 18 juillet 2010

Vegas statut liberté

 

 

L’article que j’ai rédigé sur la situation en France et en Europe contenait beaucoup d’éléments que je n’ai pu développer pleinement. Il va déboucher sur des articles ultérieurs reprenant de manière précise des explications sur l’économie dans laquelle nous sommes et son fonctionnement, sur le socialisme et les engrenages créés par les Etats providence, sur la finance, sur la démographie, sur le capital humain et le capital culturel, sur les flux migratoires complexes, sur les nouvelles formes de totalitarisme. J’ai développé tout cela dans mon livre « La septième dimension ». Je vais l’actualiser et le rééditer, avant d’en rédiger le deuxième volet.

 

 

En attendant, j’apporterai ici quelques réponses à des questions et des remarques qui m’ont été transmises.

 

 

  1. 1. Je n’ai aucun mépris pour les hommes politiques quels qu’ils soient. Je constate simplement qu’aujourd’hui, leurs discours sont en inadéquation totale avec la réalité du monde et ne permettent pas de répondre à la situation dans laquelle nous sommes. Ils ne peuvent, en ces conditions, qu’engendrer de la déception, d’une manière de plus en plus rapide, ou capitaliser sur les frustrations sans offrir de réponse à même d’être efficace. Cela crée une situation très délétère. Sortir de cette situation impliquerait une pensée cohérente, précise, fondée sur la connaissance. La connaissance est disponible. Aucun homme politique ne l’utilise : l’objectif étant de gagner les élections, les hommes politiques ont une vision du court terme. Les hommes d’Etat sont rares et, eux, savent se préoccuper du moyen terme. Je n’en vois pas sur l’horizon. C’est un fait.

 

 

  1. 2. Les raisonnements économiques qui pouvaient, à la rigueur, valoir il y a trente ou quarante ans n’ont plus aujourd’hui la moindre pertinence. Les seules analyses économiques de l’époque qui restent valides aujourd’hui sont celles développées par des économistes tels que Friedrich Hayek, dont la théorie de la connaissance, développée dans des textes tels que « The Use of Knowledge in Society » permettent de comprendre la façon dont l’information circule et se trouve utilisée à l’ère du net et du très haut débit. Le protectionnisme a toujours été destructeur de richesse : aujourd’hui, il est destructeur de richesse beaucoup plus rapidement encore qu’avant. Les politiques économiques guidées par un Etat ou un gouvernement ont toujours été elles aussi destructrices de richesse : elles détruisent de la richesse aujourd’hui, elles aussi, beaucoup plus rapidement qu’avant. Friedrich Hayek et Ludwig von mises ont expliqué il y a plus de soixante ans en quoi les politiques de relance par la demande keynesiennes conduisaient à un endettement public croissant, à la stagnation, et à la détérioration des incitations à créer de la richesse : la France reste dans un ensemble de cercles vicieux keynesiens qui la conduisent vers une mort lente. Malheureusement, les économistes à même d’expliquer cela, sont marginalisés et ne sont pas écoutés. J’ai cité Pascal Salin. Je pourrais citer de multiples autres noms, dont celui de mon ami Florin Aftalion, par exemple, ou celui de Jacques Garello et celui d’Henri Lepage. Il existe quelques économistes de cette trempe au sein d’une nouvelle génération, Nicolas Bouzou ou Marc Touati, par exemple. L’un des drames français est le recours aux étiquettes aux fins d’invalider ceux sur qui on les colle. On dit les économistes que je viens de citer « libéraux », et on les oppose aux économistes « keynesiens », voire « marxistes ». Je ne connais, moi que deux catégories d’économistes : ceux qui proposent des analyses pertinentes et des solutions qui marchent, et ceux qui proposent des analyses non pertinentes et des solutions qui ne marchent pas. Les premiers méritent le nom d’économistes, les seconds sont à ranger dans la catégorie des charlatans. Les charlatans abondent en France aujourd’hui. Un ingénieur qui proposerait de construire un pont avec des matériaux défectueux déjà utilisés plusieurs fois, avec, pour résultat, des désastres, ne serait plus considéré comme un ingénieur : un économiste qui procède de la même façon est toujours considéré comme un économiste.

 

 

  1. 3. Les questions démographiques sont complexes, bien plus complexes qu’il ne semble. La dénatalité dans les pays européens, qui conduit ceux-ci vers le suicide a été analysée par divers démographes ces dernières années : tels Jacques Dupaquier, Yves_Marie Laulan, Gérard-François Dumont. Je reviendrai sur le sujet. La démographie des pays sous-développée a elle aussi été analysée en détails : ce qui ressort de ces analyses est qu’avec l’urbanisation et le développement se crée un phénomène de « transition démographique » qui casse la natalité exponentielle. Le sous-développement durable crée la surnatalité durable, et les flux migratoires qui en découlent.  Le sous-développement en Afrique et dans le monde arabe étant destinés à durer, les flux migratoires risquent fort de se poursuivre. Et il sera difficile, voire impossible, de prétendre mettre en place une politique d’immigration zéro. Les incitations étant importantes, tout dépend des incitations données aux immigrants : la nécessité de travailler suscite une intégration. Pour qu’elle existe il faut une forte croissance. Sinon, on voit se former des ghettos urbains. La vie en ghettos et la distribution d’allocations multiples en substitut à l’intégration par le travail crée de la désintégration. L’abandon de quartiers entiers aux bandes et l’acceptation d’une économie parallèle dans les quartiers tenus par les bandes rend la désintégration explosive et crée des îlots de contre-culture hostile. L’intégration se fait aussi plus aisément lorsqu’une société affirme ses valeurs, ses règles, et donne envie à ceux qui la rejoignent de s’intégrer : les sociétés européennes se désagrègent dans un magma multiculturaliste et relativiste qui ne donne pas envie de s’intégrer. Elles n’affirment pas leurs propres valeurs et leurs propres règles. Elles ne rappellent pas les limites strictes à ne pas franchir. La répression, en ce type de situation, ne résout strictement rien, sinon de manière extrêmement localisée et très ponctuelle.

