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Publié par Michel Garroté le 27 juillet 2010

Ils vont leur faire la peau, à ces vilains alqaïdiques

Par Michel Garroté

Mardi 27 juillet 2010 – 16 Av 5770

Depuis peu, tout le monde en France parle de Al-Qaïda au Maghreb islamique. Certains disent même qu’ils vont leur faire la peau, à ces vilains alqaïdiques. Qu’ils disent… Ainsi, je trouve, sur lexpress.fr, les 10 questions/réponses (à propos de Al-Qaeda au Maghreb islamique) que voici et qui valent ce qu’elles valent, ni plus, ni moins :

Quand et comment AQMI est-il né ?

AQMI a été créé en janvier 2007. Elu à la tête de l’Etat algérien en avril 1999, le président Abdelaziz Bouteflika réussit dans les années qui suivent à convaincre la plupart des groupes armés de rendre les armes. Un seul s’y refuse: le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), né en 1998. Son émir, Abdelmalek Droukdel, un ancien électronicien, décide alors de se rapprocher d’Al-Qaeda. L’affiliation du GSPC à la centrale terroriste est confirmée en septembre 2006 par Ayman al-Zawahari, l’un des principaux lieutenants d’Oussama ben Laden. En janvier 2007, le GSPC troque son intitulé contre celui d’Al-Qaeda pour le Maghreb islamique.

Que sait-on des liens actuels entre AQMI et Ben Laden ?

La structure en étoile d’Al-Qaeda laisse une large autonomie d’action aux mouvements périphériques. Mais il ne fait guère de doutes que Ben Laden rêverait de s’offrir un nouveau front en Afrique et de créer un « Waziristan sahélien » – du nom des zones tribales pakistanaises qui échappent largement au contrôle du pouvoir central. En 2002, déjà, les forces de sécurité algériennes avaient abattu le Yéménite Imad Abd-al-Wahid Ahmed Alwan (nom de guerre: Abou Mohammed), dépêché d’Afghanistan par le Saoudien. Depuis, le retour de « combattants » maghrébins et sahéliens d’Irak a coïncidé avec le regain de violence en Afrique. AQMI souhaite inscrire sa lutte dans le djihad global. Ainsi, la cellule qui avait kidnappé, en janvier 2009, le Britannique Edwin Dyer réclamait-elle la libération du Palestinien Abou Qatada, qualifié par un juge espagnol de lieutenant d’Al-Qaeda pour l’Europe.

Que sait-on d’Abdelmalek Droukdel ?

Agé de 40 ans, cet Algérien né dans la région de Blida, connu aussi sous le nom de guerre d’Abou Mossaab Abdelouadoud, a été condamné par contumace à la prison à vie par un tribunal algérien en 2007. Soumis à des sanctions onusiennes, recherché par Interpol, cet ingénieur de formation passé à la lutte armée après l’interruption des élections en passe d’être gagnées par les islamistes du FIS, en 1992, a engagé une lutte à mort contre le pouvoir algérien, constitué, selon lui, d' »apostats, de fils de chiens, de traîtres au service de la France ».

Où opère AQMI ?

En Algérie même, sa base territoriale demeure limitée à quelques gouvernorats, principalement en Kabylie. Mais sa branche saharienne, aux confins de la Mauritanie, du Niger et du Mali, de la Libye et du Sud tunisien, dispose d’un important réseau transfrontalier. Pour Al-Qaeda, ces territoires jusqu’ici inexplorés devenaient terres de djihad. La nébuleuse est organisée en petites cellules disséminées. Ainsi, le groupe visé par l’opération militaire mauritanienne avec soutien français du 22 juillet ne compterait guère plus de 400 combattants autour de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid.

Quelles sont les cibles d’AQMI ?

Les premiers attentats revendiqués par AQMI, en 2007, visent l’Algérie: le 11 avril, trois attaques coordonnées frappent le palais du gouvernement, un commissariat de police et une caserne de gendarmerie ; le 11 juillet, une camionnette bourrée d’explosifs fonce sur une caserne à Lakhdaria; en septembre, à Batna, le président Bouteflika est victime d’une tentative d’attentat; en décembre, le Conseil constitutionnel et des bureaux des Nations unies sont visés, à Alger. Mais cette stratégie urbaine échoue. AQMI va alors se spécialiser dans la chasse aux ressortissants occidentaux, notamment dans la zone saharo-sahélienne, où la sécurité est particulièrement précaire. Le 24 décembre 2007, quatre touristes français sont assassinés dans l’est de la Mauritanie. Menacé, le Paris-Dakar 2008, doit être annulé. Le 22 février 2008, ce sont deux touristes autrichiens qui sont enlevés dans le Sud tunisien puis transféré dans le désert algérien. Ils seront finalement libérés par l’armée malienne. Mais, en décembre 2008, deux diplomates canadiens sont enlevés au Niger, puis, en janvier 2009, quatre touristes européens sont kidnappés, à la frontière entre le Mali et le Niger. Tous seront libérés, sauf un, le Britannique Edwin Dyer, dont la mort est annoncée en juin 2009. En novembre 2009, AQMI revendique l’enlèvement de trois Espagnols en Mauritanie, puis, au Mali cette fois, d’un Français de 61 ans, Pierre Camatte, un humanitaire qui a développé la culture d’une plante thérapeutique contre le paludisme. Enfin, le 26 juillet, l’Elysée confirme la mort de Michel Germaneau, enlevé le 19 avril dans le nord du Niger.

