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Publié par Guy Millière le 14 septembre 2010

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J’ai tenu à mettre à la disposition du public français le discours prononcé par Geert Wilders le 11 septembre 2010. J’en ai assuré moi-même la traduction. Ce texte me semble une réponse synthétique et très éloquente tant à ceux qui voudraient déformer la signification des attentats du 11 septembre 2001 qu’à ceux qui voudraient édulcorer le sens qu’aurait la construction d’une mosquée à Ground Zero à l’instigation d’un homme dont les liens à l’islam radical sont avérés, ou à ceux qui voudraient faire passer Geert Wilders pour ce qu’il n’est pas aux fins de dissimuler ce qu’il est : un défenseur des idéaux de liberté, de droit et de dignité humaine, un ami d’Israël, des Etats-Unis et de la civilisation occidentale en ce qu’elle a de plus fécond, et un ennemi non pas de l’islam mais du totalitarisme islamique.

 

Guy Millière

  
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Chers amis, 

Puis-je vous demander de faire silence pendant dix secondes ? Il suffit de se taire et d’écouter. Dix secondes. Et écoutez … Ce que nous entendons, ce sont les bruits de la vie dans la plus grande ville du monde. Pas un endroit dans le monde, pas un lieu dans l'histoire humaine, n’est aussi riche, divers, vivant et dynamique que New York City. Vous entendez les voitures, vous entendez les gens, vous les entendez en chemin vers leurs destinations diverses, vous entendez les bruits des affaires et du plaisir, vous entendez les acclamations, vous entendez les cris, le grondement de l'activité humaine. Et c'est ainsi que cela devrait être. Toujours. 

 

Maintenant, fermez les yeux – je sais que c'est une belle journée, mais fermez les yeux. On m'a dit que ce jour il y a neuf ans était un aussi beau jour – et souvenez-vous, ou essayez de vous souvenir, essayez d'imaginer les bruits qui ont été  entendus ici à cet endroit sous le même ciel bleu, il y a exactement neuf ans. Le bruit du choc, le bruit de la destruction, le bruit de la panique, le bruit de la douleur, les cris de frayeur. 

 

New York avait-elle mérité cela? L'Amérique avait-elle mérité cela? L’Occident avait-il mérité cela? Mes amis, qu’avez-vous à répondre aux gens qui affirment que New York, que l'Amérique, que l'Occident lui-même était à blâmer pour ces bruits horribles? Il y a des gens dans cette ville qui affirment ce que je viens de dire. Et ils sont en colère parce que nous sommes réunis ici aujourd'hui pour commémorer, prendre position, tracer une ligne à ne pas franchir. 

 

Mes amis, je viens de l'autre côté  de l'Atlantique pour partager votre chagrin, pour me souvenir de ceux qui sont morts ici voici neuf années. Je n'ai pas oublié ce que j'ai ressenti ce jour-là. Les scènes sont imprimées sur mon âme, comme elles le sont dans la vôtre. Mais nos cœurs ne peuvent être brisés au degré où le sont les coeurs des parents et amis de ceux qui ont perdu leur vie ici. De nombreux proches des victimes sont parmi nous aujourd'hui. Je tiens à saisir cette occasion pour exprimer mes condoléances les plus sincères à eux et à tous les habitants de New York et de l’Amérique. 

 

Je me tiens devant vous humblement, comme un Hollandais et un Européen. Mais moi aussi, je ne peux pas oublier. Comment peut-on oublier? Permettez-moi de vous rappeler les mots de la chanson de  Darryl Worley, Avez-vous oublié?. 

 

Avez-vous oublié comment nous nous sentions ce jour-là?

 

En voyant notre patrie en feu

 

Et ces gens détruits

 

Avez-vous oublié lorsque ces tours sont tombées?

 

Nous avions des voisins à l'intérieur, vivant un véritable enfer 

 

La réponse de Worley est notre réponse: Non, nous n'oublierons jamais. Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous n'avons pas oublié tous les êtres chers qui ont été perdus et ceux qui restent et qu’il nous faut soutenir. Et le monde n’a pas oublié non plus. Lorsque les forces du djihad ont attaqué New York, elles ont attaqué le monde. 

