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Publié par Michel Garroté le 22 juillet 2010

Judenrein – Pur de Juif

Par Michel Garroté

Jeudi 22 juillet 2010 – 11 Av 5770

La situation actuelle d’Israël ressemble étonnement à celle des années 1970, lorsque le sionisme était assimilé au « racisme ». J’écris ceci d’autant plus facilement que dans les années 1970, je travaillais servilement avec les gens de l’OLP à Genève (en fait de 1976 à 1980), notamment à l’Université de Genève et au siège européen de l’ONU à Genève où la Ligue arabe diffusait abondamment sa propagande. La situation actuelle d’Israël ressemble étonnement à celle des années 1970 dans le sens où l’image de l’Etat hébreu est aujourd’hui à peu près aussi catastrophique qu’à cette époque. En apparence, cela peut surprendre.

En effet, depuis les années 1970, Israël s’est retiré du Sud-Liban et de la bande (égyptienne…) de Gaza. L’image d’Israël devrait donc être meilleure aujourd’hui qu’il y a 40 ans. Pour être tout à fait franc sur le sujet, je ne m’attendais pas à ce que le Hamas prenne le pouvoir à Gaza après le retrait israélien. Et je ne m’attendais pas à ce que le Hamas, depuis la bande de Gaza devenue palestinienne, tire des milliers de roquettes sur des localités civiles situées en Israël. Cela dit, j’ai été, dès 2007, un des premiers à écrire régulièrement sur les tirs de roquettes depuis Gaza sur la moitié sud d’Israël. J’ignore à ce jour pour quelles raisons et dans quelles circonstances Ariel Sharon a décidé de donner la bande (égyptienne…) de Gaza aux Palestiniens.

Mais un fait reste absolument clair dans mon esprit : 10’000 Juifs Israéliens ont quitté Gaza parce que les Palestiniens veulent une bande de Gaza Judenrein, pure de Juifs, purifiée des Juifs, sans un seul Juif. Et les Palestiniens veulent une Judée Samarie Judenrein, pure de Juifs, purifiée des Juifs, sans un seul Juif. En revanche, ces mêmes Palestiniens trouvent normal qu’un million d’entre eux vive en Israël. Et ces mêmes Palestiniens veulent aussi que les « réfugiés » palestiniens puissent « retourner » en Israël. A cet égard, il est plutôt rare de trouver des textes qui sachent tirer de tout cela un bilan réaliste et une leçon pour l’avenir. C’est plutôt rare, mais ce n’est pas impossible.

Ainsi, je tombe, aujourd’hui, sur cet article intitulé « Les dures leçons du désengagement de Gaza » (*) publié sur http://hamodia.fr/:  « Ces jours-ci marquent le 5e anniversaire du ‘désengagement’, un euphémisme pour cacher l’expulsion douloureuse, début août 2005 de près de 10’000 habitants juifs de leurs maisons du Goush Katif. Il y a cinq ans, nous avons été les témoins de scènes déchirantes d’hommes, de femmes et d’enfants expulsés de leurs foyers dans le Goush Katif par des soldats de Tsahal qui, dans l’absolu, auraient dû rester au-dessus du débat politique. Ces Israéliens n’étaient pas des hors-la-loi. Ils avaient été envoyés sur place par des gouvernements israéliens, dans la plus parfaite légalité et aucune maison ni aucun balcon n’a été construit dans le Gouch Katif sans obtenir auparavant les autorisations conformes à la législation israélienne. Cela fait cinq ans que des bulldozers israéliens ont reçu l’ordre de raser systématiquement ces maisons et que les corps de Juifs enterrés dans le cimetière du Goush Katif ont dû être exhumés ».

