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Publié par Michel Garroté le 28 juillet 2010



Le visage gris pâle de Barack Hussein

Par Michel Garroté

Mercredi 28 juillet 2010 – 17 Av 5770

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que le problème avec Obama, c’est qu’il reconnaîtra, un jour, un Etat palestinien qui, lui, ne reconnaîtra pas l’Etat d’Israël. Et j’ai également eu l’occasion d’écrire que le problème avec Obama, c’est qu’il veut la paix avec l’Iran qui, lui, veut rayer Israël de la carte et veut la guerre avec les USA.

Certes, sur la scène publique, Obama la joue parfois pro-israélien et il la joue occasionnellement ferme avec l’Iran. Seulement voilà, la scène publique, on s’en tape. Ce que l’on veut, ce sont des actes. Or, pour les actes, Obama adore se la jouer occulte, coulisses, double langage et manipulation. J’en suis intimement convaincu depuis le début.

Du reste, le candidat Obama était un acteur bronzé aux dents étincelantes, un métis que l’on disait noir. En revanche, le président Barack Hussein est un homme au visage gris pâle qui ne sourit plus. Barack Hussein veut un monde mi-terre d’islam, mi-black power. Il déteste l’Amérique profonde. Il déteste Israël. Il a un passé politico-religieux lourd comme une marmite en fonte, mais personne ou presque n’en a parlé. Car cela eut été « raciste » et le racisme a bon dos.

Un jour, je me suis amusé à compter le nombre de chroniqueurs dont j’ai pu lire, en français (en anglais j’en lis plein), des articles critiques et pertinents sur Obama. De mémoire, j’en ai trouvé cinq : Michel Gurfinkiel, Daniel Pipes, Guy Millière, Ivan Rioufol et Caroline Glick. Bien sûr, je peux, si ça m’amuse, lire, en américain, les centaines d’articles écris par des dizaines de chroniqueurs conservateurs made in USA.

Mais si je veux publier des articles critiques et pertinents sur Obama en langue française, en version française, alors, de mémoire, je n’ai que cinq auteurs : Michel Gurfinkiel, Daniel Pipes (traduit en français), Guy Millière, Ivan Rioufol et Caroline Glick (traduite en français). Trois d’entre les cinq sont des Européens de langue française. On ne peut pas dire qu’en Europe francophone le courage mobilise grand monde…

Ainsi donc, voici Caroline Glick, qui, dans un article intitulé « The new, improved Obama » (*), article paru dans le Jerusalem Post (Adaptation française de Sentinelle 5770 ©), écrit :  « Il faut rendre justice au président des USA Barack Obama. Il est implacable. Quand vous pensiez qu’il changeait de vitesse – pour lâcher la pression sur Israël et tourner son attention sur le programme d’armes nucléaires de l’Iran, il s’en tire par une pirouette caustique. Sa récente cour au Premier ministre Binyamin Netanyahou a conduit quelques Israéliens et partisans d’Israël aux USA à croire que son gouvernement avait vu la lumière. Après 18 mois, on nous a dit que finalement Obama réalisait que contrairement à ce qu’il avait cru, le problème le plus urgent au Moyen-Orient n’est pas celui de l’Etat palestinien, mais le programme des armes nucléaires de l’Iran. Au cours de la seule semaine écoulée, deux commentateurs éminents – Aluf Benn du journal ‘Haaretz’ et Ehud Ya’ari de la chaîne ‘Channel 2’ ont écrit des articles proclamant que la politique d’Obama au Moyen-Orient a subi une transformation. Comme Benn le formule : « La cour du président Barack Obama à Israël reflète une volte-face fondamentale de la politique des USA au Moyen-Orient ». Et selon les termes de Ya’ari dans le journal ‘The Australian’ : « La politique étrangère du président des USA Barack Obama entame une réévaluation de sa stratégie politique pour l’ensemble du Moyen-Orient, y compris Israël ». Tous deux proclamaient que le gouvernement avait résolu de coopérer avec Israël comme un allié plutôt que de l’attaquer comme un obstacle à la paix, et que Washington avait reconnu qu’il faut empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. La notion à la base de ces articles presque identiques est que la politique étrangère du gouvernement Obama est fondamentalement pragmatique plutôt que motivée idéologiquement ».

