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Publié par Guy Millière le 9 août 2010

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On aime tant Barack Obama en France, et on apprécie tant sa gracieuse épouse et ses merveilleuses filles que je ne comprends pas pourquoi nul ou presque n’a traité d’un événement remarquable qui aurait changé des articles estivaux tout en restant dans le thème : Michelle Obama est venue passer quelques jours de vacance avec sa fille aînée en Espagne. Comme elles ne pouvaient pas venir toutes seules sans risquer de s’ennuyer, elles ont invité avec elles quarante personnes. Comme Michelle a l’âme généreuse, elle a, bien sûr, réglé les frais de tous ses invités : pourquoi ne l’aurait-elle pas fait dès lors que c’est, selon toute apparence, le contribuable américain qui paie l’addition, et chacun sait que le contribuable américain ne regarde pas à la dépense. Comme tous ces gens avaient besoin de sécurité, ce sont deux avions et vingt huit gardes du corps qui sont venus des Etats-Unis, toujours aux frais, là encore, du contribuable américain : l’un pour transporter la Dame, sa fille, sa cour, et ses divers gardes du corps, l’autre pour transporter les véhicules blindés et les limousines, ainsi que leurs chauffeurs. On n’est pas First Lady pour rien, c’est l’essentiel d’un palace cinq étoiles (prix d’une chambre simple à l’unité : 2000 euros la nuit) qui a été retenu pour l’occasion, et payé de la même façon.  


Quand la Dame, sa fille, sa cour et ses gardes du corps ont visité un musée, celui-ci a, bien sûr, été totalement évacué des heures à l’avance. Quand les mêmes se sont rendus à la plage, celle-ci a été identiquement vidée de tous ses occupants. La presse anglaise révèle que la Dame a fait venir ses tenues par un autre avion spécial depuis les ateliers d’un grand tailleur londonien. Dans le Daily Telegraph et le Daily Mail, un surnom a été donné à la Dame en ces circonstances, Michelle Antoinette. Ce qui constitue une allusion à Marie Antoinette, épouse de Louis XVI. Cette allusion n’est pas très gentille pour Marie Antoinette, qui méritait mieux, semble-t-il, que la réputation qu’on lui a faite au moment de la Révolution française. Elle n’est pas très gentille non plus pour Michelle Obama : la comparer à l’épouse d’un monarque absolu, quelle idée, non ? Si, lorsqu’on est First Lady, on ne peut pas partir en vacances avec quarante invités, deux avions, de multiples voitures et gardes du corps, si on ne peut pas réserver un palace, faire évacuer les musées et les plages, et commander des toilettes à faire amener de Londres par avion spécial, à quoi servirait le suffrage universel et la démocratie et à quoi servirait l’argent du contribuable américain ? Bien sûr, ce qui est cité par ceux qui parlent de Michelle Antoinette est aussi que Michelle a fait mettre en place un potager dans les jardins de la Maison Blanche et s’est faite photographier dans des scènes bucoliques, mais le potager était « bio », et c’était le geste de Michelle pour sensibiliser le bas peuple au respect de l’environnement.  

 

Et puis, n’oublions pas : Michelle Obama est afro-américaine, et toute critique, toute remarque à son encontre est raciste, tout particulièrement si elle émane d’afro-américains conservateurs qui, par définition, son vendus aux blancs. N’oublions pas non plus : Michelle Obama, comme son mari, est très à gauche. Donc tout ce qu’elle fait est sanctifié. Disons que c’est une femme de goût. Disons que Barack Obama qui a si élégamment accepté que la facture soit réglée (selon toute apparence) par le gouvernement fédéral est un homme très distingué qui sait faire plaisir à l‘élue de son cœur et ne pas oublier que s’il est l’Elu, il y a aussi une élue à côté de lui. Et ne doutons pas que, dans un contexte où le chômage continue à monter aux Etats-Unis, et où les entreprises américaines croulent sous les charges nouvelles, voir de l’argent public aussi bien dépensé sera reçu très chaleureusement.  Ajoutons qu’Obama, pendant la même période, était très occupé, et ne pouvait  partir se relaxer en famille : la Maison blanche qui donne les détails, montre un agenda effectivement très chargé pour le temps du séjour de Michelle en Espagne : premier jour, célébration de l’anniversaire de l’Elu à la Maison Blanche, avec tous les membres du cabinet, deuxième jour, partie de golf avec une dizaine d’amis, troisième jour, barbecue avec des amis à la Maison Blanche, quatrième jour, fêtes de célébration de l’anniversaire présidentiel à Chicago, avec des amis encore, Oprah Winfrey en invitée d’honneur, et repas fournis par les plus grands restaurateurs de la ville, livrés dans une salle de réception fastueuse, cinquième jour, visite à des amis à vingt minutes en voiture de la Maison Blanche, mais pour gagner du temps, Barack a pris l’hélicoptère présidentiel, et le trajet n’a pris que huit minutes. J’arrête l’énumération : quand on dirige les Etats-Unis ont a des journées épuisantes où on croule sous les devoirs et les obligations. 

 

Des journalistes américains suggèrent qu’Obama est désormais certain de ne faire qu’un seul mandat et de se trouver bientôt avec un Congrès qui lui laissera moins les coudées franches, et qu’il en profite autant qu’il le peut tant que c’est possible. Ces journalistes sont très réactionnaires : on peut gager qu’au contraire, c’est avec des gestes comme ceux-là que Barack Obama marquera l’histoire de son pays. Comme disait l’autre, ce n’est pas ce salopard de George Bush qui aurait fait cela. Lui, c’était un homme sans aucune classe : sa femme passait ses vacances à Crawford, dans le ranch familial. Elle n’aurait jamais eu l’idée de se comporter ainsi, et n’était tentée ni par le luxe ni par l’ostentation, ce qui montre qu’elle avait l’esprit étroit. Bush, lui-même, emportait toujours du travail au ranch, au point que celui-ci était appelé à l’époque The Western White House. Quand il passait une soirée à l’extérieur avec des amis, c’était dans le dîner  du centre ville de Crawford où on sert des cheeseburgers et du catfish. Bush jouait au golf deux fois par an, et n’avait pas un très bon niveau. Obama joue deux fois par semaine, et est d’un niveau tellement supérieur ! Quels ploucs, ces Bush ! 

 

Je laisse le mot de la fin à un membre du New Black Panther Party interviewé sur le sujet par une chaîne du câble aux Etats-Unis : « Ils dépensent l’argent de l’homme blanc. Avec ce que les noirs ont subi, c’est une belle revanche ».  J’aurai au moins appris quelque chose : tous les contribuables sont blancs aux Etats-Unis. Pour une nouvelle, c’est une nouvelle qui, elle, devrait figurer dans la presse française, non ?.  


Guy Millière

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