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Publié par Guy Millière le 18 août 2010

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Un événement a été  traité de manière très minimaliste dans l’actualité ces derniers jours : il me semble néanmoins très significatif de l’époque en laquelle nous sommes : il s’agit de l’assassinat sauvage de dix personnes en Afghanistan voici quelques jours. Ces gens étaient là où ils ont été tués pour un seul motif: soigner des gens en état de souffrance et de difficulté sanitaire. Ils incarnaient la générosité inhérente à l’Occident juif et chrétien. Ils étaient mus par des vecteurs de valeurs éthiques de compassion. Leurs assassins les ont passés au fil du couteau  qui leur sert, par ailleurs, à égorger les animaux.  


Les talibans qui ont commis ces actes ne savent rien de la générosité, qui est pour eux une motivation incompréhensible et un signe de faiblesse. Ils ignorent l’éthique et la compassion.  

 

Pour eux, le rôle des mâles musulmans est de mener le djihad, de vivre en guerriers d’Allah, de détruire tout ce qui n’est pas totalement soumis à l’islam le plus strict. Le rôle des femmes musulmanes est d’être des vagins et des vulves qu’on ensemence pour faire naître d’autres mâles musulmans, ou d’autres vagins et vulves à ensemencer : le rôle des femmes est de s’occuper des petits mâles jusqu’à ce qu’ils soient assez grands pour être des guerriers, et des futurs vagins et vulves. Si les femmes sont malades, elles sont du matériel défectueux qu’on peut jeter après usage. Si elles veulent devenir autre chose que du bétail faisant ce qu’on attend de lui, on peut les ramener à leur condition de bétail en les marquant au couteau ou à l’acide, en les calcinant, en les égorgeant ou en les lapidant. Elles doivent être couvertes intégralement d’une prison portative en tissu. Les infidèles n’ont pas de rôle : au mieux ils sont dhimmis, et font en baissant les yeux ce qu’on leur dit de faire ; au pire, ils sont des créatures impures à éliminer qui peuvent troubler l’ordre social.

 

Des médecins, des membres du personnel humanitaire troublent l’ordre social : s’ils soignaient seulement les guerriers, ce serait à peine acceptable. Mais qu’ils soignent les femmes est inadmissible, car aux yeux des talibans, on ne soigne pas le bétail. Et cela mérite la mort. 

 

Dans le discours des talibans, les médecins occidentaux sont inadmissibles aussi pour une autre raison : ils apportent la science. Et pour les talibans, la science est inadmissible. Le seul savoir admissible est celui tiré du Coran.  

 

Les talibans refusent la science, et cela les conduit à un rapport psychopathologique aux techniques modernes : ils les utilisent, car ils utilisent des véhicules, des armes modernes, des téléphones portables. Mais tout en les utilisant ils se sentent humiliés par elles, ce qui redouble leur rage.

 

Ils ont pu utiliser autrefois, tactiquement, l’aide occidentale, mais le fait de l’avoir utilisée a, aussi, redoublé leur rage.  

 

Tout cela se sait. Tout cela n’est pas regardé en face : d’où des propositions grotesques comme celle consistant à vouloir négocier avec des « talibans modérés ».

 

Tout cela pourrait conduire à abandonner le terrain, et à se dire qu’il n’y a rien à faire en pareil contexte. Je comprends, cela dit, que des gens dont le métier est de soigner se sentent indignés par la situation de centaines de milliers d’êtres humains.  

 

Tout cela pourrait conduire à se dire qu’il faut abandonner les opérations militaires en Afghanistan : ce n’est pas aussi simple. Les talibans disposent de techniques. Ils sont, d’ores et déjà imprégnés de rage. Ils sont djihadistes. Ils lisent le Coran et le prennent au pied de la lettre, et le Coran pris au pied de la lettre implique de mener le djihad partout où c’est possible sur terre.

 

Les gens d’al Qaida ont eu leurs bases arrières chez les talibans parce que les gens d’al Qaida procédaient à une lecture littérale du Coran et entendaient mener le djihad ailleurs qu’en Afghanistan, jusqu’à New York, Washington, Londres ou Madrid.  

 

D’autres gens que ceux d’al Qaida et les talibans pratiquent eux aussi une lecture littérale du Coran et, sans passer toujours à des actes aussi radicaux et barbares qu’al Qaida et les talibans commettent eux aussi des actes barbares.  

 

Les talibans (et al Qaida) constituent la pointe extrême au travers de laquelle on devrait voir ce qu’on se refuse à voir.  

 

L’islam signifie « soumission ». Le Coran  exige une lecture littérale, et il est censé être la parole de Dieu. Il implique qu’on obéisse à la parole de Dieu. Il constitue un système total où le religieux, le politique, l’économique, le juridique ne sont pas séparés et impliquent une obéissance aveugle. Il est censé renfermer l’intégralité de ce que tout musulman est censé savoir, et un musulman est censé ne pas en savoir davantage.  

 

L’humiliation ressentie par les talibans (et les gens d’al Qaida) se rencontre, selon des formes et des modalités différentes dans tout le monde musulman où le fait que la science et les techniques occidentales soient efficaces est perçu comme un ensemble d’humiliations quotidiennes. Le développement économique occidental est lui-même perçu diversement comme source d’humiliation.  