« Aussi bien Ya’ari et Benn, comme beaucoup d’autres de leurs collègues commentateurs de gauche, mettent en avant que la décision d’Obama d’inviter Netanyahou à Washington et de le traiter comme un allié plutôt que comme un ennemi est la preuve que pour l’essentiel, sa politique est pragmatique. Après un an et demi en fonction, Obama a reconnu que son ancienne vision du Moyen-Orient était erronée. Pragmatique, il a adopté une nouvelle direction. Pourtant, avant que l’encre de leurs proclamations n’ait une chance de sécher, Obama a démontré que leur enthousiasme était mal placé. A la fin de la semaine dernière, le gouvernement a décidé – sans aucune raison – de relever le statut diplomatique de la mission de l’OLP à Washington. Désormais, l’OLP sera autorisée à arborer son drapeau comme une ambassade classique. Ses représentants jouiront de l’immunité diplomatique exactement comme des diplomates d’Etat. En effet, la déléguée du l’OLP à Washington Maen Areikat a proclamé que la décision du gouvernement équivaut au même statut diplomatique pour l’OLP aux USA que celui au Canada et dans les Etats de l’Europe occidentale. Certains ont proclamé dans les media qu’il s’agit d’un acte symbolique essentiellement sans signification. Mais ce n’est pas vrai. Alors que cette mesure ne constitue pas une reconnaissance par les USA d’un Etat palestinien en l’absence d’un traité de paix entre les Palestiniens et Israël, elle envoie certainement un message clair disant que c’est la direction vers laquelle les USA se tournent. Comme telle, elle représente une mesure dangereuse qui encouragera la poursuite de l’hostilité arabe. Pour mettre cette décision en perspective, il vaut la peine de comparer le nouveau statut de l’OLP à celui d’un allié solide des USA, et démocratie sœur – Taiwan, la République de Chine. Alors que l’OLP a maintenant une ‘délégation générale’ à Washington, Taiwan dispose du ‘Bureau de Représentation Culturelle et Economique de Taipeh’ ».

« Quand on lui demanda de commenter la décision, le porte-parole de la Maison Blanche, Thomas Vietor déclara : « Cette décision reflète notre confiance qu’à travers des négociations directes, nous pouvons contribuer à parvenir à une solution à deux Etats avec une Palestine viable et indépendante vivant côte à côte avec Israël. Nous devons commencer à préparer ce résultat maintenant, comme nous continuons de travailler avec le Peuple palestinien au nom d’un meilleur avenir ». Comme la décision elle-même, l’explication de Vietor souligne que le gouvernement Obama n’a pas choisi le pragmatisme plutôt que l’idéologie. Vietor n’aurait jamais fait sa déclaration si c’était le cas. Toute analyse pragmatique de la situation mène à la conclusion claire qu’il y a peu de chance pour obtenir un accord de la part des Palestiniens sur un règlement dans un futur proche. La semaine dernière, le dirigeant du Fatah Mahmoud Abbas a encore fait escalader ses préconditions déjà inacceptables à des négociations directes. Maintenant, en plus de son exigence absurde d’un accord préliminaire d’Israël de retrait sur les lignes d’armistice indéfendables de 1949, Abbas exige un accord de retrait de toutes les forces sur ces lignes et le déploiement de forces étrangères le long de ses frontières avec l’Etat palestinien. Ce sont des exigences qu’aucun gouvernement dans son droit ne songera à accepter dans des négociations directes, sans parler de leurs préconditions. Et tout gouvernement américain pragmatique entendant ces exigences reconnaîtrait qu’il n’y a aucune chance pour que les Palestiniens acceptent une offre raisonnable de traité de paix dans un avenir prévisible. De fait, pour tout gouvernement américain pragmatique, le message à adresser en ce moment est qu’un Etat ne peut être obtenu qu’en se montrant sérieux dans les négociations. Cela signifie que cet Etat n’est pas inévitable, mais plutôt qu’un résultat est possible pour Abbas s’il décide d’abandonner ses préconditions et d’entrer sérieusement dans les pourparlers ».

« En ligne avec cela, si les USA ont l’intention de reconnaître un Etat palestinien formé dans le cadre d’un accord de paix négocié, il est alors parfaitement ridicule, face aux plus récentes déclarations d’Abbas à ce sujet, de hausser le statut diplomatique des Palestiniens. La décision n’a du sens que si les USA se préparent secrètement à éviter aux Palestiniens les négociations pour l’obtention d’un Etat qui ne soit pas établi dans le cadre d’un traité de paix. Mais alors, un gouvernement qui a la volonté de reconnaître un Etat palestinien en dehors du cadre d’un accord de paix est motivé idéologiquement et pas par le pragmatisme. De plus, il est motivé par une idéologie fondamentalement opposée à un Israël démocratique puissant. C’est bien le cas parce qu’il n’y a aucun dirigeant palestinien – ni les favoris des USA Mahmoud Abbas et Salam Fayad, ni leurs concurrents du Hamas – qui acceptent la légitimité de l’Etat juif. Ainsi tout Etat formé en dehors du cadre d’un traité de paix sera de facto en état de guerre avec Israël. De fait, sa légitimité avec le peuple palestinien et d’autres Arabes sera définie par son engagement dans la destruction finale de l’Etat juif. Et aujourd’hui, en donnant du lustre à la mission de l’OLP, le gouvernement Obama encourage activement un tel résultat. La décision d’Obama montre qu’il n’a pas laissé la réalité interférer avec sa perception que l’absence d’un Etat palestinien n’est pas le problème le plus urgent du Moyen-Orient. Il a adopté d’autres mesures qui indiquent qu’il demeure fondamentalement non préoccupé par la menace posée par l’Iran aussi bien à la sécurité nationale des USA qu’à la sécurité régionale du Moyen-Orient. Cette menace a été énoncée clairement ces dernières semaines par des officiels américains de très haut rang. La semaine dernière, le commandant en chef en Irak sur le départ, le Général Ray Odierno, a déclaré à des journalistes que l’Iran met en action trois milices chiites en Irak, dont les forces s’apprêtent à attaquer les troupes américaines quand elles se retireront du pays ».

