FLASH
Egypte : le bilan de l’attentat musulman à l’église copte après la messe dominicale monte à 20 morts et 35 blessés  |  Le Caire : l’attentat islamiste s’est produit à l’extérieur de la cathédrale copte Saint Marc dans un quartier chrétien  |  Istanbul : le nouveau bilan du double attentat islamiste est de 38 morts  |  Le Caire : nouveau bilan : 5 morts et 10 blessés lors d’un attentat islamiste  |  Le double attentat islamiste d’Istanbul a fait 29 morts dont 27 policiers et 166 blessés  |  Turquie : il viendrait de se produire 2 explosions massives à Istanbul  |  Selon des fuites, Rex Tillerson, PDG d’Exxon, futur Secrétaire d’Etat, en tandem avec John Bolton  |  Syrie : ISIS a recapturé une partie de Palmyre et dit avoir piégé des soldats russes et syriens  |  Londres : un musulman suspecté de préparer un attentat terroriste a été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Stansted  |  Ministre de l’Int. Bruno Le Roux a triché dans son CV : il n’est pas 1 ancien HEC et ESSEC – moralité parfaite pour un ministre socialiste  |  Si Trump tient ses promesses, les démocrates risquent fortement de perdre 25 sur 33 sièges au Sénat en 2018 – un tsunami après la défaite présidentielle  |  Lors d’un meeting de Trump, le patron de Dow Chemicals annonce la création d’un centre de R&D dans le Michigan +700 emplois  |  Rotterdam : Le terroriste musulman appréhendé préparait une exécution – saloperie d’islam  |  CNN annonce que 50 000 combattants de l’Etat islamique ont été tués selon l’armée américaine  |  Allemagne : 2 mineurs musulmans suspectés de préparer un attentat ont été arrêtés à #Aschaffenburg  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Abbé Alain Arbez le 2 septembre 2010

QUAND CIVILTA CATTOLICA DENONCE L’OPPRESSION DES CHRETIENS DANS LES PAYS MUSULMANS

Par Alain René Arbez

La célèbre revue « Civilta cattolica » d’octobre 2003 publiait une analyse loyale de la condition des chrétiens en terres d’islam. Lorsque l’on sait que les articles de cette revue jésuite passent par la censure du Vatican, on comprend que cette approche critique prend une signification particulière dans le contexte international actuel. L’indispensable clé de lecture bat-yeorienne des rapports musulmans/non-musulmans a-t-elle enfin trouvé preneurs au sein des commissions romaines, détrônant enfin le mol « islamiquement correct » habituel aux milieux ecclésiastiques ?

Ces extraits de la version anglaise de « l’Espresso »  sont traduits par l’abbé Alain René ARBEZ.

« Chrétiens en pays islamiques »

Comment vivent les chrétiens dans les pays majoritairement musulmans? Il faut d’abord mettre en évidence un fait étonnant: avant l’invasion islamique il y avait dans tous les pays d’Afrique du Nord (Egypte, Lybie, Tunisie, Algérie, Maroc), et en dépit des incursions des Vandales, des communautés chrétiennes rayonnantes qui ont donné à l’Eglise universelle des personnalités hors du commun: Tertullien; Cyprien, évêque de Carthage, martyr en 258; Augustin, évêque d’Hippone; Fulgence, évêque de Ruspe. Mais après la conquête arabe, la chrétienté locale fut absorbée par l’islam au point qu’aujourd’hui elle n’a de présence significative qu’en Egypte, avec l’Eglise copte orthodoxe et autres minorités chrétiennes représentant 7 à 10% seulement de la population égyptienne. La même situation prévaut au Proche-Orient (Liban, Syrie, Palestine, Jordanie, Mesopotamie) où vivaient de florissantes populations chrétiennes avant l’invasion de l’islam et où aujourd’hui ne subsistent que de minuscules communautés chrétiennes, à l’exception du Liban, où les chrétiens constituent encore une part importante de la société. Il en est de même de nos jours avec la Turquie, qui, dans les premiers siècles chrétiens, apporta une extraordinaire contribution dans le domaine de la liturgie, de la théologie et de la vie monastique. L’invasion des Turcs seldjoukides et la conquête de Cosntantinople par Mehmet II (1453) conduisit à la fondation de l’empire ottoman et à la destruction de la chrétienté d’Anatolie. Aujourd’hui, le nombre total des chrétiens en Turquie avoisine les 100’000, parmi lesquels un petit nombre d’orthodoxes qui vivent autour du Phanar, siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople, lequel a la primauté d’honneur dans tout le monde orthodoxe, et se trouve en communion avec huit patriarches et de nombreuses Eglises autocéphales en Orient et en Occident, avec environ 180 millions de fidèles. En conclusion, nous devons constater en termes historiques que  partout où l’islam s’est imposé par une force militaire sans équivalent en rapidité et en efficacité, la chrétienté – pourtant extrêmement vivante et enracinée là depuis des siècles – a pratiquement disparu ou a été réduite à d’insignifiants îlots perdus dans un océan islamique.