 

 

 

  1. 4. Dans des réponses, j’ai vu affleurer des allusions à une nécessité de frugalité, ou de consommation différente. J’ai vu parler aussi de délocalisations. L’une des pestes totalitaires de ce temps, et j’y reviendrai aussi, est le discours écologiste prétendant que le développement capitaliste n’est pas durable. Ce discours intoxique les esprits. Le développement capitaliste repose sur la créativité humaine et celle-ci est infinie. Il n’y a aucune pénurie et aucun risque de pénurie. Une société où les hommes sont libres de créer et de consommer est une société dynamique. On peut transformer tout désert en champ fertile, allez à Las Vegas ou en Arizona, ou, encore, en Israël. On peut aussi transformer des terres fertiles en désert : allez au pourtour du Sahara. Les écologistes sont des charlatans différents des charlatans keynesiens ou marxistes, mais des charlatans eux aussi. Parmi les multiples dimensions consternantes de la politique sarkozyenne ces dernières années, il y a eu la propension à se courber devant le charlatanisme écologiste. Celui-ci contribue à nous tuer lui aussi. Pour ce qui concerne les délocalisations, cela ne veut rien dire : nous sommes en une ère planétaire. Toute entreprise qui veut être efficace doit se situer à l’échelle planétaire. S’il est plus profitable de faire produire ailleurs, une entreprise fera produire ailleurs. Les entreprises du futur sont ce qu’on appelle les entreprises plateforme : elles font concevoir des produits  à l’échelle planétaire, font fabriquer où cela est le plus rentable et vendent dans le monde entier. Nous ne sommes plus à l’ère industrielle. Les pays sont en concurrence les uns avec les autres : si des emplois se perdent et ne sont pas remplacés par d’autres emplois, c’est que le pays est mal géré et n’attire pas les investisseurs et les détenteurs de capital humain. Point final. Si un pays, en ce cas, se rapproche du dépôt de bilan, cela implique une restructuration, ou la chute finale. Point final encore. Tout est expliqué précisément dans mon livre « la septième dimension ».  J’expose les paramètres du monde tel qu’il est, car c’est dans ce monde que nous vivons, et pas dans un autre.

 

 

 

  1. 5. En situation de déclin, il faut, par dessus tout se méfier des théories du complot et des quêtes de boucs émissaires. Nul n’a comploté contre la France. Des politiciens ont pris des décisions imbéciles et myopes, et il n’y a pas besoin de complot pour l’imbécillité et la myopie. La hausse du prix du pétrole dans les années 1970 a rendu rentable la recherche de nouvelles sources de pétrole, et le marché est venu ramener les prix vers des niveaux logiques. La spéculation, comme je l’explique encore dans mon livre, est une activité utile, voire indispensable, au bon fonctionnement des sociétés : un spéculateur anticipe les mouvements du marché. S’il le fait de manière pertinente, il gagne de l’argent et a rendu un service en accélérant le mouvement du marché. S’il s’est trompé, il perd de l’argent. S’il se trompe souvent, il est éliminé du marché. La finance n’est, contrairement à ce qui se dit partout, pas du tout déconnectée de l’économie, elle en est, selon l’expression de Frederic Mishkin, le « cerveau », un cerveau qui utilise des milliers de cerveaux, d’ordinateurs et de programmes. Elle permet une gestion optimale des risques et une allocation optimale des ressources.  Toute personne qui a de l’épargne contribue au fonctionnement de la finance internationale, sauf si l’épargne dort sous un matelas. Le cerveau traite des informations : quand il n’y a pas de désinformation, il marche bien, quand il y a de la désinformation, cela se détraque. La crise de 2007-2008 n’a pas été due à la spéculation, mais aux interventions de l’Etat et des banques centrales qui ont disséminé diverses formes de désinformation. Je revendrai sur ces points aussi.

 

 

 

  1. 6. Ce qui rend la gestion de la situation très difficile, voire impossible, est, comme je l’ai noté au début, que la connaissance est disponible, mais qu’elle ne circule pas et n’est pas transmise. Les universités, pour l’essentiel, ne jouent pas leur rôle. L’enseignement dans son ensemble non plus. Les médias non plus. Des débats cruciaux ne peuvent avoir lieu : ce n’est, par exemple, pas de la burqa qu’il faudrait débattre, mais de l’islam d’une manière générale. Le résultat est une société de désarroi, où les repères se font de plus en plus absents, où les crispations se multiplient, et où la guerre civile froide, et parfois tiède, risque fort de se poursuivre et de s’amplifier. Je ne prétends pas apporter de remèdes. Juste des explications pour ceux qui veulent comprendre.

 

 

 

  1. 7. S’ajoute à cela, bien sûr, la construction européenne. Celle-ci est une structure absolutiste et technocratique qui amplifie les problèmes au lieu de les résoudre. C’est une structure pyramidale, en cartel, totalement inadaptée à l’ère du réseau. Elle finira dans un effondrement, comme a fini l’Union Soviétique, l’analyse a été faite de façon précise par Vladimir Boukovsky, ancien dissident. Je ne puis savoir ce qui suivra cet effondrement. Une période trouble, violente et obscure sans aucun doute. Je le répète, mon travail est d’apporter des explications. Pas des remèdes. Si des hommes d’Etat veulent en tirer des remèdes, cela viendra comme la grâce dont parlait Augustin, par surcroît.

 

 

Guy Millière

 

 

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