 

Parmi ceux qui sont morts, il y avait des gens de 55 pays, des gens de toutes religions et de toutes convictions. Pas un endroit sur la terre n’avait une main d’oeuvre plus multi-ethnique, multi-raciale, et multilingue que les superbes tours de New York. C'est précisément pour cela qu’elles ont été visées. Elles constituaient un défi face à ceux qui affirment que la coopération pacifique entre les peuples et les nations ne peut exister sans soumission à la charia et à ceux qui veulent imposer le système juridique de l'Islam sur le reste d'entre nous. Et New York et la charia sont incompatibles. 

 

New York est synonyme de liberté, d'ouverture et de tolérance. Le maire de New York a récemment déclaré que New York est «enracinée dans la tolérance néerlandaise ». C’est exact. New York n'est pas intolérante. Comment pourrait-elle l’être? New York est ouverte sur le monde. Supposons que New York soit intolérante. Supposons qu’elle ne permette qu’aux gens d'une seule religion d’être dans ses murs. Elle deviendrait comme la Mecque, une ville sans liberté. Quelle que soit votre religion, vos convictions ou votre sexe, à New York, vous serez chez vous. À La Mecque, si votre religion n'est pas l'islam, vous n'êtes pas les bienvenus. 

 

L’imam Feisal Abdul Rauf revendique le droit de construire une mosquée, une maison de la charia ici, en cet endroit sacré. Mais, mes amis, je n'ai pas oublié, et vous non plus. C'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui. Pour tracer une ligne. Ici, en cet endroit sacré. Nous sommes ici dans l'esprit des pères fondateurs de l'Amérique. Nous sommes ici dans l'esprit de la liberté. Nous sommes ici dans l'esprit d'Abraham Lincoln, le Président qui a libéré les esclaves. Le Président Lincoln a dit: «Ceux qui nient la liberté à d'autres, ne méritent pas la liberté eux-mêmes." Ces mots sont la clé de notre survie. La tolérance, qui est cruciale pour notre liberté, exige une ligne de démarcation. 

 

Le maire Bloomberg prend l’argument de la tolérance pour autoriser l'imam Rauf et ses commanditaires à construire leur mosquée dite « de Cordoue ». Le maire Bloomberg oublie, cependant, que l'ouverture ne peut pas être infinie et sans principes. Une société tolérante n'est pas une société suicidaire. Elle doit se défendre contre les puissances des ténèbres, les forces de la haine et le fléau de l'ignorance. Elle ne peut pas tolérer l'intolérance en son sein, et survivre. Cela signifie que nous ne devons pas laisser le champ libre à ceux qui veulent nous asservir. Une majorité écrasante d'Américains est opposée à la construction de cette mosquée. Une majorité écrasante l’est aussi partout dans le monde non-islamique. Parce que nous savons tous ce qui est en jeu ici. Nous savons ce que cette mosquée dite « de Cordoue » signifie vraiment. 

 

L’imam Rauf affirme que la loi américaine laïque et la charia sont fondés sur les mêmes principes. Il refuse de condamner les terroristes, car, dit-il le terrorisme est « une question très complexe ». Il dit que l'Amérique a « contribué au crime qui a eu lieu le 11 septembre». « En fait », a-t-il affirmé,« au sens strict des mots, Oussama ben Laden a été fabriqué aux Etats-Unis ». Il dit aussi que « le terrorisme ne cessera que lorsque l'Occident reconnaîtra le mal qu'il a fait aux Musulmans ».  

 

Pour cette raison, cet homme ne devrait pas se voir autorisé à jouer le jeu qu'il entend jouer ici, à Manhattan. Son message disant « Il faut blâmer l’Occident, il faut blâmer l’Amérique » est une insulte. Les Américains , pas plus qu’aucun d'entre nous dont la civilisation a également été attaqué le 11 septembre 2001, ne sont à blâmer pour ce qui est arrivé ici il y a neuf ans. 