Comment cela a-t-il pu se produire? En fait, la réduction des chrétiens autochtones à une minuscule minorité n’a pas été nécessairement le fruit d’une violente persécution, mais a été souvent le résultat des conditions dans lesquelles on les a forcés à survivre au sein d’états islamiques.

Le visage guerrier de l’islam: le djihad – Selon la loi islamique, le monde est divisé en trois parties: dar al harb (domaine de la guerre), dar al islam (domaine de l’islam), et dar al ahd (domaine de la trève). A l’égard des nations appartenant au domaine de la guerre, la loi islamique ne reconnaît pas d’autres relations que celles de la « guerre sainte » (djihad), ce qui signifie un « effort sur le chemin d’Allah » et comporte deux significations, l’une et l’autre assez essentielles pour ne pas être dissociées, comme si l’une n’existait pas sans l’autre. Dans son premier sens, le djihad indique donc l’effort que le musulman doit accomplir pour être fidèle aux préceptes du Coran et ainsi manifester sa « soumission » (islam) à Allah; dans son second sens, le djihad indique l’effort que le musulman doit entreprendre pour « combattre sur le chemin d’Allah », ce qui implique de lutter contre les infidèles et de répandre l’islam dans le monde entier. Le djihad est une obligation de la plus haute importance, à tel point qu’il est souvent répertorié parmi les préceptes fondamentaux de l’islam comme « sixième » pilier. L’obéissance au précepte de la guerre sainte explique pourquoi l’histoire de l’islam est une interminable entreprise guerrière pour conquérir les territoires infidèles. En particulier, toute l’histoire islamique est dominée par l’idée de la conquête des pays chrétiens de l’Europe occidentale et de l’Empire romain d’orient dont la capitale était Constantinople. Ainsi, durant plusieurs siècles, islam et chrétienté se sont fait face dans de terribles combats, à la suite desquels eut lieu d’une part la conquête de Constantinople (1453), de la Bulgarie et de la Grèce, et d’autre part la défaite de Lépante (1571).

Mais l’esprit conquérant de l’islam ne s’est pas éteint après la défaite de Lépante. La progression islamique en Europe ne fut vraiment stoppée qu’en 1683, lorsque Vienne assiégée par les Ottomans fut libérée par les armées chrétiennes sous le commandement de Jean II Sobieski, roi de Pologne. En réalité, pendant environ mille ans, l’Europe a été sous la menace permanente de l’islam et a vu sa survie constamment en danger. Effectivement, durant toute son histoire, l’islam a montré un visage belliqueux et un esprit de conquête à la gloire d’Allah, à l’égard des idolâtres qui n’ont pour choix que la conversion ou la mort. C’est le cas des « peuples du livre » (Juifs, Chrétiens, Sabéens) que les musulmans doivent « combattre jusqu’à ce que leurs membres paient le tribut et soient humiliés » (Coran 9.29).