« Cinq ans déjà que nous avons vu les tristes images de ces enfants jetant un dernier regard sur ce qui était leur maison et leur école avant d’être conduits vers un avenir incertain. Cinq ans, alors que l’hypothèse d’une évacuation de localités juives de Judée et Samarie reste plus actuelle que jamais, il est peut-être temps de dresser un bilan de ce drame. t d’emblée il ne faut pas s’y tromper. Car derrière les récents sourires échangés entre Barack Obama et Binyamin Netanyahu à Washington, se cache un projet visant à favoriser la création d’un Etat palestinien sur des terres qui seraient entièrement vidées de Juifs. De facto, il s’agirait de se lancer dans un nouveau « désengagement » ! Il y a cinq ans, le gouvernement d’Ariel Sharon avait dû convaincre l’opinion israélienne que le pays serait plus en sécurité lorsque Tsahal aurait quitté Gaza, alors que ses soldats se battaient jour et nuit contre les incessants trafics de contrebande d’armes provenant d’Égypte et contre les terroristes qui tentaient de s’infiltrer en territoire israélien ».

« L’argument central brandi à l’époque par Sharon et ses conseillers consistait à dire qu’après un retrait unilatéral de Gaza, l’image de marque d’Israël au sein de la communauté internationale s’améliorerait et cette dernière n’hésiterait pas à se mobiliser aux côtés de l’Etat hébreu, si par la suite des roquettes devaient continuer à pleuvoir sur le territoire israélien. Or le résultat a été totalement différent :  lorsque Israël a voulu riposter contre les tirs de missiles sur son territoire, lors de l’opération ‘Plomb durci’, c’est lui qui a été accusé de tirer en direction de ces écoles palestiniennes qui servaient d’abri aux terroristes du Hamas ! Cinq ans après, il s’avère que c’est Israël qui est montré du doigt à la moindre opération de légitime défense menée par Tsahal. C’est Israël qui est mis au ban de la communauté pour avoir arraisonné des bateaux pseudos ‘humanitaires’ venus de Turquie pour protester soi-disant contre un bouclage qui pourtant n’a jamais provoqué de pénurie alimentaire dans Gaza ! Cinq ans après, jamais la situation diplomatique d’Israël n’a été aussi problématique, comme l’a confirmé l’ambassadrice sortante d’Israël aux Nations Unies dans un entretien à la radio de Tsahal :  ‘Ces derniers mois, notre situation est comparable à celle des années 70 alors que le sionisme était assimilé au racisme !’, a-t-elle expliqué ».

« Cinq ans plus tard, il est évident que c’est l’opération ‘Plomb durci’ et le blocus de la bande de Gaza qui ont terni l’image d’Israël. De telle sorte que l’on peut avancer que sans retrait israélien unilatéral du Gouch Katif en août 2005, le Hamas n’aurait pas pu prendre le pouvoir dans Gaza, Israël n’aurait pas eu à lancer d’opérations pour juguler le terrorisme palestinien et par conséquent son image n’aurait guère été moins sombre qu’elle ne l’est aujourd’hui. Une seule conclusion s’impose : c’est bien le désengagement qui a mis en danger les Juifs de Sdérot, du Néguev, de Beer-Chéva, d’Ashkelon et de Kyriat Gat qui sont tous désormais à portée des roquettes palestiniennes. C’est le désengagement qui est la cause des critiques lancées contre Israël. Et ce, sans évoquer le sort dramatique des 10’000 Juifs évacués qui, comme l’a confirmé le récent rapport de la commission Matza, ont été littéralement laissés à l’abandon par les instances gouvernementales, faisant d’eux, ‘des réfugiés dans leur propre pays’. Ce drame doit au moins servir de leçon. Il doit nous permettre de prévoir l’avenir et nous inciter dès aujourd’hui à entamer un profond débat public sur les répercussions dramatiques sécuritaires et sociales que pourraient avoir de nouvelles évacuations d’implantations juives en Judée et Samarie au sein de la société israélienne » (Fin de l’article paru sur hamodia.fr).

Copyright Michel Garroté 2010 & http://hamodia.fr/

(*) http://www.hamodia.fr/article.php?id=1267

Michel Gurfinkiel s’est également exprimé sur le sujet :

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/310-Isral-Bilan-de-deux-retraits.html

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