 

Oussama ben Laden n’a pas été fabriqué aux Etats-Unis. L'Occident n'a jamais « fait de mal » à l'islam, et n’a jamais fait que répliquer aux attaques. La plupart des Américains ne veulent pas de cette mosquée dite « de Cordoue » ici. Ils comprennent que c'est à la fois une provocation et une volonté d’humilier. Ils comprennent la signification qui serait celle d'une mosquée portant le nom de la Grande Mosquée de Cordoue, qui a été construite là où une cathédrale chrétienne existait avant que le territoire ait été conquis par l'Islam. 

 

Une écrasante majorité d'Américains est opposée à la construction d'un centre culturel islamique à proximité de Ground Zero. Il ne manque pas de mosquées à New York. Il existe des dizaines de bâtiments dans lesquels les musulmans peuvent prier. Il ne s'agit pas d'un manque d'espace pour la prière. Il s'agit d’un message symbolique. 

 

Nous qui sommes venus parler aujourd'hui, nous opposons à ce projet de mosquée car son promoteur et ses commanditaires riches n'ont jamais proposé de construire un centre destiné à promouvoir la tolérance et la compréhension interconfessionnelle là où elle serait vraiment nécessaire: à la Mecque – une ville où les non musulmans ne sont même pas autorisés à entrer, et où il serait inenvisageable de construire des églises, des synagogues, des temples ou des centres communautaires. Pourquoi devrions-nous céder? 

 

Les Américains s'opposent au projet de mosquée du projet car actuellement, pas moins de dix grands projets de mosquées, coûtant plusieurs millions de dollars, sont prévus aux Etats-Unis, ainsi que des dizaines en Europe, alors que pas une seule église est autorisé dans le royaume d'Arabie Saoudite, et que les Juifs ne sont même pas autorisés à circuler  et à prier sur le Mont du Temple à Jérusalem, et que les plus anciens Chrétiens du monde, les coptes, ne sont pas libres de rénover leurs églises, et encore moins d'en construire d’autres, en Egypte. 

 

Mes amis, c'est pour cela que nous sommes ici aujourd'hui. Ce qui se passe à New York doit être vu dans une perspective planétaire. Les événements  d’il y a neuf ans ont eu un impact énorme partout sur terre. La plupart des gens partagent votre douleur, mais, malheureusement, d’autres non. Il y a neuf ans, lorsque les nouvelles de l'atrocité terrible commise à New York ont atteint l'Europe, des jeunes Musulmans ont dansé dans les rues. 

 

Dans un sondage, deux tiers des immigrés musulmans aux Pays-Bas ont exprimé une compréhension partielle ou totale envers les terroristes du onze septembre. .Si une mosquée devait être construite ici à Ground Zero, ces gens se sentiraient en position de triomphe. Mais nous, nous ne trahirons pas ceux qui sont morts le onze septembre. Pour eux, nous ne pouvons tolérer une mosquée à Ground Zero. Pour eux, nous disons haut et fort : pas de mosquée ici! Pour eux, nous devons tracer une ligne. New York, ancrée dans la tolérance néerlandaise, ne deviendra jamais une nouvelle La Mecque. 

 

Nous exprimons également notre gratitude envers les héros du onze septembre, ceux qui sont écrasés dans ce champ en Pennsylvanie, ceux qui étaient debout pour garder la liberté au Pentagone, et ceux qui étaient ici à New York il y a neuf ans prêts à prendre des risques et à perdre leur vie pour les victimes. Amis, en l'honneur de ces victimes, de ces héros et de leurs familles, je crois que les mots de Ronald Reagan, prononcés en Normandie pour le 40e anniversaire du jour J, pourraient se faire entendre à nouveau en ce lieu sacré. 

 

Le président Reagan a déclaré:  «Nous ne cesserons de nous souvenir. Nous ne cesserons d’être fiers. Nous ne cesserons d’être prêts, afin de pouvoir toujours être libres." Et, nous aussi, nous ne cesserons de nous souvenir des victimes du 11 septembre et de leurs proches qui sont parmi nous; Nous aussi, nous ne cesserons d’être fiers des héros, nous ne cesserons d’être prêts pour défendre la liberté, la démocratie et la dignité humaine; Au nom de la liberté: pas de mosquée ici!

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