LE REGIME DE LA DHIMMA

Selon la loi islamique, les juifs et les chrétiens qui vivent dans un état musulman sont d’un rang social inférieur, en dépit de leur éventuelle appartenance aux mêmes race, langue et origine. La loi islamique ne reconnaît pas le concept de nation et de citoyenneté, mais uniquement la « oumma », l’unique communauté islamique. C’est la raison pour laquelle tout musulman, en tant que partie de la oumma, peut vivre dans tout pays islamique comme il le ferait dans son pays natal, étant sujet des mêmes lois, usager des mêmes coutumes et bénéficiaire de la même considération. Mais les « peuples du Livre » (ahl al kitab) deviennent les « peuples sous protection » (ahl al dhimma). En échange de cette « protection », les peuples du Livre doivent payer un impôt (djizia) à l’état islamique. Concernant la liberté de culte, les dhimmi se voient interdire toute manifestation religieuse extérieure, comme le fait de sonner les cloches, faire des processions avec une croix, solenniser les services funèbres, ou même vendre des objets cultuels prohibés pour les musulmans. Ils ne peuvent construire de nouveaux lieux de culte, car cela signifierait occuper une terre islamique qui ne peut jamais être cédée à quiconque, car devenue par la conquête islamique territoire sacré d’Allah. A la sourate 9.29, le Coran affirme que les « peuples du Livre », en plus du fait d’être contraints à payer les taxes, ont l’obligation de se vêtir d’une manière distinctive, et ne sont pas autorisés à porter des armes ou à avoir une selle sur leur cheval. A plus forte raison, il est impossible pour des dhimmi de servir dans l’armée, d’être fonctionnaires de l’état, d’être témoins lors de procès impliquant des musulmans, de prendre pour épouses les filles de musulmans, d’avoir des domestiques musulmans et d’hériter de musulmans. Les dispositions de la dhimma tombent lorsqu’il y a conversion à l’islam; mais dans les premiers temps, les musulmans ne voyaient pas d’un bon oeil ces conversions à l’islam, car elles représentaient une sérieuse perte financière, le trésor islamique étant florissant pour autant que de nombreux dhimmi paient les taxes personnelles et territoriales.