 

L’humiliation se rencontre aussi dans la vie quotidienne d’un lecteur du Coran vivant dans le monde occidental. Un lecteur du Coran vivant en Europe ou en Amérique vit entouré de science, de techniques, d’infidèles qui devraient lui être inférieur et qui sont parfois ses supérieurs, de femmes qui peuvent être considérées comme son égale, de gens qui se conduisent de manière haram, interdite et impure.  

 

Parler, comme le fait Daniel Pipes, et comme je le fais, d’islam modéré, et voir en celui-ci une réponse possible n’équivaut pas à dire qu’il existe aujourd’hui un islam effectivement modéré et qu’il n’y a aucun problème dans l’islam tel qu’il est : cela équivaut à demander, précisément et fermement, aux musulmans de montrer que l’islam peut se modérer et se rendre compatible avec la modernité.  

 

Pour l’heure, cette compatibilité n’est pas montrée ou démontrée. Un lecteur du Coran qui prend celui-ci au pied de la lettre ne peut pas réprouver la barbarie des talibans ou celle des gens d’al Qaida. Un musulman qui ne prend pas le Coran au pied de la lettre, et qui réprouve la barbarie, pourra être considéré par d’autres musulmans comme un mauvais musulman.  

 

Nombre de musulmans vivant en Europe et en Amérique ne sont pas lecteurs du Coran, mais il ne faut jamais oublier qu’entre un musulman qui ne lit pas le Coran et un musulman qui lit le Coran de manière littérale, il n’y a aucune cloison étanche.  

 

Il faut comprendre aussi, à  la lumière de ce que je viens d’écrire un certain nombre de points : 1)il n’y a pas d’accord possible avec les talibans en Afghanistan, mais seulement la victoire ou la défaite, 2)al Qaida et les autres groupes islamistes radicaux ne peuvent être vus que sous l’angle impliquant leur éradication et leur mise hors d’état de nuire, ce qui implique la mise hors d’état de nuire des Etats finançant ses groupes et leurs circuits de recrutement, ainsi que celle des circuits de financement utilisés, 3)le problème que pose le monde musulman en son ensemble est, en ces conditions, pour le monde occidental, un problème majeur, voire le problème majeur. La doctrine Bush, en son ensemble, et l’incitation forte, fut-ce par la guerre préventive, à une réforme accélérée du monde musulman et à des changements de régime en Afghanistan, en Irak, en Iran, était porteuse de la seule solution envisageable à moyen terme, et elle n’est pas obsolète, 4) prendre l’islam pour une religion comme les autres ou, simplement comme une religion, est une erreur grave. L’ensemble du monde occidental devrait se donner les moyens d’urgence de regarder l’islam en face, comme incite à le faire Geert Wilders aux Pays-Bas, et comme y incitent des femmes courageuses qui viennent de l’islam, telles Wafa Sultan, Nonie Darwish ou Ayan Hirsi Ali. L’islam doit être regardé tel qu’il est, sans faux semblants, sans tabous,  5) il doit être clair que ce que sera l’islam dans le monde occidental dépendra de ce qu’est l’islam dans le monde musulman, et penser séparer l’un de l’autre est pratiquer l’aveuglement volontaire et jouer à l’idiot utile ; ce que sera l’islam à Paris ou Londres dépend de ce que sera l’islam à Istanbul, Téhéran, Bagdad ou Kaboul, 6) il doit être clair aussi, bien sûr, que la guerre islamique contre Israël ne peut trouver de solution par un quelconque « processus de paix » : ou le monde musulman changera, ou la guerre islamique contre Israël se poursuivra, car c’est une guerre qui repose sur la vision islamique du monde. D’un côté le dar el islam, territoire soumis à l’islam, d’un autre le dar el harb, territoire de la guerre. Israël est un territoire qui est censé faire partie du dar el islam : la guerre doit, selon les termes de l’islam tel qu’il est, se poursuivre jusqu’à ce qu’Israël disparaisse. La guerre ensuite se poursuivra jusqu’à ce que le dar el islam avance encore. Tout territoire qui a fait partie du dar el islam est irréversiblement partie du dar el islam. Les autres territoires restent à conquérir. Le djihad se divise en grand djihad (l’exemple et la persuasion) et petit djihad (l’action violente).   

 

Le dossier de la mosquée de Ground Zero lui-même ne peut se trouver détaché de l’ensemble de ce que je viens d’écrire. Un recul tactique pourra s’opérer : ce ne sera qu’un recul tactique.  

 

L’attitude de Barack Obama en la matière relève incontestablement du grand djihad : est-il musulman, est-il juste soumis (dhimmi) ? Pour l’islam, on nait musulman, et on le reste ou on est un apostat. Etre apostat est un crime.   

 

J’aurais, bien sûr, aimé entendre Barack Obama parler des assassinats perpétrés en Afghanistan dont je traitais au début de ce texte, et j’aurais aimé le voir expliquer comment ces assassinats cadrent avec ses paroles louangeuses sur l’islam.  

 

Mais j’oubliais, bien sûr, les talibans ne sont pas musulmans aux yeux de l’administration Obama, tout comme Obama lui-même n’est pas musulman et ne l’a strictement jamais été. 

 

Guy Millière

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