Quels sont les objectifs d’AQMI ?

A l’origine, Abdelmalek Droukdel souhaitait, en adhérant à Al-Qaeda, transformer ce qui était jusque-là un combat limité au contexte algérien en djihad global. Il s’était engagé auprès de la direction d’Al-Qaeda à réunir sous sa houlette plusieurs mouvements djihadistes maghrébins. Cet objectif a largement échoué, malgré quelques tentatives avortées au Maroc et en Tunisie. D’où l’évolution de ces dernières années vers un djihad nomadisant et sahélien qui, bien souvent, relève du brigandage. Les prises d’otage permettent à AQMI d’attirer l’attention internationale, de gagner en prestige au sein du monde musulman et de se constituer un trésor de guerre grâce aux rançons versées à chaque libération.

La France est-elle particulièrement menacée ?

En juin 2009, Droukdel, lui-même, a menacé de « guerre » la France si elle interdisait le port de la burqa. La république laïque est, aux yeux des islamistes, une cible de choix. D’autant que l’ancienne puissance coloniale reste influente dans cette région d’où provient une immigration incontrôlée. Pour toutes ces raisons, Nicolas Sarkozy appelle « instamment » ses compatriotes à éviter le Sahel.

Pourquoi le Sahel est-il devenu une « zone grise » ?

Parce qu’il est pauvre et difficile à contrôler. Ce vaste territoire, à cheval sur huit Etats, dominé par des structures tribales, est devenu le carrefour de tous les trafics. Les populations nomades, largement abandonnées par leurs gouvernements, qui privilégient les ethnies paysannes du Sud, n’opposent guère de résistance aux combattants d’AQMI, qui sollicitent leur coopération en échange de quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Et les jeunes Sahéliens ne demandent pas mieux que de leur prêter main-forte. Le pouvoir d’attraction d’AQMI au Sahel est d’abord celui de l’argent. Et sa liberté de mouvement tient à l’incapacité des Etats concernés à contrôler ce territoire. En dehors de l’Algérie, les armées de ces pays sont faibles et mal équipées. Après la contrebande de tabac, l’essor du trafic de drogue, expédiée par les cartels d’Amérique latine avant de repartir à destination de l’Europe, contribue à affaiblir les structures sécuritaires. Qui peut résister à une corruption à une telle échelle?

Le Sahel sert-il de base arrière pour frapper l’Europe ?

Pas encore. Jusqu’à présent, en Europe, Al-Qaeda cible plutôt les jeunes de la seconde génération, qu’elle recrute sur Internet. Mais les responsables de la sécurité en Occident ne cachent pas leur inquiétude. Directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur, Bernard Squarcini déclarait dans un entretien à Politique internationale, ce printemps: « Dans notre pays, la menace islamiste reste à un niveau très élevé. Surtout celle qui vient d’AQMI. […] En quinze ans, malgré les efforts des différents services, malgré les progrès de la coopération internationale, l’islamisme militant a gagné de nouveaux pays. » Et de citer le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Sénégal. « Dans quinze ans, le danger sera peut-être descendu encore plus au sud », prévient-il.

Comment les Occidentaux peuvent-ils riposter ?

« Le crime commis contre Michel Germaneau ne restera pas impuni », a conclu le président de la République dans son allocution du 26 juillet. Mais que faire? Outre le renseignement, la clef réside sans doute dans la formation des armées africaines et, en leur sein, d’unités antiterroristes. Paris soutient le pouvoir mauritanien, absous, au nom de la lutte antiterroriste, de son accession au pouvoir en 2008 par la voie putschiste. Washington mise sur l’armée algérienne, qu’il rêve de transformer en pivot de son système de sécurité régionale. Un pari de long terme. En attendant, les Etats-Unis, inquiets du risque de déstabilisation, ont créé en 2007 un état-major régional, Africom. Jusqu’alors, l’Afrique dépendait de l’état-major européen. En association avec dix pays de la région, les Etats-Unis ont lancé l’opération Enduring Freedom Trans-Sahara – en référence directe aux opérations en Afghanistan, baptisées Enduring Freedom. Les pays de la région ont promis de coopérer entre eux contre la menace commune.

Copyright Michel Garroté 2010 & Source citée

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/10-questions-sur-les-terroristes-islamistes_908771.html

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