CONSEQUENCE: EROSION DE LA CHRETIENTE

Il est évident que la condition de dhimmi, prolongée durant des siècles, a lentement mais sûrement conduit à l’extinction de la chrétienté dans de nombreux pays islamisés. La condition d’infériorité citoyenne, en empêchant les chrétiens d’obtenir des postes officiels, leur condition d’infériorité religieuse les condamnant à vivre en vase clos, en leur interdisant tout développement, a placé les chrétiens dans une position intenable qui les incitait à l’émigration ou à la conversion à l’islam. Il y avait également le fait qu’un chrétien ne pouvait épouser une musulmane sans devenir lui-même musulman, en partie parce que les enfants devaient obligatoirement être éduqués dans cette religion. En revanche, les chrétiens devenus musulmans pouvaient divorcer très facilement alors que le christianisme refuse le divorce. Plus grave encore, les chrétiens vivant en territoires islamisés étaient très divisés entre eux, parfois même ennemis, et appartenaient à des dénominations différentes (Eglises chalcédoniennes et non-chalcédoniennes), à des rites différents (syro-oriental, antiochien, maronite, copte, arménien, byzantin). L’assistance mutuelle était rendue pratiquement impossible. Le régime de la dhimma a perduré plus de mille ans, même s’il n’a pas été toujours et partout dans les formes extrêmes dites du pacte d’Omar, selon lequel les chrétiens n’avaient pas le droit de construire de nouvelles églises ou de réparer celles déjà existantes, même si elles risquaient de tomber en ruines, (et, s’ils avaient l’autorisation de construire selon le bon vouloir du gouverneur musulman, elles ne devaient pas être de grandes dimensions: leur taille devait rester inférieure à celle des édifices religieux musulmans environnants); mais les plus grandes et les plus belles églises ont été obligatoirement transformées en mosquées. Cette transformation rendait donc impossible leur restitution aux chrétiens, puisqu’un lieu devenu mosquée ne peut plus être affecté à un autre usage. La conséquence de ce régime de la dhimma fut l’érosion des communautés chrétiennes et la conversion à l’islam de nombreux chrétiens pour des raisons économiques, sociales et politiques: pour trouver un emploi correct, pour jouir d’un meilleur statut social, pour participer à la vie administrative, politique et militaire et pour échapper à une condition de perpétuelle discrimination. Dans les siècles récents, le système de la dhimma a connu quelques modifications, en partie à cause des idées de citoyenneté et d’égalité de tous les citoyens. Toutefois, en pratique, la conception traditionnelle est toujours en vigueur. Le chrétien, bon gré malgré, se retrouve ramené au statut de dhimmi, même si le terme n’apparaît plus comme tel dans les lois actuelles de nombreux pays à majorité musulmane. Pour comprendre la condition présente de ces chrétiens, il faut faire référence à l’histoire des 19ème et 20ème siècles. Dans l’empire ottoman du 19ème siècle, alors que le système des millet était omniprésent, des assouplissements de caractère libéral furent introduits. De la seconde moitié du 19ème siècle à la fin de la première guerre mondiale, un mouvement de réveil (nahda) eut lieu dans le monde arabe, sous l’influence de l’occident, dans les domaines de la littérature, du langage et de la pensée. De nombreux intellectuels furent séduits par les idées libérales. Sur un autre front, les chrétiens créèrent des liens solides avec les puissances occidentales (France et Grande-Bretagne en particulier) qui leur octroyèrent après la défaite de l’empire ottoman le protectorat sur ces pays lui ayant appartenu. Ce qui a permis aux chrétiens d’acquérir à la fois une plus grande liberté civile et religieuse et de faire des progrès culturels. C’est surtout dans la première moitié du 20ème siècle qu’apparurent divers partis politiques de tendances nationaliste et socialiste, ainsi que laïques, tels que le Baath, le parti socialiste du Renouveau arabe fondé à Damas à la fin des années 30 par le professeur syrien Michel Aflak, grec-orthodoxe (converti à l’islam à la fin de sa vie ndlr). En 1953, ce parti fut unifié avec le parti populaire syrien, fondé en 1932 par Antoine Saada, un grec-orthodoxe du Liban. Cela veut dire que divers programmes politiques inspirés par les idées libérales et laïques de l’occident se développèrent dans différents pays islamiques.

L’APPARITION DE L’ISLAM RADICAL

Ces événements provoquèrent de fortes réactions dans le monde musulman, suscitant la crainte de voir les idées séculières et les coutumes « corrompues » de l’occident – identifié avec le christianisme –  altérer la pureté de l’islam et menacer son existence. Cette réaction s’appuyait sur un fort ressentiment envers les puissances occidentales ayant cherché à imposer leur système à l’islam « la meilleure communauté jamais édifiée par Allah parmi les hommes » (3.110). Ainsi s’est manifesté l’islam radical présenté comme l’interprète des frustrations des masses musulmanes. Hassan el banna, Sayyd Qutb, Abd el Kader Uda en Egypte, avec les frères musulmans; abu Al Mawdudi au Pakistan, et l’ayatollah Khomeiny en Iran en sont les plus importants témoins, et leurs disciples ont essaimé partout de Dakar à Kuala Lumpur.