« Le but de l’Iran est de présenter une image de défaite des USA lors de leur retrait. De même pour l’Afghanistan, en mars dernier le ‘Sunday Times’ rapportait que l’Iran forme des combattants Taliban dans des camps en Iran. Mercredi dernier, le Commandant adjoint du Corps des Gardiens de la Révolution (CGIR) a menacé le commandant en chef, le Général David Petraeus, de le déborder par le terrorisme en Afghanistan. Le Brigadier Général Massoud Jazayeri a déclaré aux media indiens : « La présence de Petraeus en Afghanistan augmentera le terrorisme et scellera l’expansion des échecs américains ». « Le gouvernement américain n’a aucune chance de succès alors que les flammes allumées qui engloutiront l’Amérique en Afghanistan sont déjà visibles ». Puis il y a le programme des armes nucléaires de l’Iran. Comme le directeur de la CIA Leon Panetta l’a dit le mois dernier, des sanctions contre l’Iran ne dissuaderont « probablement pas » le régime d’aller de l’avant. Cette perception serait suffisante pour convaincre un gouvernement pragmatique qu’il faut user de la force pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire. On pourrait attendre d’un gouvernement pragmatique, après tout, de comprendre ce qu’un Iran disposant de l’arme nucléaire signifierait pour les intérêts stratégiques des USA dans la région. Si l’Iran devient une puissance nucléaire, il sera capable d’infliger des dommages sur les convois de pétrole du Golfe persique. De même, il rendra presque impossible aux USA de projeter leurs forces en sécurité dans la région. La menace présente que les vassaux de l’Iran forceront les troupes américaines à s’enfuir d’Irak et d’Afghanistan sera probablement réalisée. De plus, on peut prévoir que le Koweït, Bahreïn et le Qatar expulsent les forces américaines de leur territoire alors qu’ils passeront des accords avec la nouvelle puissance nucléaire régionale ».

« Obama a récemment mit fin à son soutien public pour un compromis avec l’Iran et a paru adopter une approche plus agressive en décidant d’adopter un nouvel ensemble de sanctions au Conseil de Sécurité de l’ONU et en signant les sanctions du Congrès. Mais toute rhétorique mise à part, comme Michael Ledeen l’a rapporté sur le site Web ‘Pajamas Media’ la semaine dernière, sa politique de compromis demeure en vigueur. Depuis 1979, l’ambassade de Suisse à Téhéran a représenté les intérêts des USA. Selon Ledeen, la semaine dernière, l’ambassadeur suisse a soumis une requête de parlementaires des USA pour rencontrer leurs homologues iraniens. Les Iraniens ont rejeté leur requête au loin. Ce que cela signifie, c’est que le gouvernement Obama – oeuvrant désormais à travers des adjoints du Congrès – essaie encore d’obtenir un accord avec Mahmoud Ahmadinejad et Ali Khamenei. Tout cela montre clairement quel dirigeant est Obama. C’est un politicien pragmatique et un idéologue radical tissé en un tout. Le politicien pragmatique comprend que pour aller à des élections parlementaires en novembre, il doit convaincre le public américain qu’il est un allié fiable d’Israël et qu’il est crédible sur l’Iran. Aussi a-t-il invité Netanyahou à Washington pour une étreinte publique et il a fait des déclarations furieuses sur le programme nucléaire de l’Iran. Comme idéologue cependant, même au milieu de son offensive de charme, il n’a pas pu résister à mener une attaque contre l’Etat juif, montrant ainsi qu’il reconnaîtra un Etat palestinien qui ne reconnaît pas celui-ci. Et comme idéologue, il ne peut s’arrêter de prier les Iraniens de l’aimer. Le désir de commentateurs comme Benn et Ya’ari de croire que le gouvernement américain se comporte rationnellement est compréhensible. Mais leur vœu n’est pas corroboré par les faits. Nous ne pouvons qu’espérer que Netanyahou n’a pas été pareillement trompé » (Fin de l’article de Caroline Glick paru dans le Jerusalem Post ; cf. lien ci-dessous).

Copyright Michel Garroté 2010 & Sources citées

(*) http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=182694

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©


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