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Publié par Guy Millière le 23 juillet 2010

Geert Wilders est décrit dans les médias français comme un populiste, comme un homme d’extrême-droite, et comme un islamophobe.


Populiste est un mot péjoratif utilisé par les détenteurs du pouvoir établi dans une société  pour désigner ceux qui s’adressent directement au peuple. On lui accole souvent l’adjectif « démagogue », pointant du doigt ceux qui s’adressent aux sentiments plus qu’à la raison, et qui veulent séduire plutôt que convaincre.


S’adresser au peuple dans un contexte tel que celui de l’Europe actuelle où la démocratie est confisquée et où le pouvoir est essentiellement aux mains d’une caste technocratique est une attitude légitime, indispensable et salubre. Le mépris des membres de la caste est, lui, logique et prévisible, tout comme le recours au qualificatif de démagogue.


Geert Wilders s’adresse au peuple de son pays, c’est exact. Il s’adresse à lui par delà la caste, c’est exact aussi. Mais, je tiens à le souligner, il n’a rien d’un démagogue : il s’adresse à la raison, il entend convaincre, et il dispose d’arguments cohérents et solidement bâtis. On peut débattre de ses analyses : on ne peut les balayer d’un revers de la main.  


« Extrême-droite » est le qualificatif infâmant par excellence dans le monde occidental aujourd’hui. C’est aussi un mot qui a été tellement utilisé qu’il a perdu toute signification. Il y a des mouvements qui sont effectivement classables à l’extrême-droite : ils sont étatistes, collectivistes, militaristes, xénophobes, souvent racistes. Aucun de ces adjectifs, strictement aucun, ne peut être accolé au nom de Geert Wilders, qui, économiquement, est plus proche des idées d’Adam Smith que de celles de Karl Marx, de Lénine ou de Mussolini, qui, politiquement, se situe dans la tradition du droit naturel qu’illustrèrent John Locke et Thomas Jefferson, et qui n’a jamais tenu le moindre propos qui puisse être qualifié de raciste ou de xénophobe, sinon par des disciples de Ben Laden et du père Ubu qui voudraient faire croire à certains égarés qu’il existe une race musulmane qui serait donc commune à un Suédois converti, à un Chinois du Xinjiang et à Omar El-Béchir, dictateur soudanais en exercice.  


Le mot « islamophobe » est lui-même utilisé de tous côtés, aux fins d’interdire toute forme d’interrogation critique sur l’islam, et de faire d’une telle interrogation une « phobie » qui, peut-être, relèverait du psychiatre, à moins qu’il ne s’agisse de s’adresser aux tribunaux. J’ai écrit sur ce thème, voici quelques années, un livre appelé Qui a peur de l’islam. J’ai traduit et préfacé un ouvrage de Daniel Pipes appelé L’islam radical à la conquête du monde. J’ai fait mienne la phrase de Daniel Pipes : « l’islam radical est le problème, l’islam modéré est la solution ». Cette phrase ne signifie pas que l’islam modéré existe : elle demande aux musulmans de le faire naître. Elle sous entend que, pour l’heure, et, comme je l’écrivais dans Qui a peur de l’islam, les cloisons entre islam et islam radical sont poreuses.  


Tous les musulmans ne sont pas islamistes, mais tous les islamistes sont musulmans, et il existe dans l’islam tel qu’il est, des éléments propices au totalitarisme, au fanatisme, au djihadisme. Ces éléments se propagent aujourd’hui dans le monde. Ils se propagent en Europe. Les populations non musulmanes s’inquiètent à juste titre. Des lois telle celle en voie d’adoption en France concernant le voile intégral sont de fausses solutions : ce qui compte, ce n’est pas le morceau de tissu posé sur la tête de quelques centaines de femmes voulant jouer au fantôme non seulement le jour d’Halloween, mais trois cent soixante cinq jours par an, c’est ce qui se passe dans les têtes, c’est le nombre croissant de femmes qui portent un voile non intégral et le nombre d’hommes qui se retirent de la société pour écouter des prêches plus ou moins sécessionnistes.  


Geert Wilders ne souffre d’aucune phobie. Il dit que le Coran tel qu’il est est comparable à Mein Kampf, et le Coran tel qu’il est contient, de fait, des appels au djihad que les fidèles se voient enjoints par le Coran lui-même de prendre au pied de la lettre. Geert Wilders dit que le débat majeur en Europe dans les années à venir concernera l’islam tel qu’il est. Et je pense qu’il a raison. Je pense que le débat nécessaire n’a pas eu lieu. Je pense que les autorités de tous les pays européens font tout pour qu’il n’ait pas lieu.  


Les Pays-Bas, pays de Geert Wilders, sont le pays où a été assassiné Theo Van Gogh. Ils sont le pays d’où Ayan Hirsi Ali a dû partir pour trouver refuge aux Etats-Unis alors qu’elle se battait contre l’islam tel qu’il est : en sachant de quoi elle parlait puisqu’elle est née musulmane. C’est un pays où Geert Wilders doit vivre sous protection policière constante tant sa vie est menacée, et où il est en parallèle, traîné en justice pour avoir exercé sa liberté de parole et avoir demandé qu’un débat ait lieu et qu’on accepte de regarder en face qu’il y a des « graines de fascisme dans le Coran ». C’est aussi un pays où le parti de Geert Wilders est devenu l’une des principales forces politiques.  


Geert Wilders n’est pas en quoi que ce soit, comme je l’ai lu ici ou là, un Le Pen néerlandais. S’il était américain, il serait un conservateur porté par le mouvement des « tea parties ». S’il était israélien, il serait vraisemblablement au Likoud. Je procède à ces références car Geert Wilders est un ami des Etats-Unis et un ami sincère d’Israël.  


Geert Wilders a décidé  de fonder une « alliance pour la liberté » . C’est une initiative utile et salubre. Il importe que ce ne soit pas un mouvement de plus, mais le vecteur d’une synergie.  


Aux fins que nos lecteurs puissent disposer des propos de Geert Wilders sans le prisme déformant des grands médias, nous plaçons ici une vidéo sous-titrée.  

 

Guy Millière


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