LA CONDITION ACTUELLE DES CHRETIENS DANS LE MONDE ISLAMIQUE

L’islam radical qui propose d’instaurer la sharia dans chaque état musulman, gagne du terrain dans de nombreux pays musulmans où sont présentes également des communautés chrétiennes. Il est évident que le régime de la sharia va rendre la vie des chrétiens extrêmement difficile, et que leur survie sera constamment menacée. C’est bien là la cause de l’émigration massive des chrétiens des pays musulmans vers les pays occidentaux, Europe, Etats Unis, Canada et Australie. Il existe une estimation du nombre de chrétiens ayant émigré d’Egypte, Iraq, Jordanie, Syrie, Liban, Palestine, et d’Israël dans la dernière décennie: elle dépasse les trois millions, c’est à dire de 26.5 à 34 % du nombre global supposé des chrétiens vivant habituellement au Proche Orient. Il ne faudrait pas non plus sous-estimer de graves agressions contre les chrétiens récemment perpétrées dans certains pays à majorité islamique. En Algérie, l’évêque d’Oran, Mgr Claverie, (1996) sept moines trappistes de Tibérine (1999), et six religieuses de diverses congrégations ont été brutalement assassinés par des islamistes, même si les meurtres ont été condamnés par un certain nombre d’autorités musulmanes. Au Pakistan, où vivent 3’800’000 chrétiens parmi 156 millions de musulmans (96% de musulmans), le 28 octobre 2001, des muslmans sont entrés dans l’église St Dominique à Bahawalpur et ont abattu 18 chrétiens. Le 6 mai 1998, l’évêque catholique John Joseph s’est tué en plein tribunal pour protester contre la loi du blasphème qui punit de mort toute offense envers Mahomet, même par simple allusion. Ainsi, dire que Jésus est Fils de Dieu est une offense envers Mahomet qui a déclaré que Jésus n’est pas Fils de Dieu, mais son serviteur.  Avec ce type de loi, les chrétiens sont en danger de mort permanent. Au Nigéria, où 13 états ont introduit légalement la sharia, plusieurs milliers de chrétiens ont été victimes d’incidents. De sérieux conflits se sont produits au sud des Philippines et en Indonésie, où  212 millions d’habitants constituent la plus grande population musulmane du monde, au détriment des chrétiens de Java, Est-Timor, et Moluques. Mais la plus tragique situation hélas oubliée par l’occident, est celle du Soudan, où le nord est arabe et musulman et le sud noir et chrétien, et en partie animiste. Depuis la période du président Nimeiri, la guerre civile fait rage entre le nord qui a proclamé la sharia pour tenter de l’imposer partout, et le sud qui aspire à préserver son identité chrétienne. Le nord fait usage de tout son pouvoir militaire, financé par l’exportation de pétrole vers l’occident, pour détruire les villages chrétiens; empêcher l’arrivée de l’aide humanitaire; tuer le bétail qui est le seul moyen de subsistance pour la population; mener des raids contre les chrétiens, enlever des jeunes filles ensuite vendues comme esclaves ou concubines à de riches soudanais. Selon le rapport 2001 d’Amnesty International, la guerre commencée en 1983 a fait plus de 2 millions de morts et 4 millions et demi de déportés. Dans la région du Nil supérieur, riche en pétrole, des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes par la terreur à abandonner leurs maisons, après bombardements aériens,  exécutions massives et usage de la torture. Il faut enfin rappeler une situation de fait souvent oubliée: l’Arabie saoudite est le fournisseur le plus important en pétrole pour le monde occidental et certains ont intérêt à ne pas perturber les relations avec ce pays. En réalité, en Arabie saoudite, où règne le wahhabisme, non seulement il est impossible de construite une église ou d’aménager le moindre lieu de culte, mais tout acte de foi chrétienne est sévèrement interdit et réprimé par de rigoureuses sanctions. De ce fait, un million de chrétiens travaillant en Arabie saoudite sont violemment privés de toute pratique ou de tout signe extérieur lié à leur foi. Ils ne peuvent prendre part à la messe ou à un culte – avec le risque de perdre leur emploi – qu’à l’intérieur de périmètres appartenant à des compagnies étrangères. De plus, l’Arabie saoudite dépense des milliards de pétrodollars, non pas pour le bénéfice de ses citoyens pauvres ou celui de musulmans pauvres dans d’autres pays islamiques, mais pour construire des mosquées et des écoles coraniques en Europe et financer des imams dans tous les pays occidentaux. Rappelons que la mosquée romaine du Mont Antenne construite sur un terrain offert par le gouvernement italien, a été principalement financée par l’Arabie saoudite et a été édifiée pour être la plus grande mosquée d’Europe, au cœur même de la chrétienté.

Lien: http://laciviltacattolica.it

Abbé Alain René Arbez, Genève

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz